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baissant la tête , et se Fenferâiant rions giiilloiinées 9 pour avoir
dans . un silence absolu y nous refusé le serment., hes dames de
quitta. Nous avons sa depuis qu'il SaîiUe-Claire éioieni aussi soUici-
étoit protêstdipt* Le bruit fut ré- tées de le prêter ; mais elles mon-
panda dans la Ville ^qùe nous se- troient la même lermeté dan» leur
sien et tio ci-devant président de la prie, nous mourrons treutquiiiei, 11 résection vibnnviit avec un autre. Ils pète : CUsl dommage qu'une commur font sortir les Carmélitei^. Après cette naute aussi aimable périsse. £nssuite séparation , ils se mettent à nous il avoue an Parisien les obligapresser de nouveau sur la prestation tions qu'il a voit à la communaulé . du scrmetit. Mais voyons y tlisoient- et son amitié pour elle. Cependant ils , quelle peine auez-uous à prêter ce il nous presse toujours de jurer. Une serment? Voulez vous que nous ajrions de nos sceurs^ dans Fennui que loi la douleur de vous voir périr? Nous câusoicnt de pareilles poursuites, ae avons tant' d^obUgatinn à vos prières! mit à pleurer, et dit : Se préfère vu* lin'y «voit pas jusqu'au Parisien, qui lontiers la mort à ce semteni et h un ne nous répétât sairs cesse : Vous éus tourment qui m^ excède. li en fut \iy^ si utiles à la ville! pourquoi ne voulez ment touché, et 8*écria : Cela mefsU vsrn pas faire le serment d*etre bonnes trop de peine ; je iCy reuiendrmplus..' ripublicaines ? Nous répondîmes en- II s'en alloit; , un de ses collègues- escore : Nous ne jurerons point ; nous saya de le retenir par ces mots : <Ar ne ferons point de serment ; nous pro* dis^tu rien aux Carméliies ? A qnoi mettons d'être soumises aux lois ci- le ci-devant président répondit : J*^ viles; nous faisons toujouri êtê; nous fait tout ce que foi pu ; eUes n*en sont le serons toujours : nous stummes sor- que plus opiniâtres. Après unepareiUe ties de no^Moitohsï'; nous avons quitté épreuve , il n'y a rien à gagner, nos habits religieux, A toat cela, ils « Cette scène finie, l'une d'entre ue savoient qa opposer leurs discours nous alla rejoindre les CarméUles qoi ordinaires : Vous ne voulez donc poê \m dirent en pleurant : Nous avons prêter te serment ? Vous vouiez donc bien prié pour vous. Vous en at^ être traîtres à la patrie ? L'ex-préBÏ» grand besoin. Quel éourmtnt! ^<w< dent ,qoi est Lyonnais , s'adresse en ne mourre» p€U : tnms êtes trop aiméesparticulier è une de mes compagnes , // /àut U voir pour le croire f et vous et d'un air plus flatteur : Afai»p6ur^ serez la cause que nous ne mourrons quoi te refuser au serment que Von pas non plus. Nous passâmes U joorte demande ? — Parce qua je ne née à attendre notre jugement. peux lé prêter; parée que je suis r«- « Sur le soir, il nous revint encore ligieuse. J'ai fait dés voeux, Oi sont un de ceux qui étoient venus à midi. écrits dans mon toeur ; je ueux lee o*- Il nous répéU jusqu'à satiété : féitêt,
ser^tr tant que je vitrai, — Mais pour une Heure seulement, le sénat'*'
Von te guillotinera, -^ Cela ne m^in" d& soutenir Ut république, — i^^i^
quiète point. Que ma têu tombe à mes rie ferons point le serment : nous vous
pieds , plutôt que défaire le serment! promettons simplement éVêtre soumue^
Et , continuant d'un ton encore plus aux lois civilis, et r*>» de plus. L^*
ferme, elle ajoute : Va-fen, je t'en Messieurs du comité étoient dan* •'
vu
refus. Peut-être fiinent-elles encore plus excédées que nous , parce que , en général , les Lyon* nais 9 regardant particnliërement leurs personnes comme des gages
maison, pour choisir dés Tictimes; et il nous dit ; Je vais parier à cm Mes'sieurs , pour que Von ne vous demande ptu le serment. Nous lui répondtmes :
Ne dites rien de péus que ee que' nous vous promettons ; assurez^les bien que nous ne signerons rien» Nous aimons mieux mourir. Et il 8*eii va.
