‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 112 sur 222 · RU BRU · texte numérisé non relu

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aal criminel dudépartement de la ainsi au sujet de c« refigktnc :

Xiirsf^ 9 deyant lequel il comparut «Digne disciple de sainte Thh^

le 5 prairial an II (sa mai 1794) > rèse, le P. Brulard ne tîtoH que

cft 9 parce que la religion et ses de sacrifices. B ne pensoit ({uViu

ministres étbient regardés comme Ciel , ne s'entretenoit que du Ciel,

ennemis par la ConTcntion et ses On ne croîroit jamais , san eh

proconsuls 9 le ouré Brugnt^re fut ayoir été le témoin , qoVn corps

condamné comme « contre-révo- Tirant pût arrÎTer au point âe

iutionnairei», à la peine de mort maigreur où je Tai tu réduH;

qu'il subit le lendemain. mais on croiroit encore moins

BRULÂRD (Michel -Louis) 9 que l'âme qui animoit un pareil

prêtre^et religieux de Tordre des squelette 9 pût être remplie de

Carmes ^Déchaussés 9 dans leur l'amour de Dieu au degré où

- maison dé Cfaarenton 9 prés Paris 9 l'étoit celle de cet ange de ta

établie seulement depuis 17739 terre». La mort du P. Brulard

étoit né à Chartres en 1768. Après arriva le 25 juillet 1704. Il nV

la destruction des cloîtres 9 il se voit que 36 ans ; et son corps fut

retira dans sob pays natal , et y enterré dans l'îte à*Jix. ( r*» J.

porta les vertus cénobîtiques qu'U Bair et A. F. BauLoir. )

possédoitàundegrétrès-éminent. BRDLÉ. (f^. BavsLÉ.)

On n'a pas besoin de dire qu'il BRULON ( ANDaé-FâAHÇois ) ,

repoussa les innovations schisma- prêtre de Vannes 9 né dans cette

tiques de 17919 et les autres plus ville 9 ne céda point à la tentation

impies que , par la suite 9 imagî- de prêter le serment schismatiqne

nérent tes persécuteurs. Il fut ar- de 1791 9 ni ceux qu'imaginèrent

rêté en. 1795; et les autorités du ensuite les impies persécuteurs 9

département d'Eure et Loir 9 pour avoir des prétextes de tour-

dont Chartred étoit le cbef-lieu, le ' menter les prêtres fidèles. Le

condamnèrent à être déporté an- désir d'être utile aux catholiques

de là des mers. On l'envoya pour de sa contrée 9 le détourna de

cet effet, à Rochefort, et il y fut sortir de France lors- de l'expul-

embarqué sur le navire (es Deux sion des prêtres non-assermentés 9

Associés. Nous avons dit ailleurs en août 1792. Il fut arrêté; et les

tout ce que les prêtres de cette autorités du département du Jlfor-

déportmion eurefit à souffrir ( F. Inhan le condamnèrent à être

' RocHEFO»T).L'ùndescompagnohs déporté au-delà des mers. Elles

du supplice du P. Brulard 9 et qui le firent, en conséquence 9 con-

n'y a point succombé , l'auteur de duire à Rochefdrt pour y être em-

• la Aefa^ionde celte déportation, barque. II le fut en effet sur le

publiée ^p 1 796 9 s'est exprimé navire ies Deux Associés '( F.

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Roghefout). Led maùx que les prêtres éprouvèrent dans cette déportation, et qui arrachèrent la vie à la plupart d'entré eux, accâbloient tellement cet ecclésiastique , qu'il y succomba. Il mourut dans la nuit du a8 au 29 août 1 794»

et fut enterré dans l'île Madame.

(F*. M. L. Brulard et G. BaiiNSL.) BRUMAT (Pierre - Antoine) , prêtre. (F. P. A. Lebrquiat.)

