C. f. S. SAH9BIC0«tT
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YERNAZ (Feirçois), pr(^tre du diocèse de Génère (Annciîj), que les chefs de cette Eglise mirent au nombre de ses Martyrs , dans leurs Etrenms religieuses aux fidèUs du diocèse de Getiève, pour i'an 1800, étoit né sur la paroisse de Cherenaz, dans le haut Chablais, le 27 mars 1759. 11 fit ses premières études à £vi<'m , vint étudier la- théologie à Thonon , reçut les ordres à Annecy, et fut envoyé, comme vicaire, dans la paroisse de Fessy. Vemaz se livroit avec ardeur et succès aux devoirs de sa charge, lorsque la révolution fut portée dans la contrée oà il étoît [V. Savoie). La vue des peines dont étoient alors menacés les prêtres qui ne feroient pas le serment â^égaiité-iiéerté, exigé d'eux, ne déconcertèrent point le vicaire Vemaz. Sans consentir à le prêter, il ne voulut pas 8*éloigner des catholiques au salut desquels il avott consacré son existence. Aucun péril ne l'effrayoît , lorsqu'il falloit porter les secours spirituels aux malades.
Une personne moribonde les réclama dans un village peu éloigné d'Evian ; mais on le prévenoit que, dans la maison même où elle se trou voit , ily avoit des -ennemis de la religion , disposés à le livrer aux persécuteurs. « N'importe , dit-il, faudroit*il j périr, je ne priverai pas des sacremens de l'Eglise une mourante qui les désire». Sa démarche courageuse
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fut secondée par le Ciel ; et V^rM qfii, par ses soins, pa^sa saintement alors du temps à rétemité, parut envoyée par lui, pour 7 annoncer sa prochaine entrée dans le bonheur suprême : car, peu de jours après , on l'arrêta , et on le conduisit à Thonon , où bientôt, condamné h la peine de mort, comme « prêtre réfractaire », il fut fusillé , le 1*' ventôse an II (19 février 1794). Son crâne vola en éclats ; et, suivant ce qu'assure une pieuse personne témoin de sa mort , « elle vit deux enfaos mystérieux qui les recueillirent en des linges blancs, et dispanireot aussitôt ». (r. F. M. Extesas ,et C. JocrET. )
VERNE (^... ), prêtre de la congrégation des Missions dô Saint - Lazare, né à Lapte - de- Chaste, dans le dioûèse du Puy^ vers 1753. étoit un des directeurs du séminaire que les Lasaristes avoient à Momant , dans le dicicèse de Lyon. L'innovation de la canS' titution civiie du eUrgé n'ébranla point sa Foi; et, lt»rs He la dispersion des communautés reli* gieuses , il se retira dans sa famille f en son pays natal. Son âge ne lui avoit pas permis de sortir de France , lors de la loi de déportation 9 rendue le a6 août 1793* H fut enfermé dans une prison de It ville du Fuy en Velay, chef-lieu du département de la HauU' Loire; et il y mourut, à Fâgs d'environ 60 ans« parfaitement
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résigné aux supplices qu'on projetoît de lui faire subir pouf la constance et la pureté de sa Foi.
YëRNëT D£ la FABHÈGl}£ ( Simon - Andbé ), curé d'une paroisse du diocèse de Yabres, que nous croyons t'tre Aionjaux 9 ajant été forcé de s'éloigner de sa cure pour avoir refusé le serment de la cotiêtUution eiviie du clergé, s étoit retiré à Ville- Deuve-de-fierg, dans le haut Vivarais 9 au diocèse de Viviers.
L'utilité dont son ministère étoit aux Gdèles du pays et di s environs 9 détermina son lèle à affronter les dangers qu'il pouToit courir en ne sortant pas de France 9 d'après la loi de déportation.
Dans une de ses courses apostoliques, il passa le Rhône > pour aller dans le département de la Drame. On l'y arrêta au commencement de 1794; et on le conduisit dans les prisons de Valence. Le tribunal criminel de ce département) siégeant en cette yille, le fit comparoîtrc devant lui; et, le 24 Tcntose an II ( 14 mars 1794)» les juges le condamnèrent à la peine de mort, comme • prêtre réfractaire ». Il fut guillotiné dans les vingt-quatre heures.
