‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 47 sur 242 · MOO · texte numérisé non relu

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èdaifée et di^he de ce ministre da Seigneur ne se laissa point £»»ser par de telles considéra- Hois ( r. FoirrAiirs, Lacariste ).

n déclara qoe, ce serment lai pvoissant encore plus impie que le premier, il ne le prêtèroit janu9, et partit pour la Suisse. A peine 7 fut-il entré , qu*il s'arrlu d»9 la Tille de Landeron, sar la pnocipautéde NeucbAteU La situa^ tioadela France derenant de plus « pios fâcheuse pendant 1795, et Moorof, nVspérant pas 9 au' oommeneement de i^g^, que le f^ àt l'impiété y cessât bientôt, eooçut le dessein de passer a Pologne, pour se trouyer au- P^ (fan TCrtuenz prêtre qui 'îoit été Tan des directeurs du "«tnioaire où il s'étoit formé au f>(«doce. Ce projet fut contrarié P*r les troubles qui survinrent ^ ea Pdogne. Hais Tévéne- <"eot do g thermidm* ( 27 juillet ^1^)9 et surtout cette opinion ^ la Conrention répan<Ût en-- ^« à saroir, qne la persécution ^it cessé avec Roberspierre , tinrent Cacilement le sèle du ^re Mourot. Il crut devoir se ^^ppraefaer des âmes fidèles à qui ^ mittîstère pooroit être néces- "^9 et lerint dans la Franche- ^té, en 1795. n y ezerça, 1^ sans contrariétés, ses fonc- ^ sacerdotales arec autant de njt qnt d*ardenr « en qualité de ^oanaire, pendant les années '^ et 1797. Pour ajouter à la

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sécurité que sembloient lui promettre lesTAM^mûforieiis, celle qne ponvoient donner d'officieux certificats d'une résidence non interrompue, ses amis lui en procurèrent j sans qu'il pOt être regardé comme complice de ce mensonge matériel; car il étoit assez notoire dans le pays que la plupart de ces certificats n'étoient qu'une formalité légale , et fausse dans ses assertions , pour qu'il pût avoir l'intention de persuader, par ce moyen, ce qu'elle aroit l'air d'attester. U n'en fut pas moins arrêté ooouae prêtre câthoUque, quelques mois iq>rè8 le funeste 18 fructidor (4 septembre 1 797) , c'est-à« dire en mai 1798; et on l'amena* dans les prisons de Besançon.

Enfin, le 3o juillet 1798, il comparut devant une commission mi- Utaire, pour être jugé comme • émigré -^rentré ». La procédure ne consistant, devant ce tribunal , qu'en des interrogatoires, Bertin répondit avec sincérité sur toutes les questions qui lui étoient foites , et se garda bien de se prévaloir des certificats dont nous avons parlé,, ne voulant point conniver à co qu'ils contenoient de contraire à la Térité. Après ses réponses, il fut renvoyé en prison pour y attendre la décision des juges. Le greffier vint bientôt la lui notifier; et Bertin alla en instaulre, avec beaucoup de oalme, d'autres prêtres qui étoient aussi prisonniers.

Il récita avec eux les prières de

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Vêpres et Gomplies, s^attendrissant jusqu'aux larmes 9 en disant les versets qui avoient quelque rapport à sa situation. Sa sensibilité , tout entière d'espérance et de bonheur, devint extrême quand lien fut à cette strophe de l'hymne de Complies : « Oh , Seigneur I quand luira pour moi votre jour ineffable qui n'a pas de déclin?

Oh I quand est-ce qu'elle deviendra la mienne 9 cette sainte patrie où l'on ne connoit point d'enne^ mis ( 1) ? » Après avoir achevé, la récitation de son oflice , il dit de même, avec ses confrères, les sept Psaumes de la Pénitence 9 les Litanies des Saints et celles de la sainte Vierge. Ensuite il écrivit a à ses amis et bienfaiteurs» une lettre collective où il leur disoit : « Au moment de paroitre devant Dieu 9 je viens vous demander pardon 9 ainsi qu'à tous ceux que j'ai fréquentés 9 et que j'aurois pu scandaliser 9 vous inyitant à vivre en bons chrétiens. Hélas 1 si vous saviez 9 comme je le sais à l'heure où je suis 9 VOUS' surtout 9 mes chers confrères 9 combien il est doux 9 même en donnant sa vie pour la Foi 9 d'avoir bien vécu ; combien surtout alors on regrette de n'avoir pas rempli 9 comme on l'auroit dû 9 ses obligations ! ah !

(1) 0/ qunndo tucescet Uau Qui nesdt occasum die» ?

0/ quwido saneta se dMt , Qiut nescit hoslem, patria?

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encore une fois 9 si vous le saviez ainsi que moi , dans ce moment !. . .

Faites donc 9 dès aujourd'hui 9 tou t ce que vous voudrez avoir fait à ce dernier instant où il vqus faudra paroitre devant le souverain juge»

Si nous nous sommes égarés 9 disons tous : Erravi 9 sicui oviê gu4B periU; çtutrc servum tuum... Propter nanun tuntn.

Domine, propitiaéerù peecaio meo : vnuùum e$t enim. Adieu. . f Veuille le Seigneur pardonner à mes ennemis comme à ntoi-mème !

Dimitte fwbù deàiia nattra , sicut et nos ditnUtimus debiUhriéuê nostris. P. M. Bertin y prêtre catholique » .

Cette lettre étant achevée» il chargea un de ses confrères de la faire passera sa tante ; et il se mit à dire avec lui les prières des agonisans. Quand elles furent terminées 9 il s'entretint avec ce confrère 9 jetant souvent les yeux sur un cruciûx9 et trouvant qu'on tardoit bien à le venir chercher pour le supplice. Le son du tambour se fait enfin entendre vers quatre heures; et à l'instant il se met 4 genoux 9 commence à réoUer avec le même confrère le psaume Jf iurere meig Deus i mab cette prière est interrompue par les satellites qui vont Temmener. Il se lève 9 embrasse tous les prêtres compagnons de sa captivité ( 1^.

ci-devant 9 tom. III 9 pag. 961)»

les presse étroitement contre son cœur 9 en leur recoramandaat de

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