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Paris, du 5 f^cptembre ( V* civant, lom. I", page 187), et par l'exemple des massacres qui se faisoient des prêtres, en tant de villes^ ù cette époque, arrête la voilure de ces quatre voyageurs , et demande à grands cris leur mort , parce qu'ils sont insermentés. Le maire , dans l'intention de les soustraire aux fureurs dont ils étoîent l'objet, ordonne au chef de la gendarmerie, et à trentetrois gendarmes qui se rendoient à l'armée, de les mener en un lieu sûr ; et ils sont conduits en prison. Leur voiture, qui reste a la porte , est aussitôt mise en pièces par les furieux; et ce premier attentat augmente, enhardit leur rage : ils enfoncent les portes de la prison, et assomment ces quatre prêtres l'un après l'autre.
Le chef de la gendarmerie, sommé par le maire de s'opposer à ce massacre, refusa d'obéir, en disant que la réquisition étoit ea opposition avec la voUnUi du }9eup/e, et qu'il de voit la respecter. Lorsqu'on inhuma les corps de ces quatre Martyrs 9 plusieurs de leurs assassins les frappèrent encore, ea proférant d'horribles blasphèmes»
et les apostrophant de la manière la plus impie. L'Indignation coa-* tre le crime , ne pouvant s'éteindre qu'avec le sentiment de la vertu »
qui ne périt jamais chez les hon* nêtes gens , leur fit saisir la pretnière occasion propice, trois ans après, pouc déterminer le tribuMl
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d*Autun à punir ces meurtres; et le tribunal, qui, dan^ ce temps encore si fâcheux 9 ne savoir pas se dissimuler que l'oublî* du crime et l'impunité du coupable sont des outrages d la yertu, et même un attentat contre la morale et Tordre social, poursui?it les assassins. Leur chef fut puni de mort, et ses complices furent condamnés à d'autres peines, proportionnées au degré de leur culpabilité individuelle. C'est de l'événement de ce massacre qu'a parlé, sur d^incomplets renseignemens , l'auteur de l'Httftoire du Clergé pendant la rivoiutian, en le faisant commettre à Autun, et n'y voyant d'autre victime que « le Sulpîcien , curé du petit séminaire de Glermont » j dont nous allons parler.
S£GR£TIERS ( Claude-Florimoud - Jàcqves ) , prêtre, de la communauté de Saint - Sulpice , âgé de 44 ^^^9 supérieur et curé du petit séminaire de Clermont en Auvergne , n'avoit dû , ni voulu prêter le serment de la constitution dvHc du cierge. Forcé , par la loi du 26 noùK 1 79a , à s'expatrier, il s'a* cheminoit pour sortir de France »
avec son oncle et deux confrères Sulpiclens ( F. l'article précédent ) , lorsqu'il fut assassiné avec eux, le 18 septembre suivant, en passant par Couches, bourg à cinq lieues d^Autun, et non !\ Autun, comme l'a dit l'abbé
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Barruel. Voici comment il raconte cet événement, en ne parlant toutefois que du « cura du petit séminaire d'Autun » :
Quand la populace l'eut arrêté, « le iinaire, dit-il, croyant avoir trouvé le moyen de le sauver, lui conseille, non pas de faire le serment , mais de permettre au moins qu'on dise au peuple qu'il Ta fait.
— Je vous démentirois auprès de ce peuple , répondit le curé. Il ne m'est pas permis de racheter ma vie par un mensonge. Le Dieu qui me défend de prêter le serment, ne permet pas davantage de faire croire que je l'ai prêté.
Le curé fut Martyr ^ et donna l'exemple d'une conscience exacte et sublime ». ( V. Septembbe. )
SEGUIN ( iV... )» vicaire de la paroisse de Saint-André-ties-Arcs ik Paris, et dont le registre mortuaire dcv Vétat-civil ne donne cependant que le nom de famille, seul et sans qualités, fut du nombre des prêtres massacrés aux Carmes f le a septembre 179a. C'étoit un fort bon ecclésiastique, âgé de 40 ^n*^* Ayant refusé le serment de la constitution civile du clergé 9 il avoit été repoussé de son église par les autorités révolutionnaires, et n'en continuoit pas moins d'exercer son ministère pour ceux de ses paroissiens qui Festoient fidèles à l'Eglise catholique. Trop connu pour n'être pas saisi, lorsque, après le J[)ÛBaoil{ 4 ' les impies se mirent à la poursuite
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des prêtres non-assermentés, il fut traduit devant le comité de la section du Luxeméaurg ^ qui, ne pouvant réussir à obtenir de lui la prestation du même serment , le fît enfermer dans féglise des Carmes ( F. Ddlàu ). La constance dans la Foi , qui étoit la cause de Temprisonnement de Seguin, deyint pareillement celle de sa mort. ( f^, Septembbe. )
SEGLIN ( NicoLàs ) , curé de la paroisse de Saint-Martin , dans le diocèse de Chartres, où il étoit né, a Authon , en i^Si, étant venu jeune à Paris pour ses études^ y fut quelque temps attaché , comme chapelain , à la maison du philosophe Helvétius. Devenu ensuite curé, et refusant le serment de la constitution civile du clergé y il se vit banni de sa cure , et parvint à se soustraire aux fureurs de la persécution, toujours croissante pendant les années J793 et 1794. Mais, en 1797, il fut atteint par les effets désastreux de la loi du 19 fructidor ( 5 septembre 1797). On l'arrêta, et on )e fit conduire à Rochefort. Embarqué, le 12 mars 1798, sur la frégate ia Charente; puis, le a 5 avril, sur la frégate ia Décade»
il arriva à Gayenne vers le milieu de juin. Seguin s'en vit aussitôt rejeté dans le funeste désert do Konanama , où les vapeurs qu'exhaloit cette terre contagieuse, 90US un ciel brûlant, portèrent la peste dans ses entrailles. Il