‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 46 sur 242 · H01) MOU II · texte numérisé non relu

H01) MOU II

9 c^esl qu'il en va résulter, deux Ténérables captifs furent

pour la piété du maréchal de emprisonnés, arec tant d'autres

Moodij, on plus grand éclat, et suspecté de ta^mt genre, ils leur

en mêine temps , pour la religion inspirèrent Je plus profond respect

elle-même, un plus beau triomphe, par leurs vertus. Les mœurs de la

La déTotion de cet illustre giier- noble et généreuse chcTalerie ,

lier, a<xompagnée des plus belles qu'ils oonserroient , ces mœurs

qualités chevaleresques , en deye- qu'où regardoit comme celles des

Doit infiniment touchante.Gomme jjemps antiques, et auxquelles s'as*

pieux et ferrent, il mé- sortissoient les costumes des beaux

nta Tadmiration , la vénération jours de l'honneur français dont même de TarcheTêque de Paris, ik ne s'étoieot point départis, les

le de Beaumont, et de y faisoient considérer comme des

300 successeur. Les lumières de patriarches de la monarchie. Ils

sQBcx^ièrience, et plus encore les restèrent plusieurs mois dans

conseib de sa probité, furent cette prison, avant d'£tre conduits

rèdamés par Louis XVI , en 1 787, devant le tribunal rivotuUaiP-

pour l'Assemblée des Notables , noire, parce que les tyrans qui

dont il devint membre. On pré- vouloient les perdre, n'ayant pas

voit déjà que la révolution , avec même de délits politiques à leur re-

»ei réformes anti - catholiques procher,n'osoient encore recourir

autant 4|ii'anti-monarchiques, le à des prétextes absurdes et sans

trouvera aussi ferme dans sa Foi fondement [V, ci-devant, tom. I",

que dans son attachement ft la pag. 249)* Ce ne fut qu'au com-

dynastie légitime ; et ses pieux mencement de leur mob de mes-

leotimens étoient aussi le partage sidar, vers le milieu de juin 1 794,

de sa respectable, épouse. Aoja- que, par un tel moyen, ils s'af-

Oste par sentiment de religion, franchirent de toute entrave pour

encore pins que par habitude et immoler, chaque jour, des vie*

parderoir, il ne pou voit manquer times par centaines. Le maréchal

d*être bonoré de la plus grande fut traduit, avec son ép'ouse, de-

kaiœ des impies démocrates de vant les juges, le 9 messidor

1795. ¥ers la fin de cette année, (27 juin); et Fouquier-Thinville ,

ik se prévalurent de leur atroce n'y pouvant articuler auciu». Mf

bieootre les prétendus suspects, précb contre eux^ ne sut les ac-

poor arrêter et jeter, comme tek, . cuser qu'avec ces phrases, où tout

dans feurs prisons, le presque est vague, excepté sa haine de la

octogénaire maréchal, avec son religion et de la royauté. «Noailles

«-poose, plus que sexagénaire. Mouchy, dit-il au tribunal, étoit

Dans le Ltucembcurg , où ces l'agent de Capel( Louis XYI),

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pour la distribution des sommes au moyen desquelles il soudoyoit les prêtres réfractaires, les émigrés, et tous les autres complices de leurs infâmes manœu- Tres^ dont le tyran payoit les crimes ». Quelque incertaine et dénuée de preuves que parût cette accusation, elle suffit néanmoins pour faire condamner de suite le Téuérable maréchal à la peine de mort, comme « contre - révolutionnaire » ; et il fut aussitôt conduit à la guillotine, avec son épouse* On lit , dans un ouvrage publié en 1808, par un honnête laïc (1). « Le maréchal de Aloucby étoit digne, par sa Foi et ses principes , d'un siècle meilleur que celui où il a vécu. Proscrit par ceux même qu'il avoit comblés de biens, il fut traîné dans la prison du Luxem/bcurg, Sa piété l'y rendit un objet de vénération ; et il y ezerçoit une espèce de sacerdoce. Quand on vint le chercher pour le conduire au sup^ plice, il dit à ceux qui s'attendrissoient sur son sort : A diconeuf ans, je montai à Vassaut four mon Roi ; à quatre-vingts ans, jemonte à féchafaudpaur mon Dieu .- nm vie est assez fdeinùM »

MOUGHT (Ghaeijottb-Ahtoi- Nim-LovisE fi'AAPAJoir, épouse ■ - ' — ....

