‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 140 sur 222 · FUIS · texte numérisé non relu

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CHAMBEAU (iV...), curé de Saint-Jouin-sous-Manléon , près Chdtillon, dans le diocèse de La Rochelle , y ayant été retenu par la piété de ses paroissiens, malgré la loi qui l'ayoit proscrit, comme prêtre insermenté , fut atteint en 1 7^3 par les troupes dé la Convention , pendant la cruelle guerre qu'elles faisoient aux Vendéens {V^ VEiméE). Elles le massacrèrent de la manière la plus barbare, se vengeant ainsi sur sa personne, de la Foi des habitans, comme de la sienne propre.

CHAMBELLAND DE LA SO- RINIÈRE (iV...)» pieuse demoiselle du Poitou , vivant avec sa belle-sœur dans la pratique de ses devoirs de religion , fut , pour ce motif, enlevée avec elle par les soldats de la Convention. On l'envoya ensuite à Nantes , où elle fut

(3) Quod edictum quidam [de pU6e) etsi non rectèj magno tamen

animo dù^uitet consddii, *statim'

mteproductu» , non mode extartus , sed gtiam lentissimè cactus , cum admira'hili patientia postremà exustus est ( Liber de Mortibus Persecatorum , c. xciii).

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noyée aTec sa belle-sœur et quatre inclinations et ses habitudes , ne lui

des autres Tictimes, le lendemain permettoient aucunement de se

des fêtes de Noël 9 1793. (f^* lirrerà des complots contre-réTO*

Nantes. ) ' lutionnaires. Mais elle étoil vouée

CHAMBELLAN D DE^LA SO- à Dieu ; elle perse véroit dans RINIÈRE (AT...)? pieuse dame du les sentimens et les vertus de son Poitou, fut enlevée de son domi- état : il n'en falloit pas davantage cile avec sa K>elle-soeur9 comme ^1- pour que les impies ag;ens de la noHque, c'est-4-dire professant la Convention la vouassent à la mort, religion catholique 9 et en remplis- Elle fut donc arrêtée 9 amenée à sant les devoirs avec beaucoup Paris; et, après l'avoir laissée d'édification. Les impies qui les quelques semaines dans les priavoientainsi arrachées à leur sainte sons , on la traduisit devant le triretraite 9 les envoyèrent ^ Nantes, bunal révaiutionnaire. Les préoù le proconsul Carrier faisoit textes ne manquoient pas aux juges noyer toutes les victimes que la pour condamner leurs victimes, guillotine et les fusillades ne suf- Tout vagues et invraisemblables fisoient pas à détruire ( F. Nantes)^ qu'ils étoîent , la sentence de mort Il la fit submerger avec sa sœur n'en étoit pas moins prononcée, et quatre cents autres dans ses Quand les juges avoient assex embateaux à soupapes, le lendemain ployé la qualification de farui'des fêtes de Noël, 1793. tique, ils en mettoient d'autres

C H A M B O N , chanoine. ( V. en usage avec la même intention ,

K. DvCHAiiBÔH.) sans s'inquiéter de leur invraisem-

CHAMBORAN (HAahie-Catbv- blance. Ils condamnèrent la car- BIHE-GABBIBI.1.B de) , religieuse , mélite de Chamboran à la peine Carmélite du couvent de Saint- de mort, comme « convaincue Deays,néeâConfoIens,auxcon- d'avoir fourni des sommes tmfins de la Marche et du Poitou, tnenses aux puissances coalisées en 1735, s'étoit retirée paisible- contre la république». Le jugement dans une maison particulière ment fut rendu et exécuté le même de la ville de Saint-Denis, après jour (7 germinal an II), 37 mars la suppression des clôtures reli- 1794* Cette religieuse étoit restée gîeuses en 1791. EUe continuoit liée d'amitié et d'inclination avec d'y observer la règle de sainte la prieure des Carmélites de Corn- Thérèse, autant que les circons- piègne, Marie-Charlotte Lidoine, tances pouvoient le lui permettre. Celle-ci , apprenant que la sœur de Elle avoit été l'une des plus fer- Chamboran, malgré la foiblesse ventes religieuses de son couvent ; inséparable de son grand âge , et son âge de 59 ans, comme ses étoit allée à la mort avec tout le

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courage des anciens/ Martyrs 9 en témoigna sa joie à ses filles par un discours propre à les exciter de plus en plus à la gloire du mar»

tyre. {V. LinoiRB.)

CHAMPAGNE ( Ahtoiiib- Louis)) prêtre 9 chanoine et grandchantre de l'église cathédrale de Troyes, n'ayant point fait le serment de 1 79 1 9 et ne se croyant pas aoumis à la loi de la déportation 9 n'étoit point sorti de France. La persécution lui donnant cependant des alarnies à Troyes, il s'en éloigna 9 et yint se réfugier à la Ferté- Gaucher^ chez une nièce qui 9 par principe de religion 9 lai donna chez elle un asile secret ( F, Niaabt). Il y fut découvert , dans une Tisite domiciliaire qu'y faisoi^nt les agens de la persécution; et ils la saisirent ayec lui. Tous les deux furent amenés à Paris 9 et traduits deyant le tribunal révolutionnaire. Les juges condamnèrent le chanoine Champagne à la peine de mort 9 comme « conraincu d'avoir composé et distribué des écrits (religieux et catholiques) tendans au rétablissement de la royauté 9 et à la dissolution de la Convention nationale 9 lesqueb étoient attentatoires à la souveraineté du peuple » . La sentence fut prononcée le 14 nivôse an II (5 janvier 1794) - eU^- condamna la généreuse hôtesse du chanoine à la même peine ; et tous les deux périrent ensemble le même jour.

CHAMPAGNE (Avgvstk),

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euré de Yic-de-Chasseoay) près Semur9 dans le diocèse^^'Autun 9 aima mieux être expulsé violemment de sa cure 9 que de faire le serment coupable de la constittttion civile du clergé. En butte dès lors aux persécutions des impies réformateurs 9 il se trouva, comme prêtre insermenté 9 dans le cas de ceux que la loi de déportation du 226 août 179a vint condamner à sortir de France. Il en paroissoit néanmoins dispensé par cette loi même 9 à raison de 'on âge et de ses infirmités; mais elle le condamnoît alors à la réGlusion9 sous la verge des persécuteurs. Il fut traîné dans une maison de détention 9 à Oijpn. Enfermé 9 comme «réfractaire» 9 c'est-à-dire comme confesseur de la Foi 9 il ne manqua pas au martyre, suivant l'expression de saint Cyprien ; et 9 quoique les derniers tourmens du martyre lui aient manqué 9 il n'en mérita pas moins la récompense, quand il nH)urut dans les fers, le 3i décembre 1793. ( F.

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