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tt.^dntinuoit à rendre son latt^H*^ mort d'un de leurs confrère» im-^ tÂre utile aux ceffaoIîqueS) dans mole après Ghabrier, et un autre les temps difficiles de 1795; mais de ses prêtres,, il leur disoit :. il fut découvert et arrêté. On le « Un nouTenn forfait aussi bafrbare trama dan» les prisons de Mon^ que sacrilège souille notre patrie # lins; et le tribunal criminel du et illustre notre Eglise. Vous J'apdépartement de VA4Uer, sié- prendrercommemoiayecunepror géant en cette Tille» ayant fait fonde douleur^ mêlée d'une sen-^ comparoflre devant lui ce zélé sible consolation. M^ de Toucbes^ vicaire y le 4 prairial 9 an II (a3 prêtre d'Issengeaux^ vient de sumai 17^)9 le condamna, comme bir avec le même héroîsmechrétieii « prêtre réfraetaire », à la peine le s&rt glorieux de MM. Tacher de mort qu'il subit le lendemain* et GHABam. Il s'est montré digne GHABRI£R (iV.**0> prêtre du d'augmenter le nombre des Mar- Puy, en Telaj, n'avoitpoint voulu tyrs qu'on . invoque déjà avec faire le serment schismutique de succès. Nous ne manquerons pas i79i;et néanmoins il ne sortit pas de praUciêwr$ et de modèles.^ de France après la barbare loi de Puissent-îls obtenir enfin le salut déportation {F, J. B. Abbiuom). de la France; et puissions-noua Retenu par les besoins spirituels mériter nous^même le benbenr des catholiques du diocèse du d'y concourir sous leurs auspices l Puy, il exerçoit son léle au milieu S'ilne nous.estpas donné de mêler vd'euxf lorsqu'au commencement notre sang au leur, puisse au de 1 794 9 il fut arrêté , jeté dans les moins celui de ces généreux conprisons, et livré au tribunal cri- fesseors de notre Foi, féconder minel du département de la nos travaux, et «l' assurer à ja-- HatUe^Laire, siégeant au Puy« mais le succès » I ( Pag. i 1 5 de la On l'y condamna à la peine de traduction du Diêçaurs de Ma^ mort comme «prêtre réfraetaire»; roui^ déjà cité : V* Am^isa). et il périt en mars 1794. Nous GHADAIGNË (Louis), culti^ avons, pour le mettre au rang des valeur, demeurant au bourg de Mai!tyrs, le suffrage même de son Neuillé-sur-Ouette, près Laval, évêque, l'un de nos. prélats les dans le diocèse du Mans; homme plus distingués sous tous les rap- plein de Foi, et qui, resté veuf ports , feu M, J« de Galard de Ter- avec une fille née de son mariage , raube, alors réfugié à Saint-^Mau-* avoit accueilli dans sa maison sa riçeren* Valais. En annonçant, par sœur devenue veuve elle-même, une circulaire du mois d'avril sui-» vivoit patriarealement, avec, elles yant^ aux prêtres de son diocèse deux, en son modeste domicile. Il qui étpient comme lui en exil, la s'applaudissoitde les voir partager
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les seatimens religiieux dont il étoit animé 9 et s'associer à toutes ses lionnes œurres. Sa maison derinl l'asile où. se i^fo^oit, dans le repos de ses courses apostoliques, un prêtre asélé qui y pour les besoins spirituels des peuples du canton 9 étoit resté en France dans les temps les plus horribles de la persécution ( V. DoEcvùi.). La ilû et la sœur de Ghadaigneie secondoient admirablement dans les soins de cette généreuse hospitalité dont la religion étoit le motif et le but ( V. J* Alix ).
Quand le prêtre fut arrêté y Chadaigne le fut également ; et, ayeo eux j on. emmena aussi dans les prisons sa fille et sa sœur. En y allant 9 ces trois derniers se félicltoient mutuellement de la bonne action pour laquelle on les emmenoit.' Tous quatre furent traduits ensemble dexant la commission vévoiAitiownairc de Laral ^ le 9 messidor an II (97 juin i794)« Le président proposa à Ghadaîgne de faire le serment de Uibert^ égaUU* — « Mon, répliqua-^t^l , arec one sérére franchise : point de serment ; menez-moi plutôt à la guillotine » . Le président ajouta : « Pourquoi as- tu caché ce caio^ tindà » (en montrant Dorgueil)?