BRUN (Joseph), citoyen de Mismes, avoit signé les professions de Foi catholique comprises dans tes pétitions des ao avril et ' !•' juin 1790 [V. NiSMEs). Lors de la vengeance cruelle qu'en tirèrent les religionnaires , le 14 juin de la même année, il fut poursuivi, sans être sous les armes, jusque dansTantique amphithéâtre de cette Ville, où ils lui tirèrent plusieurs coups de fusil. Poussé ensuite avec des fourches isur la ' place , il alloit y être fusillé lorsque des volontaires dirent que sa mort seroit trop douce. On le frappa avec des sabres , et on le jeta dans le fossé du rethparl. 11 restoit encore vivant au bord de l'eau :

on acheva de l'exterminer à coups de pierres. Les deux frères Guerin , signataires aussi des mêmes professions, die Foi, étant accourus pour le sauver , furent tués à coupîs de sabres et de fourches, (f^. AuzE^T et Castanier.)

BkUN (iV...), curé, doyen de l'église paroissiale de Saint-Laurent-de-la-Plaine ou de Lin, dans

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le diocèse d'Angers , y étant resté pour l'utilité des catholiques , fut massacré , comme prêtre insermenté , sur les bords de là Loire ^ par les troupes impies de la Convention, en 1793. ( V, Vendée.) BRUNE AU (Jacques - René) , prêtre du diocèse du Mans, hé en 1757, à Monsœurs, près^ Laval, dans le Maine, fut d'abord, pendant huit ans , vicaire en la paroisse de Saint-Céneré, prés Laval, où son zèle devint aussi efllcàce que sa conduite y étoît éciïfiante.

La cure de la Bazoge-Montpînson, près Mayenne , lui fut conférée la première année de la révolution ; mais le serment schismatique que l'Assemblée Constituante exigea des prêtres, et que Bruneau ne vouloit point faire , l'empêcha de prendre possession de cette cure.

Compté parmi les prêtres insermentés, il fut obligé comme eux, en 1 792 , de se rendre à Laval , pour y être sous la surveillance immédiate des administrateurs du département de la Mayenne ( f^.

Laval). Bientôt on l'y enfernâa dans le couvent des Capucins , transformé en prison; mais il s'en évada de peur d'y être égorgé, et alla se réfugier chez de bons catholiques de la ville , où il disoit la messe, et d'où il alloit secrètement porter les secours de la religion à ceux qui ne pouvoient y venir. Quand l'armée cathoiiqut^ et royale passa par Laval (F.

Vendée) , il abandonna sa retraites

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pour se-îpindre aux prêtres du Poitou que cette armée aroit sous sa protection. Mais bientôt elle fut mise en déroute au Mans:

Bruneau chercha son salut dans la fuite , en se rapprochant de sa famille. I5ne indisposition grave lui survint lorsqu'il passoît dans la paroisse de Vages, à quatre lieues de Laval; et il fut obligé de se retirer dans une* petite ferme appelée Closerie de Lorrière. On eût dit que les soldats des persécuteurs avoîent suivi ses pas : ils entrèrent dans la ferme , et se saisirent de sa personne. Bruneau les pria de le conduire à Laval , et ils le lui promirent; mais quand ils furent arrivés dans un champ de la paroisse de la Bazouge-de- Chémeré, ils prononcèrent l'arrêt de sa mort comme devant être exécuté à l'instant. Bruneau avoit trop souvent parlé à ses confrères et à ses amis du bonheur de donner sa vie à Jésus-Christ, pour ne pas le ressentir en cette circonstance. Il entendit sans trouble la déclaration des soldats, et ne leur demanda d'autre grâce que "celle d'avoir encore un quartd'heure pour offrir à Dieu son sacrifice. Ils le lui accordèrent ; et ces courts instans furent employés par Bruneau à prier pour ses bourreaux autant que pour lui-même 9 suivant ce que nous écrivent et le respectable curé d'Ëntrannes, près Laval, et l'un des plus dignes curés du- Mans. Le quart-d'heurc

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étant expiré, il se tourna vers lei s«oldat$ , et leur dit : a Faites de moi ce qu'il vous plaira. » A l'instant un coup de fusil lui fit sauter le crâne, et il tomba mort. Son corps fut dépouillé par les assassins : on l'enterra dans l'endroit même où il avoit perdu la vie. Ce meurtre eut lieu vers le milieu de décembre 1 793. Les précieux osse« mens de ce Martyr ont été exhu-> mes par la piété publique , en avril 1817, et transportés religieusement dans la paroisse de Saint -Céneré, où, pendant que Bruneau y étoit vicaire , on le considéroit déjà comme un saint. {V* Brosse, de Lassay, et Buein, de Conné.)

