‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 239 sur 242 · WOL WOL · texte numérisé non relu

WOL WOL

Ton alh bien Vile arrêter 'eea tieurà fidèles n*y assistaBsent; et

charitables hôtesses» Elles fureot ib rirent le saint prêtre, suiri de

conduites arec Iqi dans les pri^ ses deux hôtesses, monter sur Té*

sons du tribunal criminel du Bot- chafaud afec-tout le courage de la

Rhin 9 siégeant à Strasbourg^ Fol, et donner sa bénédiction aux

Le jnalre ^ qui aYoit fait fouiller ce spectateurs. Les corps de ces trois

ministre du Seigneur, et s'étok tictimes furent portés et enterrés

emparé de la sainte Eucharistie dans le cimetière du couvent de

que celui-ci avoit déclaré porter Sainte - Madeleine. Lorsqu'on

arec lui , la retint sur sa table, où aToit fait la rôite des papiers de

elle resta, dais enfin , la reli- Wolbert, on avoit trouvé, copiés

gieuse industrie des fidèles par-* par lui, un grand nombre de pas-

vint à la lui faiqe enlever par une sages de TEcritùre-Saiote,, choisis

pieuse fille du peuple qui eotroit à dessein pour l'encourager au

ordinairement dans sa chambre martyre; et l'on assure que, sa

pour en faire le service. Elle la fosse ayant été ouverte pour un

remit à un prêtre catholique, autre objets quelque temps après

par qui elle fut rendue- à l'ado** sa mort, l'on découvrit, dans ses

ration que mérite l'auguste' sa» babils encore intacts, une prière

crement de nos autels. Wolbert écrite, et vraisemblablement com-

comparut, le ^4 prairial an II (a posée par Uii-même, dont voici

juin i794)f devant le tribunal, la phrase la plus remarquable:

avec ses deux saintes hôtesses ; et « O mon Dieu ! je vous offre mon

les juges, en les envoyant à l'é- cœur, mon corps, mon âme,

chafaud, à cause de la gêné- mon^ travail, ma peine, mes

reuse hospitalité qu'elles avoient croix, mes souffrances, toutes

exercée , ne manquèrent pas de nies actions, ma vie et ma mort » . condamner l¥olbert à la même Un Martyr aussi distingué que

peine, comme «prêtre réfrac- celui-ci, ne l'étant pas moins que

taire. « Ce jugement , prononcé saint Montan , l'un des prêtres do

ik une époque où les hommes du saint Cyprien, et paroissant n'ar-

parti de Schneider étoient con- river que le dernier dans notns

tenus par ceux de la faction con- Martyrologe, comme pour y être

traire, laissoit les juges dans ui^ plus remarqué, nous semble avoir

certaine anxiété qui leur suggéra été choisi par la Providence , au

de déguiser ce nouveau jneur- milieu de nos matérielles combi-

tre, autant qu'ils le pourroient, naisons alphabétiques, pour rem-

en différant l'exécution jusqu'à plir, à l'égard des incrédules et

la nuit fort avancée. Mais ce stra- des détracteurs de nos jours, la

tngènie n'empêcha pas que plu- mission dont s'acquitta si bien le

saint prêtre de Carthage» Lors-»

qu'il alloit au supplice , à la suite de tant d'autres 9 il interpelloit les hérétiques et les mauTais croyanSy réprimoit la peryerse opiniâtreté des uns et l'orgueil des autres 9 en prenant à témoin la grande quantité de Martyrs qui l'aroient pré-> cédé 9 poor leur faire comprendre combien étoit yraie cette Eglise

ZEP

à laquelle ils deyoient reyenir, s'ils youloient être santés »: Be- ^eticotmn superiiam et imr prabam cantunuwiiMm rttundebatj eontestans eas tu vd de copia Martyrum itUeUigererU Ecduiœ veritaum ad quam redire deéeant. (Ruini^^:

Passio SS. MatUani U ioeiorum, n* i4*}

XAVIER {Sœur Saint) j religieuse. {F. Th. M. Taluvhd.)

YVES { Le Pare ) , Capucin, ( F. MiyïL. )

ZAGHARIE ( Le Père ) , Récollet. ( V. L. SoviBicm.) ZÉPHIRIN {Le Père), Capucin. {V. Ed. A. Lacovb.)

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