‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 122 sur 222 · CAB S · texte numérisé non relu

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fesseurs de la Foi, quand son tour fut yenu de marcher au martyre ; et il fut massacré pour cette cause le 2 septembre suivant.. ( V. Sbp-*'

TBVBM.)

CABANEL (Pmn), prêtre »

né à la Canne , dans le diocèse de Castres/ département du Tam^ n'étoit point sorti de France d'après la loi de déportation rendue contre les prêtres non -assermentés 9 du nombre desquels il se trouyoit.

Son âge avancé 9 et plus encore l'utilité dont pouvoit être son ministère dans la proTÎnce 5 l'y firent rester. Il y fut arrêté en 1 795 ; et , l'année suivante , on le fit traîner à Bordeaux, pour qu'il en fût déporté au-delù des mers, lors du premierembarquement desprêtres {V. BoftnEAvx). On ne le mit cependant pas au nombre de ceux que l'on commençoit à embarquer yers la fin de l'automne , trois mois après la. chute de Roberspierre.

Il resta, enfermé dans le couvent des Cathermettes 9 transformé en prison ; et ses souffrances arri- Tant au point où elles surpassoient ses forces exténuées par tant de persécutions, il tomba dans un état qui annonçoit la fin de sa yte.

On le porta dans l'hôpital de Saint- André , et il y mourut le 8 no*»

yembre 1794 9 à l'âge de 61 ans.

( V, F. B&VSTIS& et F. Cjlbiboii. )

GABRIER (Bebnaed-Guil- LÂ17MB ) , prêtre du diocèse de Layaur, né au bourg de Mazamets^ en 1 759 , y étoit vicaire à l'époque de la révolution. Les circonstances édifiantes de sa yîe jusqu'alors n'é* tant pas indispensables au but que nous devions avoir, celui de le faire reconnoître pour Martyr, nous en laissons le récit à d'autres. Il con^ ^ fessa généreusement la Foi de J. G * par le refus du serment de la cons^ tituticn civile du clergé; et obligé, d'après cela 9 de s^éloignelr de MazametS5 il vînt ù Castres 9 où il rendit dtémiâms services aux catholiques de cette ville, sans négliger ses paroissiens, qtf'il vîsi^ toit souvent avec la prudence que les temps rendpient nécessaire. Le bien qull faisoit dans l'un et l'autre endroit l'y attacha si fortement^ que la loi de déportation ne. put l'en séparer. Sans s'exposer témérairement à la persécution , il continua pendant toute l'année 1793 , et jusqu'au mois de novembre 1794, à fournir aux fiSèles de ces deux cantons tous les encouragemens et tous les secours de la religion. Les révolutionnaires d§

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Castres furent âaos doute mis alors dans le secret des êhermidùrieiu ^i Touloient ranimer la perséeu-^ tion , qu'aTec une perfide politique ils paroissoient ayoir suspendue depuis qu'ils avoiént renversé Roberspierre , en juillet précédent.

L*asile de Gabrier fut dénoncé aux agens des persécuteurs par un de «es parens qui Tint dvec une tt'dupe armée pour le saisir dans la nuit du 24 <^u 2^ iioyembre. Le tribunal criminel du département du Tarn 9 siégeant à Castres» le cori* danma presque de suite à la peine de mort , comme « prêtre réfrac* taire » 5 le 6 frimaire an II (a6 notembre 1794)* Un de ses amis»

* étant Tenu le Toir à la prison après ce jugement, ne poUToit s'empê-** cher de réjpandre des larmes : a Tu as tort de t'affliger» répliqua doucement Cabrier; songe que c'est aujourd'hui le plus beau jour de ma TÎe ». Tel autrefois le saint lUUtrtjr Cyrille de Césarée qui»

^lant au supplice » disoit à ceux qui plieuroient sur son sort : « Vous deT^z bien plutôt tous en réjouir* €imû présenter tous-mêmes arec joie au supplice; ne saTei-Tous pas quelle patrie je Tais habiter» et la sainte confiance qui me transporte d'allégresse? laisses -moi donc sacrifier ainsi ma Tie » ; et en parlant de la sorte» il aHoit mourir : J)e6eti$ db/Uctari, dtbttis tne ffroducere gaudenUê ad patien^ -éutn; nesciiis qua/m civitatefn àaUtaéofncêciiiêquaUmfidU'

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csom hateo? eoncedite He tx-^ pondère vitam. Hœcdieens^ihat tfUiW. (BoUandist. ad 129 meii. ) Cabrier» aTant de partir pour l'échafaud» écriTtt dans le même esprit à son père et à sa mère une lettre d'adieux dans laquelle il leur disoit : « On Tient de me condamner à mort ; l'arrêt aura été exécuté lorsque tous receTrez cette lettre. Je me soumets aTec plaisir» '■ parce que je oonnois tout le prix du martyre. Quoique je ne doive plus m'occuper du monde» j'emploie ce moment à tous retracer ici mes sentimens » et à tous proposer tous les motifs de la Foi pour «ssuyer tos larmes. Ne tous attristez pas : cette mort ne m'ôte point la Tie; elle ne fait que la changer en un meilleur sort »

( V. J<i* BiasHK et J. B. Imbext).

£n allant au lieu du supplice» il récita le psaume Miserere et les prières des agonisans. Monté sur l'échafaud» il obtint de l'exécuteur quelques instans pour adresser d'ici-bas au Seigneur une dernière prière» se mit à genoux» ^t ofirit à Dieu le sacrifice de sa TÎe pour la cause de la religion. S'étànt ensuite livré à l'instrument de mort» il périt à l'âge de 55 ans, le 98 no- Tembre 1794»

CÀBRON (IMUaiE HiiuiJD^ femme } » surprise par les agens de la persécution dans rexercice de «es devoirs de piété » fut livrée à la commission militaire d'Angers^ qui» pour cette seule cause j la

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oondamnà à la peine de rikort, comme fanatique, en 1794-

C AGNOT ( Louis- Pbili ptB ) , prêtre , né en 1 ^55 à Vaienctennes^ où il étoil attaché à Téglise collé* giale de Saint- Gérj^ après a?oir été préfet du séminaire de Douai»

montra une Foi inébranlable lors de rinnoration de la scbismatique con$titvH4m civiU eu ekrgé.

^élépour le maintien des principes de r£glise catholique » il s'attira la persécution dirigée contre les prêtres insermentés ; et fraj^é comme eux par la loi de déportation du a6 août 17929 il passa un peu au*delà de la frontière; mais^ après que les Autrichiens eurent soustrait Yalenciennes à la tyrannie de la Convention, cet ecclésiastique revint pour y exercer son ministère ; et il tomba sous la main des persécuteurs 9 quand les troupes de la Convention et ses proconsuls entrèrent dans cette ville, le 1" septembre 1794 {V* YALBirciKRifBs}. Arrêté, jeté dans les prisons, il fut livré le a6 vendémiaire an III (17 octobre 1794) à une commission mHiiaire qui devoit capher en cette circonstance sa haine pour la religion, sous le prétexte de ne juger que des « émigrés -rentrés 9. Telle étoit alors Thypocrisie de cette faction thertnidûrienne , qui^ depuis deux mois et vingt -deux jours, avoit abattu Eoberspierre.

Lorsque les juges demandèrent au prêtre Cagnot s'il avoit éoûgré, il

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