‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 65 sur 242 · NOU · texte numérisé non relu

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religion, en 1793 et i794< H ne put pas de même échapper à celle qui, après dçux nns d'une perfide tolérance, éclata le 18 fructidor (4 septembre 1797)- La loi du lendemain ayant fourni des armes aux persécuteurs ( V. Guiare), De Nouailles se vit poursuivi et arrêté. On l'envoya bientôt à Rochefort, pour en être déporté à la Guiane. Il fut embarqué à cet effet sur la frégate la Charente, le la mars 1798; puis sur la frégate ia Décade, le a 5 avril suivant.

Celle-<;i le déposa dans le port de Gayenne vers le milieu de juin.

On l'en relégua de suite dans le désert de Synnamari, où il se trouva , sans ressources pécuniaires , exposé à tous les fléaux pestilentiels du climat. La dyssenterie, qui commença la décompo* sîtion de son corps, se vit disputer par la peste le soin de le détruire. Il voyoit arriver sa fin avec consolation. On le transporta dans l'hospice, qui n'étoit guère que le vestibule du tombeau ; et il y rendît son dernier soupir le 22 décembre de la même année i 798 , à l'âge de 54 ans. (F. H. A Noi- BOK, et J. F. Nussb.)

NOURRY (Jacques -Etieniïb) 5 prêtre du diocèse d'Orange , qui , n'ayant point fait le serment schismatique, avoit cru pouvoir éluder les rigueurs de la loi de déportation, exerçoit encore, en 1795, le sacré ministère en la paroisse de Gourtezon. Il y fut

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saisi au commeoccment de 1 794 ; et on le conduisit dans les prisons du tribunal criminel du départe- .ment de Vaucluse, siégeant en la yillc d* Avignon. Ce tribunal le condamna à la peine de mort, comme « prêtre ré fractaire », le 4 prairial an II (a3 mai 1794) ; et la sentence fut exécutée de suite.

(F. Oravge.)

NOUVELET (2V...), prêtre, .chanoine et chantre de la collégiale de Montfaucon, dans le diocèse de Reims, a?oit continué de résider en la ?ille de Montfaucon après la dispersion de son chapitre. Les autorités athéistes du département de la Meuse, sous le glaire desquelles il se trou voit, le firent jeter dans leurs prisons en 1793, avec trois de ses confrères {V. MoifCHT, Neveu, et Notih). Comme eux , il fut envojé à Rochefort, et embarqué sur le navire le fVashington ( F. Rochefort). Ce fut en septen^bre 1794 qu'il succomba sous les maux dont les déportés y étoient accablés. Il avoit alors 5a ans; et son corps fut inhumé dans File d*Aix. {V, NoTiw, chanoine; et

B. OlIOlf VILLE.)

NOVY (iV...), jeune prêtre du diocèse d*Uzez, né en la ville des Yans, étoit, à l'époque de rétablissement de la constitution civile du clergé, viûaire en la paroisse d'Au jac , près Genouillac , ^u même diocèse. Le refus qu'il fit d'y prêter le serment de la cons-

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titutîon civile du clergé lui valut d'en être expulsé ; et il revint aux Vans. Quand, le 9 juillet 1792, les révolutionnaires, devenus plus fqrieux par leur réussite dans la dispersion du petit camp de Jalès, se mirent à rechercher tous les prêtres, pour les faire périr c«mme complices des royalistes qui a voient conçu l'idée de ce camp ( ce qu'on ne pou voit supposer que parce que le résultat de cette tentative devoît naturellement tourner à l'avantage de la religion catholique ), le jeune Novy fut arrêté; et on le jeta dans les prisons des Vans , où bientôt furent amenés les prêtres non-assermentés qu'on avoit saisis à Naves. Enfin, cinq jours après, c'est-à-dire le 14 juillet 1793, il est mené avec eux sur la place publi(}ue , pour y être aussi massacré , s'il persistoit dans le refus du serment schismatique. Soit que les assassins veuillent user de ménagement envers les habitans* des Vans, soit qu'ils aient d*autre4 perfides motifs, ils mettront à la plus difllcile des épreuves la Foi du jeune prêtre , en soulevant contre elle le plus impérieux et le plus respectable sentiment de la nature. Retenus sans doute par la crainte que le jeune âge de Novy, ou l'estime que les habitans avoient pour lui, ne les indignât beaucoup trop contre le sort qu'ils lui préparoient , II.<4 imaginant tout â coup db lui don*

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