‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 103 sur 222 · DOIS · texte numérisé non relu

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« BOUHALIER ( Etibune-Frinçois) 9 simple frère-lai, membre de la congrégation des Scoles Chrétiennes, dont il, étoit sous-directeur à Avignon 9 ayoit aux yeux des persécuteurs le tort.de faire insr trviire les en^ns du peuple dans les choses de la religion 9 comme dans i*art de lire et d'écrire. Il fut emprisonné en 1795 ; et le 29 pluviôse an II (17 février 1794)9 on le fit comparoître devant le tribunal criminel du département de Vauclvse, siégeant à Avignon^ Les juges Tassimilant. aux prêtres qui 9 fonctionnaires publics 9 n'a- Toient pas prêté le serment de 1791 9 et ne s'étoient point exilée à la fin de 17929 le condamnèrent à la peine de mort 9 en qualité de « réfractaire » ; et le lendemain il fut décapité. ( V. J. Boubet. )

BOUILLARD (François-De- 1115)9 laïc exerçant la profession de libraire et de relieur à Epernay^ dans le diocèse de Reims 9 né à Orçhilly 9 près Châtillon - sur - Marne 9 en 1 7579 et ayant un grand attachement à la religion catholique 9 montra pour elle un zèle courageux que la persécution ne pouyoit intimider. II fut arrêté pour ce motif au commencement de 1794; et, après rtre resté quelque temps dans les prisons de son

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département, il fut envoyé à Pa* ris 9 où le tribunal révoivtion^ naire , Payant fait comparoître devant lui 9 1^ 24 prairial an II (12 juin 1794)9 le condamna de suite À la peine de mort 9 coname «/onatique ». Il fut exécuté immédiatement après la sentence, à l'âge de 57 ans. {V. J. B. Bàp-

BOULANGER (JEÀir-BAPnsi!&- Joseph)9 prêtre du diocèse de Saint-Brieuc, resté en France malgré la loi de déport,ation, quoijqu'il n'eût pas fait le serment de 1791 9 avoit été déterminé par les besoins spirituels des catholiques de.sa province 9 à ne pas les abandonner. Il fut arrêté en 1 793. On le traduisit devant le tribunal criminel du département des CâU^' du-Nordi siégeant à Saint-Brieuc.

Les juges le condamnèrent comme « prêtre réfractaire », à la peine de mort, le 27 nivôse an II (16 janvier i794)r.^t 1^ sentence fut exécutée le lendemain.

BOULARD (NicoLAs)9 euré d'une paroissedu diocèse de Tours, 6*étant réfugié en Angleterre , par suite de la lof de déportation 9 fut de cette trentaine de prêtres déporté.« qui 9 par zèle pour les besoins de l'Eglise de France , revinrent f avec le vénérable évêque de Dol, débarquer à Quib^ron, en juillet 1795 ( K U. R. HEBci9 Yendbb et Vannes ). Dévoué comme lui au martyre , il en reçut la palme à ses côtés 9 le 5o juillet 1795.

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( K te R. P. LàGkLf et P. F.

Baebbeèg. )

BOULA Y (Jeannb), v*. {V. i*

ClKlDÀieNB.)

BOULNOY (iV...), prêtre, chanôÎDie de la calhêdrale d'Angers y fut i^egardé ayec raison comme un prêtre insermenté, .quoiqu'on ne te comptât point au nombre des fonctionnaires publics assujétis au serment de la constitution otviU du Hwgé. Mais il abhorroit le schisme qu'elle ayoit introduit dans l'Eglise , et se m'ontroit ferme dans la Foi catholique, en même temps qu'il se faisoit Ténérer par ses vertus, encore pkis que par son Age déjà très-ayancé. La loi de la déportation rendue le 16 août 179a, en ayoit dispensé les prêtres irisermentés qui ayoient passé 60 ans, exigeant toutefois qu'ils fussent mis dans une maison de réclusjk)n. Le chanoine Boul- Doy y étoit ayec quatorze autres prétires septuagénaires, lorsqii'ea mars 1794 passèrent par Angers les soixante^un prêtres de la Nièvre que l'on traîhoit à Nantes, sous prétexte de les y embarquer pour la Guiaiie {F. Neveés). Les ré->.

yoltttionnaires d'Angers enkyè-r rent alors leurs quinze yénérables reclus pour les associer au sort des prêtres de Neyers; et Boulnoy partit ayec eux et ses autres confrères pour Nantes. On peut voir 9UX Tableaux historiques de ces deux villes, ce qu'il eut. à souffrir pendant ce voyage. Arrivé à

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Nantes, il fut jeté avec ses confrères dans l'infect et putride fond de cale de la galîote hollandaise qui leur servit de prison. Privé de tout, en proie à la faim, à l'humidité, au froid, à la peste même, il succomba vers le commencement d'avril 1794 (^. J. Bour- •DOTx). L'on croyoit à Angers qu'il avoit été du nombre de ceux que le féroce Carrier avoit fait noyec dans se» bateaux à soupape ; mahy par cdux des prêtres de Nevérs que la Providence a ramenés de cette déportation, et qui ayoient assisté à la mort du chanoine Boulnoy, nous savons d'une ma« nière certaine qu'il mourut comme nous venons de lé raconter. ( F»

le P. BOVFFEGHQV Ct B0USSIÈRE9

de Challot.)

BOUQUIËR (Marie), femme.

( V. M* Troiowge.)

BOURBON (Jacques), vénérable pasteur de la paroisse rurale de Saint- Laurent d'Agny, dan<^ le diocèse de Lyon, refusa sans hésiter k serment de la constitur' tion civile du clergé, et fut pour cette raison expulsé de son église. Il n'abandonna pas 'pour cela son troupeau aux dangers du schisme ; et , restant dans sa pa- «oisse tou^urs catholique , il con« tinua de lui procurer les secours de la religion , sans en être dé«.

tourné par les menaces de la bar-* hare loi du 26 août 179a, qui forçoit à l'exil les prêtres non-assermentés. Le curé Bourbon pouvoir

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