‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 115 sur 222 · BEU · texte numérisé non relu

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trie* Le siège qu'elle soutint contre les troupes de la Gonrentioa, en 1793 9 et la fureur que les persécuteurs exercèrent contre elle^ quand elle se fut rendue , rendît la situation de Bruyas extrêmement fâcheuse ; mais sa Foi ne se démentit point. La commission révtdtUionnairc établie à la fin de cette année 9 pour enroyer à la mort le plus de Lyonnais qu'elle pourroit (F.Ltoh), avoit pour instruction de ne laisser plus si|bsister aucun prêtre. Bruyas fut Barrèté ; et^parce qu'il étoit prêtre^ qu'il bonoroit son état» elle le condanma à mourir sur l'écha** faud, à l'âge de Sa ans » comme « ci-deyaot prêtre réfractaire » 9 et comme « Gontre-réToIutionnaire ».

Ce fut le x6 nivôse an II (5 jan* TÎer 1794)9 Qu'elle rendit cette sentence 9 uniquement dictée ]par la haine de la religion et de ses ministres. { f^. £** Bauket» et G.

BUELÂT.)

B&UYÈRES (Pisirk), prêtre du diocèse de Lyon, chanoine et maître de chœur dans l'église collégiale de Montbrison, en Forez»

aToit une piété douce» indulgente et pure, qui le faisoit comparer à saint François de Sales. Gomme sa douceur n'étoit point foiblesse de caractère, et qu'il étoit pénétré du sentiment de ses devoirs, il montra la plus invincible fermeté contre les innovations schisnuitiques de la cofMitutian civUe du cUrgé. Devenu odieux aux

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réformateurs , il crut prudent de se soumettre à la loi qui e^^pulsa de France les prêtres non-assermentés, le 26 août 1792; mais ensuite , l'espèce de triomphe que la raison et la sagesse obtinrent, par la résistance des Lyonnais ù l'athéisme et à l'anarchie , le agmai 1793, et les mois suivans, parut au chanoine Bruyères rouvrir à son zèle les barrières de la France :

il revint dans sa province. Les administrateurs en chef du diocèse de Lyon l'associèrent à leurs sollicitudes, en lui faisant donner, par l'archevêque , des lettres de grandvicaire; et, en cette qualité, il dirigea les travaux des ouvriers évangéliqueâdu Fores. La ville de Lyon ayant succombé, en octo- ^bre , sous les hordes de la Convention, et les proconsuls envoyés par elle ayant établi , en novembre, pour immoler des victimes, une€ommissionr^f;o/tili<mHaJrô à Lyon {V. Ltoh), et un tribunal de jusUcô tévotvtionnaire à Feurs, le chanoine Bruyères, arrêté et traduit devant ce second tribunal, y fut de sui^ condamné à la peine de mort, 1' comme « émigré j» , quoiqu'il ne fût sorti de France que pour obéir à la loi de dqiortation ; et a* comme « chef de fanatiques. » , c*est-à« dire de prêtres zélés, et de fidèles constans dans leur attachement à la religion de Jésus-Christ. Ce jugement, prononcé le la frimaire an II ( 2 décembre 1793 )> s'exé^

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