‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 111 sur 222 · BRI BRI · texte numérisé non relu

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toit i^fogié dans le» Etats de^ lUn- ^ URIOLLE ( Je annb) , religieuse triche. Le sort âe» armes' ayanti d'on couvent de Bordeaux , née en fait tomber au pduToir dejcette- dstfe Tille, continuoit à Thabiter puissance , comme prisorniiers idet a^Nrès la suppression de son cloître, guelrre 5 beaucoup itor«(]ildMs:ûîaiM Bie|etée dans le monde , elle n'en çais 9 çesT prisonniers ayant ' été' pratiquoit pas moins avec ferreor relégués'ien Hongrie $ ^et une épi^ les> doToirs de sa profession. On demie ^léàaitfinisé s'étattt mani^^ la^ dénonça aux persécuteurs ^ feitéfifMDriiàieux*^ îlnes'ytrottTôif' vers la fin de i793'9 pour ajoir presque pius personne quf yotilût assisté , dans une maison particules assister. rLeur* délaissemeot' Hère, avec plusieurs personnes dans '^uiie. aussi déplorable situa-- pieuses » à la messe d'un prêtre ca« tion étant parvenu à la connoi»? diolîque ; et les persécuteurs la aance ide P^n* de nos éyêqueâ- qui firent emprisonner ^ avec cinq ràsidoit akH^ à Vienne ^ et cet d'entre elles. La sœur BriôUe^ ^▼èque étant cebii de Nancy, M"* traduite comme elles devant la Anne^Lonis-IIenri de La Pare, commission mUitairô établie à Btainteoant aumônier de S* A. R. Bordeaux ( V. Boevbadx), y mon-« MadIuib » dttcbesse d^Angoulènie^' tra une fermeté , .une douceur et BomméoB' 1817 à rarebevêché' une discrétion dignes des anciens< de Sens,: il ne craigait point de Martyrs les plus célèbres. C'est la parler sana'i supcès ' en . invitant sentence même prononcée contre les : prêtes . Lonrains >qui - étoienlb elle qui en fait foi. Dans cette senvéfûgiés en Autriche à courir a« tence, portée le. i9.iBesMdor an II secours, de ees infortunés soldats (^ juillet 1 794) 9 on lit que , «malque la peste inoIssonnoîtèn'Hon- gré les efiforts du tribunal, et les grie; Le vicrâci Briolet fut* du moyens de persuasion qu'il a em* nombre de ceux, qui s'y rendirent ployés , la religieuse Briolle a déaussitôt pour les assister; et^ claré, avec ses compagnes, en n'écoutant que -son zèle pour ser^ pleine audience ^ «qu'elles ont en« Tir ses coibpatriotes pestiférés » tendu la messe de ces prêtres ( ap* il fut aitteinl de leur mal; et en pelés réfractaires) ; qu'elles savent mourut victime, ainsi que le où ils sont, mais qu'elles ne le prêtre Dieudonné-, et plusieurs dirontpas». On voit par là qu'elles autres ( F, ce nom . et celui de avoient la promesse d'être açquit- Fmshhes). Us sont dans le cas tées, si elles les dénonçoientj mais de ceux en faveur desquels le qu'elles imitèrent admîrali^lement père Théophile Raynaud fit son l'exemple de saint Çyp^ien^ qui ttaUè De,MaHjfrio,per pes^m. refusa d'indiquer au proconsul {Fi C^€ASCUiâ4ifs.') Paterne 9 la retraite de ses prê-

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très (1)9 6t de ce saint Achatias, qui fit le roênie refus ^ en disant : « €e secret) connu du Ciel» a'eat) paê fait pour Têtre par des hommes indignes de lui (d) »; oomme aussi de. cette sainle Irène de Thessalonique» non mpins héroïque, en' une sen^l^le rencontre (3r). Ces.

cinq pieuses TÎetiines de la commission miUiairù ne pou voient, suiTant la loi du Seigneur, discoa*.

▼enir qu'elles ne connussent ces prêtres, et qu'elles ne sussent où ils étotent cachés, puisque, si elles l'eussent nié > elles se seroiest rendu coupables de mensonge aux yeux de Dieu. Elles le décia-> rèrent donc avec sincérité; mais elles refusèient héroïquement d'indiquer leur asile. D'après cela 5 poursuit la sentence , « Jeanne.

