‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 231 sur 242 · VIA 71S · texte numérisé non relu

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auxqtieb il&noas remirent, comme par relaî«9 n'en agirent pas de même. Les dames de Sainte- Claire 9 qu'on emmenoit encore avec nous » eurent beaucoup à,

romaine : ce qui fut inséré dans mon procès - verbd. On me proposa de le signer : je ne voulus donner ma signature qu'après avoir vu par moi-même ce qu'ils avoient écrit.

Pendant Tinterrogatoire, les menaces de la guillotine n ont point été épargnées. Mes tantes et la bonne amie.., successivement interrogées après moi, furent également inébranlables.

« Pendant qu'on les questionnoit , deux- dtqjrens m'accostèrent-, pour me faire changer de façon de penser, prétendant que j'étois bien à plaindre de rester ainsi dans l'erreur. Je dis à l'un d'eux que je lui soubaitois , comme à un frère , d'être dans la même erreur que moi ; que j'étois fort heureuse ; que j'attendois une autre vie, et que j'étois disposée à tout.

« Quand nous eûmes toutes été interrogées, on nous remit dans notre prison , jusqu'au lendemain matin , que nous fûmes encore ramenées devant le comité de la section, qui vouloit savoir si nouapevsistions dans notre sentiment. Noua voyant très-déterminées, on nous envoya à TMétel-de- Ville , pour subir un nouvel inteirro-* gatoire ; nous y comparûmes toutes ensemble devant les commissaires. La bonne amie... leur parla fort bien. On vouloit nous faire la lecture et l'explication du serment; nous n'y consentîmes point, et leur dîmes que nous n'en prêterions aucun, f^ous uoule»

donc la guillotine ? La bonne amie...

répondit : // en sem ce que vous poudrez, ils peraistoient toujours A vouloir nous faire reconnoitre la Con»

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souffrir de leur part. Nous fûmes déposées dans le corps-de-ganle de la commission temporaire ( y, Ltoh ) 9 où Ton nous laissa passer la nuit. L'inlerrog;atoire étoit remis au lendemain. Eu un

vention et la république : |e leur dis que nous étions soumises à tout , excepté à ce qui attaquoit la religion. «De là, on nous fit cnpduire où nous nous trouvons actuellement , et fort contentes. On y a bo^ucoup d'at tentions pour nous. Nous sommes toutes quatre ensemble, dans ui)e grande chambre d'où nous pouvons aller dans les autres. Nous avons trouvé ici les sœurs de..., au nombre de nruf, et deux autres religieuses, détenues pour les mêmes raisons que nous. Elles sont charmantes , ayant toutes la joie du Saint - Esprit. Elles ont vdulu partager avec nous , aujourd'hui, le dîner qui leur «voit été envoyé du dehors. Jouissant de la liberté de communiquer avec elles, nous nous visitons mutuellement. Vous voyez que notre société est bien composée. Nous avons , sans payer , le pain , la soupe et le chauffage. Je vous assure, ma bonne amie, que je jouis d'un grand contentement, et que je ne voudrois pas changer mon sort.

Dieu m'a iait rencontrer ici ce que je vottloit aller chercher bien loin. Je désirois un cloître , j'en ai trouvé an ; et je puis bien croire que c'est celui que Dieu me destînoit. 11 vouloit me faire passer par ce purgatoire, avant de m'accorder le bonheur de le^posséder. Nods nous recommandons bien à vos prières. Demander instamment à Diea qu'il nous accorde la grâce ^c la persévérance , et qu'il daigne agréer ie sacrifice i|ue nous lui avons fait de nos personnes.

