BOUCQUEL DE LA COMTÉ
( Fbakçois Guisu^of } , né à Arras en 1727, parent du chanoine de ce nom, et cheyalier de l'ordre rojal et militaire de Saint-Louis^, s'étoit associé par esprit de religion à la bonne œuvre de la v* Bataille, en foveur des prêtrescatboliques proscrits, chassés et dépouillés de tout {V. M. J. D. Bataille). Lorsque le registre sur lequel elle écrivoit les dons et les noms des contribuans, eut été découvert, en 1794» parles inquisiteurs de 1^ Lebon pendant son féroce proconsulatà Arras ( V* Arbas) , le cheyalier Boucquel de la Comté fut arrêté comme tous les autres membres de cette charitable association; le tribunal ré^ voitUiannairedvk proconsul l'en- Toya à la mort avec dix- neuf d'entre eux , le 25 germinal an II (14 avril 1794* Il avoît alors 67 ans. Son épouse , aussi emprisonnée, édiappa par une protection particulière du Ciel pour veiUer à l'éducation de ses enfisins ; mais la 6€eur de celle-ci, qui étoit célibataire, périt ( F, Lbjoskb-Cohtat).
Le chevalier Boucquel de la Comté ayant été membre de l'académie des sciences et belles-lettres d'Arras, nous fournît l'occasion d'éclaircir un fait très-simple que des préventions justement défiantes
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aroient rendu très - grave 9 même en le rendant fort équivoctue.
IsL plupart des archevêques et érêques de France ayoient reçu en 179^ une lettre» écrite au nom de i'académie d'Arras, qui étoit censée leur demander un exern^ plaire de leurs mandemens et instructions pastorales d'alors 9 «comme autant de monumens dignes d'être conservés à This- Coit%9 dont cette académie faisoitsa princqpJEile occupation». Plusieurs mandemens et instructions pastorales des évêques ayant été dénoncés alors à l'Assemblée Cons-»
titûaate 9 notamment ceux de l'é* Têque de Tréguier, le 1 5 et le aa octobre 1789, de l'archevêque de Paris 9 le 3 avril 1791, et ensuite ceux des archevêques d'Arles 9 de B^duen, des évêques de I!liende9 d'Uzez9 de Senez9 etc. etc. 9 l'auteur des Mémoires déjà cités 9 imprimés à Rome en 17969 raisonnant sur cette circulaire à une époque bien postérieure 9 et lors- .que, depuis le fameux net^fthermddarf on cédoit généralement dans l'étranger comme en France 9 à Tillusion qui faisoit rejeter sur Roberspierre abattUytoutes les horjeurs comiàe toutes Les perfidies de la révolution ; M. d'Auribeau 9 en un mot 9 crut le voir aussi dans cette circulaire. Déférant ' au sentinâent de plusieurs prélats avec lesquels il correspondoit pour son ouvrage 9 il pensa que les écrits de nos pfemîbrs pasteurs aroient
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pu n'être deniandés par les acadé<miciens d'Arras9 que ^pour les dénoncera l'Assemblé^Nationale.
0 Le piège étoit d'autant plus évident9 ajoutoit-îl, que Roberspierre avoit plus d'un complice dans la villef d'Arras (pag. 666) ». Mais ceux des académiciens d'Arras qui vivent encore 9 ayant été consul tés par nous sur cette particularité 9 nous ont assuré qu'il ne fut rien envoyé de semblable par l'académie; que Roberspierre qui en étoit membre 9 se trouvant alors à Paris 9 s'occupoit fort peu d'elle ; et que tout porte à croire que la circulaire fut l'œuvre du chevalier Boucquel de la Comté 9 lequel 9 très-pieux 9 et s'intéressant vivement au sort de l'Eglise gallicane »
auroît imaginé cet expédient pour obtenir plus facilement tout ce qui , dans ce genre 9 pouvoit flatter ses goûts et satisfaire sa piété. {V.
'pour la série alphabétique des Martyrs d'Arras 9 B. P. Bougqubi.
DE Lâgnigouat 9 et P. Briffqeuil. ) #
BOUDES (Etibnne), prêtre du diocèse de Rodez, né à la Peyre de Sorgues, en Rouergue, et curé de Saint-Paulet9 avoit été retenu dans sa province par les besoins spirituels des catholiques 9 lors de la loi de déportation du 26 août 17929 contre les prêtres nonassermentés. En 1793, il tomba dans les mains des persécuteurs qui, après l'avoir tenu quelque temps emprisonné 9 l'envoyèrent en 1794 a Bordeaux, où il devoit
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Stre embarqué pour la Guiàne {V.
Bordeaux). Enfermé dans le fort du Ha, en attendant le jour de l'embarquement qui n'arriva qu'à la fin de l'automne, trois mois après la mort de Roberspierre , il vit ses forces défaillir avant cette époque.
Le Ciel trou voit qu'il a voit assez souffert; et, sa fin approchant, on le transporta dans l'hôpital de Saint- André , où, restant toujours captif de J.-C. , il expira le 25 août 1794? à l'âge de 5o ans. ( V.