Briolle doit, avec ses compagnes»

être rangée dans la clause des

et des

(i) f^ojT' ci-devaiil> â l'article Alix»

I«g- 64- (o)ifanû^u^ ( Consulans Prtrfe^m}

ak ilU : Omnium trade mai nomi^a^ Jlespondit ^chatius : Nomina eonun cœlesti Ubro et divini^ paginis sunt annotata, Quomodo ergô oculi mariâtes âspicknty quod immôHaUs uinus ^ei et imfisibiàs annotopit ? ( Ruinait :

jicea Ditpuuttioms S, AchatU JK^rf^T*. n* V.)

(3) Jïun Prupses : Quignam y ùi^idii, conscim erat hœc in domo Ma £s^ ^ Hespondà Irené : Hœc uidit Jpeus omnipotenâ qui àmnia sdt ; prtttereà nemo. (Baronius: AnnaL ann. 364, n«4o.)

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complices de ces prêtres pet6de»> lea phis cruels et les plus dange^.

renxjennemis de la patrie ». C'é-^ tofit ainsi quç les peraieuleurs cpaaiiûomnâ (M «dignes ministires d'un Biteu de paix et de charité.

La sentence, ejonolalit pav cohd^maer JA religieuse Bisdye, aTe6 ses cinq compagDee^ àfeipeànede nnirt (^;^ ]>Ôiiikai7, ALluet^ jGrAs<anr, Luasafi et Gjoulvib). l^ie fut immolée le kndemaÎDy à FAge de

40 ans. î<'

BRIQUET (PTvnB),;prèlre, né dans le diocèse de Laob, prôiasH senr de théologie «trbiblibthéoaire dan&Ia nsaison de NaTam ,â Parîs^ en. 17895 atoit été long^tempa préfet des études dans la oélèbM coÉiimuAauté de Sainte*iBai4b(e. Im naturel fernse: et prompt de œl eocHsiastiqiie ^ à qm l'entrouTOit^ dans le commerce 4e' la TÎe , quei-« qae.origtiialité< el xiême de l^hs-* tinûtion ^dant. ses idées ^ ne nui*' soit en rien d'essentiel à ses yertu»

saeevdetales. C'étoit «raîlleurs' un homme .fort instant, et un |Nro<« Cdod théologien.' Aucune chaire de théologie ne ait remplie avec plus de sayoir que celle de l'abhé Briquet.' Il demeùroit au collège de Boncotirt, dèpendantde la maison de Navarre, locsqu'aprèslo sinistre éténement du ib août i^ga, les tyrans de la Fisanœ fiaent reciier* dber el saisir ks prêtres qui n'ap^ prouTOient pas leurs impiétés; e| on l'y arrêta , le 93 août Le professeur Briquet, amené. dèVant iù

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cojniti de la seelion » y refusa ayeo fermeté le serment qu'on lui demaudait ; et ou renferma^ poue ce motif, dans le séminaire de Saint - Firmin, Quoiqu'il »'y pr^arfit, arec ses tertueux com*^ pagnons de capthité» à dooner sa -vie pour la Foi, cependant ^ le 5 septembre 9 effrayé à la vue du masMcre» il voulut s'enfuir par les toits. Un Irlandais, afiidé des assassins, et qui avoit été élevé sous lui à Sainte *- Barbe , l'aperçut, et le fit reprendre. Alors Briquet, touJQuis constant dans sa Foi, reconnut que Dieu vouloit expressément qu'il mourût pouc elle , et re^t la mort avec ee sen-.

timent qui fait les Martyrs. Soi»

âge alonsétoit de 5o a|is ( F. S/tka^ TBMBiB ). Ceux qui eroiroient que ta fuile^ devoit nous empêcher de le regarder comnae tel, n'auroîent sans doute' pas eonnpissance du culte q^e l'Eglise repd, le ifi juin , à oe saint. Martyr Ferréql qui, Ters 3o49 a'étant évadé des prisons de Vienne en DauphMié, après ardir. oonfeseé la Foi devant un juge paien , fut assassiné dans sa fuite ) par ^ ceux qui le poursuis Toient pour le ramener en prison :

Percuêius oecuéuit in 60 iaca uH sefÈuiomniit^ corporis ejuê vMierèmuv. (ftuinart : Patdf^ èoneU FérrùM. ) ' BBISS£(Pm]iB), prêtre, cha« noiae et grand-^pénitencier de la cathédi*ale de Beauvais, s'étoit wtiré au séminaire de Saint- Fir*

