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qualité de vicaire 9 la paroisse de de. tous les autres prêtres qui pé- Sarrj; près la yille de Noyers 9 lors rirent en si grand nombre dans de la réyolution. Prudhomme, cette circonstance ; car il ne moudans son Dictiarmaire des yic- rut qu'en féyrier 1795^ après times qu'elle a faites, a dit que qu'on eut débarqué sur les côtes cet ecclésiastique fut condamné au de la Saintonge les deux dents supplice de la guillotine 9 comme vingt-huit qui vivoient encore. « prêtre réfractaire » 9 le 8 germi- Il semble que Dieu le réservoit 9 nal an II (a8 mars 1794 )» par le avec deux autres ( F. F. Joubdaiit, tribunal criminel du département et P. Talmeuf) , pour récompende la Haute-Mafne, Cette indi- ser , par les reliques de trois Marcation est fautive quant à la peine tyrs , la ville de Saintes dont les qui lui fut infligée; car Philippe habitans, animés de cette Foi vive Brusié fut condamné à être déporté qui se manifeste par les œuvres, à la Guiane ; mais elle est exacte fides ex operibus, se signalèrent quant à la date et aux motifs de dans cette rencontre d'une mala sentence. Il est bien évident , nière si généreuse envers « ce petit par elle, que ce vicaire avoit refusé reste échappé aux ravages -de la le. serment de la ccm^^ttution ci- mort», suivant l'expression de vile du olergés en 1791, même l'un d'eux {F. Récit abrégé des ceux qui furent exigés en 1 79a ; Souffrances de jyrès de huit et qu'il n'étoit point sorti de cents ecclésiastiques ^ etb, etc. , France après la loi d'exil portée par un, curé du diocèse de Pa-* le a6 août de cette dernière année, ris). Philippe Brusié, l'un des La constance de sa Foi, et même trois qui alloient mourir à Sain* l'inflexibilité de son xèle, furent tes, étant déjà près de succomdonc la cause de sa déportation , ber , lors du débarquement à de ses souffrances, et enfin de sa Tonnay^ Charente, fut du nomniort. Ce zèle, il l'avoit encore bre des malades et infirmes que etercé , avec une grande utilité l'on amena à Saintes , sur quinze pour r£glise, dans le diocèse de charrettes lentement conduite» Langres, pendant la terrible année par des bœufs, et escortées par 1793. Il ne fut arrêté qu'en dé- trente gendarmes. Ceux qui poucembre ; mais , après l'avoir con- voient encore marcher firent la damné à la déportation, l'on ne route à pied; et les premiers, tarda pas à le faire conduire par comme les seconds , eurent, peur des gendarmes à Rochefort ; et il dant le trajet, un surcroît de peine y fut embarqué sur le Washing-^ dans la pluie abondante qui ne ton (f^«RoG0EFO&T). Son martyre cessa de tomber sur eux, sans dura plus long -temps que celui qu'ils pussent s'en garantir. h%
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nuit quMIi furent obligés de passer à Saint-Porchaire 9 ils n*eur^t pour lit que le paré d'une église.
La pluie les accabla encore le lendemain 9 jusqu'à Saintes 9 où ils n'arrivèrent qu'à onze beures du matin. Le seul d'entre eux qui pût y être connu 9 et inspirer aux Santongeois quelque intérêt particulier, étoit SL Du Pavillon, 4gé de 55 ans, l'un des dignes grandsvicaires de leur saint évêque, massacré le 2 septembre 1792 ( V* P. L. D. L. Rochbfovciqld).
Hais on ne s'attendoit pas à le trouver parmi ces déportés, d'autant mieux que c'étoit de Périgueux, où il résidoiten 1793, qu'il avoit été envoyé à Rochefort pour rembarquement* On ne le recoo*!nut pas d'abord, en les voyant arriver à Saintes dans l'état le plus déplorable. Pour bien juger de cet état, il faut entendre l'un d'eux, ce curé du diocèse de Paris que noqs avions encore cité au toin. P% pag. 356 (1), et qui n'étoit pas des plus malades.
«Nos baillons, dit^il, nos baillons dont la pluie avoit détrempé
(t) Son nom que' nous venons de découvrir est Marie - Bon - Philippe Bottin : il étoit curé de Saint-Sanveur de Lagny, en Brie^ et*ce fut le seul prêtre du diocèse de Paris qui se trouva dans cette affreuse déporta* tion. Il y avoit été condamné le 16 octobre 1793 par le tribunal criminel du département de Seine et OUe, siégeant à Versailles.
