X. Cassbigxk
CAUVIN (Toussaiht), eeclé^ siastique du diocèse de Bonen, où il étoit né sur la pai^oissa de 6uer« baTille-»la- MaiUeraye , en 1763 , n'étoil encore que sous «^diacre lorsque la réTolution éclata. ht% inquiétantes TÎcissitudet de cotte époque et des années suivantfsssiis-^ pendirent Âon aTancemant dans la hiérarchie sacrée y.où.'â aurait été un prêtre fort utile à l'EgUse , car il sut dédmgner cet autre aran^e»
cernent qui lui étoit assuré par les usurpateurs du siège de Rouen»
Charrier, et ensuite Grratien, s'S eût fieiit le serment schismatiqoe^ Ne s'être pas laissé séduire par dés intrus Tantes alors, dfsTenoit, aux jeux des impies, un délit à jamais irrémissible. Il leur parftt digne du supplice de la dépor-^.
CAY ^
tatftm» éii 1794* ^ 8<>iis-£a€i^ CaiiYm, ayant été arrêté par eux 9 iîil eùwyè à Rochefort pour y ûttt emlwrqué ( F. Rocewort) ; et on, l'y fit monter le D«vire ies Deux AêmeUê. Im torture»
dltreBMB qu'il y éprouTa mirent le comble aux Tœuz des perte* euteurs, jaloux d'enlever à l'Eglise jusqu'à l'espoir d'ube nouvelle généralkm die bons ministres du Seigneur. Toussaint Gauvin succomba le a août 1794» ^ 1'^ de 5i ans 9 et fut enterré dans l'Âe à*Am. ( V. J. Gaussb» et P. €b^
GAYILON (FiimM-JxAif), prêtre , né dan» le diocèse de Rodez, y étoît curé dû la paroisse d'Orâsel. Il nefitpi^t'le serment sehisnmtîque de 1791; et^oique la loi du 96 août 179a îtx venue le condamner à »v déporter lui»
même: comme iion" assermenté 9 il étoil reMé dans sa province pour les besoins spirituels de ses ouai^ leSé Les agens de la persécuticm le firent emprisonner en 1795; et l'année suivante U fut tndné a Bordeaux^ d'où il deveit être dé* porté au-delà des mers {V. Boa** iiBAvz)» On ne le comprit cependant pas dans le granfd nombre de prêtres qu'on y fit embarquer des premiers^ versla fin de l'automne , trois mois après la cbute de Ro* berspieiîre ; et il resta enfermé dans le fort du fia. L'excès de ses maux> bien plus forts que son ^9 ie jeta dans uue. maladie qui
aKoit terminer ses jours. On le transporta dans l'hôpital de Saint* André, où il ne cessa pas d'être captif de J.-C« ; et il y rendit son dernier soupir, le 1*' novembre ft794t é l'âge de 60 ans. {.V. F.
CiLifBox, et €. CsArtBi^iL.)
CELESTIN {UFtèTô)^ Ca-< pucan. ( F* Gi4àTw)
GERINDAT (PiàUBE), prêtre» dianoine de l'église collégiale de Gusset, dans le «Kocése de Ger^ mont, et fié en 174^9 à Saint-* tioup-^de^Job, au même diocèse, repousàa comme hétérodoxe la con^sittison eivUà du cUrgi»
et n'en fit point le serment scbismatîque. U crut ensuit» se. mettre à l'abri des rigueurs de la loi d'eir pubion, lenchie le aGanût 179»$ en prêtant le serment de UéerU' égatUéf^ prescrit à cette époque par des législateurs doiit les vues anti- religieuses n'étoient point Snoertaines. L'efTroi causé piar 1er massacres deiseptembren'avoitpas peu contribué à l'entraîner idana cet acte de foiblesse. Il n'y trouva point la sûreté qu'il s^en étotit promise; et Dieu le voulut ainsi pour l'amener à dissipelrluinnême les nuages dont il avoil ebseuncâ sa précédente fidélité. Le<;lianoine Gerindat fut. arrêté' en 17^3, et jeté dans les prisons de vMoulins.
On l'envoyadès le-commencement de l'année suivimte à^RodieferC»
pour être déporté sur des rives lointaines (Fi RoontroaT). U fut embai'qtté sur le navire h$ Dmm
SqS cha
JssodéSj où 9 partageant le sort cruel de taot de glorieux oonfes-*' seurs de J* €. , dont la vertu ètoit pure de ee serment -là même» il voulut partager cette gloire en le rétractant. Digne alors d*eux et de la religion pour laquelle il souffroit^ il put espérer de trouver dans sa mort la couronne immortelle ; et il rendit son dernier «soupir le »8 août 1794 9 à Page de 52 ans. Ses ossemens reposent dans l'île à'Aix.{V. T. Càuvih, et Cbamokhibr 9 d'Ingrande. ) ^■' GERON (Pikmub), curé. ( V.
P. RotJSSBAV.) - .
- CHAfiANEL (Fkâitçois) , prê^ tre et religieux de Tordre de Saint* Benoit) prieur du monastère d*An<»
gers, étoit resté dans sa province après la sup|^ression des cloîtres y et même* après la loi de déporta^ tion, rendue le 96 août i792'C0n'« tre les prêtres-non-assennentésy dans le nombre desqUek il méri-toit d'être compris* Les persécu* teurs le recherchèrent et le saî«* sîrent en'i794* H fut traduit de^ vant le tribuniil criminel du dèn parteœent àt Maine ^t Loire s siégeant à Angers ; et $ le a5 mes^ sidor ah II ( 1 1 juillet 1794) 9 ^^ juges de ce tribunal l'envojèreiit à^réchafaud, comoie «prêtre ré-^ fractflke».
CHABANIËR (Jbàh), prêtre du ' diocèse de Marseille , retiré 4 Saint - Galiat - de - Sauzet ; prèi Lambesc 9 en Provence » sans avoii^ fait aucun serment crimiBely n'y
GHA
jouit pas long^temps de la sàreté (|ue sembloit lui promettre le bod esprit de cette contrée. Au coïkimencement de 1795, des proconsuls de laGonvetitioQ étant venus y allumer vivementlapersécutioii) il fut saisi et conduit à Mafseille poury être j ugé , ou phi tôt jmniolé par le tribunal criipinel du département des Bbuches->du^Rhàn€, Tout prêtre catholique étant censé en état de contre** révolution aux yeux des persécuteurs , Jeaa Ghabanier fut ooindâmiié^ le aô ventôse an H (16 mars 1794)»
à périr sur Téchafaud, comme « contre - révolutionnaire» ; et sa tête y fut abattue le lendemain.
GOABiftAN (JEAs-^BArTisTs) j prêtre du diœëse d'AngerSj» vicaire en la paraisse «des Gerqueux-sous* Passavant 9 non loin de Maule*vriér, ét(Ht resté exposé » comme Boni-asserraentéy à tous les pérîU^ en continuant à subveiiîr aux be*^ soins spirituels des ' catholiques* Dans une de ses- courses aposto-* liquesy il fut renoontré 9 en ly^y dans laforêtjdeMaulevrier, par les troupes itèvoiàtionnaires, armées contre les Vendéens (F. Vbfdxb) } et les. soldats 9 Payant reconnu pour un prêtre, l'y -massaorèi^cot à J?instanL * ^ > < GHABRAL (Teançois), prêtre du diocèse de limoges, vicaire à Trouget, près le Montet, ne sortit point de France, quoiqu'il ftlt proscrit, ooume non-asser** mente , par la loi dn aGaoût 1 79^,