‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 232 sur 242 · VIG · texte numérisé non relu

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que se déclarer hautement contn \9i cofutUutiùn civiUdueiergi' Digne d'être consulté , comme un oracle , sur cette œuvre de schisme et d'hérésie, il détermina beaucoup de prêtres à n'en pas faire te serment* Les factieux, qui coqnoissoient son influence , si contraire à leurs desseins, cherchèrent à le gagner par des promesseï et des offres. Mais que pouvoieot ces stratagèmes sur une con^ cience aussi pure , aussi droite t aussi éclairée que celle du Père Vigne ? Le désespoir de ne pouvoir le pervertir, se changea en haine féroce, qui d'abord eoi' ploya les menaces. Elles oe fui-eot paspluseffîcacesquife leurs mojen5 de séduction ; et, dans leur rage de ne pouvoir réussir, ils passèrent bientôt à l'exécution de ces menaces. Le ay août 1793* ^ soulevèrent contre lui ce qu'il J avoit de plus vil et de plus atroce dans la populace de la ville d'Aix> Le P. Vigne fut assailli, et frappé de coups meurtriers qui dévoient le iaire périr. Il conservoil encore quelques souffles de vie, lorsque, pour les lui arracher de la id^ nière la plii^ atroce , les assas5fO^ se mirent à le traîner pir les rues^ Quand il eut rendu le dernier soo* pîr, ils exercèrent encore sur son cadjvre les plus infâmes et «s plus barbares cruautés. (^* ^*^' KITTB, et Tasst.)

VIGNERON (Amablb-Fu«i4 prêtre, et religieux de l'ordre dei

Gannesy dans le'diocèsé d'AmieiiSy coatînuaDt d'habiter la rille de ce nom après rabolitioo des ctoitres»

y exerpoit le ministère sacerdotal enters les catholiques , auxquels il étoit cher, parce que ce bon cénobite n'aTOit point fait le ser-> ment schismatique de 1791* La loi de déportation et les dangers dont elle le menaçoit , ne purent le décidera quitter les fidèles d'Amiens. Cette constance de lèle dcToit être récompensée par une mort glorieuse (F. BuTâiiiiBipLyet L. Pria). Le P. Vigneron, ayant été arrêté Ters la fin de 1 793, fut en* fin traduit, le printemps sutyant , défaut le tribunal criminel du département de la Sofnme, siégeant à Amiens ; et les juges portèrent contre lui une sentence de mort, le 19 germinal an II (Sayril 1794 ) 9 pour l'unique motif qu'il étoit « prêtre réfractaire » . L'exécution de la sentence eut lieu dans les Tingt-quatre heures.

VILHIEN (Albxâmdbx), prêtre du diocèse de Cahors, et vicaire en la paroisse de Larnâgol, près Figeac, ne voulut pas trahir sa Foi par la prestation du serment schismatique de 1791. Son fêle pour les paroissiens auxquels il aroit consacré son ministère , le décida facilement à rester dans cette paroisse, même après la loi de déportation, malgré les dangers qui le menaçoient La persécution , devenant de plus en plus générale dans ses fureurs, l'attei-

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gnit enfin. On l'arrêta, et on le conduisit aux prisons de Cahors. Le tribunal criminel du département du Lot, qui siégeoit en cette ville ^ le condamna à la peine de mort, comme « prêtre réfractaire » , le i5 thermidor an II(a août 1794)»

c'est-à-dire six jours après la chute de Roberspierre. H fut décapite dans les vingt-quatre heures qui suivirent la senteoce. On doit dire, à la gloire du diocèse de Cahors, qu'il mérita, par son excellent esprit, dès le printemps de 1791, toutes les fureurs des ennemis de la religion , ainsi que de la monarchie. On peut en voir la preuve dans le Mercure de France du 4 juin de cette même année.

VILLE ( FâiRçois - JosBPB ) , prêtre du diocèse de Valence eii Dauphiné, n'avait pu se dispenser de se soumettre à la loi de déportation ,. qui le condamnoit, comme insermenté, à sortir de France. Des motife légitilnes, et peut-être même respectables, le décidèrent à y rentrer clandestinement en 1793, à l'époque où son pays espéroit se soustraire à l'impie tyrannie de la Convention. Quand cet espoir fut cruellement déçu, vers la fin de cette année, le prêtre Ville fut surpris à Montélimart, où il s'étoit choisi un asile ; on le traîna dans les prisons de Valence , chef-lieu du dé<« partement de la Drame, où siégeoit son tribunal criminel; et ce

tribunal porta contre le prêtre Ville une sentence de tnort, le 27 niTosê an II ( 17 janvier 1 794)»

sous le prétexte qu'il étoit un « émigré-rentré ». Le lendemain , sa tête fut abattue par la hache de la guUlotîne.