a A sept heures, reparut , avec fa douceur d'un agneau, celui qui, la ▼cille , s «toit montré comme un lion furieux. Je viens , nous dit-il ^ vous oiterur que v^us touchez à votre det^ nière heure. Vous aile* parottre de^ vant ces Messieurs : il seroit bien douloureux pour notu de vous voir périr, nous qui avons tant d*ohliga* tions h vos prières ! Prenez donc bien garde à ee que vous répondrez. li jr a là un bof prêtre qm vous fera voir qu'il n'y a poitit de mal à prêter le ser^ ment. Nous avons été êtâtblà i*os juges; nousne voulons pae être vos bourreaux.
Je me suis caché de ces Messieurs pour venir vous avenir. Et il s'en retourna. « Presque aussiUh, le concierge vint nous appeler avec grand bruit. Nous raontAmes, et nous trouvâmes ces Messieurs réunis. Ils dirent d'abord :
Tbctfes leA Saurs sont-^Ues là ? faites asseoir la plus ancienne. Ensuite ils nommèrent toutes les Carmélites , et ajoutèrent è cette nomination les qualifications ûegrandff fanatiques , grandes rebelles, et autres de cette sorte , qui déjà leur étoient donnée i avec profusion dans le procès* verbal.
Après cet accueil favorable pour les Carmélites, ce fut le tour des Clai* ristcs. Nous reçûmes les mêmes com-
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de la protection divine , sMntéressoiont à leur sort d*une manière très- vive. Enfin, on les laissa retourner chez elles 9 et nous jouîmes de la même faveur... Mais 9 le i3
plimens , qui se terminèrent par une eahorlation à la soumission due aux Pui.«sances. Ensuite on nous prêcha Tégalité , en disant : Totis les hom-" mes à présent sont égaux : il n'y a plus ni pauvres ^ ni riches, l'eus étiez nuirais soumises aux Puissant
ces Celle qui existe actuellement
est égale à celle qtd existoU dwis votre maison : quelque emploi que vous eus»
sie% , vous n étiez pas moins toutes égales : cela rentre darts l'égalité et la liberté, i^otre Jésus, venant dans ce monde, s'est Jait pauvre; et, quand il envoya ses ap6tres prêcher C Evangile , il leur dà: * Soyez soumù aux Puissances; et , si quelques petqfles ne vous écoutent pas ^ secouez la poussière de vos pieds sur eux ».
« Survint alors le curé constitutionnel de yaize (faubourg de Lyon), qui essaya de nous prêcher , et de nous inspirer son patriotisme; mais, avec tous les efforts de son génie , il ne (il que répéter ce que ttous avoient dit ces Messieurs : Quoique , dans vos maisons, vous ne vous connussiez pas^ et que vous ne vous aimassiez pas toutes également, vous vous appeliez toutes sœurs.,., et d'autres semblables puérilités.
« Enfin , après tous ces beaux sermons , voici comme notre affaire se termina. Le président du comité nous dit * L'on ne voUs empêche pas de suivre voite reSgiôn ; mais ne communiquez à personne votre façon de pen»
ter : vo\is pouuez lire vos livres , gardât vos crudiftx. Leveirvous la nUit , pries Dieu tout lé jour et touU la nuit ,
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mars suivant , la commission révolutionnaire ordonna que nous fussions arrêtées de nouveau. Les soldats, que l'on détacha du corpsde-garde le plus voisin de notre
so)rez utiles à la uille , prenez uo$ dis» crânes tant que vous voudrez^ faites des pénitences tant que vous voudrez, dites vos chapelets tant que vous voU" drez ; continuez vos bêtises , soyez bêtes tant que vous voudrez , puisque vous voulez être bêtes , etdef.,, bêtes; allez-vous-en chez vous , tout comme auparavant. Et nous nous retirâmes ^ sans avoir ouvert la bouche. Plusieurs vinrent nous accompagner avec beaucoup d'honnôleté. Le lendemain , ils nous apportèrent les clefs de nos armoires, et nous firent grande fête sur notre retour. L'un d'eux a avoué que« quoiqu'il n'eût jamais cru aux miracles, il étoit cependant forcé de recon- Bottre qu'il s'en étoit opéré un dans aon cœur à notre occasion. Le jour de votre arrestation, à\so\X'\\,j'êtois si enragé contre vous, que moi-même je vous aurais mises sous la guillotine j mais maintenant je me trouve si changé , que je ne me reconnais pas moi-même, « Voilà à peu près le détail de notre affaire. Dieu veuille en tirer sa gloire pour la conversion des méchans, et nous y faire trouver notre salut.
