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GÀREK. «Le prêtre Carquey, nous dans la paroisse de Saînte-Madeà écrit notre correspondant ^ étoit leîne. Par une dévotion particuun homme d'esprit 9 et qui pro- lière aux saints anges gardiens , il mettoit beaucoup àr£glise comme y fonda une association de prêtres aux lettres » . (^. F. de Cabdail- sous leur protection spéciale. L'arl^AG 9 et iV. . . . C ASTiLL A.RD. ) dcur de son zèle s'augmenta comme CARR£T (Joseph -Chari.es) 9 la ferveur de sa piété, quand il né à La Courbe 9 dans le départe- vit la religion ébranlée dans sea ment du Calvados 9 en 1760 » fondemens par les innovations de prêtre et religieux de Tordre des l'Assemblée Constituante. Doué Dominicains, dans leur monastère du don de la parole de Dieu 9 il la de Metz, ne fit point les sermens prêchoit sur toutes sortes de mare volutioanaires de 179^1 et 1792. tières , sans autre préparation Dans les années suivantes 9 il qu'une méditation dans le recueiléchappa à la férocité des perse- lement; et ses discours 9 à la portée cutions9 et ^reparut ensuite dans du peuple comme des gens d'une Metz où il exerça son ministère, classe plus relevée 9 répandoient Les exécuteurs de la cruelle loi de la persuasion dans l'esprit, et le déportation, rendue le lendemain goût de la vertu dans les cœurs, du funeste 18 fructidor (4 sep- Il avoit refusé le serment de la tembre 1797)9 l'arrêtèrent pour constitution dvHc du cltrgé; le faire déporter à la Guiane {V. et, trop signalé à la haine des im- Guiane). Ils l'envoyèrent à Ro- pies pour rester à Aix après la loi chefort9 où il fut embarqué le la de déportation, il se crut obligé, mars 1798, sur la frégate la Chon afin de leur épargner l'assassinat rerU^^ et, le 25 avril suivant, sur de sa personne, de s'acheminer la frégate la Décade, qui, vers vers la frontière, pour sortir de le milieu de juin, le déposa dans la France ( V. DÉpcaiATiON). Dirile port de Cayenue. Il s'y vit géant sa marche vers l'Italie, et assigner pour habitation le désert passant par Antibes , il y fut rede Synnamari. Dans ce lieu mor- connu pour être un prêtre insertel, une fièvre maligne vint s'em- mente : on le massacra comme parer de lui. On le transporta k tel, dans cette ville, aux premier» l'hospice ; et il y mourut à l'âge jours de septembre 1 792. de 4^ ans, le 29 novembre 1798. CARTIER (Anke), religieuse (^. J. B. CAADinE,etJ. Chapuis.) Ursuline du couvent d^ Pont- CARTIER (Joseph) , prêtre du Saint-Esprit, sous le nom de sœur diocèse d'Aix, et non d'Aire, j5amt>^a^î^5 s'étoit réunie avec étoit né au bourg de Trets, près les 'religieuses de Boulène, depuis d'Aix. Il fut vicaire en cçtte ville , la suppressioa des cloîtres. ^\\%
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viyoit en communauté avec elles 9 dans cette dernière ville, continuant à remplir les devoirs de sa profession. Parvenue à l'âge de 68 ans , elle ne vouloit que mourir paisiblement dans la pratique des saintes règles de son état, sans être néanmoins effrayée du martyre que les événemens de 1793 sembloîent lui annoncer. L'année suivante, elle fut traînée, les premiers jours de mai, avec quarante et une autres religieuses , dans les prisons d'Orange , pour y être sacrifiée par l'atroce commission révolutionnaire qui s'établissoit dans cette cité (V. Orange)* Elle se prépara saintement au sort qui l'attendoit , en participant avec ferveur aux pieux exercices de ses compagnes (F. M*'* b'Albarède).
Enfin, le 8 thermidor an II (26 juillet 1794)5 elle fut appelée devant le féroce tribunal avec quatre autres religieuses (F". M. C. Dt-
BAC, MS'* DE JUSTAMONT, tâutÔ,'
T. CowsoLiEB et M '« Bokneret).
La sœur Saint-BasUe s'y montra aussi intrépide qu'elles dans sa Foi, et dans le refus du serment qu'on leur demandpit. Elle fut en conséquence condamnée , comme elles , à la peine de mort. Sa sentence devint pour elle , ainsi que pour les autres, 'un sujet d'actions de grâces; et elle partagea avec elles la même couronne du martyre.
{V. M. Th; Chabaksol.)