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min , à Faris , après la suppression des chapitres. Dans ce temps, où îiétoit si difficile à tçut Qcdésiastique qui n'adhéroit pas aux erreurs de la constitution dviie du eieTfféf de continuer 9 seulement pour la satisfiiction de sa propre piété, les fonctions du sacerdoce, le chanoine IBfrisfi^se troovoit heureux d'>être dans une sainte maison , où il pouvûit idvre paisiblement en bon prêtée. Il y résidoit encore ^ lorsqu'elle lut subitement transformée en une prison pour oeux qui n'avouent point fait et ne vouloient point Êiire le serment de maintenir cette constitution ci^ vUeduciergi. ËcrouéleiSaoût, dans ce séminaire, avec le supérieur et d'autres prôtres^ {V. Lb Faavçois) , il ne- se dissimuloit point qu'il y étQit destiné , comme eux, ÙL pésir pour la cause de la Foi. Il s'affermit avec eux dans là résolution de mourir pour elle; et le 3 septembre, qui les vit massacrer , le trouva digne de recevoir, avec eux, la récompense du martyre ( F. SxpTBiUBaB). Il avoit alors 59 ans.

BRISSON (iV... ), prêtre, bénéficier dan^ le Hainaut, et né à Gomignies ^près le Quesnoi, vers 1736, fut considéré, comme les prêtres non-as$ermeqtés , à raison de son notoire attachement à la doctrine catholique , lors des Innovations schismatiques de 1791.

€oDmie eux 9 obligé de fuir la France, à l'époque de la loi du

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a6 août 179^9 qui les forçoit à s'exiler 9 il y rentra, et Tint à Yalenciennes , lorsque les Autt*!-* chiens eureqt soustrait cette yiUe à la tyrannie delà GonTention, le i*« août 1793. Il fut surpris par ses proconsuls ^ quand Parmée Autrichienne évaoua eette yille , le \V septembre 1794 ( V. Vaiek* GifiNNES ). Traduit devaïit leiir^ commission mititoire, le 6 bm-maire an II ( 27 octobre 1794 )^ ayec cinq autres prêtres ( V. Liv-

GBBF, HANirBQVAST , P&BIJX, RiG*

KEz , et Bbbuya&t ) 5 il y fut condamné 9 comme eux 9 à la peine de mort, sous le prétexte hjrpocrite qu'il étoit.un «.émigré-rentré » y n'ayant pas voulu nier qu'il ayoit passé la frontière. Immolé le lenr:

demain 9 aîYec ses compagnons 9 il périt ainsi Martyr de la yérité comme de la religion 9 à l'âge de 58 ans 5 trois mois et deux jours, après ce fameuxneti/^^Aermûfor, depuis lequel les factieux triomphateurs ne se lassoient pas de crier qu'ils, avoient ramené la justice et )a paix en France. ( V. Bekif- YA&T, et Bbuslé.)

BRITTE (iV.,.) étoitundes prêtres infirmes ou septuagénaires d'Angersqui furent enfermés 9 d'après le décret d^4éportation du a6 août i79îi ^. parce qu'ils n'ayoient point Toulu compromettre leur Foi par la prestation du serment de la constitution dviie du ctergé^ et que leur âge le^ di3pei)soit de se déporter eus^-mêiii^es dans l'étrao

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ger. Il fut un des qoînie que \\m adjoignit aux soixante et un de \m Nièvre , lorsqu'ils passèrent par cette Tille, pour aller s'embarquer ou périr à Nantes 9 en mars *^794 (^- Nbybhs et Nahtbs). Lié à< leur sort 9 le 1 3 de ce mois 9 il partagea leurs peines 9 et les endura avec les mêmes sentimensde piété. Après avoir soutenu les maux de cette translation barbare y il 416 put supporter long - temps ceux de la galiote hollandaise 9 dans le fond de cale de laquelle on oherchoit à les faire périr de faim 9 de froid , d'humidité et de peste.

Il y mourut vers la fin de mars ou au commencement d'avril 1794»

C'est à tort qu'on a cru que Britte ayoit été noyé dans un des bateaux à« soupapes de l'inférD^il Carrier; aous savons positivement, par le témoignage As ceux des prêtres de la Nièvre qui revinrent de cette déportation, que Britte est mmrt ainsi que nous l'avons raconté..

( F, BovssiBBB , de ChaUot 9 et BBvirBAu , d'Angers. )

BROCHÈliES (CHAB£BS*I>nris BBs), prêtre 9 et religieux Chartreux, sous le nom de Dom Denis, dans le monastère de- Bosserville, près Nancy, étoit venu après la suppression des ordres monastiques 9 habiter son pays natal , Ainville-aux-Jards, dMS >le diocèse de Nancy. Les persécuteurs du département de la AfaurtAe, sous la tyrannie desquels il étoit, ne lui pardonnèrent pas son éloignemen^

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du schisme conMitutîonnel de 17919 ni ses yerttis , ni son attachement inyariable à la religion catholique.