V£RiNEUlL ( JEAH-BArrisTB ) »
prêtn*. ( V. J. B. DoDOGHOH. )
VÉRONNE ( JosBPB ), prêtre du diocèse d'Agen, né à Agen même» en i^oa, n'a voit pas fait le serment schismatique de 17919 et uvoit paru dispensé » par son
roi
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âge arancé 9 de sortir de France lors de la loi déportation 9 rendue le 36 août 1 79!i. Mais 9 cette loi le condamnant à la réclusion^ il fut amené et enfermé à Bordeaux ^ dan.« le ci-derant couvent des Car' theritietUs , transformé en prison ( ^. Bordeaux )• Il y souffrit des maux très-cruels pendant près de deux ans. C'étoit un martyre prolongé 9 dans lequel Dieu faisoit éclater la Foi , la patience et l'espérance de son ministre. Le prêtre Vémune, ainsi purifié par ses souffrances 9 alloit enfin être appelé vers le suprême rémunérateur. La maladie 9 qui terminoit ses {ours, força les persécuteur»
à le transporter à rhôpital de Saint-André ; et 1^9 toujours cap« ttf de Jésus-Christ, il rendit son dernier soupir, le ao janvier 1 7969 ' à l'âge de 6a ans. ( V. J. P.
VbEGHE, et P. A. VlALABD. )
VERR1ËR( iV...)« prêtre, inscrit le quarante -troisième sur le registre mortuaire de VéUU^eivit de Paris, parmi les prêtres qui furent massacrés aux Camus j le a septembre 179a, nous paroit être un de ces vétérans du sacerdoce qui passoieut les dernières années de leur vie dans la maison de Saint-Françbis-de-Sales ( F', MsifVRBT ). 11 fut écroué dans la prison dite des Cartnes^en même temps que plusif urs autres de la même communauté ( '^. Vaeiilu- D1ÎTCIL ); et dès lors il avoit montré , comme eux , devant le comité
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VKR VER
de la section du Luxe/mhùUtQy dans Je séminaire de SaitU-Fir-
que rien ne le décideroit à prêter min , où déjà tant de yictiuies
ce serment civique par lequel la sacerdotales étoient amoDcelées.
Foi catholique étoit trahie. £nfer- Le jour de leur immolation deviot
mé, avec tant d'autres (généreux pour Verron cefui des réeompen-
oonfesseurs de cette Foi ( V. De- ses célestes. Il fut massacré le S
LAv ) , il fut donc aussi du nomhre septembre 1 793, à Tâge de 5 1 ans. de ceux qui la scellèrent alors de VËRTOCK ( Jean - Loviè ),
leur sang. {V. Septembre. ) prêtre religieux de la Belgique 9
VERRON ( Nicolas ) 9 prêtre , fut enleré de son couvent par les
ex-Jésuite 9 et directeur spirituel troupes de la Conrention, lors-
des religieuses du courent de qu'elles envahirent cette prorince.
