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les prêlr^ et les fidèles qui ètoient chantes «idiortationa au martyre
au dtl^on 9 . et avoient éobappi. {F. A^ M» Vuii^). Dans la lettre
joequMà aux recherehes des ]per- que, de sa prison, il écrivit, deux
j»é[0Q<eur8. Il leur ^criyoit fré- jours ayaat son supplice, à Pua
quemment des lettre» oon^arables de ses coopérateurs dans le saint
à cellçs des premiers eon^seurs ministère , il disoit : « Je suis
dans IjBS fers, et leur envoyoit, tranquille, quoique je m'attende
0pmme uiiautreGyprieB,de.tou- à la mort. Pries le Seigneur, et
rèlir quelconque , mis par une sédition fêas « A'a tien laissé de durable , qu'on
à la place de son prédécesseur^ pour ne coUDott rien de lui qui puisse lut
obliger les fidèles de notre temps à la fkire donner le titre dte tfaéâof^ien » ;
même- obéissance, actrre envers un et ce rédacteur condumt, peu chré*
usurpateur qu'envers le souverain lé- tiennement sans doute^ par ces mots
^time. L'auteur pulvérisoit ce so- plus que dénigrons : « L'abbé Dalléa*
phisme de l'adulation , en faisant, pour a rédigé peut-être quelques Mémoires
ainsi dire^ toucber au doigt l'énorme ûub'UéÊ^ïkfaiêok Us qffmrêi^ ou étoit
diffélrence qu'il y avoit entre les cons- le conseil d« quelques jaasémstes :
titnlions p<^tiques de Kome, à cette voilà tovt ce qu'on sait de lui ^ etc. »
époque 9 et celle de notre monarchie. Mais abrégeons la méprisante etseam-
Suivaiit les premières ^ un empereur daleuse notice > pdnr lui opposer Fes-
devenoit légitime dès que son élec- time non commune qn'aveient po«r
tien, faite par l'armée, étoit recon- les lumières de l'abbé Dalléas les évé->
xfuepar le séiiat; tandis qu'en France qnes de France députés atix Etats-
Aucune usurpation quelconque ne Généraux de 1789. Ce fut au nom
pouvoit priver de ses droits le souve- de l'Eglise gallicane q«ie les piékt»
riiin' Intime, ni délier ses sujets du de Glermont et du Mans, auxquels
serment de fidélité (l^q^.tom. !•*, s'adjoignoient le sauit archevêque
pag. 374}* d'Arles, les éyéqnes de Condom, de
Le contraste que ces notions for- Limoges, de Luçon, de Montpellier,*
ment avec Fopiniôn trés-désavanta- de Nancy, deNismes, de Poitiers, de
geuse qu'a voulu donner de l'abbé Saintes et <Êt\J^ÊJi%f demandèrent en
Dalléas, peu de jour» après sa mort , 1790 A ce canoniste akisi qu'à d'autres
un journal qui s'intitule r>^mic/e ht non moins célèbres, Maultrot, Mey;
EeÙgion et du Jioi, exige, pour leur Meunier,Vauqaelin|Mattclevc,Blon-
justification plus complète, non pai^ del, Bayard,. un jugement solennel
que nous le réfutions, mais «eulement de la constitution ek^iU du dergé,
que nous rapportions sfes pariées : et Dans ce recours, ils disoient très-^for-
peut-étre sera-ce trop encore, parce mdUement qu'ils ^adressoient à eux
qu'on pourroit en conclure, contre comme ft « des jurisconsnltes instruits
notre intention, qu'elles semblent lut des matières canoniques et des règles
avoir été dictées par un besoin violent de la hiérarchie ecclésiastique ». Avec
de venger des protégés et desprotec- quel avantage la décision de ceux-ci,
leurs. Niant que ce canonise eût qui réprouvèrent dans tout cette
(c rendu des services à l'Eglise et à œuvre de sdùsoie et dliérérfie; ne
VElat »> il affirmoit que l'abbé !Dal- fut-H^Ut pas opposée par no» év^nes
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faites-le prier par lea catholiques , pour qu*il me donne la force de eonfiuîer ma Foi. Dieu répand le$ bénédictions les plus abondantes sur mon ministère; }e travaille beaucoup à ramener à Dieu mes 0ompagnons d'infortune. Je Tais laisser la gouTemement du dio*