Ifs le firent enfermer dans la prison de Nancy en 1795, et traîner bientôt à Rochefort pour y être compris dans une déportation de prêtres non-assermentés (F.Rochefoat). Dom Denis fut embarqué sur le navire (es Deux Associés;' et les tortures de Tentrepont de ce bâtiment eurent bientôt mis fin à ses jours. II expira, le 17 août 17949 à Tâge de 45 ans. Son corps fut inhumé dans Tîle ^Aix. {V. P. Brin, et J. Bbv.)

BROGHOIS (iV...),prÔtremîssionnaire de la congrégation de Saint*Lazare 9 et l'un des directeurs du séminaire d'Amiens , n V* Yoit point compromis sa Foi par la prestation du serment de la constitution eiviie du cierffé, II eontinuoit dans cette yille, en 1792, et même 17939 Texereide du ministère sacerdotal pour les catholiques demeurés fidèles. Lés réyolutionnaires le jetèrent en prison, sie proposant bien de le faire succomber juridiquement sous là hache homicide. Le Seigneur ne leur permit point cette féroce jouissance-: il appela à lui M. Brochois , lorsqu'il étoit encore dans les fers , saîns le priver néanmoins de ses droits à la palme du mar-, tyre. 11 y mourut captif de J.-C.

pour sa défense 9 en 1795, après une longue détention. Ces rensel-

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gnemens donnés à Rome en 1 794 > viennent de M. de Cayla de la Garde, supérieur- général de la congrégation des Missions de Saint-Lazare.

BROGHU (PiE»RB-F»iKçois- STMrHomEN), prêtre du diocèse de La Rochelle , vicaire en la paroisse de For|9-sur-Sëvres, canton de la Cfaâteigneraye , se garda bien de faire le serment schismatique de 1791 ; et la généreuse Foi des habitans de la contrée n'auroît pas permis qu'il se soumît à la loi de déportation. D^aillèurs , son attachement à ses devoirs le rctenoit au milieu d'eux pour subvenir 4 leurs besoins spirituels ( V. Véhbêe). Il y fut saisi par les agensde la persécution, qui le traînèrent à Fontenay-le-Comte , où siégeoît le tribunal criminel du département de la Vendée; et ce tribunal l'envoya à la mort comme «réfractaire à la loi », le 6 véntose an II (24 février 1794)»

BROLT (Frahçois-Joseph), néà Hittenhelm dans la Haute-Alsace , en 1 7 55 , et curé de Montfeinhem , dans le diocèse de Strasbourg, à Tépoque de la révolution, resta fidèle à la Foi et à ses devoirs. Il échappa aux sanguinaires persécuteurs qui ensanglantoient sa province en 179S et 1794* Lorsque le gouvernement lui-même sembloit dire que toutes les persécutions étoient finies depuis la mort de Roberspierre, Broly le crut, et reprit ostensiblement les

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gens qu'il instruisoit, des sentimens bien contraires aux intérêts de leur patrie (c'est-à-dire des seBtime»»^ religieux j ; d'avoir, au mépris de la loi , dit la messe dans des maisons particulières , et d'a- Tç^ir contribué à égarer les esprits en les fanatisant n (F. Bor- BBAvx). La commission mtiiitaire se. disant convaincue de tous ces faits, ordonna que J. B. Broussin subiroit la peine de mort , et il fut décapité le même jour.

BROYAT (JEijsi-BjkPTisn),]curé de Marsillaç, dans le diocèse de Bordeaux^ où il étoit né en 1755, fut arrêté ea 1793, .et amené à Paris poiury être jugé parle grand tribunal révolutionnaire. Il y COfl/iparut le ag messidor an H (17 juillet 1 794) 9 ce }our4à même où furent condamnés à mort le9 seize religiei^ses de Çompiègne , et. d'autres persomies pon^açrées à Dieu {F. ^. C. C. Bi^ard). Le dispositif seul, de Ja. sentence prô»

Doncée contf:e lecu^é Uroya^ , indique la sainte cause pour laquelle on l'immola. Il y étoit dit «con- Taincu de s'être déclaré l'ennemi dupeuple, en faisant des baptêmes, des mariages et des prières funè« bres, comme encore en portant des gravures et signes de la royauté ».

Non seulement ce prêtre étoit zélé pour les devoirs de son ministère, il étoit encore royaliste par principe de religion et de conscience.

Il périt le même jour, à l'âge de 41 ans.