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tous les lambeaux , notre teint livide, nos joues creuses, notre corps décbamé, tout en nous attestoit l'extrême misère à laquelle nous avions été réduits. Ce triste spectacle émut vivement tous ceux qui en étoient témoins : ils ne purent retenir leurs larmes, en voyant arriver parmi eux des bommes à demi morts , des squelettes qui ne conservoient plus qu'une peau desséchée et collée sur les os, des cadavres qii'animoit à peine un souille, de vie. Nous fûmes déposés dans la vaste nîkison quiiabitoient les ci -devant religieuses Bénédictines de Notre- Dame, pour y demeurer reclus tant qu'il plairoît au Seigneur de le permettre. Là, un lit de paille étoit préparé pour chacun de nous ; mais la divine Providence, qui vouloit faire cesser nos maux , nous avoit conduits dans une terre bénite où la charité, cette fille du Ciel, a établi son séjour de prédilection».
Avant de décrire les prodiges qu'elle fit , et les secours qu'elle prodigua, il est juste de penser à l'influence qu^ , du haut; du ciel , le saint martyr évêque de Saintes dut avoir, dans cette rencontre, sur la piété solide que, de son vivant, il avoit inspirée à ses diocésains. « Les habitans de cette ville, reprend le même curé, vinrent à notre secours avec. un empressement si vif, avec un concert si unanime, qu'en peu de
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temps nous fûmes tous pourru»
de couchettes , de mateks $ de drapS) couyertures^tables^èhaises, etc. Nous manquions de Têtemens et de linge : on se hâta de nous en feumir. Après que ces précieux services nous eurent été rendus ayec le désintéressement le plus parfait^ on établit, en notre fkreur, une distribution journalière et copieuse d*alimens de la meilleure qualité ; on y joi* gnit les médicamens dont nos malades ayoient besoin ». M. Du Pavillon étoît constitué d'un concert unanime, par ses confrères comme par leurs bienfaiteurs , le régulateur de tous ces divers secours , suivant le besoin de chacun!; et leur accroissement progressif sembla provenir, de la sagesse de ses dispensationS.
€ Une émulation générale, poursuit le même curé , animoit tous ks citoyens à nous foire du bien; €t les plus pauvrcES étofent jaloux de concourir à la sainte prodigalité dont nous étions Tobjet. Pour en sentir le prix, il faut savoir que les vivres étoîent alors très-rares et très-chers à Saintes ; mais les généreux habitans faisoient tous les sacrifices nécessaires pour nous en procurer abondamment : ils se privoient même d*uâe partie de leur subsistance, pour
que la nôtre fût complète »
Parmi eux se distinguoit, après les avoir enhardis par la prévenance, le zèle et la générosité de
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ses services envers les prêtres souffrans, un honorable médecin qui, par une de ces dispositions de la Providence que les gens de peu de Foi n'attribuent qu'au hasard, portoit le même nom que notre vicaire de Sarry, le plus ignoré d'entrç eux. C'est de ce protecteur que parloît M. de la Biche , regrettant de n'oser encore le nommer, quand il disoit dans sa RUa$ion imprimée en'1790:
« Nos malades étoient bien soignés; ils avoient un habile médecin , homme d'esprit , plein de douceur etd'ftménité , qui prenoit autant d'intérêt à notoe sort que si nous eussions été ses proches ou ses amis particuliers». Ajoutons à cela, pour l'honneur de tous iceux qui furent sauvés par ses soins, qu'ils n'ont cessé de le chérir autant qu'il en est estimé*
Dieu voulut que , malgré tant de secours et d'attentions, trois de ces prêtres donnassent aux pieux Santongeois, le spectacle d'une mort sainte dans les bras du Seigneur, et que le vicaire Bruslé fût de ce nombre. Tout ce qu'on put faire pour lui ne réussit qu'à prolonger sa vie près d'un mois.
Il expira dans la nuit du 6 au 7 mars 1796, ^ l'âge de 40 ans.
Quant aux deux cent vingt-six autres, il est bon de connoître les sentimens qu'ils emportèrent de Saintes, et toute l'étendue des bienfaits qui leur y furent prodigués encore à leur départ.