Ghadaigne répliqua : « Si c'étolt encore à faire, je le fero» j». Il n'en Moit pas tant pour être digne de mort : les réponses des deux femmes correspondirent aux siennes; et celles du prêtre Dorgûeil
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ne furent pas moins jgénéreuses.
La même sentence les condamna tous les quatre à périr sur Técha^ fiiud : on la trouyera à Tarticle de Doa€u«L. Ge bon prêtre, désolé d'atoir occasionné la mort de ses hôtes, leur en témoignoit sa douleur; Ghadaigne et sa fille, arec sa sœur, l'InteiTompIrent, en lui disant : « Pourquoi tous ailigesyous de ce qui fait notre bonheur et notre gloire ? Gesses de nous plaindre : c'est nne bien grande consolation pour nous de mourir ayec tous , et d'être associés à yotre martyre : c'est nous plutôt qui yous ayons obligation » . Tous les trois youlurent encore être confessés par lui ayant d'aller au sup* plice ; et en %^j rendant, ils s'entretenoient ayec lui du bonheur de mourir pour la cause de )*-G.
Ghadaigne , choisi le premîerpour être immolé, m(>nta sûr l'échafaud sans proférer une seule parole ; mais le calme et la sérénité qui brilloient sur son yisage attestoient sa confiance dans la Diyinité qui couronne à l'instant ceux qui meurent pour sa sainte cause.
SafiUefut appelée immédiatement après lui pour subir la même peine^ et receyoir la même récompense.
{V. Louise Ghadàicnb.)
GHADAIGNE (Louise), demeurant ayec son père , à Neuillé* sur-Ouette , participa à ses mérite»
aux yeux de la religion, et à ses torts aux yeux des persécuteurs , dans l'asile qu*il donnoit aii prêtre
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Dorgueily comme dans 9es autres bonnes œuyres. On a to à Tarllcle précédent qu'elle fut arrêtée avec eur et arec sa tante dont il va être parlé : Ton sait déjà comment tous les quatre furent condamnés lé 9 messidor an II (27 juin 1794} ^ périr sur Péchafaud de Lavai, et avec quelle piété) quel courage 9 tous les quatre marchèrent au sup« plice. Mab ce qu'il 7 a de parti* culier dans la mort de Louise Chadaî[pae, et dont il importe de conserver la mémoire , c'est qu'ap»
pelée sur l'échafaud immédiatement après son père> et pendant que le bourreau l'attachoit sur la planche finale 9 devenue son lit de mort 9 eDe disoit d'un ton affec* tueux : a Jésus, ayes pitié de moil Jésus 9 pardonnes -moi I Jésus 9 mon amour! Jésus 9 Jésus 9 Jé-^ sus.... 9 Elle prononçoit encore cette douce invocation 9 quand ie fer de la guiHotine fit tomber sa tête. ( V. l'article suivant. )
CHADAIGNE ( Jeahne); sœur de Loub^ et tante paternelle de Louise (f^. les deux précèdens), njant perdu son mari^ appelé ftoulà79 étoit venue demeurer avec son frère ; et, de concert avec sa jeune nièce 9 elle partageoit ses travaux et adoucissoit ses peines.
Non*molns pieuse que lut 9 elle étoit pour la }eune Louise une seconde mère; de qui celle-ci re-* çevoît autant de bons exemples <fue de soins maternels; Comme 9 4ans cette famille patriarcale^ il
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n'y avoit qu'un cœur et qu'une fimc) JeanneeoncOMfiitautaiitque Chadaigneet Louise, à procurer one généreuse hoqiitidité au prêtr»
Dorgiiell9 dont la tête étoit m^ nacée par le» iaipies. Quand ilfut découvert en cette sainte mûaon, et qu'on l*y arrêta avec Louis Chadai^e et sa fille 9 Jeanne Boulay eut Ui mène sort Les eirconstances de son emprisonnement et de sa condamnation au dernier supplice 9 comme « receleuse de prêtres réfiractaires » 9 ont été dé)à racontées. Jeanne marcha à la mort avec la même fermeté que les trois autres. Elle vit immoler avant elle son frère et sa nièce.