aux antres juriaconsultes^ canoniatef infidétoa par qui la eoruUttttion duOe du dêrgé aToit été produite? La oon* soltation dont il s'agit a mérité d'être conservée comme an monument précieux pour i'Egliiie de France, dana la CoIUetioneecUsiastûfue de M. l'abbé Barrael, tom. I*'^ pag. a53 jusqu'à 3^6. Parmi les savantes oonsnltations du mette caaoniste^ pins jalow^ d'é^ clairer sans )iro«t ks consciences que de publier des volumes > il en est une fort lumineuse sur les mariages contractés cùm tutus non esset recursus itd paro€kum. Elle se trouve d'accord en tout, m« avec l'instruction envoyée fwir ordre de Pie VI, le 96 septembre' X791 9 dans laquelle il appliquoit à la France les décisions deBenoit XIV sur les mariages du m^me genre con** tractés en Belgique, en Servie et dans les Indes orientales ^ a*, avec les ré-? ponses du cardinal SÛloda À un prêtre du CQmtat Venais^in » du a$ iuillet 1793^ et celles du cardinal Antonelli à l'évéque de Genève, du 5 octobre suivant , ainsi que M. l'abbé de Gambis, vicaire -général et grand -archidiacre de Chartres, le i4 du même mois| 3*. avec la cansoltation du P.. Joseph Vaser, consulteur de la congrégatiôii de r Index M en date du s«f décembre « même année ; 4^* à l'avis des meilleurs théologiens et canonistes cités en grand nombre par ce dernier, entre lesquels on repian|ue «vee plaisir l'antenr de nos Cmférençu d^Ang/ers,
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cèse à..«. ; car je crois que ma fin approche (i). Adieu |recommandezFHttoi aux prières des prêtres catholiques a. Cette lettre étoitson testament spirituel : par elle , il pourvoyoitauxbesoins du diocèse après lui ; et> conune si sa mission étoit consommée 9 comme s'il avoit acquis assez de mérite pour recevoir la récompense suprême ^ il fut bientôt appelé devant la farouche commission tividutitmr' noire. Il confessa devant elle sa Foi avec une rare ^intrépidité^ et fut condamné 9 le a5 frimairç an II ( i5 décembre 1794) 9 à la peine d^ mort 5 comme «prêtre réfractaire à la loiy et contre-révolutionnaire ». 11 la subit ce |our-là même. L'auteur du TaMeau du Prisons de Lyon, M. Delandine»
.qpi partagea sa captivité» dit :
« Nous avions parmi nous M. de Castillon 9 dont le cœur étoit bon 9 l'imafpnation brillante 9 l'entretien toujours semé de traits piquans et
(i) Dans une circonstance sem*blable, en 36a , le saint Martyr Héliodore, qui étoit évéque en Perse, voyant arriver l'heure de sa mort , et ne voulant pas que les fidèles manquassent après lui de premier pas* teur, conféra lui seul l'ordre de l'^iscppat au prdtre Dausas, en le désignant pour son succes^ur : Quamoh" tem Dausan adpeilans » hune per int'^ positionem manâs episcopum créât ^ et christiams^ quotquot supremm urbis eaiamitati supererant , preesùlp^Jubei, (Asseman: jéct* Martyr, Pars I*, pag. 134.)
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d*anecdotes intéressantes. Son dis* cours 9 à sa dernière heure, fut un chef-d'oeuvrc de raison 9 de piété, de courage et de yèritable philosophie (i) »• Que de regrets nous deyohs avoir que cet écrivain n*atC rien cité de ce discours, ou que, d^àilieurs, on ne nous l'ait pas transmis, quoiqu'il doive exister dans les pièces enfouies de l'administration du diocèse de Lyon, à cette époque ! Le grand-vicaire de Castillon avoit 47 ans quand il reçut la couronne du martyre. (V. BvftLÀT, et Chiltea.)