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« Nos bienfaiteurs nous ayoiént soulagés en toute manière, ditenfin le curé de Lagny; ils couronnèrent tous kurs bienfaits 5 en obte» nant du comité de sûreté géni^ noie, que la liberté nous fût rendue.... Quand le moment de nous séparer d'eux arriva , ils ne voulurent pas nous laisser aller sans nous ayoir donné l'argent qui nous étoit nécessaire pour les dépenses de la route. Vertueux habitans de Saintes, peuple compatissant et généreux !^ telles sont les œuvres de miséricorde que TOUS ayez pratiquées à notre égard.... Rien n'a pu vous empêcher de suivre jusqu'à la fin les mouvemens de la charité de Jésus* Christ qui vous pressoît de secourir ses ministres. Les railleries^ les injures , les menaces des ennemis de l'Ëglise, n'ont pas été capables de refroidir votre zèle , ni de ralentir le cours de vos bonnes œuvres. Ces hommes sans pitié marquoient vos noms sur des listes de mort ; mais le Dieu de toute bonté les inscrivoit sur le livre de vie. Vous tous qui avez été nos consolateurs, nos bienfaiteurs, nos libérateurs, que vous rendronsfious pour la tendre commisération que vous nous avez témoignée , pour les charitables soins que vous nous avez prodigués, pour les abondantes largesses dont vous nous avez comblés ? Ah I nous ne pouvons pas répondre à votre générosité par des bienfaits récî-
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proques, puisque Dieu nousaôté toutes nos possessions en ce monde.
Mais, dans notre dépouillement, il nous reste le cœur pour vou»
aimer d'une affection éternelle ^ une voix pour vous bénir à la face du ciel et de la terre. Puisse toute l'Eglise catholique être informée des aumônes que vous avez versées avec tant de profusion dans le sein de ces prêtres souffrans , et les célébrer à jamais avec nous I »
BRUSLÉ ( Jean - Baptiste ) , jeune prêtre du diocèse de Chartres, né près de Châteaudun, se laissa séduire par les apologistes de la constitution dviû du clergé , et en fit le serment. Cet acte de foiblesse coupable lui valut d'être porté par les profanes à la cure de Saint-Laurent, dans Nogent-le- Rotrou. Mais, au commencement ^ 179^9 ses yeux se dessillèrent; il vit que toutes les prétendues réformes auxquelles il avoit adhéré ne produisoient que la ruine de la religion. Les progrès de l'impiété autorisée par la Convention , ne lui permettoient plus de restera Nogent, sans danger pour sa personne ; il vint , au mois d'août, à Paris; et, un jour qu'il alla dans un bureau d'administration où il étoit appelé , il ne put s'empêcher de se montrer indigné de tout ce que la Convention faisoit pour la ruine entière de la religion. Cette franchise de son amour pour elle le fit arrêter et jeter dans les prisons, où il se
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trouva avec Pédifiant curé Pastourelle ( ^. ce nom)» Il y rétracta son serment, et en fut absous.
Xe tribunal le fit comparoître devant lui, le 2 brumaire an II (a5 octobre 1795 ) , avec le curé Pastourelle , et le condatnna aussi à la peine de mort, sous le prétexté qu'il avoit « tenu des propos contre-révolutionnaires, et provoqué le rétablissement de la royauté ». Il n 'avoit que 38 ans.
BRUSTIER ( François ) , prêtre, et religieux de Tordre des Grands-Carmes , né dans le diocèse de Toulouse, n'étoit point sorti de France, quoique proscrit comme insermenté, par la loi du a6 août 1792. Il fut arrêté en 179^^ 6^9 après plusieurs mois d'emprisonnement , on le fit traîner, en 1794 9 à Bordeaux, où il de voit être embarqué pour une déportation au-delà des mers ( V.
Bordeaux). En attendant le jour de l'embarquement, qui n'arriva que vers la fin de l'automne , troià mois après la chute de Roberspierre , le P. Brustier fut enfermé dans la maison du Petit-Séminaire, où la Providence, voulant qu'il terminât son martyre à Bordeaux, permit qu'il succombât sous le poids de ses souffrances. Quand on le vît près d'expirer, on le transféra dans l'hôpital de Saint- André.
Il y rendit son dernier soupir, le a5 août 1794 9 à l'âge de 55 ans.