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BBU(Jeàk), vicaire* disons lapâ^.

foisse de Saint-Laurent, au dioi* eèse de Sarlat, et né en r^i, à Urval dans le même diocèse, ne prêta point le serment scbismatique de t {79 1 , et repoussa de mèw^ celui.de iiéerté^àiité. Il resta avec courage dans le canton ^Tpc^u; y consacrer son zèle -aux besoti^ d0s catholiques. Les persécuteurs le leur enlevèrent en 1794^; e|^ après être resté quelque tenapt dans les prisotis'de.Pérîgtieux.,. i\ fut envoyé k Bochefort pqur .êM déporté £ku-delà des mer$ ( V, ILorj chefort). On rembarqua avec unft multitude d'autres prêtres in^rr pientés; s.ur |e .navire. 4es. O0UX j^^OfiiéSy £n vain le jeune âge de cet ecclésiastique l^tta joontrei les n^aux qu'on éprouvoit diuis.rhor-.

ril^le^trepont de ce bâtiment : il succoinba* Ses confrèi^ç reçiU^e^t son dernier soupir dans la nuit du 18 au 19 septembre, 1794> U n'a-* TO^t que 33 ans; et ses restes périssables furent inhumés dans L'île Madame. ( ^. C. D, BftôGïkiES, et.M. L, BautAED.)

BRUGES (MiGHEicBidivoÎT de), vicaire -général de l'évèiibé de Idende, prévôt de la cathédrale et président du bureau diocésain 5 né à Yallabrègues près Beaneaire , dans le diocèse d^ Arles;, fut.envqyé par le clergé dq bailliage de Mçnde aux Etats-Généraux* Soo âme droite et pure ; commença d'être vivement aiQigée quaîid ils se donnèrent un pouvoir 91 fur

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neste à l'autorité du Roi 9 en se constituant Asseiûblée Nationale.

Mais il fut bien plus amèfement j^ontrlsté quand parut la cansUtttrtion tiviie du clergé qui a causé tant de xnjsil à l'Eglise. Aussitôt que les trente évêques , membres de l'Assemblée 9 eurent fait contre cette œuTre de schisme » leur ad^ mirable et courageux Exposé des Principes 9 le yicaire-général de Bruges s^empressa d'y adhérer solennellement par sa signature, avec d6 autres prêtres aussi membres *de l'Assemblée. Cette protestation étoit uu grief digne de mort aux yeux des novateurs. Cependant ce vertueux ecclésiastique ne sortit pas de France lors de la loi de déportation ; et même il resta à Paris, çroyaint pouvoir y être oublié dans un pauvre domicile de la rue Fromenteau. Il y fut découvert en 179^9 et on le jeta dai^s les prisons. Il se trouvoit dans celle qu'on appeloit des Carmes , lorsque, pour en expédier plus promptement les prisonniers , on imagina perfidement de leur imputer ui^e conspiration contre la Convention.

Le chanoine de Bruges, traduit devant le tribunal révoiutian-naire avec quarante-quatre autres, le 5 thern[)idor an II ( 25 juillet 1794),. y fut condamné à mort sous ce prétexte, mais pour la véritable raison qu'il étoit prêtre catholique^ On l'immola le même jour à l'âge, de 5a ans ; et, en allait à l'éi^hÀfaud, il encourageoit

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^es compagnons de sùppHce , leur disant : « Ne nous affligeons point ^ mes amis , de pèk*dre une vie toujours mêlée de tant de misères, soit corporelles ^ soit spiritueBies.

Nous contractons tous en naissaat la nécessité de mourir ; et la seule manière dont les Chrétiens doivent souhaiter de terminer leurs jours ^ c'est de finir par uiie mort précieuse aux yeux du Seigneur».

BRUGIËRE (Jeav)^ prêtre du . diocèse de Clermont en Auvergne, exerçoit paisiblement le saint ministère en 1793, à Sauve, entre Clermont et Aurillac. Il y fut découvert par Jes persécuteurs, qui l'amenèrent dans les prisons de la première de ces villes où siég eeit le tribunal criminel du département du Puy-de-Dôme. Comme le prêtre Brugière n'avoit point fait le serment de 1791, et ne s'étoit pas exilé suivant la loi de déportation , ce tribunal , devant lequel il comparut le 12 floréal an II (1" mai 1794)9 le condamna à la peine de mort, comme «réfractaire » ; et il fut décapité le lendemain.

' BRUGIÈRES (Charles), chanoine. ( V. C. Sb&&e.)

BRUGNIÈRë (Jeàn-Bafiiste), curé de Gabriac , • dans le diocèse . de Mende, crut-j pouvcdr. éc^iapper à la perséoutioli dans les montagnes de sa province. Elle vînt l'y atteindre à la fin de 1 793 ; • il fut arrêté , et conduit dans les ptisons de Mende , où siégeoit le tribu-

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