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Der à leurs yeux les torts d'un cœur dénaturé , et Tont chercher ^*)n pèrC) afin que lui-même 9 troublé par le danger qui menace ^on fils, lui commande en quelque sorte de condescendre à leurs Toeâ. La situation du jeune prêtre^ àTaipect de l'aotenr de ses jours 9 qu'il saToit 6dèle à la Foi catholique, derint bien plus critique et bieo autrement méritoire que oe TaToit été celle de sainte Perpétue, lorsque 9OII père» obstiné •iao5 le eulte des faux dieux , Tint il presser de renier sa Foi entre h luains des persécuteurs. Elle i'^ jusfjement admirée dans la 'trpAQse qu'elle lui fit, en disant :
«Vojea-fou» ce vase qui est là?
^ot-on lui donner un autre nom V'^ k sien ?» — # Oui , je le 'f>»,rq>ondîl-il; et ce n'est pas Joire chose qu'un rase » . —
• Kh bieo , répliqua Perpétue , il M est ainsi de moi : je ne peux qw me dire chrétienne , parce que h ^ suis (1). » Le père, entrant j'^nca fureur, se précipita pour '^î arracher les jeux , et finit par ^ retirer. Toutefois il n'en fut P'^iiit ainsi du père de notre jeune ff^ dans cette dernière et ter-
> ' ( Cùm adhuc ctun penecutoHbus ''*^»ttt,etme Pour Oêtertere et deicere ** «ttrf nffrcUone perset^êrartt : Pater, *f"» , vides , uerài gratid , uat hoc
* «*f ureeoium , âwe aliud? Mt dixù :
' '"^'0. Et ego dixi ei ; Numqtàd alto
*'^ t^ocari potest, quant quod est?
^ ■ iVoff. Sic et ego aiiad me dicere
NOV
riblc entrevue, parce qu'il étoit presque aussi zélé catholique que son fils. Ah ! combien les réponses de celui-ci doivent nous paroître plus héroïques et plus sublimes ! Les assassins , montrant à son père les cadavres de huit prêtres déjà immolés pour avoir refusé le serment, lui disent qu'ils épargneront son fils, s'il parvient à le lui faire prononcer; que le sort de ce fils dépend des conseik qu'il lui donnera, et de l'ascendant de l'autorilé pater- Belle sur son esprit. Ce père Infortimé hésite entre la nature et la religion : la nature l'emporte ; il se jette au cou de son fils, et, par ses larmes , ses sanglots , encore plus que par ses discours, il lui liit : « Mon fils, oonserve-mol la vie^ en conservant la tienne».
Novy lui répond, avec non moins de tendresse que de courage : « Je ferai mieux , mon père ; je mourrai digne de vous et de mon Dieu.
Vous m'avez élevé dans la religion catholique ; j'ai le bonheur d'être prêtre ; il sera plus doux pour vous d'avoir un fils Martjr qu'un fils apostat» . Cette admirable réponse . confond le père , qui, ne sachant plus que dire, l'embrasse de nou-
non pOMrum nisi quàd sum ehristiana.
Tùm pater motus in hoc fcrio , misit se m ihe ut oculos miM erueret s sed uexcufit tantiprif et prqfictus eut uictus atm argumentis diahoU, ( Ruinart :
Passio SS. Perpetuœ, FeiiciUUis et JOr cionim eancm, N* IIL)