CASTIN ( François ^DoMiiriQiJE), curé dans le diocèse de Saintes , se iteprochoît, dans l'exrl auquel la loi de déportation l'avoit obligé^ cette vie inutile qu'il menoît à Londres, tandis que ses paroissiens, faisant partie de faîrmée cathatique et royale^ exposoient leur vie pour la cause de la religion. Il brûloît d'impatience de venir s'exposer lui-même , pour leur salut, aux dangers de la per« sécutioni et il profita de l'expédition de Quiberon, pour se rapprocher de ses ouailles ( ^. Yehdéb et VAiraçç ), Embarqué ayçp le vénérable évêque de Dol, ^t trente autres prêtres environ , il partagea leur sort { V. U. R. HeboA ) , et reçut en même-temps la palme du piartyre, le 3o juillef 1795. ( V. P.
F. B&BBEAEc,et F. Flittin.)
(1) ya)r. ci • devant j( pag. a^S, ool. a.
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CASTION (Hehbi-Blaise)^ prêbre du diocèse d'Orange, exer-çoitles fonctions de soii sacerdoce à Caderoussè, saiis avoir fait aucun dès semiens illicites demandés par la révolution^ Le bon esprit qui dominoit dans sa'province, à la fin de 17^ et en 1795, lui livoit paru Iç dispenser d'obéir à l'inique loi de k déportation; mais le proconsul qui vint désoler «cette contrée , vers la fin de 1795 {V^ Oeivce), ayant mis les prêtres dans le plus grand danger. Castion fut bientôt une des^victimea marquées pour sa féroce commisstoapopiciinfv d'Orange. Cet ecclésiastique comparut deYant elley le 14 messidor an II (a juillet i 794 )• Comme cette commission, ignare autant qu'impie, se dispensant de toute formalité , n'avoit besoin que d'une vague accusation pour envoyer les victimes à^l'ééba faud , le prêtre Castion y fut condamné de suite, comme «contre-r révolutionnaire». La sen^ce fut exécutée le lendenniin.
CASTOR (Aktoihb), prêtre.
( V, A. BOUTILIBB. )
CATHELANY (Joseph) , curé.
\V. Benezet.)
CATHERINE DE JÉSUS {ScBur SeAnU) y religieuse. (F.
|(°* JvSTAMOirT. )
CAUCHOIS (Mabie-FbawçoiSE-EuLAiiÉ) , pieuse fille , marchande mercière à Dieppe , fournit dans sa maison un asile secret à un prêtre catholique, dont les per*^
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Bécuteurs aroîent mis la tète à par les satellites da proconsul Le«
prijc^ et qai n'aroit aucun autre bon y dans le temps de sa lubsion
refuge. Elle fut admirablement à Arras (^. Arbis), Marie-Clairs'
secondée en cette bonne œuvre Caudron^ dont le nom s*y trou-^
par sa domestique ( V. F* Cab- toit inscrit ^ fîit associée ausup*
tiBB). Les agens de la persécution 9 plioe de la charitable Teuye. Gon^
tiyant eu connoissance d'une si damnée avec elle et dix-huit autres
belle action, les arrêtèrent toutes prétendus complices 9 le a 5 ger-
deux ensemble. Traduites dans minai an II (14 arni 1794)9 eUe
les prisons de Rouen 5 et «nsuite fut envoyée avec eux à la mort
devant le tribunal du département pour cette action de Foi et de
de la Seine ^Inférieufe, elles charité. Son fige alors étqit de
furent condamnées à la peine de 74 ^^s. (F, A. V. €abt> et P. J.
mort, comme «receleuse» de pré* Ghàblbt.)