Quand son tour fut venu de monter à i'échaiaudy dès la première marche elle se mit à chanter d'une voix angélique un cantique très-connu dans le pays en l'honneur de la Sainte-Vierge; et elle le chanta avec unetelle présence d'e&prit9 qu 'elle y fit des variantes analogues à la circonstance où' elte se trouvoit. U y avoit dans un des couplets de C9 cantique d'invocation :
« Et quand ma dernière heure Viendra fixer mon solt^ »
Jeanne dit :
« Voici la dernière heure Qui ya fixer mon sort. 9
On remarqua avec une sorte de consolation que sa voix étoit aussi assufécp que si eUe eût chanté dans une paisible et sràaté réunion de -ses amies. Le jpur de sa mort fut
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le ^ juin ^794. Le prêtre Dor-r gueU périt immédiatemenl après elle ; «t ces quatre exécutions furent aussitôt f^uiries de celles de deux jeubes gens du mênie bourg de NeuiUéH)ur<^0uette9 qui étoient condamnés à la mênoie peine pour n'avoir pas voulu fhire le serinent de iiéerté-^égatités ni se ranger sous les drapeaux de Taraiée répuUics^ipe: actions qui leur sem:^ bloient également contraires à la, religion {F» P. J^Dauchek). Aussitôt après avoir entendu leur sen^ tence» ils ay oient entonné le Ts JDeum iaudamusa et l'avoient chanté jusqu'au lieu du supplice^ Ils aclievoient cette hymne d'action de grâces 1 quand leur tête tpmba sous le fer de la guillotine :
circonstance mille fob admirable^ qu'on reti^ouvera souvent dans la ,mottde nos Martyrs 9 et que les anciens auteurs ecclésiastiques ra^ Qontoient de quelques uns des leurs avec un ^thousiasme propre à &ire croire que leurs imitateurs ne seroient pas nombreux dans la suite : Pfec verà cantus UU cantmenter audiri desiit, danec accepta iethaU vuinere marty- Hum cùnsuvnmàrunu (Asseman. Pars 1% page 91 9 în martyrio SS* ScMadhwHs et So-^ dorwnt, ) Nous aurions consigné leur9 noms dans, notre Martyrologe 9: si, nous avions pu les discerner dans la multitude des victimes, qi^c.m périr la commission rivoiuftionnairt de Laval.
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{V. BtfiiN^ de Conné^ et P^ Gosvo^B.)
CHAIGNEAU (Guillàviib) , prêtre. (F. G. Gaivisiix.)
GHAILLOT (iV...)' chanoine de Neversy méritoit par la constance de sa Foi d'être compté parmi les ecclésiastiques dont la constitution dviU du clergé n^ayoit pu séduire la conscience»
La loi de déportation du. 26 août .1 79a l'auroit forcé à s'exiler, si son 6ii^e de soixante ans ne lui avoit semblé devoir l'en. dispenser, à la condition toutefois de rester enfermé sous la surveillance des administrateurs de son département 9 qui étoit celui de la Nièvre.
Les révolutionnaires n'en jugèrent pas d'abord ainsi. Ghaillot fut arrêté pour être envoyé à l'écfaafaud conune « réfractaire » à la k)i de déportation. Gepeiidant, ^yant égard à son âge , on le réserva pour l'associer au sort des sexagénaires ou in£rmes reclus à Nevers. Lorsque ceux-ci furent brusquement enlievés , en février 1 794 9 pour être envoyés à^Nantes , on* leur adjoignit le chaPipine Ghaillot ( F, Nevers). Il fut donc transporté avec eux à Nantis, où l'on présumoit qu^ils périroient bientôt (T. Naktes). La Fol de cet ecclésiastique le soutint .d^ns les peines du voyage, et même . encore parmi les tourm^s du. fond de cale de la galiote, où. ils/ureat comme ensevelis dan^ Je port de cette ville. Survivant à trente de
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ees confrères, lorsque 9 pourayoir l'ak d'user de moins de rigueur envers ceux qui restoient, on. les fit passer à Brest y le chanoine Gkaillot n'y yint que pour 7 mourir. Les forces de son tempérament se trouToient épuisées par des tourmens de tout genre : on ne put se dispenser de le transporter à l'hôpital de Saint-Louis , où il expira dans les hras du Seigneur le aS novembre 1794 {V* Cassav, de Neyers» Cihtat, de La Nocle, et Ghapbav, d'Angers.)
