‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 229 sur 242 · IA · texte numérisé non relu

IA

et û^égaUU. Cn des «gens connus des persécuteurs 9 tooehc saos doute de notre soit* vînt d<«us engager à nous abstenir , Ion de notre interrogatoire » de toute ré-

accoutumées à coueker msr laeuuhtA sur les sarmens; les carreamx sont try doux pour ces fêtâmes : elles sont m* peste qui empoisomneroii tmue a* iàUe, Il faut nous en dêfisire au fba tôt. Toutes à la guiUoiine^ peur êemain. Ils nous laissèrent tnaspoite»

de ioie, dans cette espérance.

« Le lendemain mercredi, piusieafi personnes, des membres même <H»

section , Tinrent nous soilîdter *»« larmes de foire le seraient. La grke de Dieu nous soutint dans cet assaat; et nous ttnmes bon cMitre toutes ai solliciUUons. Vers les sept beoresda soir, parut un représentant du peoplr.

accompagné de quatre de cesMesacan.

Il nous dit , avec une .roix de U»nerre : Je viens au nom de Sa U»^^ que vous y sofiez smsmitrs : i «** condition , vous jouirez de ta protection , et vous recevrez tH>s traâemens.

ÎS^ous répondîmes , toutes ensemble»

que nous ne ferions point le serment; qu'il êtoà contre notre conscience ; (fuf ttùÊu avions totsjoun etejwfwVrr eux lois civiles, et que mmê le seriùnt tott jours. Ils ne peu voient supporter ce mot civiLSS. I^urquoi, disoient-iUr égarer le ciYii. du sfibitcil ? P**" daut ce Tacarme , celui qui nou»»^^ interrogées la TeiUe appeUe celle qoi «▼oit la première refusé Je senno*^ ; il la mène dans une autre cbai^bre , et là , il lui dit : Persévères-iu toujoi^ dans ton sentiment.^ — Oui, réptfo^ elle. — 7\t ne veux donc pas prêter U .serment? — Non, smu doute. — ^^ euffU ; et il s*eti Ta , Irappatit du f^ et disant : Il n'en sem pus temps dt

vu VIA 709

ponse qaï forceroit les juges à deroir être pénible pour eux.

nous condamiven II nouseoDseil- Sur cette dernière proposition ,

loit mêoiB d'user de quelques nous répliquâmes ùussftM : Eh

détours pour leur épargner notre f^oi, M^msieur 9' trahir notre

condamnation , qu*ii prétendoit conscience l Cet bemroe* alors^

main. Un autre , plus doux , vient à grand bruit. Nou» soutinmet.toujoun

elle, et lui adresse, avec la plus grande qu'il n'y avoii point de décret qui nous

démonstration d'amitié , la questiou obligeât an serment. Là -«deiaus, ils

suivante .* Pourquoi ne t^eux-tu donc nous jetèrent une feuille de papier ,

pas prÀer le serment ?-^Cest qu'il est en nous disant : £critfet au cotniiéf si

contre ma eonsdenee. Comment peux* vous uûulez. Ils se retirèrent , et noos

tu que je prête le serment de recon* passâmes encore cette nuit dans Tes*

rtoitre la république , eeiie république pérance de donner notre vie pour

qui est établie sur la mort du Roi? notre Dieu et notre Foi. Sonsa»g retombera sur uous; je ne peux «Le surlendemain, autre visite;

pas qu'il retombe sur moi. Cette bti, et par conséquent nouve-aa - combat»

que tu parois tant chérir, abolit enub- Un membre du district vint , accora»

rement la loi de mon JXeu* — Où est psgné de beaucoup de femmes qui se

donc cette loi de Dieu fue ta loi répa^ lamentoient et se désoloient de ce qne

blieaine aàùlii ? ^^ La sanct^eation notre fermeté alloit nous coûter la vie*

des dimanches et des J'éteSf par exemple. Ce spectacle, non .plus que toutes

Jiien au-dessus de Dieu ; il a crée six leurs raisons, ne nous ébranlèrent

jours pour nous, ei il s'est résen*é le point. L'administrateur qui le» avoit

septième. — Fais tes dimanches ; et. , amenées crut mieux réussis par lui

quant au serment, tu ne le feras que dm même; mais Dieu nous soutint encore

bouche, — Nous senH>ns Dieu en espnt dans cette nouTelleattaqne . Ju ne ^*eux

et en t^érité : notre bouche ne saà pas donc pas faire le serment de maintenir

démentir notre cœur. Un moment pour l^ république ? me dit - iL — Son , lui

une étemiié ! Un moment pour une répondis^je. — Tu veux sans douu un

éternité! Ces mots paroissoient péné* roi .^ -^ Je ne veux ni l'un ni Vautre :

trer ces hommes si menaçans ; ils j* ne peux être pour nen en des affaires

reprenoient .* Pourquoi yeux^tu que d'£tatet de politique, Totit le vaeiinti»

tes frères U fassent mourir? — Je fut que tourment pour ce mis<*rableser*

préfère la mort plutôt que de rien foire ment. Pourquoi , nous disoit-on , drer

contre ma consaenoe : la paix et la à la %nlle la consolation d'avoir recours

tranquillité dont nom jouissons sont à vos prières ? jiUons , conservez*

les seuls vrais biens ; nous préferons la vous » sinon pour vous au moins pour

mprl à la vie. la ville. Après tout : à tout péché mi-

«A ce moment, plusieurs de ces Mes- séricorde* Nous répi^udlmes k ces

seurs reviennent d'auprès de nos au- questions et exhortations : Nous vous

très compagnes, en frappant du pied et serons plus utiles étant mortes ^ et vous

B^écriMot: Est-il possible quedtsfemmes nous en louerez vousmémts^ lorsque

soient si peu attachées à la vie? N'est-- vous serez plus tranquilles. m pas dommage qu'on les ait induites « Environ sur le midi , nouvelle

en erreur? Ils juroient et iaisoicnt visite et nouvelle attaque. Un Pari-

Page 1