‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 75 sur 242 · FAI · texte numérisé non relu

FAI

quelconque 9 des fonctions 9 de quelque uature qu'elles soient 9 est certainement un séditieux qu'il fjiut punir de sa rébellion e . Le P. Louis Pacot fut décapité U même jour 9 à l'âge de 34 ans.

PACQUOT9 curé de Reims.

( V, Pàqoot. )

PAIGNON - DB - CHANTE- GRAND (Joseph) 9 chanoine 9 prêtre de la collégiale de Saint- Yrieixy dans le diocèse de Limoges 9 et né à Saint-Trieix 9 y resta après la dispersion de son chapitre. Bien éloigné de prêter le serment schismatique de 1791 9 il se distingua par un zèle fort édifiant pour la véritable Eglise de Jésus-Christ. Les autorités du département de la Haute-Vienne le firent emprisonner en 1793; et 9 par leur ordre 9 il fut conduit 9 avec trente-neuf au très 9 à Rochefort 9 pour être déporté au - delà des mers ( V. Rochbport ). On l'embarqua sur le navire tes Deux Associés i et il mourut dans le supplice prolongé de cette déportation 9 â l'âge de 39 ans 9 durant la nuit du 9 an 10 janvier 1795.

Son corps fut enterré près du fort Vaseux, sur les rives de la Charente. M. l'abbé de La Riche s'exprime ainsi à l'égard de ce ministre du Seigneur : « L'étede approfondie qu'il avoit faîte de la jurisprudence 9 tout en lui donnant le moyen de rendre de grands services à ses concitoyens9 et surtout aux indigens 9 n'avoit pas 9

comme il arrive trop souvent , altéré en lui le goût de la piété.

Aussi zélé pour affermir ses frères dan» la Foi qu*il y étolt terme lui-même , l'abbé Paignon s*étoit dévoué , dans ces derniers temps plus que jamais 9 à Texercice pénible du suint ministère ; et il s'en acquittoit de manière à produire autant de fruit qu'il înspiroit généralement de conGance.

Il mourut sur le navire V Indien»

des suites d'une grave maladie aux dangers de laquelle il paroissoit avoir échappé. C'est lui qui »

au sortir d'une première crise extrêmement alarmante de cette maladie, avoit demandé avec la plus grande instance une formule particulière d'acte d'amour de Dieu 9 qu'il avoit entendu prononcer par un de ses confrères ; et il eut la douleur de ne pouvoir l'obtenir 9 parce que celui-ci 9 réchappé naguère lui-même îles pointes du tombeau 9 ayant comme perdu la mémoire » n» put jamais se rappeler cette affectueuse formule ». ( F. J. F. Offel, et P.

Papor. )

PAILLERES (Nicolas- Framçois-OuviCR BBs)^ vicaire-général du diocèse de Montpellier, et chanoine de la cathédrale , né à Moulins, en 1733, étoit venu 9 dès 1791 9 rejoindre à Paris son évêque, membre, malgré lui, de l'Assemblée dite Constituante. Il ychoisit un domicile , le 1 5 juillet , dans la solitaire rue du Paon;

mai», comme il n'avoit point voulu prêter le serment de la constitiuian dviie du clergé, et que même il avoit secondé les efforts de son évêque pour maintenir la Foi dans le diocèse de Montpellier, il crut devoir, après les massacres de septembre 1 79a , À Paris, et d'après la loi de déportation, quitter cette ville.

Pour être utile aux fidèles de son diocèse dans la suite , il se retira parmi les montagnes des Cevennes (f^. L. Hue, v"* JSallarb).

Mais, n'y trouvant pas la sécurité qu'il cherchoit, il revînt obscure^ ment dans son domicile de Paris.

Les révolutionnaires l'a voient fait inscrire sur la liste des émigrés, pour avoir un titre infaillible de le faire mourir quand ils pourroient se saisir de sa personne.

Enfin, on le découvrit dans sa demeure de la rue du Paon : il fut jeté dans les prisons ; et , le 9 floréal an II ( a8 avril 1794)» le tribunal révoiiUionnairele fit cornparoître en sa présence pour le juger. L'accusateur public demanda contre lui la peine de mort, en disant : « Olivier des Paillières, ancien vicaire-général, fian'âcrmetUé, a émigré du territoire français, et est porté sur la liste de ces monstres qui sont allés susciter dans l'étranger des ennemis à leur patrie. En vain prétend*il qu'il s'est retiré dans les Cevennes : rien ne le constate ; et tout démontre, au

contraire 9 qu'il est Tenu se cacher dans Pari»9 avec l'espérance d'j demeurer ignoré beaucoup plus facilement que dans tout autre endroit. Son esprit contre-réyolu* tionnaire est d'ailleurs bien attesté par les outrages et les corresp(/ndances trouTés dans son (fbniîeile.