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nous comparoi9sons devant n comité. Après les questions d'àsage sar les noms , l'âge, iVlM, la demeure 9 les occupations, od interrogea chacune de nous dam les tenues suÎYans; et toutes ré-

« J'ai de ritiqaictode sur cf qw, dans mon procès-verbal, on aioi<qof |c reconnoi.s»oi4 la ContvnUor;mn>ct qui me rassure un peu, c'est qu'^ U suite , l'on a inséré ces mots : et eitclarv ne ^^nu/oir s* écarter en rien àt u religion catholique , apostolique rt ^ mai.ie. Dites mf^i là - dessus cf ']« vous pensez. Adieu, ma sceur; Hf-nnpz-raoi de vos nouvelles; voos b< ferez bien plaisir m.

Interrogatoire de la. sœur N. ., duM la méni^ àrconslance ^ transmis f^ une autre religieuse.

«La sœur fut conduite i fa action, oii elle reftisa le serment; «ta section la 6t citer par-devant fa commission temporaire , où elle vM^ rinterrogStoire suivant : Crots-tu <f»

Dieu soit dans un morceau de psut • — Chà, je crois fermement quU ^ sous les espaces du posn. — Crois-i»

au Grand Turc de Home? --J^^ sais pas ce que t^ous me demandei'-^ Aeconnois - tu cet homme que ^* appelU Pape ? — Oui, je le reconnu pour Chef de l* Eglise. — M^ ^ ^ un scélérat! — Ce n'est pas à ** d^ examiner sa conduite] je dois mt K*" mettre à ses décisions. On la mit •«»«"• tôt en prison Un mois apré«, d'* fut citée par - devant les ;m^« '''' tribunal réf*olutionnaire , qoi "' firent aucune question relativei fa «*" ligion. Elle fut reconduiUeo pri*^»' d'où elle écrivit à une de ««•« «""^ les paroles suivantes : Snjre% tnvf^»'^ sur mon sort , et remerdet U ban //''"

vu

pondirent de la même manière ^ quant au fond. As-tu fait /e ser^ ment ? — Non. — Le fèrois tu If — iV<w. — Pourquoi ? — Parce que ma o&nscience s*y refuse.

— Que te dit ta conscience ? —

pour moi» Je suis , par sa grâce > réroiue de mourir el de manquer de tout , plutôt que de renoncer à ma religion»

Sa providence est si grande que , jusqu'à présent , rien ne m'a manqué; et J'espérerai en lui, auec sa grâce , jus-' qu'au dernier soupir de ma vie,^

Seconde arrestation des mêmes ixligieuses, décHte par la sœur Colette du Saint'Saeretnent,

« Arrêtées de nouveau , le 26 mars (1794)» nous avons été conduites à la commission iemiporaire* Après avoir souffert, dans le corp»4le-garde , les avanies les plus humiliantes^ avec mes sœurs , l'ai subi, comme elles , l'interrogatoire suivant : Comment t'ap'

pelles'tu ? — — Ton âge ? —

Quarante ans. — Que fais-tu ? — Des bas, —Qu'étoiS'-tu, ci* datant ?-— Meli^ gieuse de,,. — Te regardes-tu totqoars comme religieuse ? — Oui, parée que j* ai fait mes t^œux pour la ne. — Qu'as - tu fait pendant le siège ? — JStant morte au monde, je ne me suis mêlée de rien. ( Ici, mille borreurs sur cette expression \morte au monde,) — Jlegardois-'tu le Hoi comme un tyran ? — Je le regardois comme mon légàime souverain. — Ze regardois^tu cohime un scélérat ? "-"Je ne me suis point mêlée dé ses défauts. »* Donnemoi ton crucifix, — Je n'en ai pas. — Qu'en as-tu Jait ? Je Foi laissé dans ma chambre. Les interrogateur» on| prononcé, au sujet du Christ, mille Iilasphèmes que ma plume ne peut transcrire; et j'ai ajouté : J'en aurois

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Biie me dit de ne pas îe fréter.

