L. BuissT) et A. V. Càry
CARON (iV—O^ prêtre de la congrégation des Missions de Saint-Lazare et de la maison de Yersaillesy fut emprisonné comme insermenté dans le bâtiment appelé les Ecuries de ta Reine s après la catastrophe du 10 août 179a (F. Septembbe^ vers la fin).
11 ne fut pas libre d'obéir à la funeste loi de la déportation; et le 8 septembre suivant, on l'assassina au lieu de sa captivité 9 de la même manière que son confrère J. Gallois 9 et pour la même cause. (F". Collin.)
CARON (Jeàtï-Charles), prêtre du séminaire de Saint-Firmin, partagea le sort de son supérieur comme il a voit partagé ses sentimens religieux {F, Lb François).
Lorsque le comité civil de la section où se trouvoit le séminaire 9 en voulut faire une prison de mort pour les prêtres qui ne s'étoient pas souillés par le serment de la constitution civile du cierge, c'est-à-dire 9 le i5 août 1792, J. C. Caron y fut constitué prisonnier avec son supérieur et plusieurs autres prêtres. Il s'y prépara comme eux à perdre la vie pour la Foi de Jésus-Christ, et y fut massacré avec eux le 5
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septembre suivant. Il avoît alors 69 ans.'(f^. Septembre.)
CARQUEY (JEÀN-Bi.PTiSTE), prêtre de Limoges, sa patrie, et professeur d'humanités au collège royal de cette ville, regarda comme indigne d'un bon catholique de prêter le serment schismatique de 1791 , et ne sortit point de France lors du décret qui, en août 1799, chassa les prêtres non assermentés.
Les révolutionnaires de la Haute- Vienne l'arrêtèrent en 1793, et l'envoyèrent ensuite à Rochefort, 6ù il devoit être embarqué pour la déportation. Il y fut mis commo en prison sur le navire le Bonhomine Richard, qui étoit ea station devant le port de cette ville {F. Roghefort) ; et quoiqu'il y souffrît beaucoup , îK n'y consomma pas son martyre. Remis à terre comme tous ceux qui vi voient encore en février 1795, il obtint sa liberté en avril suivant.
La persécution s'étant rallumée vivement en novembre, J. B.
Carquey évita d'abord ses coups en se cachant ; mais lorsque vint la catastrophe impie du 18 fructidor (4 septembre 1797)» et que l'on recoDtmnença à rechercher les prêtres pour les envoyer à la Guiane, il passa en Espagne, où, succombant enûn sous une si longue chaîne de maux , il mourut le 24 octobre 1 797, à l'âge d'environ 58 ans. Sa mort fut comme celle de ce saint Héliodore dont nous avons parlé à l'article de Gb. Bov-