Sainte-Aure, dans la rue Neuve' Dix utitres religieux et cinq reli*
SaitUe-Geneviève, 'dFans^aYolt gieuses l'aToient été de niême^^n
montré beaucoup de zèle pour cette circonstance (f^. G. F. Bocc-
cette communauté ; car on lui at- quart, et R. Beck ). Les soldats <
tribue un recueil de Sermons voulant s'épargner l'odieux de
pour des cérémonies reiigieU" les massacrer 9 les enroyëreot«
ses, à l'usage des Religieuses de comme prisonniers de guerre 9 à
Sainte^ Aure , adoratrices per- Arras, où ils savoient bien que le
pétuelles du sacré cœur de Je- proconsul J^ Lebon ^ dans son
.YU« ( Paris 9 1789). Après la sup- frénétique et sanguinaire athéis-
pression de ce couvent, en 1791s me, vouoit à la mort tout ce qui
il continna d'habiter la même rue, faisolt profession de piété {V'
et s'occupoit d'entretenir la dévo- Aibas ). Depuis leur arrivée en
tion de ses religieuses dispersées, cette ville jusqu'au moment oO
La catastrophe épouvantable du il les livra i\ son tribunal révolu-
10 août 1 79!£ ne le ût pas abandon- tionfutire , il leur fit essuyer les
ncr sa demeure ordinaire; il y outrages les plus cruels pour eux •
resta bien résigné aux maux que parce que ces outrages portoient
les ennemis de l'autel, comme du le caractère de In plus épouvao-
trône,pourroientfînre tomber sur table impiété. Nous en avons
sa personne. Le 18 de ce mois 9 il donné une idée atix articles indi-
s'y vit arrêté comme prêtre inser- qués ci-dessus. Enfin ce tribunal
mente 9 et fut conduit au comité envoya le P. Yertook u la mort*
civil de la section dite hideuse* avec ses dix confrères et les cinq
ment des Sans --Culotter ( ^. religieuses, le la messidor an U
SfiPTBiftEB ). Comme il refusa le ( 5o juin 1794)* Tous les spec-
serment civique qui lui étoit de- tateurs honnêtes qui se trouvoient
mandé y le comité le ûl enfermer parmi les monstres qui acrabl^-
rent d'îosultes ces victimes , dans rent pour 1^ démêler» avant de le le trajet de la prison à Péchafaud y mettre à la filature, reconnurent en elles des Martyrs YfiZIAN (Gisrài»)» prêtre, dignes des plus beaux temps de et Tun des plus aocîens char£glise. Le Père Vertock avoit noines de la cathédrale d'Albi, alors 39 ans : il étoît né à Sainte- né en cette ville 9 avoit 9 dans Marie-Capelle* et avoit eu, pour son grand âge 9 un motif de ne père et tnère 9 Pierre-Joseph Ver-* pas sortir de France lors du tock , et Marie-Françoise Dupré- décret de déportation contre les ( r, A. Vah-Deevigk, et J. F. Yiir prêtres insermentés 9 au nombre LEBETO. ) desquels il étoit. Cependant la* YEXIAU ( 2V... ), pieuse et rapidité et la violence de» agens fervente demoiselle du Poitou , de la persécution le décidèrent vivant, comme les premierschré- bientôt après. à s'expatrier. Il s'atiens, avec ses sœurs et une seule chemina > le 8 mai 1793, vers la domestique 9 formoient , par la frontière la plus voisine 9 aveo sainteté de leur conduite, un des quatre autres prêtres, muni complus touchan» témoignages de la me eux de pas'^eports qui dévoient divinité de la religion. L'édifiant |ui procurer toute la sûreté que. s|>ectacle qu'ofiroit leur domicile, les luis sembluient promettre. Il n'en fut que pUis capable de porter n'en fut pa^ moins massacré avec à l'extrême la fureur des soklMs eux le lendemain^ à Saint^hi* de l'impie Convention , penduntla nian, comme « prêtre réfractaire» . résistance que leur faisoit l'armée On peut voir l'histoire de cet horcatholi<iueeiroyaU[y.yMùi%). rible massacre, à l'article de F. Us fondirent sur la modeste mais^>a Aleio.
de ces femmes dévotes; elles fu- YËZINS ( iV... PàEci oe )» rent massacrées 'i Suint-Laui'vnt- épouse du baron de Yeainst qui sur-Sèvres , près Mortagne , ca se signala par tant de dévouement Poituu,dans le diocèse de La fto- à l'Ëglise catholique, ainsi qu'à chelle , vers la fin de 1 793. On ne la monarchie ( y, Yeh obe ), ne se sauroit peindre toutes les cruautés distinguoit pas moins par les mêque ces bourreaux exercèrent sur mes sentimens. Après la victoire elles , de leur vivant ; et même que les troupes impies de la sacriaprès leur mort, sur leurs cada- IcgeConveution remportèrent sur. vres. Tout ce qu'on a le courage l'armée catholique e$ roya/U, d'en rapporter, c'est quVn a trouvé au comraencemeut de décembre des lambeaux de leur chair encore 17939 la dame de Yezins fut reattachés aux dents de ces peignes cherchée jusque dans sa retraite^ dont les apprêteurs du Un se ser- et amenée dans les prisons d'An*
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gers. Là , elle se vît bientôt condamner à périr par le fer de la guillotine. Quandelle eut entendu la sentence de mort portée contre sa personne 9 joyeuse de mourir pour la cause de la religion comme pour celle de la monarchie , et transportée par Tespoir d'aller se reposer de ses peines dans le sein de Dieu y elle crut deroir consoler sa famille de sa perte. Elle lui fit dire «qu'elle alloit à la guillotine avec plus de plaisir que si elle alloit A des noces ». C'est ainsi que mouml la dame de Yezins , dans les derniers jours de décembre 1793.