(1) VHéroume de la Piété FrauT" nêile f par Treneutl , nouvelle édition in4",à U pag. 96.

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du maréchal Philippe de Noailles de), née à Paris, en 1728, étoit l'unique héritière d'une ancienne famille dans laquelle, par un privilège spécial , les femmes même pouvoient obtenir la distinction des grand'croix de l'ordre de Malte.

Gharlottc-Antoinette-Loui:^Ia reçut le i3 décembre 174^, quatre ans après son mariagé,contracté en 1741 (F. l'article précédent).

£lle devint, en juin 1763, dame d'honneur de îa reine Marie Leczinska, épouse de Louis XV ^ et, après la mort de cette princesse , .en 1768, elle eut la même dignité auprès de la dauphine , Marie- Antoinette de Lorraine , archiduchesse d'Autriche , qui devint reine elle-même en 1774* Nous avons déjà fail connoître sa piété et ses vertus , en parlant de son mari. Elle fut dénoncée, comme lui, par d'infâmes ingrats que leur charité et leur générosité avoient comblés de bienfaits. Ge qu'il j eut d'horriblement remarquable lorsqu'elle fut traduite, avec le maréchal , devant le tribunal revolutionnaire , le 9 messidor an II ( 37 juin 1794 )? c'est que l'accusateur publicj qui déjà n*avoit allégué que des choses vagues contre son époux, ne put proférer un seul mot contre elle, et ne la nomma dans son acte d'accusation , que pour la faire comprendre aveuglément dans la liste des victimes de cette journée. Elle n'en fut pas moins condamnée à la peine

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k mort 9 et envoyée de soite à Fèchafiiadf coinine «rconTaincue de s'être déclarée l'ennemie du peaple, eo se rendant compiicôdu tr$Ure Capet , par la distribution des sommes que ce t jran employoi t àsoadojerdes fanatiques* • La courageuse résignation de la maréchale ^ en accompagnant son mari au supplice 9 pour être égorgée aTecluî, ne devint pas moins Mimirable que la sienne ; et ' ce fut aiofi qu'elle périt f à T^ge de 66aos.

HOUDIÈRE (HsnLi-PiEEM- ManiLDB là)» prêtre» chanoine, de la cathédrale de Séez» regardé 'juste titre comme Qon-asser- ■eolé» fut pouasé par la frayeur à sortir de France» vers le milieu da terrible septembre 1799. Il ■est cspendant pas certain qu'il bi fut possible de franchir les Potières. Les périls que les prêtres de Séex rencontrèrent sur la ^ute, où plusieurs d'entre eux étoient massacrés (F. LBufcraE et Hunv )» purent bien le forcer à ^troçrmler. Quoi qu'il en soit» il reiiot à Séex» où il chercha vai- KBient à se soustraire aux recberckes de la persécution. Elle ''atteignit bientôt» dans l'été de iiuioée soivante. Après l'^yoïr «'rêté» on le coi|duisit à Aleqçon»

^Mégeoit le tribunal criminel du 'êpartemeot de VOme, qui le 'iikdamna presque aussitôt» le a 5 '^io 1793» à la peine de mort»

Joims «émigié- rentré». Il fut

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immolé dans les vingt-quatre heures.

MQliFLE ( Maais-Fbavçois ) »

vicaire en la paroisse de Sainte- Merry» à Paris, se laissa entraîner» par l'exemple de son curé, Louis Viennet » à faire le serment de la canitiHUian civUe du elergé,. en 1791. Comme il honoroit par.ses vertus le ministère qu'il exerçoit » et comme sa conduite ecclésiastique étoit propre A captiver la confiance publique »

cet acte» de sa part» fut un sujet de triomphe pour les perfides ennemis de la véritable Eglise»

qui vouloient la détruire en ayant l'air de la réformer. Ils firent vanter avec éclat » par la populace du quartier» le vicaire Moufle »

tout à h fois comme un excellent prêtre » et comme un bon patriote.