VILLECHAPERON ( Joseph- Le Veneur de la), prêtre du diocèse de Saint-Brieuc , né sur la paroisse de Henon, vers 1753, TÎvoit dans une de ses propriétés ^ en la paroisse de Saint-Gouens, s*y occupant de bonnes œuvres, et consacrant la majeure partie de sa fortune au soulagement des pauvres et à la décoration de la maison du Seigneur. Il manifesta , dans le temps 9 une forte opposition aux nouveautés impies que la révolution intruduisoit dans l'Eglise. Les dangers qu'elle acciimuloit autour de lui ne purent le décider à fuir : il comptoit avec raison sur la bienveillance des habitanSy par qui il espéroit d'dtre averti 9 si le péril dcvenoit plus imminent. Mais le péril le menaroit déjù de bien pré», sans qu 'ils le soupçonnassent. Une colonne mobile de républicains y lâchée dans les campagnes contre les prêtres 9 le surprit chct lui , rei|i arrjiclia, et le fusilla de suite, à la porte mt*me de sa maison. Victime de ses bonnes œuvres , il en demanda à Dieu la récompense , en mourant ainsi pour sa cause 9

à l'âge de 4^ ^^^9 ^^^^ }^ ^^ou*rantde 1793.

Vit

VILLECROCHIN ( Mateief- N ICO LAS ) , qu'ailleurs on trouve nommé Viilecroin , étoit un ex- Jésuite 9 flgé de 60 ans , à qui ^â^ chevêque de Paris avoit confié U direction .spirituelle des reliffieuses du monastère de Bette --Chasic.

Eminemment versé dans la science de la conduite des âmes, il avoit.

en outre, la confiance de beaucoup de personnes du monde qui se distinguoient par leur piété.

La franchise de la^iiiennei et U bonté de son caractère 9 lui pgnolent l'estime de tous ceux qoi le connoissoient. Sa conduite paisible et modeste 9 depuis la dispersion de ses religieuses , ne permit pas d'abord aux persécuteurs de songera lui dans les premiers jours de leur irruption contre les prêtres fidèles, à la suite du fatal 10 août 1793. Cependant quelques uns de leurs satollites le rencontrèrent dans la rue » lorsque revenoit de féliciter un ami qui avoit échappé à leurs recherches ; et , l'ajant reconnu , ib ie traînèrent aussitôt au comité civii de la section du Luxeméourg. Le président de ce comité lui propoj^a de prêter le serment d» la eonstUtUiofi' eiviU à»

etergé, qu'il de voit bien prévoir qu'un horarae aussi éclairé dans les voies du salut ne voudrait pas prononcer. Maïs il falloit à Ville - Gi'ochin ce témoignage de la solennelle profession de Foi devant les tyrans, qui* se trou voit dans

le refus d^un tel serment, en pareille circonstance , pour être éminemment digne de la palme du martyre. II fut 9 en conséquence, traîné de suite à la prison nouvellement formée dans l'église des Carmes, et partagea le sort de tant d*autres confesseurs de Jésu8*Ghrlst qu'on y arolt déjà enfermés ( V. Doi,au ). Sa présence, au milieu de ces saints captifs 9 leur parut être celle d'un nouyeau garant de . la victoire céleste qu'ils dévoient conquérir, par le sacrifice de leur vie.

S'ils eussent eu besoin d*un modèle pour nrarcher à la mort avec le courage de la Foi et la sérénité de la vertu , ils l'auroient eu dans le respectable Yillecrochin , lors* qu'il lui fut ordonné d'aller se présenter aux assassins, et qu'il tomba sous leurs coups, le a septembre 1793. {V. Sbptbmbib.)

VILUSFUMADB - NOFFAL ( jBàtf Lafobd db } , jeune prêtre du diocèse de Périgueux, né à Rîberac, en 1764 , et y ayant manifesté son opposition au serment schismatique de 1791 9 méritoît, à raison de son xèle pour la Foi, d'y être 'persécuté .par les novateurs. S'étant retiré dans une campagne éloignée , il n'eut connois»sance de la loi de déportation, rei^ fluele sGaoAt 179a, quelorsquil ne lui étoit plus possible de sortir de France ; et, au commencement de 1795, îLprit le parti de se réfugier à Bordeaux y où ^ pou^

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voit espérer quelque tranquillité.