Ainsi soit-il. Ainsi-soit il. 1794 ».
Lettre de la plus jeune de ces religieuses à sa sœur, concernant la même ar^ restation,
n Je ne croyois pas , ma bonne amie et sœur, la dernière lois que j'ai eu le plaisir de vous voir , que ce fût pour ne vous retrouver que dans le ciel:
ce qui nous apprend que , dans le temps pissent , nous ne pouvons former de projet pour le lendenuin.
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demeure, pour nous emmener, ne se trouvèrent point animés de b fureur impie dont tant d'autres étoient possédés. Us nous conduisirent avec beaucoup d'é-
« Samedi matin , denx ccHomissaires vinrent cbez nous , sons le prétexte de loger des volontaires. lia demandèrent combien noua étiona, qael état nous avions. Sur le cooaeil de ma tante , qui ne vouloit paa que je parusse , je m'ctois, en ce moment, retirée dans notre petite chambre, avec la bonne amie... Le plus jeune j entre. Tout en me voyant , il s'écrie : yih ! la plus jeune veut se cceher. Il me demande si j'étois religieuse. 3e lui dis bien vite ; Oui, TlÊms ce qui ne fâcha beaucoup , c'est qu*ayant aperça un crucifix et des livres, il se mit i discourir sacrilégement sur ces objets, et appela son collègue.
« Etant sortis pour monter à l'étage supérieur à celui où nous étions, bientôt ils revinrent , disant qu'ils vouloient visiter partout» ce qu'ils firent très-exactement. Tout en visitant, l'un des deux me demanda si nous avions prêté le serment. Je réponde que nous n'avions point de serment i faire. 11 insistoit toni^urs lorsque, malheureusement pour nous, ils ouvrirent un placard dans lequel se tronvifteat des reliquaires, des chandeliers, 't autres effets de piété : ce qui m'aiBigea sensiblement , et m'est toujours un sujet de peine , parce que la ^^ fut porté à la section.
« Le moment étant venu de nous emmener, il y en eut un qui alla chercher la force armée. Ils en vouloient principalement ii moi, disant qae j'é' tois la ^loB/anaiique, et qu'on ne poo' voit me faire desserrer les dents. J'avois un air triste , et je Tétois effective*
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garcb) e( empêchèrent la frénétique populace de nous insulter.
Ils nous dirent même qu'ils ten oient à honneur de nous servir de protection contre elle. Ceux
nient , voyant tout ce qu'ils faiaoient. Avant de partir , fenirai dans ma chambre , pour y cacher des objets que je ne voulois pas qu'ils profanassent. Comme j'en sortois, l'un d'eux vint à moi, et me demanda si je voulois faire le serment. Je lui répondis:
Non, je. ne ie preierai point. Il répartit : Tù. prefh^ donc la guillotiné ?
Je dis : Oui, Alors ils nous emme»
aèrent, prenant pour prétexte les objets de dévotion qu'ils avoient trouvés dans notre domicile ; mais il n*en est pas fait mention dans le procèsverbal : il y est seulement dit « qu'ils nous ont mises en état d'arrestation pour avoir refusé de prêter le serment » : c'est là tout notre crime.
<i Nous parûmes devant le comité de la section , qui renvoya notre interrogatoire après dtner : on nous laissa jusqu'à Uois heures, sans nous faire donner aucune nourriture. Nous ft^mes ensuite appelées, pour être interrogées l'une après l'autre. Ils commencèrent par moi, me demandant si j'avois fait le serment ; si j'étois dans l'intention de le prêter. A tout cela, ils n'eurent qu'un Non- Ils me demandèrent encore si je reconneis-* sois la Convention. Je leur dis que ) etois soumise à ce qui n'étoit que auil, et qui n'attaqnoit point la religion, yous reconnoistez donc U Pape? me dit-on. — Chu, je ie reconnois. Ils 'répétèrent : Meoonnois^ sexrvous la Convention ? — Je pqum ai déjà déclaré que j'étois soumite à tout,, excepté à ce qui iouckoit à la religion cçtftolique f çposloUque et