Ces éloges lui parurent d'abord suspects par leurs, excès » et ensuite p^r la source d'où ils partoient : la grâce vint l'éclairer; sa conscience éprouva des remords ; ces remords aUoient toujours en croissant :

Moufle sentit vivement toute l'étendue de sa faute» et la pleura très»

amèrement. Cela ne sufiispit point encore ; il vit la nécessité de réparer le scandale qu'il avoit donné » et de montrer au public qu'il vouloit mourir dans la Foi catholique. Les circonstances d'alors devenoient chaque jour de plus en plus fâcheuses pour les prêtres fidèles ; la perséeution contre eux arrivoit à son dernier période Déjà l'As-

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semblée Législative avoit rendu 9 en mai 17929 ce décret de leur déportation que le Roi tardoît à sanctionner ( V, DiPOBTATiolf ). L'époafantable insurrection du ao juin suivant contre son palais, rendoit leur situation extrêmement alarmantes Mais les remords de l'abbé Moufle agissoient plus fortement sur lui que la crainte du danger; et, en juillet, il fit sa rétractation arec autant de publicité qu*en aroit eu sa prestation de serment. Dès lors, devenu plus odieux qu'il n'avoit été chéri, il éprouToitplus de tracasseries qu'il n'avoit reçu de marques de bienveillance. Sa rétractitfon faisoit à l'hérésie constitutionnelle un tort bien autrement grave que son serment n'avoit pu en faire à l'Eglise catholique. En butte à des vexations, à des outrages, à des menaces qui alloient en s'aggravant, l'abbé Moufle, aiTermidans sa Foi , concevoit le désir le plus ardent de répandre poor elle tout son sang, et d'expier entièrement par sa mort le scandide qu'il avoit donné. Son esprit de pénitence , comme le désir de satisfaire son goût pour la vie ecclésiastique , le fit retirer dans le séminaire de SainUFitmin^ Les persécuteurs frémirent de joie en l'y retrouvant, quand, le i5aoftt 1792, ils vinrent en sommer les prêtres de faire le serment qu'il avoit rétracté. Il le refusa avec tous les autres, et fut constitué.

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comme eux, prisonnier dans ce lieu de piété et d'édification. Le vicaire Moiifle s'y réjouit de voir arriver le moment où, de captif de Jésus-Christ, il deviendroit Martyr pour sa cause. Ce vœu reçut son accomplissement le 3 septembre : il fut assommé , jeté à demi mort par les fenêtres , et mussacré dans la rue , à l'âge de 38 ans. ( V. Septbmbie. )

MOULÉ (Julien), curé de la paroisse de Sauges , près Sablé , dans le diocèse du Mans, né dans la ville do Mans, en 1716, avoit été expulsé de sa cure par les novateurs de 1791 , pour n'avoir'pas voulu trahir son ministère et sa Foi par la prestation do serment schismatique. La persévérance de son zèle lui attira de violentes persécutions en 1793. Il subit toutes celles auxquelles furent soumis les prêtres enfermés à Laval (F. Làvàl). Son âge l'ayant dispensé de s'exiler, à la condition de rester en réclusion , d'après le décret du a6 août, il continua d'être captif pour Jésus - Christ.

Ce sort lui étott si précieux qu'en 1793, après avoir été mis en liberté par l'armée ocUhoiique et rayait ( V, Vbnbjib), il revînt, avec plusieurs autres , reprendre ses fers. Moulé fut l'un desquatorze prêtres vénérables que la commission Tivûîutio%\nairtàt Laval fit périr le 21 janvier 1794» «pour célébrer, disoit-elle, l'anniversaire du mefirtre de Louis XYI « .