VEZOTAL ( Etienwbtte- Jbanhb ), l'une des seize Carmélites de Compiègne qui périrent pour leur Foi le même jour, 17 juillet 17949 sur l'échafaud révolutionnaire de Paris 9 etoit née tk Lignières, sur le diocèse d'Autun, le la janvier 1764* Elle entra dans le cloître des Carmé-^ lites de Compiègne 9 le 17 janvier 17879 pour y vivre en qualité de Sœur Converse 9 et y prit rhabit de Tordre 9 le 9 janvier 1788. Le nom de religion, qui lui futdonné, étoit celui de Sœur SaiiU-François. Elle fit ses vœux le 1 1 janvier 17899 à la veille de la révolution. La perspective bien évidente des malheurs auxquels les ordres monastiques alloient être exposés 9 ne déconcerta point sa ferveur ; et 9 lorsque les religieuses furent expulsées de leur cloître
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en 1791 9 elle les suivit dans leur retraite 9 pour continuer d'obseryer avec elles la règle de Sainte- Thérèse, et prier ensemble pour la France 9 déjà si malheureuse.
Capable de supporter avec courage les persécutions auxqueUes ces saintes filles étoient destinées^ elle les partagea ; et » le Ciel la trouvant digne d'être associée à leur gloire, elle fut immolée pour la même cause 9 avec elles , & Tâge de 3o ans.
VIAL ( I^... )j curé de la paroisse de Céreste 9 dans le diocèse de Sistéron , s\ trois lieues de Manosque 9 fut dépouillé de sa curei pour n'avoir pas voulu prêter le serment schismatique de 1791- Ne pouvant plus absolument rester parmi ses paroissiens 9 à cause des vexations que les révolutioonaires de Marseille j exciloieot contre lui , il vint se réfugier & Meyresse. C'étoit un hameau peu éloigné 9 où les habitans 9 fidèles à la Foi 9 avoient voulu conserver leur pasteur 9 précisément parce qu'il avoit refusé le même serment. Dans cet asile de paix 9 î' eut 9 outre la société de cet ecclésiastique 9 celle d'un vertueux pr^ tre de Manosque 9 à qui le même lieu servoit de refuge ( ^» ^ Rbthb, et F. X. Pocbbt). Il nefalloit rien moins que ces avanta^^-^ pour consoler le curé Yial d'avoir été séparé, d'une manière aussi indigne , d'un troupeau que 9 ^^' puis environ quarante ans ,11 con-
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doisoit 9 mec Me et sagesse , dans les Toies du Seigneur. Ce lèle^ actif selon Tesprit de Dieu 9 avott même embrassé dans, ses soins d'autres paroisses , à la grande satisfoction de leurs curés respeo^ tifs. On l'aToit tu plus d'une fois, de concert avec d'autres prêtres 9 non moins ardens que lui pour le salut des ftoaes > aller faire des missions non seulement à Manosquey mais encore à CaT^illonyàArles^ et en beaucoup d'autres endroits de cette partie de la Provence. Réduit à se cacher, pour prix de tant de travanx apiMioliques, il egpéroit du -moins q^à Meyresse il pourroit tranquillement servit Dieu 9 et le prier pour tant d'âmes chrétiennes dont les funestes innovations d'alors pourroient ébranler la Foi. MUis 9 pendant qu'il sar livroit k ces saintes oecnpallons, la fermentation des fougueux ré- Tokrtionnaires de Marseille se pro« pageoit fusqu'à Mànosque. Des insensés 9 qu'ils y écbauffoient , Tinrent en fureur enlever le curé Vial avec les deux a«rtres prêtres.' Il fut conduit conimè eui^ au châ« teau fort de Mûuosque ; et' les foroenéS'y qui les y avoient amienés^ ne tardèrent pas à les tfafner^ a vecd^horribles violences, daifs urt champ voisin 9 où le curé Vial fut pendff avec ses cohfVères; sùiv^ant que nous l'avons déjà raconté ( Vi Poimiioii). Il petit ainsi;* pour la caose fAe la religion 9'' à 'Fâge de H5' ans 9 te 25 jutl|t«J#79^