BRUNEAU (iV...), prêtre plus que sexagénaire du diocèse d'Angers , n'avoit pas voulu compromettre sa Foi par la prestation du serment de la constitution civile du clergé, La loi du 26 août . 1792, qui forpoît à se déporter eux-mêmes les non-assermentés, condamnoit ^ la réclusion ceux d'entre eux qui et oient sexagénaires. Bruneau étoit ,. en conséquence , enfermé dans un lieu de réclusion à Angers^ ave« quatorze autres prêtres d'un grand âge , quand les soixante et un , non moins vénérables, que de Ne vers on traînoit à Nantes pour les y faire périr, en mars 1794 9 passèrent à Angers. Le comité révolution-naire imagina de se débarrasser alors de ce qui restoit de ceux de ce

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diocèse 9 en les associant au sort des prêtres de la Nièvre (^» Nb- TEKS ) ; et Bruneau , ainsi que ses quatorze collègues > fut embarqué avec eux 9 le i5 mars 1794* Les maux atroces qu'on leur fit éprouver dans le voyage , et ensuite dans le fond de cale de la galiote hollandaise du port de Nantes 9 furent supportés par Bruneau avec un égal courage 9 et la même volonté de mourir plutôt que de trahir sa Foi. Ces maux étoient si affreux 9 qu'en vingl-six jours > il y périt trente prêtres de la Nièvre, et tous les prêtres An-^ gevjns , excepté un seul : Bruneau fut du nombre. Il expira vers le commencement d'avril 1794* C^- BRITTE9 d'Angers 9 et Gantât, de la Nocle.)

BRUNEAUD (LioNiRDE]» femme. (F. L. Lito.)

BRUNÉGAT ( PiEREE ) , né en 174^ ^ Soni, paroisse du diocèse de Luçon, comprise maintenant dans le département de la Loire- Inférieure, é toit y au commencement de la révolution 9 vicaire dans le bourg de Bazoches, même diocèse 9 dans la Vendée. D'une Foi inébranlable et d'un ^èle trèsardent 9 il avoit repoussé avec indignation les serniens de 1791 et 1792. Les catholiques de la contrée reçurent de grands services spirituels de l'apostolat qu'il exerça parmi eux, dans les temps affreux de 1793 et 1794. Les persécuteurs n'avoientpu l'atteindre;

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et le calme trompeur qui succéda pendant les années suivantes 9 donna de la sécurité au vicaire Brunégat. Il fut enfin surpris dans l'exercice de son ministère par les exécuteurs de la farouche loi de déportation, rendue le lendemain de la catastrophe du 18 fructidor (4 septembre 1797). Us s'emparèrent de sa personne à Luçon, et l'envoyèrent, au commencement de 1 798, à Rochefort, pour qu'il en fût déporté à la Guiane (V. Guiane).

On l'embarqua, le 12 mars, sur la frégate la Charente, d'où, le aS avril, on le fit passer sur la frégate ia Décade. La douleur d'être arraché à ses ouailles, et la considération de la perfidie avec laquelle on violoit cette paix promise à la Vendée, de la sincé-> rite de laquelle il n'a voit point eu de défiance {V* Vendre], exaltèrent sa sensibilité, et enflammèrent son imagination , au point que ses confrères lui proposèrent de permettre qu'ils le taxassent de démence, pour obtenir qu'il fût remis à terre et soustrait à la déportation. Il répondit, avec une fermeté inébranlable, qu'il étoît résigné au sort que la Providence paroissoitlui avoir destiné. Arrivé à Gayenne vers le milieu de juin, il fut aussitôt relégué dans le désert de Konanama. Gomme si ce séjour n'eût pas été assez cruel pour lui, il s'enfonça dans les bois, et y périt à peu près comme ce saint Martyr de Perse, Maharsapor,