— AimeS'tu ia réjmMique? — Je n*ai jamais trouMé l'ordre puMic. — Cammsnt priois-tu Dieu, pendant ie siège? — Je demandois -^'accomplissement

un (crocitix) , que je ne le donnerois pas, Jésus" Christ enicifié est mon rédempteur; je lui appartiens, et je m'en fais gloire, — Âs-tu prêté le serment de liberté-égalité ? — Non, — Pourquoi? — Parce qu'il est contre ma conscience et contre mes wceux, —* Tu préfères donc la mort ? — Ckii, — ' yeux-tu sigfur ta 'condamnation ? — Oui; et j'ai signé. Les juges ont dit : Quelle formeté / quel courage! ce que le tribunal a répété d'une voix unanime, rïous avons âigné, toutes dixhuit, et répondu toutes la même chose.

Celles que l'on a questionnées sur leur religion ont répondu : Nous sommes catholiques, apostoliques et romaines ; plutôt mille morts que de changer.

« La mère N,,., qui avoit cédé son crucifix au président, parce qu'on la uienacoit de la mettre toute nue , entendant, lorsqu'elle Teut donné, que les membres de la commission

disoient : Coupons la tête a ce

( expressions les plus impies } , s'est prosternée à genoux, et les a conjurés de lui rendre Timage de son époux céleste. Ses prières et se»

larmes ont apaisé leur flireur, et mis fin à leurs outrages. Elle s'est écriée : Ahl j'abhorre la république, et ceux qui commettent de telles profanations.

R Tel est le récit qu'elles m'ont fait , et que j*at écrit sous leur dictée, ce matîit 3o mars i794> à la pri* son des Becbues, »

tiP. S. Les gardes ont refusé d'obéir, lorsque la oommission ieur a ordonné de nous fouiller >».

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{Us voiarUéê de Dieu» — Quel parti croyois-tu qui eàt rai" son? — Dieu le sait. — As-tu été fâchée de ta mortdu Roi?^ Je ie suis de ia mort de tous les infortunés. — Tu n'en devrais pas être fâchée^ parce qu'on ne doit pas Vétre de ia mort d'un scélérat ? — Je n'ai jamais regardé le Roi comme teL — Comment regardais-tu le Roi? — Commeunprince maiheitreujo.

— Si tu eusses dû juger ie Roi , comment i'aurois-tu jugé? — J'aurois examiiié sa conduite devant Dieu s et j'aurois jugé diaprés ma conscience, — Retwtices-tu à tes vasux? — ISon, certes ( avec force ). Le secrétaire alors me dit , d*une voix dure : Tu veux donc être guillotinée ? L'interrogateur l'interrumpit, en m'adressant la parole : — N^aie pas peur : ii n'est pas ton juge, — Je n'ignore point que les réponses que je fais me conduiront à ia mort 9 peut-être demain. Nous fûmes ensuite menées à THôtel-de-Ville , pour être jugées par la commission révolutionnaire. Nous eûmes bien à souffrir des propos grossiers et îndécens qu'on nous adressolt.

Les grands-vicaires 9 instruits de nos peines,, nous écrivirent une lettre de consolation et d'encouragement. Enfin nous fûmes traduites devant les juges de la commission révolutionnaire y Tune 4prè8 l'autre ; on y fit à chacune

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de nous des questions semblables \\ celtes qu'on vient de lire ; et notre réponse fut la même. Ce tribunal nous condamna toutes successivement au supplice de la guillotine.

Celle qui, ayant comparu b première, fut coiidamoée avant les autres, avoit été de suite envoyée à la Mauvaise cavt, oo Cave de ia Mort y dans laquelle on attendoit l'heure du supplice. Elle s'y trouva seule avec deui hommes qui , ne sachant p^ encore ce que leur présagcoit fc cachot où ils étoieat , et oe pouvant, à raison de l'obscurité do lieu, voir la personne qu'ils ente ndoieot marcher , lui dirent d'une voix lugubre : Qui éUS' vous ? homme ou femme ^ Elle répondît : Je suis une religieux-

— AveZ'Vous fait ie serment J

— Non , grâces à Dieu, Ces deux prisonniers , comprenant

' alors qu'elle ne pouvoft avoir été jetée que dans la Cave de (s Mort, et qu'ils s'y trouroicnt eux-mêmes, se dirent l'un à l'a"" tre : Nous serons guillotina demain. Cependant le geôlier et sa femme , prenant pitié de la si* tuation de cette religieuse avec deux hommes au désespoir* l^ firent passer dans une autre cave.