CHAILLOU (Lovisb), sosur Converse d'un couvent de Vezin»
près Rennes , coaservoit au milieu du monde la ferveur de son cloître»
d'oà l'avoit exclue la suppression des ordres monastiques. Elle fut surprise par des impies» dans le temps de l'atroce guerre qu'ils fai« soient aux Vendéens {V. Ybnd&b)* Ils massacrèrent cette pieuse fille à Yezin même; et non contens de lui avoir porté des coups mortels»
ils lui arrachèrent les yeux» et la coupèrent en morceaux.
CHALENDAS (Mabib-Ahiib) »
femme. {V* M. A. Abbul.)
CHALYER (Micbbl)» simple ouvrier à journées du Bourg- Argental » dans le Forez » au diocèse dé Lyon» né dans le territoire de Tiranges » même diocèse » et parvenu » daas sa pauvre et pénible condition»* à l'âge d^ 53 ans» avoit conservé un profond attachement à la Foi catholique »
au milieu des impiétés révolu-
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tionoAires. Indigné de ce qu*en même temps qu'on profanoit»
qu'on démolissoit les épiées» on i^nversoit les croix des diemins et des places» et on leur substituoit des arbres de U/berUj regardés avec justice comme des étendards d'irréligion » il en témoigna son indignation à deux de ses amis» voués aux mêmes travaux (f^« Fbabgob» et LAGHirx).
D'un commun accord» ils allèrent abattre un de ces arbres dans la paroisse de Véranne» où ils travaUloient » et rétablirent à sa place la croix qui y étoit auparavant. Cet acte solennel de religion irrita extrêmement les agens des persécuteurs; ils arrêtèrent CfaÂlyer avec ses deux amis. Amené comme eux à Lyon » il y fut condamné par la cojaamission révaUuionnmre^ à la peine de mort» pour cette action- là même» et comme éminemment « fanatù/tie »• Le jugement est du a 5 ventôse an II (i5 mars 1794): ils furent exécutés le même jour. On ne peut alléguer contre eux ce canon 60* du concile d'Elvire» en 3o5» portant que « Quiconque briseroit les idoles et seroit tué dans cette action » ne seroit point admis au nombre des Martyrs » parce qu'on ne voyoit pas que les apôtres eussent jamais fait de pareils actes de violence » . Ici la religion , régnant depuis des siècles dans ces contrées» devoit y avoir pour défen«>
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seurs de ses droits 9 tous ceux qui lui dcToicnt le bonheUr de leur consei^ioe et de leur pays. Ces trois généreux habitans ne firent que replacer au lieu d'où l'impiété l'ayoit exclu par Tiolence, pour y dresser son infâme étendacd, un signe religieux qui leur appartenoit. Seroient* ils donc moins de Trais Martyrs que ce zélé chrétien de Nicomédie^ honoré comme tel par l'Eglise ; parce qu'il fut envoyé à la mort pour aroir arraché un édit impie de Dioclétien, vers 298?
Eusèbe l'a cél^ré comme Martyr dans son Hist. Ecct. , 1. YIII (1) ; et on le trouye dans les Martyrologes d^Adon, d'Usuard et autres »
tantôt sous le nom de Jean , au 7 septembre, tantôt sous celui de George, au a5 avril (a). Lactance loue aussi beaucoup, non précisément son action, mais son zèle et les sentimens qui la lui firent
(i) Zelo quidem diuino commotus, etardore Fideiincitatus, edictum iUud in pubb'co et illustri urhis loco qffixàm detraxît, et tanquam impium ac «ce- ^ leHum manibus suis discerpsit,.,Statim ea suppUda perpessus quœ post tantam nudaciam ei injligenda esse credihile erat , Ustitiam ac tranquillitatem animi usque ad uUimum spiriium conservavit (cap. v).
(a) Nieomediœ , natalis heati Joanms Martyrisa quicàm videret crudelia edicta adyersàê ckristianos in Jbro pendere, Fidei ardore accensus^ injecta manu illa detraxà atque discerp' sa ( Martyrologium Bomanum^ die septimd septemhris ) . .
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entreprendre (5). Chalyer et ses deux compagnons eurent un mérite de plus, et un mérite ^lus explicitement évangélique, puisqu'ils n'arrachèrent l'arbre impie que pour rétal^lir le signe de la rédemption dont il avoit usurpé la place. {V. Castulon, et Cba^