‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 195 sur 242 · STA · texte numérisé non relu

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vrier 1796 ) , dix-huit mois après la chute de Aoberspierre. Ou assure qu'après la sentence 9 et lorsqu'il alloit sortir du tribunal, il voulut embrasser les jugées et même l'accusateur public^ qui les a voit si vivement pressés de le condamner : c'étoît le précepte de l'Evangile, exécuté dans sa plus sublime perfection. Reconduit en prison jusqu'à l'heure du supplice , qui ne devoit avoir lieu que le lendemain 9 il consacra une partie de ce délai à écrire à ses paroissiens , pour leur recommander de rester fermes dans la Foi 9 comme encore de se préparer à la mort par des prières, et par le sacrement de pénitence.

11 le reçut lui-même d'un autre prêtre, captif avec lui. Ce compagnon de captivité lui procura de plus la consolation d'entendre la sainte messe ^ le matin du jour de son supplice ; et , vers onze heures , on vint le prendre , pour le conduire à l'échafaud. Il demanda comme une grâce de pouvoir tenir à la main un cruciâx , en allant à la mort : on avoit de la peine à y consentir ; mais il insista si fort ^ qu'on ne put lui en refuser la permission. Arrivé au pied de l'écha-» faud, il y monta sans fuiblesse ; et sa confiance en Dieu éclatoit sur son visage. De là, il voulut, comme d'une chaire imposante , adresser au peuple quelques paroles d'édification, à l'exemple de tant d'anciens Martyrs ; mais ù peine avoit-

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