Elle échappa à la mort , par àes causes que nous exposerons bientôt. Mais la sœur Vial , ûgée à»

64 ans, et qui', ayant toujours ardemment soupiré après le martyre, fut ensuite condamnée, et

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jetée dans'Ia première eaye , obtint de Dieu l'accomplissement de se»

souhaits. Précédemment 9 lors* qu'elle étoit ' encore avec' ses compagnes 9 et qu'elles apprirent le jugement porté contre la pre^ mièrC) parce qu'elle avoit invinciblement refusé le serment de iiherté - égcÀiU^ -la sœur Vial 9 craignant que les autres n'en fussent ébranlées dans leur constance, s'étoit armée d'un courage nouveau, et les avolt exhortées -vivement à ne pas tergiverser dans le refus de ce sernient , quand les juges le leur demanderaient. Ce fut peut-être |>aroe qu'ils con-* nurent les effort» de son zèle à cet égard , qii^ils se hâtèrent de la faire comparoltre des premièreè devant eux. En s'jr présentant avccuon ardeur pour' le ttiartyre , comme une antre' sainte Anastasie,' elle alla, ponrarinsi dire, au-devant de la sentetice- de mort, parJa ftr*meté qu'elle nlil dans ses réponses; car cette fermeté excitoit de pliis en plus la colère des juges, qui fut enfin portée à son plus effrayant période , par la mafiière dont elle répondit à une question dont le but étoit d*&d)^iindre, c6mme victimes, faux diï-hnit neligieuses, les personnes charitables qui avoient le courage de les assister encore dans la prison. Le président lui ayâht dit: De qui ieê reiiffieuiftfê am^ies reçu des aHmens, Mér encbre? Iti'i^ur \M répmidit arec fune : C^est ta charité de^

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fktèies qui f umm a naurriêê.

( C'étoît la réponse môme de la sainte martyre , Irène , à pareille question de son juge.' On l'a déjà lue ci^evant, au tome II, page 36a.) Le président répliqua : Âht»

ahl et sont des AKiaTOGaÂTES ;• sur quoi notre •• religieuse lesi confondit par cette interpellation' juste et hardie : Etes^vaus ausHi des ÂKisvoGftATis , parce que vous nous donnez éa pa^? La nourriture leur étoit envoyée i^a^^ que jour par lagénérease hôtesse de l'auberge dite du ParCf l'incomparabk dame Bertrand, que,, tout le temps de la révolution,, les administrations de police ont persécutée de .mille manières cruelles et ruinesses, tantôt à cause de son lèle pour les prêtre»

fidèles et les constantes épouse»

du Seigneur, tantôt à raison 4le»

services qu'elle rendoil aux royalistes occupés du rétablissement de la monarchie. La sceur Yial se vit enfin condamnée à la peine de mort, comm^ n*aytmU pas voulu se conformer auos iois, enpréUsnt ieserment de libbatb- BGâLiTé; ûomime aya/nt^ dans son interrogatoire n^me, ex-^.

prinU du mépris pour ta ré^.

publique , et des regrets pour la n%ort du tyran (c'est- à- dire du vertueux Louis XVI). Cette sentence fut rendue le a8.*man 1794 (8 germinal an II ) ; et no«4 tre scpur Vial est la seule qni ait eu le bonheur de monrir pour Jéaus'%