( V.k. BoHAVD, et P. Gabanel. )
BRUXELLES aîné (Jean-Bap-
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tiste), prêtre etchanoine del'égHse collégiale de Saint - Léonard - le- Noblet, dans le diocèse de Limoges, né à Saint-Léonard, en 1754!» étoit un « homme vertueux et savant». Il fut loin d'adhérer à la constitution dviie du ctergé, et en regarda le serment comme un grand crime contre la Foi.
« Recommandable par son zèle comme par ses lumières », il ne négligea rien pour maintenir dans l'unité catholique, les fidèles ainsi que les prêtres de sa province , où il resta, malgré la loi du 26 août 179a ; mais il y fut arrêté l'année suivante. Sa perte fut jurée par les impies , qui l'envoyèrent à Rochefort, pour être déporté au-delà des mers ( F: RocHEroRT). Em- 'barqué sur (es Deux Associés, il succomba sous les maux qu'on y endurcit. Sa mort arriva le 18 juillet 1794; 11 avoit alors 60 ans, et il fut enterré dans l'île d'Aix. ( r. Ph. BRrsLB , et P.
Bruxelles.)
BRUXELLES jeune (Pierre), frère du précédent, prieur -curé de Ghampnetery, dans le diocèse de Limoges, et né à Saint-Léonard - le - Noblet , dans le même diocèse, repoussa avec indignation la proposition de faire le serment schismatique de 1791* Voué dès lors à la persécution, il ne foiblit point devant elle ; et elle ne put lui arracher aucun acte capable de compromettre sa vertu. Après la loi d'expulsion du 26 août 1792,
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il ne sortit point de France, et resta dans sa province pour Tutilité des catholiques. Il y fbt arrêté en 1 793 ; et les persécuteurs renvoyèrent à Rocheibrt, pour quHl y fût compris dans la dépor* tation maritime d'une multitude de prêtres (F. Rocbefort). On embarqua ce curé sur (es Deux associés s où 9 par les charmes de son esprit , la gaîté de son caracr tére, l'amabilité de sa personne > autant que par ses vertus, il se fit chérir de tous ses compagnons d'infortune, dont il adoucissoit les maux. Ces heureuses dispositions, soutenues d'un bon tempérament, l'aidèrent à résister aux souffrances mortelles de cette déportation ; mais il ne put se défendre d'y gagner le germe de \âmort ; et , s'il n'y consomma pas son martyre, comme la plupart des autres prêtres déportés, il n'en acquit pas moins le droit de partager leur gloire. Il fut, à la vérité, du petit nombre de ceux qu'on débarqua vivans, en février 1 795 ; mais c'étoit pour être mis à de nouvelles épreuves. On le laissa quelque temps jouir de sa liberté ; et il en profita pour contribuer au maintien de la religion et aux besoins des fidèles. Mais on l'arrêta de nouveau , en novembre de la même année ; et on le mit en réclusion à Limoges , dans le cloître qu'a voient occupé les religieuses de la Visitation de cette ville. La oaodération que crut devoir exer-
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cer le gouvernement, au «om-« mencementde l'année 1797, ou-^ vrit enfin t ce v^érable prêtre les portes de sa prison , dans le mois de février; et il se remit à exercer son zèle , de manière que la catastrophe du 18 fhtctidor (4 septembre suivant), qui ramena l'usage des déportations ^ ne l'au-»
roit point épargné, s'il n'eût pas alors très-soigneusement foi les impies qui le recherchoient pouF l'envoyer à la Guiane. La vie pénible et dure qu'il mena pour sa soustraire aux recherches des persécuteurs, fut, en quelque sorte »
une continuation de son premier martyre. Il mourut dans sa douloureuse retraite, près d'Ëymoutiers y en mai 1800, à l'âge d'environ 6 1 ans , et fut enterré dans le lien où il étoit décédé. ( F. i. B.
BavxfiLLES, et J. J. N. Bvcquet.) BRU YAS (AirroiirE-MAmiB), prêtre et bénéficier perpétuel de l'église primatiale de Saint-Jean de Lyon , né dans cette ville, s'y étoit toujours montré comme un ecclésiastique attaché auxdevoirsdeson état. N'étant point fonctionnaire public , il n'avoit pas été astreint à la prestation du serment de k canêtktuian dvUe du etergé; mais il ne la regardoit pas moins comme une œuvre hérétique et schismatique. Sa condition de prêtre sans fonctions lui parut un titre pour se dispenser de s'exiler , d'après la loi du 26 août 179a; et il continua de résider dans sa pa*