très réfractaires ». Marie -^Eulalie GAULLE (Amàit») , prêtre du
Gao^hois , s'estknant heureuse de diocèse de Aouen , halntué de
perdre la vie pour une aussi-sainte l'église paroissiale de Saint- Ma-
action (F. J* Alix) , n'eut d'autre clou, et professeur de ma^éma*
chagrin, en mourant, que celui tiques à Rouen,. où ilétoit né en
de TOir sa domestique frappée 4761 , ecclésiastique « très-db-»
comme elle , croyant être la cause tingoé par sa science et sa vertu » ,
de sa mort. Gctte sentence, rendue se garda bien de prêter le serment
Je a floréal an II (ai avril 1794)» Schismatique de 1791. Quoique
fut exécutée dans les yingt-quatre Toué par eela même à la pros-
faeures. ' cription,. il ne sortît. point éë
' GAUDRON DE FRIGBE13X France^ Timlant consacrer êom
(M^ftStti^Gi;AiBB ) , née à Arras en ministère à l'Eglise dans ua tem{i»
4700; aveit passè'Sa longue vie où tout l'enfer sembloit déchainô
dans le cé^at, et l'aToit sancti- ccoitre elfe. MibA arrêté'cn 1793
IKée par la pratique des yertus par lesaairiorilés^FèvolutiénnaÎBes
évattgéHques. Sa iPci étant restée qui subioguoient sa province, ahirs
ixAss^y Ion de la constitMian devenue le département de la
èwUtdu^tergé, elle n'avoit pas Seine-InfiMeute^îElïesVeiH'oyèn
Vif sa«s douleur lea prêtres cadio- rent à Rochéfert i pour périr dans
liques persécutés et bannis, dé* la . déportation DDârkinie qui s'y
ponittés'de tontr Elle s'associa bien prépardit ( ff . Roghepokt.). On le
Tolontieis à>la bonne œuvre de fit monter le. navire le^'DMâ^Jlf-»
la V* Bataille en leur faTeur (.F. «oot^. Le s^oov mortel de l'en tre-^
fi. J. D. Bataille)* Le registre pont, de ce ixâtiment 4ivança soa
de celle -«ci ayant été découvert martyr^, il mourut le 7 |uin 1794s
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à l'âge de 35 aiis, et fut iûkumé dans râe d*Aia^ (F*.... Càstut IiABB^et J. Càvssv.)
GA1}SS£ (Jeàk) , curé de la pa-> Foksé de^Chfttel-de-NeuTre, au diocèse de Glermont» et né Ters 1753 9 à Saitit-Pourpain, en Au-»
▼ergne , sur la frontière du Bourbonnais, refusa généreusement le serment schismatifpiie dè^ 1 7911; Les adonnistrateurs i^yôlufioDnaires du département le chassèrent de sa cure pour cette raison ; et il Tint habiter son paj;s natal , d'où il pou- Toit encore êtye utile à ses pwoissiens. Son zèle poinr eux le ék^ tourna de sentir de France ,. lors de Texpitlsion des prêtre» non-* assermentés 9 Ters la fin d'août 179a. II. fut arrêté 9 comme tel, l'année suitante. Son fige ne permettott, suivant la loi d'alors ^ que de le mettre enréeluMon. Il le fut enefiet, d'abord à Moulins; mais bientôt on Touhit se débanasser de lut, et oa le fit« partir pour RoehefdMrt, d'où il deyoitiêtre Inms^ porté au«-delà des mers. On l'^m^ barqua sur le nalriie 10.» Denas Âêfodéê (F* Edooetobt). Il ne put si^orter long -temps les ■tauat dont les prêtres y étoient aoeabiés, et moiffut- à l'âge de Si' ans, le 7piillet 1794^ On l'êntéiva dans l'Ile à'Aix. ( V. A.
CAOttB , et T. Caotiv» )
CAUVSL (EiAiifois), pieux lafc, et simple mei^aisier dans fe TiUage derHésnel, près Londeacy au^^iocèsis de SnintoBrieuc,
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donna ches lui> par principe de religion autant que d'humanité 9 un asile généreux à un prêtre catholique, dont les penécuteurs ayoient juré la perte ( V. J* Alix)^ Cette ceuYre héroikiue de charité fut connue; ils firent arrêter Cau* Tel, que l'on conduisit prisonnier à Saint-Brieuo, pour y être jugé par le tribunal criminel du dépar* tement des Cétei^dié^NordU Ce tribunal pronon^, le 1 1 thermidor an II (29 juillet 1794) 9 1* peine de mort contre lui,, en le cpialifiaat de « receleur de prêtres réfractaiies » ; et CauTel fut près* qu'aussitôt décapité.
CAUyiN {J|£Aii>, ouTrîer. (F.