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TIAL ( AvvB )9 religieuse Carmélite de Lyon 9 sous le nom de Sceur Madeieine de la Croix, étoit née dans cette Tille en 17329 et avoit9 pour le moins 9 égalé en ferveur ses compagnes dans le cloN Ire. Lors de- la dispersion révolutionnaire de sa communauté 9 en 1791 9 elle exprima des premières le désir de continuer à vivre ensemble suivant leur sainte règle, dans quelque maison partieolièrequ'elles pourroient prendre en commun. Ce plan fut exéctfté aussitôt par sept d'eùtr'elles ; et 9 quand les hordes de la Convention assiégèrent la ville de LyOn9 en 1 793 9 onze religieuses de l'ordre austère de la réforme de S'-Claire, vinrent se réunir avec eHes dans la même habitation (1). L'Impiété <
■ ■ I ■ ' I ■ ■ II..IIIW I I H..I.. Il
■ (i) GeH nitites 61les étoiêni, âavotr (en Garméfeite») : les sœurs Marie de la Conception > née £ajH>€ GUUet , 70 ans; Constance, née Marie Molière ^ 70 ans; Thérèse du Sàint-Ësprit, née Aùanne CtAnent, 4^ ans; Marie- THéi^ë, née néiMU, ifi antf; Marie dfrrAaabmption, née Anne Mtrder, de Trévoux ; Chapuis, nfse dans le Forez ; et Coiia , qui n'étoit pas du couvent de Lyon; — (en Clairistes) ; les sœurs de l'Ange Gardien, née Antomctte Chaxelie , ûhhease , 76' ans, et trèsinfirme; Marie do Satnt-Espril, née BàsmbetkUtiziUy'jSanB; Marie-Claire^ née JeanrW'Mkilif^ Torratx^ 70 ans; Marie Chrétienne, née Houcha, 65 ana; Marie - Madeleine , née Anne Cfuaunas, 39 an»; Françoiae-Jérdme, née MariB-Anne^Catherùte CUment, 39 ans ; Marie - Colette du SaMit-
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frémît de rage en yoyant $e perpétuer •'liosî, par dix-huit religieuses trè.i-fer ventes 9 \t spectacle édifiant de la vie inoiMstique.
Cependant la prudence qu^elies.
inettoient daQ5 bur conduite ^ à l'égard des personneti qui étoîei^t étrangères à leur retraite »
les fit é(:Jmpper aux per^^écutiona jusqu'aM. mois de février 1.79^ Dans le trouble où pou voient les jeter .le« mos^acKs qui a^exécutoient alors ^ Lyort , et duos lequel» on chçiH:boifc à eoia-% prendra, tmis ceux qui laisotent prtUessioià de' piété 9 les grandsn vicaires ; étoiant altentif». à >. soutenir œs religieuses par les iustrnoiioo» qu'ils leur faiaoient passer.. JLe 10 de ce mois 9. elles eucfiiit.ccniinipnicalioo d*unc lettre de. i*un d'eux, l'abbé ds Castillom ( f^* ce f nom ), par laquelle 9 de la pris6n ^pelée la Mauvaise-Cave , où il ètolt déjà enfermé • et ta veille de sa mort, il furtifioities fidèles dans leur Foi.
au Dïilieu de si terribi^is <;preu*' Tes. Il y disoit que « le refud du serment de Uberiéeii3i*ég<Hiléu^ laissoit pas plus de distancé entre la guillotine et le ciel, qu'il n'y en
Il P ■ ■ Il ■ ■ . ll^ fc^ I ■ »■ ^
SacrçpeDt, née Françoise Âfaméèm^ 4o AIAS ; Marie de rAsAOOtptiou , ttée Benofte Saianave , 39 ans ; M»rte de Sainte-Thérèvse, née Svnode Douklitr, 5o Ans; A^nès de l'iiifjirDatioii , Bée JuéHh Bntnom , *36 ans ; et Matît Blundine, sœurtonversc, née JLtiet^ n«iU Saàgnal , 5^ au«.
