‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 18 sur 242 · MEI · texte numérisé non relu

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MEIGNEIN ( JEA5-Loms ), prêtre du diocèse de Mcaux, étoit chapelain de l'hôpital de cette ville. Quoique son ministère fût dévoué aux pauvres 9 il s'étoit attiré la haine de ce qu'on appeloît ie peuple^ par le refus qu'il avoit fait du serment ù la constitution civile du clergé» La terrible loi de déportation 9 rendue le 26 août 17929 vint l'obliger à sortir de France; mais les municipaux de Meaux paroissant vouloir le soustraire 9 pour le moment, k la fureur de la populace 9 le firent enfermer dans la prison de la ville. Il n'y resta que pour attendre les assassins que la commune de Paris devoit envoyer. On les vit arriver en effet le 4 septembre, après leurs massacres des Carmes et de Saint- Firmin {F. Septembre).

Le prêtre Meignein , avec quelques autres, tombale même jour sous leur fer homicide. ( F. P. Dw- CBESNE9 et H. Pasqitier. )

MEILHAC ( Jeaw - Baftiste ) , prêtre et chanoine de la collégiale d'Eymoutiers, dans le diocèse de Limoges, ne voulut point faire le serment de la constitu- ^io9% civile du clergé. Comme la ville d'Eymoutiers étoit son pays natal , il y resta, et rendit son ministère sacerdotal utile auxcatholi-

fimbnam Jlfanjrrum,jam omnibut seposUiê, peccator atUngere. (Ruinart :

£pùt. S, f'igilii éid J. SùnpUcianum de jSS, Marljribus Sisinnio, Martyrio et Àtexandro,)

M El

qiies« Les aatorîtésdu département

de H HoMMi^ Vienne, en 1795, le

firent emprisonner; et, dans les

premiers mois de l'année suirante»

elles ordonnèrent de le conduire ,

avec quatre -vingts autres, A Ro-

cliefbfft , pour en être déporté au-

Ma des mers. ( f^. Rochbfokt. )

Il fst embarqué sur le naTtre te$

BemxÂMeoeiés, où bientôt il suc^

comba sous les maux qiie les dér

portés j éprouroient. Sa mort

irrira le 17 juillet 1794* U n'ayoit

alors qoe 39 ans 5 et son corps fut

inhume dans l'ile d*^KB. .Un de

tes compagnons de déportation ,

OMIS a écrit qu'il « moumt dans

la simplicité des eqfans de Dieu. »

M. de La Biche déreloppe ee juge»

■MOt, en disant : «Il avoit plus

de piété» de régularité, d'amour

de son état , et de fermeté dans la

Foi , que- d'instruction. Il quitta

la vie en prédestiné; sa nio^t

fat si paisible , qu'on ne s'en

aperput même pas, quoiqu'il eût

eu de tels accès de fièvre cbaud<s,

qu'il aroit fallu plusieurs fois le

lier sur son lit de souffrance •»

( r. F. Mirvar, et J. B. ttaiiss-

IWiMm )

MEILLAN (J|UH-B4j^nsT«), prêtre , et l'un des plus aneâ^^s dbflDoines de l'église cathédrale de Basas, né à Saiote-Pé|roniUe , près La Béole, s'y étoit reitiré après rabolitioo des chapitres , et «e crojoît à l'abri des perséoutioQs dirigées contre, les prêtres insermentés. Il n'en fut pas moins

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