Quand la persécution y reprit son empire {V, BoBDBAiJx},iLtrouva un asile dans le domicile d'une pieuse et charitable femme du peuple, chez laquelle il resta qaché assez lorig-teînps ( V. M. Gimbt, et AI* Trolongb ), ainsi que deux autres jeunes prêtres qui couroient les mêmes dangers que lui ( V. G. Mo- LiBiBB, et L. SocBT ). Le jour où ceux-ct furent découverts par les agens de la persécution « il ne put leur échapper. Arrêté comme eux, avec leurs deux généreuses- hôt tesses, il se vit traduit, comme elles et avec eux, devant la commission mUUaire établie à Pordeaux. Villefuniade s]y conduisit en courageux confesseur de la Foi : la preuve en est dans letexte même de la sentence que les juges portèrent contre lui, le 18 prairial an 11(6 juin 1794)* Nous l'avons copiée sur l'affiche qu'ils en firent placarder ; elle porte ces mots :

« £a commission, étant convaineue, d'après les propres aveux de ces prêtres, 1*. qu'ils ne se sont pas soumis à la loi relative aux ecclésiastiques; 2* qu'ils ont eu l'audace de manifester à la barre du tribunal leurs sentimens fcma' tit/ue» et : contre -révoJutionnai- •es.^..; 3^ que 9 pour se dérober auxpouGsoites des jHUrioteSy ils ont engagé les femmes Gioset et Bouquier ( autrement Trolouge ) è les receler chez elles , et qu'ils^ y ont été effectivement cachés peu*-

dant long-temps. . . » ordonne qu'ils subiront la peine de mort»; Nous n*a?on8 transcrit ici ae cette sen* tence que ce qui regarde personnellement ces prêtres^ lesquels ont aussi leur part dans ce qu'on y disoit contre les deux pieuses fem* mes 9 et que nous a^ons rapporté «n parlant d'elles. Tous les cinq furent décapités ensemble le len-demain : le prêtre Villefumade fi*aToit que 3o ans.

y ILLERETZ ( Xe P^re Jbav- Fbâvçois), prêtre, et i*eligieux de Tordre des Récollets, dans leur maison de Bapnume , au diocèse d'Arras, en étoit gardien. Le grand fige auquel il étoit paryenu leren«* doitcependantencore moinsTéné* rable que les vertus dont sa rie avoît été remplie. Saint dans le oloUre, il le fut encore dans le monde, où il se yit rejeté par la suppression des ordres monastiques, en 1 791. Edifiant et lélé pour la Fqî catholique, il devint odieux aux impies réyolutionnaires, qui. se hâtèrent de le désigner au pro« consul J^ Lebon,tlès son arrirée à Cambrai, en mai 1794 ( f^* Aéras). Le tribunal rivoluiiof^, noire de cet apostat fit conduire le Père VillereU a ta guillotine, arec- le respectable Père Roch Ibssv , aussi RécoUet, et la.s«Mir de celui-ci. Rose Jbssv, du tiersordre de Saint-François ( f^. ces deux noms). Le ^même jour yit donner la palme du martyre è ces ifois modèles de la. sainteté mo-

nastique. (F. J. L. YEiTOCK,et J. Abaaham. )

YILLETTE ( Jsah - Aktooib- JosBPH bb), homme très -religieux, né dans le Cambrésis, en 1731, et cheyalier de TOrdrerojal et militaire de Saint-Louis, aroit profité de ce qu*un ancien supérieur du séminaire de SaiM^Firfnin étoit son parent et son compatriote, pour obtenir, en 1781, d*être reçu comme pensionnaire dans cette maison. Ce supérieur, appelé Cousin, étant mort en 1788, son successeur, nommé FaAHÇois, qui gouyemoit encore ce séminaire en 179a { F. ce nom ) , s*étoit fait on plaisir d*j «onseryer le cheyalier de Villetle, qui , depuis plusieurs années, y menoit une yie très-édiflante. Cet ancien militaire pouYoit être proposé pour modèle de feryenr sui plus pieux d*entre les jeunes séminaristes. Il ne sortoit de cette retraite que pour fréquenter les églises où Tattiroit la dérotion pobtique, Lorsqu'en 17929 1^ dangers s'augmentèrent si férocement contre les prêtres , le cheyalier de Villette fut invité à chercher ailleurs un asile ; et le conseil paroissoil d'autant plus raisonnable, même A ses yeux, quil safoit que la maison de Sàùu-Fitf^^ étoit spécialement menacée. Mars»

é cette invitation de pourvoir à s»

sûreté en allant choisir une autn* demeure,. il répondoit : « Je veu^ subir le sort de mes respeclabte''

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