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diocèse de Cahors, oé à Cahors même 9 ne prêta potat le serment de 1 79 1 ; et y pour continuer d'être utile aux catholiques , il resta ca-> ché dans la province de Quercjy ou Guienne , sans sortir de France, suivant la rigueur de la loi de déportation. Lesagensde la persécution le découvrirent 9 et l'emprisonnèrent en 1793. Vers le commencement de 179^' 9 ils le firent conduire à Bordeaux 9 où il de voit être embarqué pour la déportation à la Guiane {F. Boa- DBACx). L'embarquement n'ayant eu lieu que plusieurs mois après le fameux Neuf thermidor , les maux du prêtre Vibéau l'accabloient tellement avantcette époque f dans le fort du Ha , où il se trou voit 9 que la fin. de sa vie approcha visiblement* On le fit transporter à. l'hôpital de. Saint- André y OÙ 9 sans cesser- d'être captif de Jésus - Christ , il rendit son dernier soupir 9 .le ai août 1794 9 ^ ^'^ de 5oJins. {V. P.

A..yui'Aâ0vet J. ViDÂL. )

VICHËRI ( NoELLi), femme.

( V. Ji, FouciRT. ) . «yiDAL ( JBUf ) , prêtre du diocèse de Toulon f né à La Garde ea 1 7599n'étoit pas sorti de France conformément s\ la loi de prosr cription.) portée contre les insermentés.. Le 26 août 179a. La fureur des révolutionnaires du M4di rendoit les routes trop périlleuse»

pour les prêtres de cette classe; et les besoins spirituels des catholi-

ques invitoient les ministres fidèle à rester pour y subvenir. On le découvrit en 1793 9 et on le jf ta dans les prisons du départein«ot du Var, Ensuite on le condoiîit à Bordeaux , pour j être compris dans une déportation A la Goiaot ( r. BoaoBAVx ). De cette vilk, on le fit passer à Blaje, où il fut enfermé dans les souterrains do fort de l'île du Pdié* On ïj iai^s^lors du premier enibarquenieDt.

qui n'eut lieu que plusieurs mois après le trop vanté Pfeufthêftnidor. Il tomba dans un état >i déplorable 9 qu'oD ne put se di^penser de le faire transporter > Bordeaux, pour être déposé dans l'hôpital de Sakit - André. Il J mourut des suites de ses croeiie^ souffrances pour la Foi de Jésus- Ghristyle as octobre 179^9 ^ l'âge de 56 ans- ( K. H. f »ut, et A. YincBiir. )

VIENNE ( GHAiLis-Miin' Joscra .) y prêtre » Ticairs de U paraisse; de Notre -Dapie de »

Chaussée., dans le diocèse àt Gambl^i t sur lequel il étoit né à Gateaa-Cambresist ^n i;64' fut expulsé de son église par ^ réformateurs de 1 79 1 9 pour sroir refusé U serment. sebî$mati<iue.

Proscrit dés lors comme ffètx^ insermenté, il se vit oblige ^ sortir de France 9 après la barb*'* loi de déportation do 96 août 179^* Son zèle cependant |e fit refeoir à YalencienneSy pour y exercer son ministère, quand les Au^n-

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chiens eurent soustrait cette TîUa au joug sanglant de la Convention, le %*' août 1793 ( F. ValehciBHVES ). Il conlinuoit à rendre aux habitans tous les services spirituels dont il étoit capable j lors-« que cette ville retomba tout à coup, le 1" septembre 1794» sous ^ le pouvoir de cette impie Convention 9 dont les proconsuls vinrent aussitôt y marquer des victimes. Les prêtres et les religieuses étant recherchés par «uz^ aveo une cruelle ardeur, le vicaire Vienne fut enûn découvert, et jeté dans les prisons. On le fit comparoître, le 36 vendémiaire ao III ( 17 octobre 1794 ], avec deux autres prêtres et cinq reli* gieuses Ursulines, devant une commission mèiteaire impatiente - de lea envoyer à la mort. (f^. L.

