‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 227 sur 242 · YER · texte numérisé non relu

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Appelée, le a5 messidor (i5 juillet ) , devant le féroce tribunal , elle eut non seulemeut la satisfaction d'y comparoître avec sa supérieure , la Mère Rogàbb ( V^ ce nom ] , mais encore la gloire de montrer la constance et la feripeté de l'âge mûr, dans sa profession de Foi et dans son refus du serment de HherUégaiiié. Condamnée 5. pour cela même, à la peine de mort, elle alla au supplice avec l'assurance que donnent les promesses divines à ceux qui meurent pour la cause de la religion de Jésus - Christ.

(r. E. YlNGBHT.)

YERDELHAN (Jacques), prêtre du diocèse de Bordeaux, né à Saint - Germain de C'alberte, en Langogne , n'étoit pas sorti de France , conformément à la loi de proscription, rendue le a6 août 17929 contre les prêtres insermentés , du nombre des<|^els il se trou volt. 11 fut découvert en 1 793, et amené au fort du Ha, pour être ensuite déporté àla Guiane ( F. Botdeâvx). Les maux qu'il éprou voit dans cette prison ne le laissèrenlpas vivre jusqu'à l'époque de l'embarquement, qui. n'eut lieu que vers la lin de l'automne , trois mois après le renversement de Roberspierre. Accablé par mille souffrances^ il tomba dans le plus déplorable état de santé. On se crut obligé de le transporter â l'hôpitil de Saint -André; et il 7 mourut le 34 août 1794» ^ ^'^P

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de 56 ans. ( F. M. Tabdif^ et J, P. Vbeckb.) '

YERET ( Cbakles-Vigtok }, prêtre^ né dans le diocèse de Lyon^ Yers 1763, avoit reçu son éducation ecclésiastique dans le séminaire de Sain)t-NicoIas-itu- ChardonnU , à Paris. Après y ayoir fait sa philosophie f et pendant son cours de théologie 9 il avoit été maître de conférences. Prêtre de peu d'années lorsque la révolution éclata^ il se trouva bientôt soumis à la plus difficile épreuve que pût subir la plus exercée des fermetés sacerdotales* Il est vrai que 9 si Veret n'avoit que 29 ans lorsqu'au commencement de 1791 9 l'autorité révolutionnaire exigea des prêtres an serment contraire à la Foi, il avoit aussi de solides encouragemens à ne pas la trahir , dans les exemples des autres prêtres de Saint - Nicolas 9 avec lesquels il vivoit en communauté. De luimême» cependant» il étoit capable, avec les secours de la grâce , de résister aux pièges de l'impiété constitutionnelle. Il le prouva sur* tout quand on l'eut arrêté, le i3 août, avec ses confrères ( F, Av- DBiBUx ). Enveloppé dans leur proscription, il fut voué, comme eux, à une mort prochaine. Le séminaire de Saint - Firmin > dans lequel on emprisonna cette sainte cohorte , servit à ce jeune prêtre de préparation immédiate au martyre. Les assassins eo«

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yoyês par les persécuteurs , pour arracher la vie à ces captifs de Jésus-Christ, le S septembre, trouvèrent le jeune Veret prêt à leur donner son sang pour conserver sa Fol. ( F. SirTBKBBB. )

VERGÉ (ABDBi), prêtre de la congrégation de la Mission fU Marie 9 fondée en 1706, à Saint- Laurent-sur-Sèvres , dans le diocèse de Luçon ( V. VBBDiE ), fut le compagnon de martyre de son confrère DkXica%{V, ce nom), parce qu'il avoit refusé, comme lui, de prêter le serment de la CQnstUuiian civile du cierge.

Arrêté, par ordre des administrateurs da district des Saéiesd^Olanne, et amené dans les prisons de leur ville, puis condamné à être déporté à la Guiane, d'après la cruelle loi du a6 août 179a, il se vit jeter, comme Dauche, dans une barque, au port de l'île d'Olonne, pour être conduit!^ La Rochelle, où devoitse faire l'em-f barquement de leur déportation.

Lorsqu'il se disposoit à descendra dans le port de cette ville, le di lOàn 1793, cette populace impie qui avoit déjA massacré, au même lieu, quatre prêtres insermentés, fondit sur Vergé et son compagnon. Il subit avec lui la peine , ou plutôt ils reçurent ensemble la récompense de leur inviolable iidélîté à la doctrine de l'Eglise

(F. V. C. GOBHUAVLT, OCBABI»,

VioLLBAv, Hvlb). On l'enterra, pareillement, dans le cimetière de

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Saint - Jean , réuni à celur de Saint •'Barthéiemi, paroisse de cette ville. Le registre mortiiHÎre de La Rochelle ne porte point »on âge^ et le dit seulement «dt^eédé par suite d'émeutrs populaires ».

Dans son admirable lettre pastorale 9 qu'on peut voir à Tarlicle CoKNiTAVLT, Me révêquc de La Rochelle eût également qualifié Vergé de Martyr , ainsi que les trois premiers , s'il avoit été de son diocèse. {F', Chr. Violleav.) V£RGNAUD(Gilbert-Pibrre), prêtre et religieux de l'ordre des Minimes 9 dans le diocèse d'Au-* tun 9 et né à Moulins , en Bourbonnais, vers 1752, avoit cru se soustraire aux persécutions exditées par le proconsul Fouché 9 dans le département de VA Hier, en allant se réfugier à Lyon. Ce proconsul y étant venu en norembre 17939 et ayant, de concert avec Gollot-d'Herbois, établi 9 au milieu des scènes les plus scandaleuses 9 une féroce commission rivoluHonnaire 9 altérée du sang des prêtres ( F. Ltoh ) 9 le Père Vergnaud fut désigné comme devant être une de ses victimes.