La reufe Paris-^Montbrun , et la fille Bragelogne, ses complices ( V.

ce nom) 9 ne sont pas moins con- Taincues.par leurs écrits que par leurs propres a?eux. Vous tous rappellerez, citoyens jurés, que ces femmes faisoient de Louis XVI un Martyr, et fondoient l'apothéose du tyran sur ses prétendues habK* tudes Tertueuses». D'après ces accusations, le chanoine Des Pailllères fut condamné , arec une multitude d'antres, à périr sous le fer de la guillotine, comme « auteur ou complice de conspirations et complots contre la liberté et sûreté du peuple français , tendant à exciter la guerre cÎTÎle ». Il périt le même jour, à Page de 61 ans.

PAILLOT ( MAâlB-GLOTILPB^

JosBPHB } , supérieure des religieuses Ursulioesde Valenciennes, dans le diocèse de Cambrai, née à Bavay, le aa noTembre 1739, aToit pris l'habit de l'ordre de Sainte-Ursule, le 18 octobre 17 56, sous le nom de Saur Marit'^ CtoiiUe - AngèU - Jasephe - Saint - Français Bargia, et y aTOtt prononcé ses Tœnx l'année suÎTante, le 33 du même mois«

EleTée par le respect et la confiance de sa communauté à la dignité de supérieure , elle en remplit les fonctions aTcc une douceur angéllque, et une éminence de Tertus qui la. faisoient regarder par ses religieuses comme leur modèle , et la règle Tirante de leur ordre. Elle continua d'être leur guide et leur oracle après que les réformateurs anti- catholiques de 1 79 1 eurent aboli tous les cloîtres* La persécution allant toujours en croissant, la mère Glotilde passa à Mons, qui n'est qu*à huit lieues de Valenciennes, mais qui étoit hors de France , afin d'y remplir plus tranquillement $^% pieux de- Toirs ; et ses filles l'y suirirent.

Valenciennes , oà elles étoient si utiles pour l'éducation des jeunes filles pauTres , souffroit beaucoup de leur absenee en ce temps des premiers débordemens de l'impiété. Elles crurent deToir y re- Teoir pour y exercer les mêmes bonnes œurres, après que les troupes autrichiennes eurent soustrait cette TÎHe à la tyrannie -sacrilège et meurtrière de la ÇonTenlion,

Iei*'aOÛt 1793(1^. VâLBUCIBBlfBS).

Le bien qu'elles y firent est audessus de toute expre^sion. Elles y secondèrent admirablement le zèle de ceux des ministres du Seigneur, qui , dans cette circonstance , étoient aussi rcTenus de leur exil.

Vers l'automne de l'année sui- Tante, quand, depuis plus d'un mois, ia GonTeption , après aroir

PAl

abattu Roberspierre 9 rejetoit sur lui tous leâ meurtres et tous les ibrfaîts , parlant hypocritement du retour de la justice et de Thumanité en France , les Autrichiens se retirèrent de Yalenciennes , le 1*' septembre 1794 ; la mère Clotilde et ses religieuses crurent qu'elles n'a voient pas de dangers ù courir en restant dans cette ville.

Bientôt cependant elles durent comprendre que la persécution subsistoit toujours. Les proconsuls de la Convention arrivés à Yalenciennes se hâtèrent de les faire arrêter, ainsi que tous les prêtres , et de les livrer ù une commission militaire chargée de les faire périr , en dissimulant toutefois , autant qu'elle le pourroit, leur haine de la religion. Déjà cinq des religieuses de la mère Clotilde avjoient été immolées par cet im- « pie et sanguinaire tribunal , six jours auparavant ( V, M. L.

Varot, J. R. PEiVy H. B0URLA9 G. Dvc&Ez, et iM. M. J*>« De- JAHDIH ) 9 lorsqu'elle fut amenée devant les mêmes juges 9 le a brumaire an III ( 23 octobre 1794)9 avec deux de ses filles et deux religieuses Urbanistes ( F, M. M. Lbeoiix, a. J. Leaovx, J. JL Bâmi£z 9 et L. Lacroix ).

Nous avons déjà fait connoître la généreuse et sainte fermeté que fit éclater alors la mère Clotilde {V, H. Bourla). La procédure n'étoit qu'une yaine formalité ; elle ne consistoit qu'à de-

Page 1