‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 113 sur 222 · TAL · texte numérisé non relu

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BRUNET (Etikkiib), né à Lyon, Ters 1760, et curé de Grézieu-la- Yarenne, bourg du diocèse de Lyon, aToit été expulsé de sa cure pour n'aToir pas touIu prêter le serment de la constitution civite du clergé. II s'étoit réfugié dans cette Tille, depuis que la persécution l'aToit encore plus

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rigoureusement écarté de sa paroisse ; et il rendoit néanmoins son ministère très-utile aux catholiques de la cité où il se trou- Toit. Lors de la recherche rigoureuse qu'on fit des prêtres dans tous les domiciles , après le siège de Lyon , pour fournir une ample pâture à l'impie commission révo* iutiannaire qui y étoit établie depuis fiôTembre 1 793 ( V. Lton) , le curé jBrunet , saisi et li?ré à cette espèce de tribunal, y fut condamné à la peine de mort, le iBpluTÎose an II (6 fcTrier 1794)9 à l'âge de 44 ^^^ > comme « contreréTolutionnalre , et prêchant le fomatismc^f c'est-à-dire la Foi de l'Eglise catholique. {V. Bbibbt, et Bbvtas.)

BRUNET (Feavçoub) , femme.

{V. FvBéDéB.)

BRUNEYAL (Fbahçois-Amabib Dakgbl db), Ticaire- général de l'éTêquede Poitiers, et promoteur de l'ofiicialité du diocèse de ce nom , y aToit contribué à maintenir la Foi pure, lors de l'établissement de la eonstiiuHon eivide du dergé. L'attachement inTiolable du Poitou à la croyance de ses pères, aToit semblé à cet ecclésiastique, une garantie suffisante contre les fureurs de la persécution; et il n'étoit point sorti de France, malgré la loi du 96 août i79!k. Continuant l'exercice de son ministère à Poitierâî^^l y fut enfin arrêté en 1793. Après quelques mois de séjour dans les

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prisons 9 on le traduisit, le aSTentose an II (iSmars 1794)9 devant le tribunal du département de la Vienne, siégeant en cette ville; et les juges le condamnèrent à la peine de mort , comme « prêtre réfractaire v . Avec lui marchèrent à l'échafaud seize autres victimes sacerdotales 9 que ce tribunal faisoit immoler de même en haine de la religion. ( F. C. Bbunet, et J. B. Car.)

BRUNO {Dam), Chartreux.

{V. 3^ Sage.)

BRUSLÉ (iV...)> prêtre J °é à Evreux, en 17589 ne nous est guère connu que par son martyre, subi à Yalenciennes, près de trois mois après la chute de Roberspierre , sous la tyrannie de la faction Therrnidarienne. Déporté 9 sans doute comme insermenté, par la loi du 26 août 179a 9 .il étoit venu 9 dans cette ville 9 avec les prêtres de Yalenciennes , quand les Autrichiens l'eurent soustraite aux fureurs impies de la Convention, le i"août 1793 {V. Valbn- GiENNEs). Il les aida dans les fonctions du saint ministère 9 pendant les treize mois qu'il leur fut possible de l'exercer avec sécurité.

Les Autrichiens ayant été obligés d'évacuer cette place 9 le 1" septembre 1794 9 et les proconsuls de la Convention étant venus y rétablir la persécution, le prêtre Bruslé fut arrêté avec tous les autres et plusieurs religieuses. On le traduisit devant une commission milir'

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taire, avec huit personnes consacrées à Dieu ( V\ Laisnet , DAUEZ9 J. Savdevb, m. C. J^ PAILL0T9 M. M. Leroux, A. J.

Leroux, J. L. Barrez , et L. La* CROIX ) , le 2 brumaire an III (23 octobre 1794)* Comme la faction régnante croyoit devoir à son système hypocrite, de dissimuler sa haine de la religion ^ en faisant périr les prêtres et les confesseurs de la Foi, comme tels , elle s'applaudit d'avoir contre eux, en cette circonstance , le prétexte de leur émigration. Les juges demandèrent seulement au prêtre Bruslé s'il étoit sorti de France ; la loi de Dieu ne youloit pas qu'il cherchât à sauver sa vie par un mensonge. Il répondit^ en rendant un généreux témoignage à la vérité , et fut aussitôt condamné 9 comme les huit autres personnes 9 à la peine de mort, en qualité «d'émigré-rentré» {V.

Àugain). Il marcha à l'écha^ud avec les mêmes sentimens de piété, avec la même ferveur et la même confiance en Dieu que ses compagnons de martyre 9 récitant en route 9 et jusqu'à ce que sa tête tombât, les prières que lui suggéroient sa Foi , sa charité, et l'espérance d'une vie éternellement glorieuse dans le Ciel. Il a voit alors 56 ans. ( V, Brisson , et L.

P. Cagnot.)

BRUSLÉ (Philippe) 9 prêtre du diocèse de Langres, né à Aumont^ en 17559 desservoit, en

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