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dont Asseman rapporte les actes 9 et qui 9 en 4319 jeté dans une fosse ténébreuse où les tyrans crojoîent qu'il y aroît un dragon féroce par lequel il seroit dé voré 9 y fut trouvé mort, à genoux, et ayant l'air de prier : lUicojiuUci nuntiârunt repertum fuisse heatu^n Mar^ tyrem in genua procuméen^ tèfH^ extinctum tamen et excmi^ nwnij etsi orantis adhue speciem prcçheret. (Pars !•, p. a36 :

Martyriv/m B. Maharsaporis.) Une lettre écrite de Konanama, par on déporté, le 9 septembre 179^9 racontoit ainsi la mort de Brunégat : « Un prêtre qui , depuis plusieurs jours , ne paroissoit point aux appels, a été trouvé mort dans une forêt voisine. Il y avoit surccpmbé d'inaniiion. Ses mains étoient jointes ; et sur ses lèvres inanimées reposoit un crucifix. Des nègres nous l'ont apporté en cet état; et nous avons rendu les derniers devoirs à ce Martyr ».

C'étoit encore ainsi qu'avoit cessé de vivre, dans la persécution Yandallque , le saint prêtre Cres*conius , que r£gUse honoré comme Martyr le 28 novembre :

Sic enim Cresconius presbyter Mytsntifw civitatiB^ in spe^ limca Ziquensis mentis reper^ tus est, putrescente jeun sotu" tus cadayere (Vict. De Perse^ cutione Fandatiea, L. III).

La mort du yicaire Brunégat est inscrite, dans le registre de Cayenne, au 22 fructidor an YI

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(8 septembre 1798) : son fige étoit de 58 ans. (f^. F. J. Bb^lt,

et BOCHER. )

BRUNEL (Gbevais), prieur de k Trappe, ordre et réforme de Gîteaux , dans le diocèse de Sées^ étoit né à Magnières» dans celui de Nancy. Après la suppression de son ordre et son expulsion de la sainte solitude de la Trappe , il Tint résider en son pays natal , au sein de sa famille. « Fervent reli* gieut, homme de piété et d'une grande vertu », comme nous l'a écrit un de ceux qui reçurent ses der-niers soupirs, il se garda bien d'ad* hérer en rien au schisme de 1 79 1 et 1792. L'habitude de modestie, de paix et d'obscurité qu'il avoit contractée dans la retraite , ne pouvoit que tranquilliser les réformateurs politiques ; mais ces réformateurs étoient impies, et feisoient la guerire à Dieu et à ses Saints.

Le prieur de la Trappe ne pouvoit donc être épargné par eux ; ils l'arrêtèrent en 1795, et le firent jeter dans les prisons de Nancy, jusqu'à ce qu'ils eussent décidé s'ils le feroient périr sur Téchafaud ou dans un navire de déportation. Le premier parti auroit soulevé les nombreux adbnirateurs de sa sainteté pure , calnie et céleste. Ib prirent donc le parti de l'envoyer à Rochefort, pour être déporté au-delà des mers ; et on l'embarqua sur ies Deux Associés {V, Rocbbpobt). Les yœux des impies furent comblés.

Le saint religieux succomba sous le poids des souflfrances de cette déportation, dans la nuit du ig au âo août 1 794> à Page de 5o ans.

Ses cendres reposent dans Tile Madame. ( ^. A. F. Bbvlon, «t Ph. Bausii.)

BRUNET (Chablis), prêtre, ex- Msuite , résidant à Ghfttellerault , dans le diocèse de Poitiers, n'a- Toit rien tu dans les lois qui l'o»bligeât à sortir de France , quoiqu'il se fût tenu éloigné du schisme constitutionnel. Mais c'étoit un bon prêtre ; et les persécuteurs ayoient résolu de détruire toute la &mille sacerdotale. L'ex- Jésuite Brunet fut donc arrêté ; et on lé traîna dans les prisons de Poitiers. Le tribunal du département de la Vienne, siégeant en cette Tille , le fit comparoître de- Tant lui, le 98 Tentose an II (18 mars 1 794 ) , et le condamna à la peine de. mort, comme r prêtre réfractaire * . Il fut ainsi Tun des dix-sept prêtres que les juges en- Toyèrent à l'échafoud, ce jour-là, en haine de la religion. (K J. M.

BomrBT, et F. A. D. db Brakiib-

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