Jeté) en conséquence 9 dans les prisons du sanguinaire tribunal»

il se vit bientôt conduit devant les barbares qui rempKssoient les fonctions de juges. La conduite et les réponses du saint religieux» en présence de ces suppôts du démon 9 furent cellesd'un intrépide et généreux confesseur de la Foi. Aussi,

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le condamnèrent - ils , ce jour - là même, 8 nivôse an II (a8 décembre 1793)9 à la peine de mc^rt, comme « prêtre fanatique et contre-révolutionnaire » . Le lendemain, il marcha au supplice avec le courage et la Foi d'un Martyr, à l'âge de t>i ans. (f.

P. TitiiEL, et A. M. ViAt. )-

VERONE (Jbah-Piebee ), prêtre du diocèse d^ Rodez 9 né dans la ville même de Rodez, fut arrêté en 1793, avec beaucoup d'autres prêtres insermentés du Rouergue, qui étoient restés dans cette province 9 malgré la loi de proscription rendue le 96 août 1 792. Vers le commencement de 1794 , on le fit conduire avec eux à Bordeaux , où devoit s'exécuter une déportation à la Giilane (^* Boedcâvx ). Quand le prêtre Vergue arriva dans cette ville, il fut enfermé, avec ses confrères, dans le fort du Ha , pour y atlendre l'époqite de l'embarquement.

Elle n'arriva que vers la fin ^^ Tautomne , trois mois après le Neuf thermidor; et le prêtre Vergne succomba dans l'Inter-* yalle 9 sous le poids de ses souffrances. Lorsqu'il fut à l'extrémité 9 on le fit porter à rhôpttal de Saint- André 9 où il mourut le d 1 août 1 794 9 à l'ilge de Sg dns. {F. Jv Vebi>blbaii9 et J^ Ve-

EOFVE. )

VERGNE (DoMnriQtE), prêtre du diocèse ^l'Angers, né sur la paroisse de Beaufort, en Anjou f

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vers 1757, ctoit Yicaire dans le inême diocèse ^ à Tépoque de la révolution. Il eut le bonheur de ne point se laisser séduire par la constitution civiie du cïergéf et d'échapper ensuite aux persécutions élevées contre les prêtres qui n'en avoient pas fait le serment. Lorsqu'il crut que le calipe étoit rendu à l'Eglise 9 dans les années 1796 et 1797^ il reparut en Anjou 9 et y exerça son mînis* tère. La crise réTolutionnaire du 18 fructidor (4 septembre 1797) sorrint bientôt» avec sa loi de déportation ( F* GtuiiB). Yergne tâcha vainement d'échapper aux agens chargés de la mettre en exécution dans sa province.. Ils parvinrent à l'arrêter ; et le firent partir pour&ochefortyoù il fut embarqué \û i*'a9Ût 1798) sur la corvette ia Bayonnaise. À peine eut-il touché la rive de Cayenne , qu'on l'en repoussa dans le désert de Synnamari. La peste exhalée par tous les pores de celte terre homicide s'empara bientôt de sa personne. Les progrès irrésistibles qu'elle faiseît surlui déterminèrent à le porter à l'hospice; et il y mourut le i5 novembre de la même année 1798, à l'âge de 4i ans. [V. J. YuÀTi, et A. YiaiuoT.)

YÉRILLOT ( Le Père At^ Urine)^ prêtre et religieux Capo** cin, né dans le diocèse de Langrès, vers 1751» avoit été banni de son cloître par la suppression

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des ordres monastiques. Quoique digne de toute la colère de nos im<pies réformateurscontre lesprêtre»

fidèlesà leur Foi» il ne fut pas atteint par leurs satellites dans les années 1793 et 1794 9 parce qu'il s'étoit mis k l'abri des violences de la persécution. La tolérance qu'affichèrent les tyrans 9 dans les années suivantes 9 permit à son xèle d'exercer le saint ministère dans le diocèse d'Autun, où il se trouvolt ; mais 9 les tyrans ayant tout à coup repris leur ancien caractère» le 18 fructidor (4 septembre 1797 ), et une loi du lendemain les ayant autorisés à déporter à la Cruiane tout ce qu'ils pourroîent arrêter de fidèles ministres de Jésus-Christ ( V. Gviahb]» le Père YérlUot» menacé d'un tel sort y tomba dans les mains des satellites de cette nouvelle persécution. Ils l'envoyèrent à Rochefort; et il y fut embarqué, le i*" août 17989 sur la corvette 4a Bajfonnaiêe^ Arrivé à Cayenne « il s'en vit repoussé dans le désert de Synnamari. Son martyre y devint lent et prolongé, parce que le climat n'employa qoe le mal de consomption pour le détruire. Il étoit dans un étut désespéré lorsqu'il fut.

porté dan» l'hospice, où l'on n'alloit que pour mourir; et il expira le r' avril ip99* ( V. D. Yiacms, et J. B. YiavxifiUB.)

Y£RMANI>OIS (Cbaius- FAARçois-SaioH), évêqoe. {V.

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