‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 98 sur 242 · MÊ · texte numérisé non relu

MÊ

kbras lorislble du Tout-Puissant?

On ne pouipoit ,- conformément à la Toloaté de Pie VI 9 lui ériger uft mausolée au lieu qu*it avoît choisi pour sa dernière sépuh ore , h,

Valence, et déposés daiiB une chapeUç de la- cathédrale, en attendant le mausolée ».

Mais la prétendoe soiênmié da tranaj^rt 4e cee auguales veliqneé aroit été bien trUiement intenr<mipue depuû le port de Çitdtà - f^ecMth L*éqi|ipaçe da hiiÔL^jéicxon, où elles étoieni embarqaéea , sait , comme le passager (officier frahçais) qui nous en a înstriiiu , qu'elles y fùreat traitées »yec une estréme irrévérence { et qu'une tempête eflrr««yante 8*éCinl él»> vée durant la traversée jusqu'à Toulon , lea maielotSy dans leur impie fureur» Tomisseient drikorriblea blaa»

pbèmes oootse œ dépet sacré, en loi impiitant les orages de leur navîgatÎQa .

Gloire soit à jamais rendue aux Labitans de Valence, qui ont si Men compensé tant d'outrages, par les hommages éclatans de leur magnanime fûélé ! Leur admirable Mtuhiou*' «MMue ne seroH bUrné qœ par ttim qui n'en éproovèrent jamaîa un pa« reil, ou qui, m txetfûiMnttf <n4um ^ ■•unissant secrètement eu eux les sentimeBs des persécuteurs contre le eleigé .français du temps de Pîe VI , regrettersient qu'il en eût smrvécu qnelqma débris honorables après ht mort du Saint*Pontiie.

( i) Ce mausolée, sculpté à Rome, par on Fraaçais, émule de GanoTa, Maximil. Laboofenr, Tiee*prés. de l'Acad.

rom» des beinx arts, est placé dans le Ammt de la cathédrale de Valence^ On y Toii U Aaligioa affligée prés du tonbeau de Pie VI, et l'honorable

autant que touchante inscription suivante, envoyée de Roine par S« £m.

Ms' Spina , devenu cardinal :

Svuf PU Asti redêmni PrmetfrJim Gailisf JHoriM UnÊt Cprpm* ; N»mtm màiqu* S0màt.

Vûlentiœ MiU : D. «9* atigitsH^ iom. 1799.

Ce n'est plu» qu'au foyer oh se propage et continue de faire sentir sa puissante influence , Itt faction dont nous avons signalé la filiatioù dans notre tome I*', pages i4^ et «uivante» ; ce B*est plus que là qu'on # le scandale ne voir suDsterer encore -«B monument outrageant pour ta mémoire de Pie VI. Que, sinis la domi^^ nation de Buenaparte , des favoris de la réfolntioB aient donné le nom de Duphot à l'une des nouvelles rues de Pans {y, ci-devant, p. 297 et 307 ) ; cela se conçoit. Mais comment, sans pensera la perpétuité de. la faction, poorroit-on comprendre que, depuis sept ans que le Roi l^Hime est monté sur le trône de ses ancêtres, et qu^il a ordonné d'effacer de nos rues tous les noms révolutionnaires, celle^ là , saluée près de son palais et en face d'une église, conserve le privilège d'entretenir l'esprit -du peuple dans «ne aveugle admiration pour le plus audacieux des impies qni portèrent les derniers coups au trône pontifical?

Suflît*il donc encore aeiourd'hui d'avoir péri dans un attentat révolu* tionnatre , pour être glorieusement immortalisé parmi nous, où l'on est •i soigneux de faire Oublier ta gloire do ne» Martyrs?

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chapelle souterraine de ia Conr fessian de Saint- Pierre (i), qu'en le représentant dans la posture d'un pécheur humilié , et avep une inscription qui, dictée pnr lui-même, auroit plaintivement sollicité nos prières pour le repos de son Ame. Tant d'abaissement ne !iiicon?enoit-il donc plus aux yeux de la Divinité; et n'auroit - elle écarté de ses ossemens toute lugubre épitapbe, qu'afin qu'on lui décernât une inscription glorieuse qui înviteroît les chrétiens à venir lui adresser des invocations sur son tombeau ? Martyr rium ergd eoRceisuf» sustinet; €t Nagistek adhue vocatur à

*■■ ■ ■ I IIW I ■ I I n I II !■ Il

( 1 ) Op ap]HiUe du nom de Qonfèssùm dans J'Egii^ latine, l'endroit où sont Us reliques d'un Martyr, quand elles se trouvent souA^n autel, comme dans beaucoup d'égli$es de Rome; tandis qu'<;n France, on expose ces reliques dans des châsse^ élevées. Le mot latin Con/essio est Téquivalcnt de celui de H^ttyrt , que laa Grecs donnent aux chapelles ou églises bâties ea rhon* neur de quelque Saint dont le .sang a scellé la Foi. La Confesnon de SarU- JPierrc est donc sous le maître -* autel de lagraude Basilique, dans^n eèpace contîgu à Tautel d*une petite chapelle souti^rraine , qui en a pris le même nom, et sur les contours extérieun de laquelle sont les reliques de beaucoup de Martyrs et de saints confes-* seurs. C'est en cette chapelle , pria de Tautel, du cdté de T Evangile , que Pic VI avoit- dit, aTeo une humble dévotion , dans son testament olo« graphe, qu'il youloit Ctrfi enterré, exigeant expres^iJuicot que U maascH

PIB

popuio. ( Eplst. Ecoles. Smyro.

