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Quoiqu'il eût prêché plusieurs dergé. Il repoussa a? ec la même
stations avec un grand applaudis* indignation eeluî de Héerté^
sèment) il s*étoit principalement égaiUé, Comme il n*étoit pas
attaché à l'œuvre trop négligée des sorti de France d'après la loi de
retraites. Il en avoit donné un déportation, il fut enfenné. Au
grand nombre en diverses TÎUes commencement de 1793 9 on le
épiscopales, une, entre autres, à condamna à être déporté à la
Luçon ,. et plusieurs à Poitiers. Guiane; et on le fit traîner, pour
Dans l'exercice de ce pénible mi- l'embarquement, à Rochefort. I^
nistére, il fit toujours paroitre nayïre ies Deux Associés 9 qu'on
le plus généreux désintéresse- l'obligea de monter devint pour
ment, ayant, une fois en particu- lui un supplice mortel ( F. Rochs-
lier, donné tout entier aux pau- foet ). « Cet excellent homme,
vres le produit considérable d'une dit M. de La Biche, an de ses
quête qu'on avoit faite en sa fa- compagnons de déportation, cet
veur; car alors il avoit peu de excellent homme, qui {ouissoit
fortune. Quoique bon juge , et d'une .réputation prodigieuse ,
même juge un peu sévère , en fait languit long- temps avant d'être
de prédication , il n'avoit rien de atteint de la maladif qui l'em-
recherché dans sa manière d'an- porta 9 et n'en fit pas moins, sur
noncer la parole de Dieu. Il visoit le vaisseau , tout le bien dont il
uniquement à produire un grand étoit capable, avant de terminer
effet de piété sur son auditoire; et sa pénible et glorieuse carrière»,
il y réussissoit ordinairement , Il mourut dans la nuit du 27 au
parce qu'il étoit plein de bonnes q8 août 1 794 , et fut enterré dans
doctrines , et des maximes des l'ile Madame. ( F. J. F. Siv-
Livres Saints; parce qu'en lui, vbav- Pombblle, et J. Savait.)
la bouche parloit de l'abondance SAYARY ( Joseph ) , prêtre ,
du cœur , et les exemples venoient religieux de l'ordre des Carmes de
à l'appui des préceptes. Il n'écri- l'ancienne observance , vuigaire-
voit jamais ses discours , et se ment dits Grands-Carmes , ap-
contentoit d'en mettre le canevas, partenoit à leur maison de Mor-
avec beaucoup de précision , sur teraar , dans le diocèse de Li-
uo très-|)etit morceau de papier, moges, où II portoit le nom de
facile, à tenir dans le creux de la Père jtniaine. Etant né à Mor-
main • . Après la destruction de temar même , et y ayant quelques
son chapitre) Sauxy resta dans le parens, il demeura dans cette ville
diocèse , et contribua beaucoup après la dispersion des commu-
aux refus qu'on y fit du serment nautés religieuses. Les erreurs de
de la canstUution civiie du la constituUan civile du cierge
Gga SAV SAV
le trouvèreni inébranlable dans sa ensuite que sa rétractation deyîot Foi. Comiûe il n'ayoit point été égale au scandale , il la répéta so* fonctionnaire public ^ il ne se crut lennellement devant l'un des mupas compris dans le nombre des nicipauz du lieu de sa captiTÎté ;. prêtres que la loi du 26 août et cet acte de religion le fit con-^ 179a condamnoit à s'exiler eux- damner à être déporté au-delà des mêmes ; et il resta dans son pays mers {F. Roghepoet). En consénatal. La persécution augmentant quebce , dans les premiers mois de jour en jour, il commença de de 1794» il se rit conduit, arec s'en effrayer : la crainte obcurcis- trente - neuf autre» prêtres , à sant son esprit, pendant que cer* Rochefort, pour y être embarqué* tains apologistes intéressés du ser*^ On le mit sur le navire ies Deuao ment de {»6ei^{i^^a^tt^ tâchoient Aêêociés. Son âge étoit alors de de fausser les consciences, il le 5o ans; et il a voit déjà beaucoup prêta dans l'espoir d'être ménagé souffert. Les maux qu'on enduro it par les persécuteurs. Cotte tran-^ dans l'entrepont de ce bâtiment se saction avec eux devint bientôt trou voient au-dessus de ses forces inutile , quand ils eurent imaginé épuisées. Il mourut le 5 mai 1794 • de déclarer suspecté tous ceux et son corps fut enterré dans Tile qui ne pourroient obtenir des cer- à*Aix ( V. J. B. Savit , et .N. tificais.de dvisme , c'est-à-dire Savooabt*) d'esprit et de conduite révolution-- SAYEL ( Janvibi ) , prêtre et naircs. Sans se rendre compte du religieux Capucin du diocèse de sens de ce mot civismôs le Père Mende, en la ville de Marvejols , Antoine alla, dans son trguble, y resta après la suppression des demander à la municipalité un de ordres monastiques. Les fidèles qui ces certificats ; mais on l'en jugea lui avoient confié la directioB de indigne. Considéré par cela seul leursalut l'y retinrent encore après comme suspect, il fut emprisonné, la loi de déportation contre les prè- Alors il comprit qu'il ne lui avoit très insermentés, du nombre desservi de rien , pour sa sûreté , de quels il étoit. La nature des lieux prêter le coupable serment de de la province du Gévaudan lui periiberiMgaiUé dans un sens diffé- mit d'y exercer sonininistère sans rent de ceux qui l'avoient de- beaucoup de dangers, pendant mandé {V* C. Rovganb ). La l'année 1 795 ; mais la persécution vérité reprit ses droits sur sa y ayant foit une irruption 4]es plus conscience {V, M* Sacs) : il vlolentesl'année suivante, le Père s'empressa de le rétracter entre Savel ne put lui échapper. Il fot les mains d'un supérieur ecclésias- arrêté, et conduit dans les prisons tique enfermé avec lui. Voulant de lUeade. Le tribunal crimiQel
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du département de la Loxèv^, qui si«?geoit en cette yiHe, le xon* dainna» comme «prêtre réfractaire », à la peine de mort , le la messidor an II (5o juin 1794)4 et il fut guillotiné le lendemain.
SAVIGMAG (FBANçoia db), curé du bourg de Yaiges , sur la Vergette 9 dans le doyenoé dé Sablé, au diocèse du Mans, et né à Uzerche, dans celui de Limoges, n'a?oit le gouvernement spirituel de Yaiges que depuis quelques années, quand survint la ré- Tolution ; mais déjà il s*étoit acquis, par son zèle, sa sagesse et sa charité , la vénération et la confiancedeses plus estimables paroissiens. ]Les réformateurs politiques leur enlevèrent ce pasteur parce qu'il refusoit le serment de la eon»" titutioti dviicdu cierges Bientôt après, il fut sommé de se rendre ù Lavnl , pour y être sous la surveillance directe des administrateurs du département de la Mayenne, dont cette ville étoit le chef- lieu. Il ne tarda pas à j être mis en réclusion , avec tous les autres prêtres insermentés du déparlement , comme nous Tavons raconté à l'article Laval. La liberté oe leur fut rendue , qu'après la loi du aCaoftti 79a,ct qu'à Ja condition de sortir de France ; mais le curé Savignac, trup affectionné à ses ouailles pour s'éloigner , resta caché dans le pays , afin de continuer à leur administrer les secours de r£glise, et de soutenir leurFoi dans