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il est vrai, cpmme sexagénaire 9 profiter de la &eultè qu'elle acoordoit aux TieiUards et aui( iofirmes, de ne pas sortir de Fraaoe»
pourvu qu'Ua y fussent en réclusion ; mais le bon pfiateur étoit détourné de remplir cette condition % p^r le mêm? motif qui l'ayoit retenu au milieu de ses paroissiens, L'attaehemeet qu'il a voit pour eux Tentraîna à faire le seiv ment de Uixerté-égaiité qui paroissoH devoir l'autoriser à ne pas les abandonner ; mais ^ éclairé sur la nature de oe serment , il en eut des remords ^ et en envoya la rétractation aux vioaîres-générauXf administrateurs du diocèse de Lyon. Agé de â6 ans 9 lorsque la terreur fut portée au plus haut degré dans ce pays 9 h la suite du siège que oette ville soutint 9 et lorsqu'y fut établie vers la fin de 1793 cette sanguinaire commission ri^vo^ulûmxuifre qui décima les Lyonnais (V. LToit}^ Bourbon fut arrêté dans sa paroisse, et amené dans les prisons de Lyon. Frappé d'une terreur exr trême, il souscrivit à la demande que les officiers municipaux lut irent de ses lettres de prêtrise ; mais revenu de son effroi, etvoyant aussitôt l'énormité de i'aposlasîe arrachée à sa fbiblesse, il se hâta de réclamer ses lettres sacerdotales , et eUes lui fiurent rendues.
Pendant sa détention 5 il édifia beaucoup ses compagnons de cap** ti vite. L'un d'e«x qUe la sdort épari
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gna, VL. De Laqdine (1)9 parlûîc de lui en ces termes, dans son Torêieçm d^ prUims de JLyên, publié en 1 797 : « Ce vertuf^ux prêtre qt9i avoit pa^sé quarante années dans l'exerciee de toutes les verlus, et au milieu des pauvres dont il fi|t le père, étoit tr^quille dans sa prison , et bien résigné à périr< Il ne regrettoit la vie que pour le bien qu'il pouvoit faire encore. Dans une nuit que plusieurs priaonnien avoient choisie pour éerire à leurs proches , et leur faire les derniers adieux, oelui qui le premier venoit de rem^ plir oe devoir du cœur sur le seul pupitre où l'on p(it écrire , fut remplacé par le curé Bourbon. Après qu'il eut achevé sa lettre, iilabénit ; puis joignant avec forée les mains , et les leviant au ciel , il hii adressa une prière fervente. Un des prisonniers qui de son lit voyoit cette action , et en étoit tout ému , osa demander au vénérable curé, quand il revint se coucher près de lui, car leurs lits étoient voi-* sins^ quel étoit le sujet de sa lettre» Bourbon refusoit de s'expliquer; mais raiitre insistant, il lui réponsdit avec douceur : Mof^ ami,
(i) L'un des plas ▼«rtueusç et des plus sayans littémtenrf do notre âge. Il vieiit de tenniner sqn honorable oitrrière^ le 5 mai i8ao ; et ramitié qui nous unissoit à lui depuis huit lustres^ ne peut s'abstenir de déposer sur sa tombe \ ce témoignage de notre Mtimé et de nos regrets.