ée Saiicto Pciycarpo. )

PIE DCOURT ( Mabib - Airioihetîe), l'une des seize religieuses Carmélites de Compiègnc qui perdirent la Vie pour leur Foi, à Paris, le 17 juillet 1794? y étoit hce, le 8 décembre 1715. Elle entra , comme postulante , dans Tordre des Carmélites, Je 5 septembre 1734, en prit lliabit le a5 juillet 1736, et fit ses vœux, solennels le 2 août 1737. Elle eut , pour nom de . religion »

celui de Sœur de Jésus crmdfié.

De la maison où elle avoit lait profession , elle passa dans celle de

Compl<ègne, après sa fondation y

lêe d'iisage pour tes papes ne consistât pour lui qu*À le représenter dans 1»

plus grande simplicité, à genoux , les mains jointes» et tourné vetv l'autel^ sans autre inscription que ces mots ;

Ccrpui Pu Fi. P. X.

ùraU pr» m.

Par là, il dcvoit se trouver comme protégé par les onze papes Martyn, saints Lin , Clet » Anaclet, Evariste»

Sixte, Télesphore, Hygin, Pie, Eleuthére, Victor. et Jean; par les dix* buit autres papes confesseurs, saints Simplice, Gélatfe, etc. ; et par leaaiat Martyr Pérégrin , pnmier éuéquÊ d^Auâcerre , oto. etc. p dont Jet tombeaux sont dans les contours exté* rieurs de cette chapelle. Mais Pie VI reste encore ou les papes défimts sont entreposés .jusqu'à ce qu'on leur ait lait un monument , comme nous ve* nonsde ledire (pag. 534); et ^ tombe, en stuc, n'y est distinguée qne par w mou : Pius Vly MiKCXCIX.

et serfit de modèle à toutes les 14 juiOet 1794* Son corps fut

norices de ce nouyeau clottre. enterré dans Itle à!Aix* {V* P.

Elle j eut la charge de sacristine » Pichot, et J. Pintombl.) et continua d'être 9 pdur toutes ses PIERRE. ( Le Pèfrt)^ Capucin,

compagnes , un bel exemple de ( V. L. A. La Brbtoit. ) piété religieuse 9 lors de la sup- PIERRU (ÂLEXiNDaB), prêtre

pression des ordres monastiques 9 et religieux de Tordre de Saint-

en 1791* On a tu^ à l'arlîcle Benoit, né dans le diocèse du Pu j,

BiAUD, comment elles se condui' au bourg d*Usson , sur les fron-

sirent alors. Tout ce que nous tières du Fores et de l'AuTer-*

a? ons dit de leur fenreur, de leurs gne^ s'y étoit retiré après la sup^

persécutions et de leur martyre» pression des cloîtres, en 1791.

appartient aussi à la Scdut dû Non seulement il repoussa \e%

JiiUê crucifiée Quoiqu'âgée de erreurs de la constitution air

79 ans lors de son supplice , elle tnic du dergé , mab encore

ne montra pas moins de fermeté il rendit son ministère sacerdo-

et d'héroisme que ses compagnes, tal fort utile à l'Eglise, parmi les

( y* BiÀBD et LiooiHB. ) catholiques de la contrée. On

PIERRE (PiEaaB), prêtre, et Tint l'y arrêter quand, vers la

professeur de philosophie dans le fin de 1793, les proconsuls de

collège de Vannes, né dans le la Convention à Lyon faisoient

diocèsedecenom,àSaint«GraTé, rechercher au loin des prêtres,

refusa de prêter le serment schis- pour la commission de sang qu'ib

matique de i79i« Il crut pouroir avaient établie, en novembre ( J^.

rester en sûreté dans ce pays , Ltoh ). Dom Piemi , ayant été

alors appelé le département du arrêté , fut traîné dans cette

Moréihan. iLes autorités révolu- ville , où d'abord on l'emprisonna

tionnaires qui le régissolent firent très«rigoureusement. Etant ensuite

saisir cet ecclésiastique , en 1793; traduit, le 28 ventôse an II ( 18

et, après quelques mois de réclu- mars 1794)9 devant l'impie autant

sion, il fut envoyé à Rochefort , que barbare commission rivotU"

pour en être jeté au-delà des mers tionnaircj il repoussa avec indi-

( F, RoGBBffOBT). On l'y embar- gnation la proposition que les qua sur le navire (es DeuxJsso^ . ju^ lui firent de prêter le ser«

eiéê; et, bien qu'il fût encore ment de UhertMgalité , et de

dans la force de l'âge, il ne put livrer ses lettres de prêtrise. A

supporter que très-peu de temps l'instant même, ce Bénédictin fut

les maux que les prêtres endu-» condamné à la peine de mort,

rolent dans l'entrepont de ce bftf- comme « prêtre fanatique, et

timent. Il mourut, à 4^ ans, le prêchant la contre-révolution »,

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