Bonne FONT et L. Boudon. )
BOUDON (Louis), jeune prêtre, né à Saint-George , département de VAveyron^ n'avoit point fait le serment schismatique de 1791 ; et l'ardeur de son zèle pour les catholiques de son canton l'avoît porté à braver les dangers auxquels l'exposoit la loi de déportation du 26 août 1792. Il devint enfin la proie des agens de la persécution en 179?; et, après l'avoir retenu plusieurs mois dans les cachots , on l'envoya , en 1 794 > à Bordeaux, où il devoît être embarqué pour la Ouiane ( V. Bordeaux). Enfermé dans le fort du Ha , il ne fut pas compris dans les premiers embarquemen9,qui n'eurent lieu qu'à la fin de l'automne, trois mois après le neuf thermie dor, époque de la chute de Roberspierre. Dieu jugea que sa vertu étoit assez éprouvée par les souffrances. La fin de sa vie approchoit sensiblement. Il fut transporté à l'hôpital de Saint-Aûdré ,
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sans cesser d'être captif de J.-C. ; et il y mourut k 24 décembre 1794 9 à l'âge de 5i ans. ( V* £.
Boudes, et P. Bourdetix. )
BOUFFECHOU (iV...), prêtée et relîgieux'Gapiiein j retiré depuis la suppression des cloîtres, dans la ville de Ghfiteau-Ghînon , diocèse de Nevers, et aytmt 60 ans lorsque fut rendue la loi de déportation tlu 26 août 1792, crut qu'il sufiisolt de se soumettre à la réclusion prescrite aux vieillards et aux infirmes par cette loi, pour ne pas encourir la vengeance des tyrans. Il fut associé aux autres vétérans du sacerdoce qui ètoieni reclus à Nevers. Sansprévoirqulb seroient trouvés dignes d'un sort plus cruel , le P. Bouffechou étoit résigné à tout ce qu^la Providence pourroît permettre, afin d'éprouver davantage leur Foi et porifier encore leurs vertus. Il Eut inopinément enlevé avec e»x pour être conduit à Nantes , oûdé^ tant 4e prêtres avoient été subnàergés. Ce qu'il eut jà souffrir dans le trajet est raconté à l'article Nevers. Le Père Bouffechou, opposant sa Foi et sa résignation aux émettes souf* frances du voyage de N«vers à Nantes, en supporta assez bie»
le poids énorme jusqu'à N«nles {V. Nanhes); mais le fond décale bourbeux et infect de la gaUote hollandaise, dans lequel 11 fut comme enseveli avec ses çûn«frères, ne pouvoit que devenir son tombeau ( V> J. Bouadon). Dans
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i}ei horrible lieu où Ton souffroit toutes les horreurs de la faim^ de la soif même et du firoid, il expira le 1** ardl i7g4f 1® même jour que le Bernardin Fromont. {y.
FaOHôKTy BovcHBT, d'AngeTS» et BotftiroT, chanoine.)
BOUGAREL (tlHÀELES)} euré de Bioi^at 9 paroisse dii diocèse de Clermont, étoit né à Gannût 9 daift le même diocèse. Il fut écarté de sa cure par les autorités révolutionnaires, en 1791 > àf cause de Bon refus du serment schismati^uè de cette époque. Cependant 11 coil-^ tînua de donner les secours spirituels à ses paroissiens, et de les maintenir dans Kunité catholique.
La menaçante loi du 226 août 1791 ne le détourna m^e pas de ce soin pastoral ; mais les circons-^ lances devenoient de plus en plu^ fâcheuses pour la religion et ses ministres. Le caré Bougarel , arrêté en 1 ygZ j et conduit dans les prisons de Moulîns, fut envoyé à Bochefort pour y être embarqué ( F*. RocflÉrbliT ). Son âge de 63 ans, et sa santé déjà fort affoîbltè par ses malheurs , ne lui permirent pas de soutenir le voyage qu'on le forçoit à faire de la manière la plus douloui^use. 11 mourut en passant par Angoulême pour se rendre au lieu de rembarquement. Sa mort arriva le a janvier 1794? el H fut enterré à Angoulême (V. R.
BovcHEB et F^ Bouhdet). Ainsi étoit mort dans son voyage de déportation, .cet Hélîodore, évêque
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de Beth-Zabde en Perse, qu^ r£glise grecque honore comme Martyr, le 9 avrils avec ses compagnons, Darsan^ Mariabus, etc. > mis à mort par le glaive : Eè in iHnsre (depanaiianis) m ^adam manHeîte tftiùàfi Stàh cwnam inadœ nuneupant ,
€Bgfinare e^BpU; et oéiiip
iéidâm^lfMe êeputtUrOi quaiem-^ cofu/tu hofWTffhi consecutua èêt. Il est compHs dans les lieuf mille Martyrs de Perse que FEglisè romaine invoque le 4 ^oùt , et même lé 22 avril. ( Voyez dans Asseman leurs aît^teè , extraits des archives du Vatican : Aeta Mar^ tyr. Orient. Pars P, pag. i3i et 154.)
BOUGEARD (JEAtï-BAPnsTE) , prêtre du diocèse de Rennes, né vers i764> étdit vicaire dansPune des pat'oisses de la ville épiscdpale, à Tépoque du serment de là cons- Htutian civile du ctergé, qu'il refusa. Après avoir échappé à nom« bre de persécutions , il Ait surprb par cène qu'excita la loi du 1 9 fructidor (5 septembre 1 797). On l'arrêta ; il fut dévoué à la déportation, et embarqué le 12 mars 1798 sur la frégate ta Charente, d'où il passa le 25 avril sur (a Décade.
Le scorbut et la gale l'assaillirent pendant la traversée : il ne put jamais en guérir. Arrivé à Gayenne, au milieu de juin suivant , il se vit destiné à aller habiter le désert de Konanama , où vint se joindre à ses précédens maux, une lièvre
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putride qui Tenleya du nombre des TÎvans, à l'âgée. de 34 ans, le. 29 septembre 1798. .( f^. P.
A. ]BoucHÀBD et M. £. £. Bov&r