‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 41 sur 242 · MGR · texte numérisé non relu

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arec tOQS les aotres |U*êU^es9 le premier^ plua âgé^ fut moîn» cafvdhle de néftister aux aiaia de U faim 9 de la peste et do froide qn*oi» j enduroiu 11 y P^t ^ 6 A^ril i:^. Oo a Ttt^ àrartîcle du di»- Doiae DcBon, que lea eorpe i^orts ttuieot portés à terre , poor j être ishumés. CependaDt les fossoyeurs en kissèreot piasieur»

»ar la plage » en proie awi oiseaux camaasieis; mais oo yaroit aroir la ceftitnde que celui diii ¥éoé«able Morean roçot la sépulture* U existe cotre nos mains uoe eolaction de lettres de son frère t rentes pendant sa déportation»

t{ui forment on dc^ pins curieiii et des ptlnaédiftaQ» mémoires qoe boos aiyioas sur les souffrances de» soixaDte et un déportés de >cTer99 et des quine d^ Angers qvi mreot associés è leur sort. C*est h que le c«i>è= de Ghûteau-Chinon <i.t à son eoiRspondanc» à pnipos <{« la jDOrt de son frère , en ter-* minant sa lettre du i^ aTrîl iyg^i • Je ne ▼oos ai pas jÂrlé de l'éTéneoKnt funeste qn», le 6 du eouranty m'a «nievé eeloi qoe tous uTîes bien ne Dore qu'un atee .i>oL Je ams maintenant iei le seul i€ mon Bom. Bêlas 1 mes krmes ''■mêewÊtK long- temps. Je me les ^'proche pourtant; car H est dUR« 'ic d*afTOîr p(na d^assaranee que -n nâdttbnnkeof deceioiquiest . -^îesëe nm peine. Je ne connois . .cisa genre de mécites que je n jse remarqué en hift dans un

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très- haut degré. Les yingt derniers jours de sa vie ont été yingt )onrs de martyre , supportés arec la plus grande soumission 5 arec la plus parfaite tranquillité* Je puis dinre ^ plein de la joie la plus pure « qu'il a été rudement et puissam* ment purifié dans ces jours dejtribulation. Qnaad est-ce que je me vénnirai à lui ? Ceci , comme tout le resle^ est à la dbposillon du souverain maître de tous les hommes» J 'attendrai , atee confiance on sa tendee miséricorde 9 Faceomplisaement .de sa Tçlonté sur ma persomie» Aides -^ moi 4 obtenir la perséyéranee dans ma douloureuse 9 mais sainte car* rière n . lie tempérament plus robuste de Gaspard ^ Fsene ois Moreau l'ayant fait résister aux^ longues et cruelles souifrances de la mortelle déportation dont il s'agit, il reriaty en 1795^ dans sa famille y auprès d'une pieuse nièce dondeiliée à Avallon, où il reprit Pesereiee du saint ministère. Il y est mort le 5 juillet 1808 ( F.

Makoiais, de Concressant; et FirioT, d'Angers. )

MOREAU (Josbm), ricaire de Saint «Laurent -de -la-Plaine, au diocèse d*Ai^rs, envoyé à Téehaâuid an haine de la religion et h ceuse de s* Foi, par la commiseton mUUaire d'Angers, le r^ arril i^^j n'est dcrnrs auctme liste imprimée jusqu'à ce jour, La raison s'en trouve à Tarticie de Biensa. C'est sur le témoignage

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du yénérable érêque actuel d'Angers que nous rioscrivoDS daos nos diptyques ( V. Ybndbe). Il est compté au nombre des Téritables Martyrs de son diocèse.

{F. J. B. Legavlt, et F. Pelle-

TIEE. )

MORE AU (iV... )» chapelain de la cathédrale de M^con , né dans cette ville 9 fut arrêté en 1793 9 par haine delà religion et de ses ministres. Les autorités du département de SaStie-et-Laire^ desquelles cette TÎlle dépendoit, le firent conduire ensuite comme insermenté 9 à Rochefort , pour y être sacrifié dans la déportation maritime qui s*y préparoit {F, Roghefoet). U fut embarqué sur le fVashingianM et succomba sous les maux qu'on y souffroit. U mourut en octobre 1794» ^ 1*^^ de 40 dns^ et fut enterré ds^ns Vile Madame. {V. P. MoNTjovEifAi.9 et A. MocTET.)

MOR£L- DES -PRÉS (Jeàn- Jagqves), prêtre 9 religieux Capucin 9 sous le nom de Pire Apoliinaire, né en Suisse 9 0U5 suivant d'autres 9 en Allemagne 9 étoit venu jeune à Paris 9 pour ses éludes. Il n'avoit encore que Tordre du diaconat, lorsque survint la terrible catastrophe du Dix août, qui donna aux impies persécuteurs de la religion catholique 9 tout pouvoir sur ses ministres 9 et même sur les candidats du sacerdoce. Il falloit donc bien que les vertus et le savoir du P^re

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Apollinaire promissent 4 l'Eglise un bon prêtre en sa persouDe, pour qu'il fût spécialement recherché par les agens de la persécution 9 à cette déplorable époque. Arrêté par eux 9 il se vit traîné de suite au comité de la section du Luxembourg , où il justifia les craintes que soa zèle inspiroit. La fermeté avec laquelle il y rejeta le senpent de la cons^ tUution dvUe du clergé, qui lui étoit proposé comme un moyen d'échapper aux dangers iomainens d'alors 9 mdntra de quel esprit évangélique seroit animé ce religieux} s'il parvenoit au sacerdoce.