CARTIER (Fbançoise) , pieuse fille dont la condition et oit de
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servir comme simple cuisinière chez une marchande mercière , à Dieppe , où elle concourut à cacher dans un asile secret un ministre de J. C. , dont les persécuteurs avoient mis la tête à prix. Cette œuvre sainte ayant été découverte , Françoise Cartier fut emprisonnée d'abord à Dieppe avec sa maîtresse ( V. M. F. E. Cauchois) , et ensuite amenée, comme elle , à Rouen, pour y être jugée sur ce prétendu délit par le tribunal criminel de la Seine-Infé^ rieure. Elle comparut devant les juges , avec sa maîtresse , le 2 floréal an II (21 avril 1794)9 et ils la condamnèrent aussitôt comme elle à la peine de mort, en la disant « complice d'un recèlement de prêtres réfractaires » . ( F. J* Aux. ) C ARTON ( GuiLLAXJME ) , prêtre du diocèse de Clermont-Ferrand, sortit de France cothme y étant forcé par la loi de déportation rendue le 26 août 1792, contre les prêtres qui n'avoient point voulu compromettre leur conscience par la prestation du serment de la constitution civile du clergé. Il étoit de ce nombre ; et c'étoit à la constance de sa foi qu'il devoit son exil. Ce fut à cette constance , et même encore à son zèle pour la religion , qu'il dut sa mort. Le triomphe des Lyonnais sur l'anarchie et l'athéisme en mai 1793, lui avoit paru favorable à son désir de revenir en Franre consacrer son ministère au salut
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des Ames. Il étoit rentré; et de Lyon il alk. dans le Forez seconder les ouvriers évangéliques , par qui la religion florissoit alors dans cette province. Mais les Lyonnais ayant succombé en octobre, et les proconsuls de la C,ojivention, pour immoler le plus qu^ils pourroient de victimes à sa vengeance, ayant établi un tribunal de justice révolutionnaire à Feurs, en même temps qu'ils formèrent à Lyon leur commission révolutionnaire [V. Lyon), le prêtre Carton, déjà arrêté et mis dans les fers, fut livré au premier de ces tribunaux , qui porta de suite contre lui une sentence de mort [V. J. M. Mollin). Il fut donc condamné au dernier supplice , le 1 5 frimaire an II (5 décembre 1795), comme prêtre émigré-déporté ( V, Lois , article 1 7 de celle des 21 et 22 octobre 1793). Ceux qui le connurent dans ses derniers jours, nous attestent qu'il « mourut en vrai martyr de la Foi ». ^V. P. Brvyebes.)
CARVOISIN ( Marie -Elisa- BETR-ËLÉONOBE ) , rcligieusc Carmélite d'un couvent de Paris, étant mise hors de son cloître, en 1791, par les réformateurs dé cette époque, s'étoit retirée dans un modeste domicile, où elle pratiquoit avec ferveur ses devoirs de religion.
Lorsqu'à la fin de 1 795 , l'athéisme se déchaîna avec tant' de fureur contre la piété , la religieuse Carvoisin fut enlevée de sa retraite , et
jetée dans les prisons. Le 2 1 pluviôse an II (9 février 1794)? le tribunal révolutionnaire la fit comparoître devant lui ; et elle y répondit avec tout le courage des anciens confesseurs de la Foi, aux demandes et propositions antireligieuses des juges. Ils la condamnèrent aussitôt à la peine de mort comme « fanatique et contre-révolutionnaire ». Le même jour elle fut conduite à l'échafaud.
CARY (Adrien -Vincent), né à Péronne , curé de la paroisse de Collines , dans le diocèse d'Arras, avoit été expulsé de sa cure pour son refus du serment schismatique de 1791. Il ne sortit point de France, lors de la loi de déportation du 26 août ; et quand l'impie*, autant que féroce proconsul Lebon, fut venu remplir sa mission à Arras , en 1 793 et 1 794 ( ^'^.
Arràs) , il le fit arrêter et envoyer à la, mort par son tribunal révo^ lutionnatre 9 Je 2 germinal an II (22 mars 1794)? comme «réfractajre etfanatigus» . Cary avoit 5 \ ans , lorsqu'il fut ainsi sacrifié en haine de sa Foi. ( V, H. W. Caron , et M. C. Caudron de Frigheux.)
CASEAU (iV....)> prêtre septuagénaire de Nevers, fut enfermé comme non - assermenté dans cette ville , conformément ù la barbare loi de déportation du 26 août 1792. Une maladie cruelle dont il étoit atteint, toucha ses compagnons de réclusion , au point de les porter à demander
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ensemble plusieurs fois aux administrateurs qu'il fût transporté , sinon chez ses parens qui demeuroient dans la ville 9 du moins à l'Hôtel -Dieu. Mais c'étoit une proie livrée par les administrateurs au cruel et rapace geôlier de cette prison , et ils la lui laissèrent. Ce geôlier fit éprouver au vénérable Caseau tout ce qu'il pouvoit imaginer de vexations ; il lui enlevoît tout ce qui tentoit sa cupidité {V.
Nevebs). Un des confrères de cet ecclésiastique , feu Gaspard-François Moreau, curé de Château- Chinon, compagnon de sa captivité 9 lui a rendu un témoignage bien honorable dans un écrit précieux que nous avons entre les mains. « Caseau 9 disoit-il, est singulièrement digne de notre vénération par ses héroïques vertus» .
Il mourut, captif de J.-C. et pour sa Foi, à Nevers même, les premiers jours de juillet 1793, quelques mois avant que ses confrères fussent transportés à Nantes. ( f^.
Ci-NTAT, de La Nocle, et Chail- LOT, chanoine.)
C ASAN {Le Frère) , Récollet.