‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 105 sur 222 · BOG · texte numérisé non relu

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mon Bcterifiee est fait ;f attende sans crainte quH4 se consomme* Depuis pius de trente ans^ j*ai euieéonheur de tnédiier sur ta mort et de m*y préparer. Irais^ je acheter quelques foiMesjours qui me resteraient à vivre » en rejetantpuMiquem>entdesprin' eipes que foi atynoncés toute ma vie auœ hommes^ et qui m'ont paru dignes de tes rendre bons et de les consoier? Avant de finir ma coûrriire, j'avais ouélié un devoir; je viens de 4e rempiir avec transport : j*ai écrit à celui qui m* a fait or*réter, qui m* a dénoncée Vin*' fortunéJ iiesthienplusàpiain^ dre que m4n* J'ai songé à ses tourmens ;j*ai vouUi tes adou* dr, lui pardonner. J'm héni son existence ; j*ai souhaité qu'elle fût heureuse et surtout trasiqui/Ue à sati dernier jour.

Bientôt j'irai demander moimême cette grâce pour tui au Dieu cUment, au Dieudes mi^ séricordes. Boarbon parloit ainsi, poursuit le dépositaire même de cette confidence, et un rayon de la gloire divine sembloit étinceler sursonfront. Quelques )ours après, il me força d'accepter son lit qui étoit plus commode, et voulut coucher sur un simple banc. Je Tai vu malgré le poids de l'âge, aider, servir à chaque instant le paralytique abbé Rey, ci-devant aumônier des religieuses de Tabbaye de Saint -Pierre, et notre

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oempagnon de captivité ( V. Rbt) ; je l'ai vuie soutenir avec courage , en allant avec lui au tribunal et à la mort* Ombre vertueuse ! ombre sainte I depuis que tu nous a quittés, )e t'ai appelée dans mes ennuis, et ils ont disparu ; j'ai osé former des vœux, et ils n'ont point été sans succès. Ne seroitK^e point toi qui les aurois remplis ?» ( ^.

SovBav. ) Les Juges de la commisr sîon révahuionnaire le firent comparoître devant eux. Il y montra une fermeté plus grande que n'avoit été sa foiblesse. Un d'eux lui demanda s'il a voit prêté le ser^ ment de liberté- égalité : « J'ai eu cette lâcheté, répondit le curé Bourbon; mais ys l'ai rétracté, et je le rétracte encore en ce moment » . Le. juge , en lui montrant un crucifix, lui dit : « Connois-tu cette efligie ? » -— « Oui, répUquatjil, j'ai ce bonheur ; c'est celle de J.-G* , mort pour tous les hommes, et pour qui je désire verser jusqu'à la dernière goutte de mon sang». D'après ces réponses, il fut condamné à la peine de mort, le a4 ventôse an II (14 mars 1794)9 comme « prêtre ianatiqueet contrerévolutionnaire». A peine étoit-il retourné dans la prison, pour attendre l'heure du supplice, qu'il éerivit à sa lamiUe : « L'éternité me tend les bras ; j'aurai le bon* kkeur d'aller à la procession des Martyrs». 11 mourut avec autant de joie que de courage. ( V. Bon-

CBiBI.AT et BoUKDBIiT.)

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BOURDELY (François), qu'un Suppiément à ia Liste des victimes de Lyon, imprimé comme elle dans cette ville en 1795, qualifie de curé, et dont le Dictionnaire des Individus condamnés à mort pendant la révolution (par Prudhomnae) ne fait qu'un « contre -réyolutionnaîre laïc »9 étoit l'un des plus anciens membres d'un très<vénérable col< lége de prêtres qu'avoit établi en 1466, dans la principale église paroissiale de Saint- £tienne-en- Forez , et pour les seuls natifs de cette ville, l'archevêque de Lyon k cette époque, Charles de Bourbon , cardinal. Ils avoient le titre de Sociétaires. Une partie de cette société , devenue fort nombreuse, vint en 1669, avec l'approbation de l'archevêque d'alors, Camille de Neuville, s'attacher au service d'une nouvelle église paroissiale de la même ville, celle de Notre-Dame; et c'étoît celle-là que desservoît François Bourdelj, en qualité de sociétaire : il étoit en même temps premier vicaire de la paroisse. On ne put jamais obtenir de lui qu'il prêtât le serment de la constitution civile du clergé; et il avoit déjà 69 ans quand fut rendue, en août 1792, la loi de la déportation des prêtres nonassermentés. Malgré son âge, il seroit néanmoins sorti de France , s'il n'eût été retenu par le désir de continuer à consacrer son mi-

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nistére aux catholiques de sa pa<^ roisse. Les dangers qu'il couroit dans la ville de Saint r Etienne l'obligèrent à se retirer dans un bourg du voisinage , celui de la Fouillouse d'où il pouvoit encore assister les fidèles dont il s'étoit éloigné. Il y fut saisi pour cette raison-là même au commencement de l'année 1794 ; et on l'amena à Lyon, où bientôt il comparut devant la commission révolutionnaire ( V. Ltov). Les juges le pressèrent vainement de prêter le nouveau serment de Itherté-égalité, et de livrer 8«s lettres de prêtrise. Il refusa l'un et Fautre, se montrant un digne confesseur de Jésus-Christ; et il fut condamné à la peine de mort le 27 pluviôse an II (.i5 février 1794) , comme «prêtre fanatique, ne voulant pas se conformer aux lois». (F. BovBBOii et Botjrt

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