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«voit entre le baptême et la félicité céleste , pour un enfent qui Biouroit au sortir des fonts baptismaux» ( V. T. M. Castillov, ' FontAinB} Lazariste; M* Sage« M* Ëliz' PsxissiBâ, Jv Ji* Peh* vuvD ). Les autres 'grands- vicaires, qui n^étoient pas encore dans les fer^ , exho|rtoient de leur c6té , W méine jour, ces religieuses à ne point se troubler» et à omettre kur confiance. en Dieu , en les avertissant que , « si elles étoient arrêtées, elles ne dévoient pas se faire scrupule d'éviter de répon-* dre à certaines qÙMMions qui pourroient leur C'tre adressées, pourvu toutefois que Jâ vérité n'en souffrît point ». Le lendemain de ces instructions, et de la communication de la lettre de l'abbé de Castillon, nos religieuses , bien prémunies oontre les dangers qui les menaçoient , virent entrer dans leur domicile les agens de la persécution. Une do;» Carmélites f (lyant écrit ce qui leuf, arriva depuis ciitt^ époque, à l'exemple de sainte Perpétue qui 1 dans sa priaoQ , exigea Ma 9Ctea que nous avpns de.^n martyre et de celui de iSaif)^e l'-élK'it^ ijusqu*à leur mort exclu ^jviiinepM*; et »e récit i^ou^a^anl étécûaiitHiiHqiié,r<in trOMverasao# doute pktsdecbanne
da^;?,l«fr narration de celle picoïc
vierge, jj^w ^Hh* «oUs ^^ ^^^^ ppurriiiQii.MLre.iioué^mêtufa. • ^ Uhirdj'xi.; février, dit-elle, nous fûmes arrélécsy .ainsi qua P^'
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sieurs Teli^eaies de l'ordre de la réforme de Sainle-Claive (i). Oa nous jeta dan» un Heu presque souterrain 9 où il n'y avoit ot paille pour nous servir de Jit, ni ehaises
(i) L'ukie de ce» religieuses CUiristes- ayant écrit au$si , de son cùté, ce qui leur arrivA dân» ces. circonatances , et ses récits , ainsi que d'autres pièces qui leur étoient relatives» ayant acquis un caraetère respectable , pour avoir été envoyés au S. P. Pie VI , et accueillis par Sa Sainteté avec les transports d*un£ céleste joie , nous croyons devoir les faire entrer dans nos archives de la dernière persécution^ Il y règne la candeur enchanteresse et touchante de la vertu la plus pure, avec une grâce d'esprit qu'on ne s'attend point à trouver chez une religieuse engagée, depuis environ vingt ans , dans l'ordre le plus austère. Les <ieuK premières pièces passent pour âtre de la sœur JUarie^ Colette du SaitU-^Sacrement , née Françoise Manière ^ alors âgée de ^o ans.
« Première Afrestaiion , Détention et Jienyoi des religieuses Cttnnélites et Clairistes p de fyon.