P.Cagkot, L. a. J^ PahiiibK) M. L.

Vânot, J. R. P&iK , H. BovBiA» 6.

DocBBs, et M. M. Jhc Dejàrdik).

Nos lecteurs Siivent que, suivant le système hypocrite de la faction Tiicrmidarienne , alors régnante, les juges dévoient paroitre ne condamner que des émigrés-rentrés; et peut-être que si le vicaire Vienne , excipant de ce qu'il n'étoit sorti de France qu'à titre de déporté 9 a voit usé d*un subterfuge pour nier qu'il eût émigré, il auroit sauvé sa tête.

Mais toute dissimulation étoit, à ses yeux, un crime au prix duquel sa coo3cience ne vouloit pas qu'il rachetât sa vie. Il déclara^

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de même que les sept autres victimes , qu'il a voit émigré dans le sens que f'entendoient les persécuteurs. Envoyé comme elles a l'échafaud, il mourut à l'âge de 3o ans , satisfait de répandre son sang pour la Foi et pour la vérité ( F, AuGBiN y Ceci se passoit deux mois et vingt-deux jours après la chute de Roberspierre. {V^ M. L.

Vàvot. )

VIEUXMAIRE ( Jbàr - Baptiste), prêtre 5 et religieux Récollet du diocèse de Besançon ,*tté à Villers-Ie-Luxcuil, vers l'an 1754, n'abandonna la vie du cloître qu'après que la révolution eut supprimé les ordres monastiques.

Les persécutions que lui attira la fermeté de sa Foi dans les années suivantes, ne purent l'atteindre, parce qu'il se déroba aux violences des persécuteurs. Quand il crut que la paix étoit rendue a l'Eglise « en 1796, il se remit â exercer le saint ministère dans le diocèse de Besançon. La crise révolutionnaire du 18 fructidor ( 4 septembre 1797 ) vint lui faire courir de^ nouveaux dangers, par sa loi de déportation à la Guiane ( F. GoiiNB ). Il crut d'abord pouvoir leur échapper, avec les précautions qui l'avoient sauvé en 1 793 et 1 794 ; mais les agens de la persécution le découvrirent.

II fut arrêté et envoyé à Rochefort. On l'embarqua, le 1*' août 179&, sur la corvette la Bayan^ nais0, dans laquelle la peste se

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manifesta pendant la trayersée. Il n'en fut pas vis^iblemcnt frappé ; mais il en a^oît aspiré quelques germes qui se développèrent lorsque , après avoir touché le sol de Cajenne, vei'S la fin de septembre, il eut été repoussé dans le désert de Synnamari. La contag^ion qu'exhaloit cette terre de mort, ajouta ses pernicieuses influences uux principes pestilentiels que le P.- Yieuxmaire y avoit apportés dans ses veines. On le mit à Thospice ; et il y mourut le a décembre suivant 9 1798 , à Tâge de 4^ ans. ( V, A. Véhillot , et A.

"WUEGEN. ) '

VIGNfi (iV... )> prêtre, et religieuzde Saint-François de Paule, né dans la ville d'Aix, en Provence y résida long-temps à Rome, dans le couvent français des Minimes dtita SS. Trinità, sur le mont PineiuSf ^Th^laViita Afedici. Ses vastes connoissances , ainsi que ses vertus, lui attirèrent Testime et l'affection partlculfère du prélat Jean-Ange Braschi, avant même que celui-ci parvint du cardinalat ; et il les conserva , quand Braschi eut été couronné de la tiare , souç le nom de Pie VI. Le Père Vigne cependant fut réclamé par sa province natale, et il vint habiter le couvent des Minimes d'Aix. Avec les lumières dont il étoit pourvu , avec la Foi vive dont il étoit ani'mé, avec le zèle ardent qu'il avoit pour l'Eglise catholique , il ne put

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