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La seotence qu'elle prononça contre eux, et les circonstances da martyre du curé de Sauges 9 oot été racontées à Tarticle de R. L AiuioisB. ( V. MoBiN f de Placé; et Ji*PBLii.}

MOULET ( PtBiaB ) , humble ourchiod fruitier de la Tille de Causiade en Quercy^ diocèse de MootaalMn , néà Caussade même»

fat amené à Paris» avec son ciiré [FéJ. P. CuLTikas), et seixe aotm habitans de ce Heu. Le tnbsDal févotutionnaire le condamna, comme eux 9 à la peine de mort 9 af«c la qualification de fofkKîfue^ le 3 messidor an II (ai jum 1794) ; et Moulet périt le iDwe jour, à l'fige de 5o ans. Le ^ inTolontaire que nous avons eu, de oe pas aasez faire connoitre bcaose de leur mort 9 en parlant du eue ClaTière , sera du moins cornpiêttment réparé dans cette ren- «ntre, parce que TaCte d'accusation dretté contre eux est enfin par- Teoo i Dotre connoissance : nous déroule faire connoitre à nos lecïNni. cLe 27 janvier 1793 (c'est- ' dire m jours après le régicide dtt ai), disoit Fouquier-Thinville , ^ royalistes et les contre - révobioaoaires de Caussade réso- Ivait, de concert avec Clavièrei ttvt de Caussade» de célébrer 9 ^ 1** février , une messe pour le ^p^tn (c'est-à-dire pour le jti^to Mromi^, Louis XVI 9 dont ils <n>renoient9 avec autant de douleorque d*indignation 9 le meurtre

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épouvantable et sacrilège ). Ils espéroient9 par cette cérémonie fa/natù/tic, rallier autour d'eux Ic!) conspirateurs et les esprits foibles et superstitieux. Le soir du 27 janvier 9 plusieurs des Accusés parcouroient les rues de Caussade, en criant que nous n'avions plus de Roi ; qu'ils n'avoient plus besoin de cocarde. Ces individus prirent la cocarde noire; la messe fut célébrée ; et tous les contre^ révolutionnaires avoient eu soin de répandre 9 plusieurs jours d'avance, le bruit de cette célébration, et le motif qu'elle avoit. Le prêtre Clavière (âgé de 64 ans), qui9 dans ses prestations de serment concernant la eansîitution^civUe du ' clergé, avoit affecté de faire des déclarations préliminaires qui étoient de véritaiftu rtstrietions, a été évidemment l'un des complices de cette conspiration :

l'acte religieux qu'il a exercé ne l'a été qu'avec la certitude qu'il avoit pour objet de faire servir le fanatisme à ramener le peuple au despotisme, en présentant à ses concitoyens l'infâme tyran, comme un objet de vénération et de regret». {F. notre Discovbs prélim-, tom. I*%pag. 55, et suivantes. )

MOULIER (Ffiivçois), prêtre du diocèse de Saint -Flour, vicaire en la paroisse de Beaune, près Brioude 9 ne sortit point de France, malgré la loi de déportation 9 quoiqu'il fût non-assermenté. La

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piété des liabitnns le retînt au milieu d'eux. II y lut arrêté au commencement de 1794; et on le conduisit dans les prisons de la vine du Puy (F. J. B. âb^lloh). Le tribunal criminel du département de la Haute-Loire 9 qui siégeoit en cette Tille , le condamna à la peine de mort, comme «prêlre réfractaire », le 29 prairial an II ( 17 juin 1794)' Il fut décapité dans les TÎngt-quatre heures.

MOULlNIER(jEAii),prMredu diocèse de Montauban , né dans la ville de Caylus, en Quercy, vers 1767, avoit à peine reçu Tordre du sacerdoce, lorsqu'on exigea des prêtres le schismatique ser* ment de la constitution civile du clergé» Il ne le prêta point, et manifesta, par toute sa conduite dans Texercice du ministère sacerdotal, le plus courageux attachement aux principes de l'Ëglise ca* tholique. Exposé , par cela même , aux plus insupportables vexations, il crut devoir s'éloigner de Caylus. Dans le lieu de sa retraite , il ne put avoir à temps connoissance de la loi de déportation; et, quand il la connut, il ne pouvoit plus sortir de France : c*étoit en janvier 1 793. Alors il prit le parti de se réfugier à Bordeaux, qui sembloit offrir quelque paix aux prêtres fugitifs. La persécution y ayant ensuite étendu son empire ^ Uoulinier, obligé de se cacher , trouva^ comme deux prêtres catholiques de SA connoissance par-

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ticuHère, un asile généreux chez une pieuse femme du peuple ( V.