Des. tyrans du comité l'en empêchèrent, en le condamnant au sort de tant de courageux confesseurs de la Foi qu'ils avoicot déjà emprisonnés dans l'église des Carmes ( ^. Ddlav )* Le P^re Apollinaire, enfermé avec eux»

se rendit de plus en plus digne de la mort qui. lui étoit préparée; et il la subit) comme eux 9 avec les sentimens des plus héroïques vétérans du sacerdoce 9 le a sep* tembre suivant. Il fut des premiers que les assassins massacrèrent 9 et périt vraisemblablement dans le jçindin. ( F, Sbptbiibre. )

. MOREL . DIJPAS ( Jàcqubs ) 9 prêtre . du diocèse de • Poitiers , dans lequel il remplissoit les fonctions de vicaire , n'avoit point fait le serment de 1791 9 et n'étoit pas sorti de France 9 voulant continuer à rendre son ministère utile aux

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uthoUques de là contrée. Il tésiioîteo la petite rille de Rufiec, mêmcifiocèse. Oo l'arrêta, dans ttoe de ses courses apostoliques y dttodté de la Bretagne, au cornoKfKxment de 1 794 (^* Ven d^b) ; ti il fut atnené dans les prisons deBeonei. Le tribunal criminel ia dèpartemem â^IiU^et-* Vilkinc, siégeant en cette Tille, le coBdamna, cooMne « prêtre réfnctsirea, à la peine de mort, le )8 feotose an II (1 8 mars 1 794} ; et il lof immolé le lendemain.

HOREL (Joseph-Mabie) , prêtre du diocèse de Dol , en Bretagne, ne dans la paroîsse de Ctf&Qtâio, près Dol en 1765, étoit ficaire de celle de La Fre- Mje,laiia le même diocèse , après 'T"ir dessenri la cure de Trèbè^ ^&t où son vénérable évêque t'aroii placé de confiance, par tMiiim, comme caré d*oi&ce ^'. Bticé). Il fefîisa le serment icUsmatique de 1791 ; et, lors de >4 loi de déportation , à la fin -ioùt 1793 , ne crojant pouvoir 4 dispenser de fuir, il passa dans 'lie et Jersey. Mais son zèle y "^ impatient de revenir travailcran ailut des âmes; et, dans !e eewaiit de novembre sui* 'lot, I feotra en France , avec .a di lei confrères animé de la ■ffme salMe ardeur ( F. C. Sâirt- ^). Les innombrables services *rd rendit aux catholiques du «èse de Dol, pendant l'année 793 et une partie de 1 794'^ furent

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suivis des eflbts les plus heureux pour la religion. Un jour qu'il reveaoitde quelques courses apostoliques, dans les paroisses de Sfiint - Marcan , de Saint- Brolarde, etc., il fut rencontré et reconnu par d'impies révolutionnaires, à Baguer - Picàn. Ces furieux lui firent souffrir les plus cruels traitemens, et finirent par lui arracher la vie,. uniquement parce qu'il étoit prêtre immobile dans sa Foi, et qu'il ne vouloit pas cesser de consacrer sa vie au service de l'Eglise de Jésus- Christ. Ce meurtre eut lieu dans le courant de novembre 1794 9 quatre ^mois après le tant vanté ïfeuf thermidor,

MOR£L (BAUTnéuMi), prêtre du diocèse de Laon, qui, né à Bruneau, en 1751, périt dans la déportation à laGniane, en 1798, le 10 novembre, à l'âge de 4?

ans, n'est porté sur le registre des morts de cette colonie , que comme simple prêtre , sans aucune indication des fonctions qu'il avoit remplies dans l'Fglise. Il n'en est pas moins constant qu'après avoir échappé, en 1795 et 1794» &nx persécutions qui firent périr alors tant de prêtres insermentés, il devînt pour les mêmes persécuteurs , un objet de recherches haineuses après la -catastrophe du 18 fructidor an Y (4 septembre 1797); qu'étant enfin to,mbé entre leurs mains, ils le firent traîner à Rochefort ( V.

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Guiahe) ; qu'il y fut embarqué, le i** août 1798, sur la corrette . la Bayonnaist; qu'elle le |eta dans la rade de Cayenoe i\ la fia de septembre; qu'il en fut relégué de suite dans le mortel désert de Konanama 9 et qu'il y mourut de la peste 9 le jour indiqué cidessus. Tant de maux et sa mort n'eurent d'autre cause que sacons* tante résistance aux propositions impies de nos prétendus réformateurs politiques* {V. G. J. MoM'- TAGMOif, et MovTiLEy d*Auch.)

MOREL ( AsToiHE - Fbahçois- Xiste), prêtre du diocèse de Garpentras, ficaire en la parois^ de Monteux, près Garpentras^ et réfugié à Venasque, n'ayant pu croire que la persécution contre les prêtres se porteroit jusqu'à vouloir les détruire entièrement »

n'étoit point sorti de France.

Quand le proconsul Maignet établit sa féroce commission popUriaire à Orange ^ et qu'il ùt rechercher 9 dans toul le Gomtat»

des victimes Qu'elle pût envoyer à l'échafaud) le prêtre Morel fut saisi et amené prisonnier dans cette villç ( V. Obavge ). Gette commission le condaûma, le 5 messidor an II (a3 juin 1794)9 ^ la peine de mort ; et il fut décapité le mêmeiour. (F. M. J. Olivikr.)

MORÉLIE (PiBKftE), chanoine.

(F. P" PuYBEDOIf.)

.MORÉLIE ( Jbah - FâANÇois DE LA ) , chanoine. ( F. J. F.

Bbeuil. )

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