« Le mardi ii iëvrier (i794)f entre deux et trois heures 4^ l'après-midi ^ deux commissaires sont venus nous dire de nous rendre à la section. Leg injures et les blasphèmes nous étoient prodigués. Tfous étions tontes , à leur avis, de la canailU^ dtafei/es, des ecertf^iées , et nous ne méritions que Ja guillotine. A 4fuoi ion, disoient-ils, nourrir de» êtres inutiles f la mort / àt mort I uoilà ce qu'il leur foui : c'est ce 4fu'eile$ désirent. En proférant ces discours, ils s*«mparettt de tontes nos cle€i f et muamurant beaucoup sur notre grand nnmbre : nous étions réo-
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pour, nous délasser. Une sériante Tint cependant no^s apporter un ImnO) dont noos.nous «dervîntes tour à tour. Ncims mutâmes t^ols )ours et trois nuits dans cet en-
nies avec les braves Carmélites. Nous répondîmes avec douceur que^ties bombes nous avoieni forcées de nous réunir. « £h quoi! dit un de ces grands apâtres de la constitution et de la république , votre Dieu ne pouvoit - il donc pas fiiire un miracle pour vous garantir? » Ensuite on nous conduit toutes à la section. Le , on- demande où est Tabbesse. Comme on Ta voit laissée dans sa chambre, A cause de son grand âge et de ses infirmités qui la rstenoient alors dans son lit , un de ' ces Messieurs répond , par dérision , « Elle est dans ses toiles. Est'Ce qu'il manque de tombereaux pour nous Famener »? Après ce débu^ l'on demande la plus ancienne. La Mère vicaire s'approche ; le président lai dit : yous te" nez donc encore a t/otre ancien régime ? Nous aauons que le prêtre N,^ disoit la messe chez toi. ifètoit' ùm ensorcelé.
Ensuite ils. prennent .tous noa noms ; et ron nous conduit à Thôtel de Variasaut, transformé en lieu de détention.
K Ce fut dans cette prison que^ vers les sept heures du soir, vinrent nous visiter quatre oomanissaires*. L'un d'eux demanda : Oam&ien- êieS'^^us
ëe Clairistes et de Camiétifés?., . . *
yivez-^ous prêté le serment d^égatàé^ liberté? Une des nôtres répond tout court : iVbn, — Le préterez-^ifous ? — Aon. 'La voyant ai bien déterminée, il lui dcanande son nom , et im répète encore : Tu ne yeUx donc pas prétir Ile serment ? Elle demeure ferme poUila négative. — Qu'on la sépare des aU' très. Ensuite il s'approche d^elle ; et , prenant un ton pins doux : Pourquoi
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drok ; et notre plus grande incommodité fut d*j être tourmentées |iar toutes sortes de personnes qui aceouroîent pour nous presser de faire Je serment de Uherté
ne veux^Ui donc pat préur U serm.*nt ? — Parée que , dit'^lle, je suis lAre^ et qu'il est contre ma conscience, — Mais quoi! reprend-il , qW est-ce donc que ce serment ? Il oblige d'être fidèle à la loi , à la constitution , à la r^fOr blique. (/u'y aH-il donc là contre la conscience? Je Cai bien prêté y moi g ce serment ; je ri y ai rien trou%^ contre ma conscience ; et je suis catholique comme toL — Hais moi, réplique-telle, je suis catholique - romaine, — £h bien , je te ferai guiUotiner , si tu ne le prêtes pas, — Comme tu voudras, — £h bien , demain , tu le seras. -~ £h bien , quand ef comme il te plaira; mais je ne- le préieraipas.
« Voyant que tons ces efforts et toutes ces ruses étoient inutiles auprès de cette religieuse , il s'adresse à une autre : £t toi , pensesHu de même ?
— Oui: je n* ai point de serment â faire. Il fmppe du pied , et dit, : Qu*(m me sépare ces dettr^lb ; c*est pour la Mauvaise ca»^; demain à la guillotine. Ensuite , se retournant verstchacune de nous, il BOUS demande : Etes uoustot^ les du même sentiment ? Nous répon»
dtmes toutes : Oui; et nous aioutâmes qu'il n*jr a^'oii point de décret qui nous obligedt au serment. Ils nous dirent qu'il en existoit an ponr les prêtres et pour les religieuses , et qu'ils nous le feroieni roir. Nous 1» pressâmes toutes de nous le mmitrer; et le ddemt ne parut point. L'un d*eux, toiicbé de no* tre sîtualion , voullit représenter quie no^.s étinurf iNeu mal; mais les autres > ayuntle cœur plua remplivle rhumanité actuelle , lui répliquèrent ; £Ues sont