M* GiMET ). Pendant plusieurs mois, il y fut, avec eux, à l'abri des recherches ; mais, lorsqu'elles devinrent plus actives et plus rigoureuses, au printemps de 1794?

on le découvrit et on l'arrêta , ainsi que sa charitable hôtesse, avec sa domestique {V. M' Trolonge) et les deux autres prêtres

{V. L. SOVRT, et J. VlEILLEPC-

made). Cependant, comme Moulinier étoit fort jeune , et qu'il portoit , ainsi qu'eux, un habit de laïc , suivant qu'ils y avoient été forcés,' il ne fut pris que pour «un homme suspect ; mais , quand on lui demanda sa profession, il ne la cacha point , et déclara formellement qu'il étoit «prêtre de l'Eglise catholique». C'en fut assez pour le livrer de suite, avec ses confrères et les deux pieuses femmes, à la commission miiitaire établie à Bordeaux ( K. Bordeaux ). Il y renouvela courageusement, ainsi qu'eux, la même déclaration. Tout ce qu'eut d'héroïque, devant les juges, sa profession de Foi et celle de ses confrères, comme encore des deux pieuses femmes , ne sauroit être mieux représenté qu'il né l'est par la sentence même qui les condamna tous les cinq au dernier supplice. Nous l'avons copiée sur l'affiche même que les juges en firent placarder dans toute la ville. Il y est dit, pour ce qui concerne ces trois ministres du

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Seigneur : « La commission , étant eonTaiDcne, d'après les jfrapre$ aveux de ces prêtres , i* qu'ils ne «esoDt pas soumis à la loi relatiye lux eccléstastiques ; a* Tpi'ils ont co f audace de manifester, à la barre do tribunal 9 leurs sentîmens fanatiques et contre-révolutionoaires, après avoir montré toute la mauvaise foi d'un prêtre , et s^ serri du prétexte qu'ils n'a- Toient eu connoissance de la loi (de déportation) , que lorsqu'il ne ieor était plus permis de s'y sou' mettre; 3* que 9 pour se dérober aai poursuites des patriotes, ils ont engagé les femmes Gimet et l(>aqQîer, dite Trolonge, à les Kcélercbez elles, et qu'ils 7 ont ^é eflèctifement cacbés pendant I^Qg-lemps....) la commission les fondaume i la peine de mort » .

Cette sentence , rendue le 1 8 prai- ^alan II (6 juin 1 794)9 ^^t « signée ^registre.' Lacombe, prési" ^; Morel, Albert, Lacroix, ^>rguerie, Barreau, memlyres ^ ^ eommiêoion; et Gîffej, *<>^talre». Les deux charitables ^laes furent condamnées en Qéflie temps, par la même sen- '««> à la même peine ( V, J* ^) ; et il est étrange qu'on n'ait f^ ibigné parler d'elles dans ^3 récit nouyellement imprimé ^ U mort de Moulinier. La sen- '^e ne (ait mention d'aucun autre yf^Tt condamné le même jour.

l^s cinq Martyrs furent conduits >" lendemain à Téchafaud : ils

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récitôient ensemble des prières.

Moulinier monta le premier Ters l'instrument de mort; et, de là, saluant ses confrères, il leur dit, en lerant les mains au ciel :i>etM pro fwtns; quis catUra nos ?

« Dieu est pour nous ; qui pourroit être contre nous»? Ensuite il se mit à genoux, récita le cantique :

Nune dimùtis. Domine, set-

vunï tuuminpace, etc. t Maintenant, Seigneur, disposez de moi , etc. » , et livra sa tête au bourreau. Il périt ainsi à l'âge de 37 ans ; et les quatre autres Tictimes furent immolées après lui.

MOUNI£R (Anne), femme, (r. A* RivilsBX.)

MOURIEA (iV.. ), curé de la petite paroisse d'Arçon, en Forez, prèsRenaisons, dans l'arcbiprêtré de Rouanne, sur le diocèse de^ Lyon, et né dans cette province, ▼ers 1721 , étoit déjà fort avancé en âge lorsque la révolution éclata, en 1789. Une fracture qu'il s'étoit faite à la jambe , a voit même obligé les cbirurgiens à la lui couper.

Dans cet état malheureux, la difTiculte de s'éloigner et d'errer , si , comme la loi relative à la constitutionciviieductergé l'exigeoit, il m'en prêtott pas le serment, porta sa foi blesse à cet acte de schisme. Mais bientôt , les remords venant tourmenter sa con* science, il quitta son église, qu'il ne pouvoit plus desservir qu'en prêtre schismatique, et vint dans une petite ville v^iisine, nommée

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Saint-Haon - le - Ghâtel 9 où il se rétracta 9 et fit une péDÎtence sincère et édi^fiaote du crime dont il s'étoit rendu coupable. Il la continuoit encore 9 lorsqu'un an après sa rétractation et sa réhabilitation par ses supérieurs ecclésiastiques 9 des gardes mobiles qui passoient en ce pays 9 l'ayant dé- ^ouTert9 s'emparèrent de sa personne. Sans égard pour son âge 9 ni pour ses infirmités 9 ils l'entraînèrent jusqu'à Montbrison 9 où il fut emprisonné. Cette captivité»

prolongeant son supplice, finit par y mettre un terme 9 au bout d'une année. Il y mpurut Agé de 70 ans 9 en 1794* ( ^* A. Mom- T10L9 et M. A. NoTBL.)

MOURINI ( PiBiAE - Màr» ) 9 chanoine. (K. P. M. A&fbvilu.) M OU ROT 9 communément nommé BERTIN-MOUROT ( PiBRBB - Mathildb ) 9 prêtre du diocèse de Besançon 9 n'est que sous le nom de Bertin 9 parmi les Martyrs dont parlent les Notieei hiêtoriques mit Uê préires de Be$a$içan, candatnnéê à la mort au àiadéportatUm^penf dont iaperêécuHondeia findu dia>huiHème riicU. Buançonh i8tio. Il étûit né en 1760 9 au hameau de La LongueWlIe 9 sur la paroisse de Mont - Benoît - en*montagne) et ayoît fait ses études théologiqiies au séminaire de ^e8ançon, où il s'étoit pénétré profondéinentde l'esprit ainsi que ^e» connoitsanoes de son état.

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Quand il eut été ordonné prêtre , en 17859 ses supérieurs ecclésiastiques le jugèrent capable d'être TÎcaire au bourg de Port - sur- Saône 9 dans le bailliage de Vesoul 9 paroisse d'une grande étendue 9 et diOicile à desservir. Après y avoir exercé quelque temps son ministère avec fruit 9 il passa 9 en la même qualité 9 dans la petite ville de Darney» à l'extrémité du diocèse 9 sur la Lorraine. De là il fut envoyé 9 toujours comme vicaire »

au bourg de Scey9 près Vesoul»

où il étoit encore lorsque le serment de la constUuiiati civile du cUrgé fut exigé des prêtres en fonctions. Les administrateurs du département de la Hau^Scutne 9 chargés de le lui demander» le trouvèrent inflexible dans son attachement à l'Eglise catholique. Le refus du serment le fit exclure de l'église de sa paroisse ; et il ne put plus exercer son ministère de salut qu'en secret 9 et en courant de grands dangers. Néanmoins y il réussit à confirmer dans la Foi ceux des habilans que le schisme n'avoit pas entraînés» et même à ramener ceux qu'il avoit séduits.

Quand la loi de déportation, du a6août 1 79a, eut étépromulguée, le serment de iiéerté - égaiiié , prescrit à la même époque 9 lut fut présenté par ses amis » comme un moyen de se dispenser de l'exil , et de pouvoir en sûreté demeurer près des âmes fidèles dont ^ avoit la direction; mais la conscience:

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