‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 141 sur 222 · C. V10T9 et P. DoNNGiJx · texte numérisé non relu

C. V10T9 et P. DoNNGiJx

CHAMPIGNY (CHA]iLEs)9Curé dans le diocèse de Poitiers 9 et peut-être à Rémeneuil, près Châtellerault, où il fut arrêté en 1793, avoit généreusement refusé le serment de 1 79 1 ; et , pour continuer de remplir son devoir pastoral à l'égard de ses paroissiens, il ne s'étoit point soumis à l'inique loi de la déportation. Jeté d'abord dans les priions de Poitiers, il fut

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traduit) le 28 yentose an II (iSmars 1794)9 devant le tribunal criminel du département de la Vienne, siégeant en cette rille; et, ce jour-là même, les juges le condamnèrent à la peine de mort^ comme «prêtre réfractaire » . Il fut décapité de suite, A l'âge de 59 ans.

CHANCELLE (Auzna), né à ChdtiHon', dans le comtat YenaiS'* sin 9 et curé de Visan , près de Yalréas, même comtat, y étoit resté ayec une confiance que sembloit justifier le bon esprit des habitans. EUe fut cruellement trompée AU c<mimencement de 1794» lors* que la persécution fit une irrup-lion si sanglante dans cette pro-* ^ince ( V. Ouahgb ). Le curé Chancelle , traîné dans les prisons d'Orange , fut traduit > le 9 messidor an II (217 juin 1794)9 devant la &rouche commission papuiaire <{ui jugeoit en cette TÎUe ; et rile l'envoya à l'écbafaud, comme «contre-révolutionnaire». ( V, h P. BoTBE, et M* Ta* Chabeausol.) CHANSOLLE (MA»iB),reli« gieuse. {y* Gbiibs.)

CHANTEGRAUB (Josbvb), cbanôine. (^. J^Pài«iioii.)

CHANTEMERLE ( Amâbie* BbhoÎt), prêtre du diocèse de Clermont en Auvergne, né à Thiers, près Clermont, en 1757, avoit cru trouver à Paris un asile sûr contre la persécution , en s'y renfermant, aux yeux des persécuteurs , dans la condition d'ins*

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tituteur et d'homme de lettres. On n'avoit nulle raison de le proscrire comme non - assermenté , puisqu'on ne pouvoit dire qu'il eût été dans les catégories des prêtres astreints au serment de 1791; mais on avoit contre lui le grief de son sacerdoce. Il fut donc arrêté et jeté dans les prisons du tnbunsArévùtuHonnaire, devant lequel il comparut le la prairial an II (3i mai 1794). C'étoitdéjà l'époque où les juges, sans prendre la peine de faire des procédures 9 et cachant, autant qu'ils le pou* voient, sous de vagues accusations , leur haine contre les prê- ^s , les envoyoîent à la mort comme « conspirateurs et contrerévolutionnaires », par cela «eu!

qu'ils étbienf restés prêtres catholiques. Tel fut donc le prétexte avec lequel, ce jour-là même, la prêtre Chantemerle fut condamné à périr sous le fer de la guillotine; et l'exécution suivit de près la sentence.

CHANTEREL (GBBMAnt), curé dans le diocèse d'Angers , et pro* bablement à Saint - Poix , près Craon , où il résidoit lorsqu'il fut arrêté en i793,n'avdit point fait le serment schismatique. Son attachement aux devoirs de sa charge pastorale l'avoit détourné d'obéir à l'inique loi de la déportation; et^ quand il fut traduit devant la corn»

mission tnUitaire établie à Rennes , le 3 nivôse an II ( aS décembre 1793), il fut condamné

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par elle à la peine de mort^ comme « prêtre réfractaire » . L'exécution eut lieu le même jour.

CHAPEAU (iV...) 9 prêtre plu»

que sexagénaire d'Angers, y étoit enfernié dans une maison de réclusion^ d'après la loi de déportation du a6 août 179a, comme s'étant refusé à prêter le ser*ment de la canstUuUan eiviit du ct&r^gé, et ayant passe l'âge où il falloit se déporter soi-même»

Paisible et résigné » atec soixante et douze autres prêtres septuagé-^ naires ou infirmes qui partageoient sa captivité, il comprit qu'il étoit destiné à de plus grandes épreuves, quand il yit disparoître cinquante-huit d'entre eux 9 vers la fin de l'automne 1793. Lorsqu'ensuite passèrent en cette y ille les soixante et un prêtres de la Nièvre, presque tous Tieil-« lards 9 que l'on tr^noit à Nantes 9 en mars 1794 9 1^ révolutionnaires d'Angers imaginèrent tout i coup de se débarrasser de ce qui* leur restoit des leurs^ en les faisant partir avec ceux de Nevers ( V* Nevees). Chapeau leur fut brus^ quement réuni, ainsi que les quatorze confrères qui étoient encore dan^Je même lieu de détention. Les douleurs extrêmes qu'ils eurent à souffrir dans le voyage, et ensuite au fond de cale de la galiote hollandaise du port de Nantes, où ils furent enfermés au nombre de ^oixante^seize , étoient supportées par Chapeau avee tout le

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courage que peuvent donner lu Foi la plus vive et la ferme résolution de mourir plutôt que de manquer aux devoirs de sa conscience. Il succomba sous tant de peines, dans la gaUote, vers le commencement d'avril 1794* {^* BauKEAv, et GanavIit; CfiAiiioT, de Nevers, et Chezeâv^ Bénédiethi.)

CHAPELAIN {N...)9 prêtre du diocèse de Poitiers, vicaire en la paroisse des Epesses , canton des Herbiers, défenseur infatigable de la Foi 9 et zélé pour les devoirs de son ministère, fut surpris par les soldats de la Convention 9 lors de la guerre impie qu'ils faisoient aux Vendéens; et ces soldats le massacrèrent dans la paroisse même des Epesses , vers la fin de 1795. {V. VsKuip.)

CHAPELLE (iV... ), prêtre du diocèse de Saint-Brieuc , habitant de Plémet, et desservant l'é-^ glise de ce bourg, conservoit, à l'âge de plus de &> ans, le même ràle par lequel son' ministère s'étoit &it distinguer, dans une longue carrière apostolique. Non seulement il refusa le serment de la consHêiUian dviteduetergi^il la blâmoit encore très - hautement , et prêehoit sans pusillanimité contre les erreurs des novateurs du temps. Ils le dénoncèrent à l'administration du district de Loudeac, et à celle du département deà Côtes -^du- Nord, séant à Saint-Brieuc.

£lles le fireht arrêter et conduire à la tQur de Dinaa» où étoient détenus des prêtres qu'elles appe- .

loient suspects» Lorsqu'en septembre 17^9. elles se mirent à.

faire exécuter le décret de la dé** portatioD des prêtres fidèles , Cha* pelle qui 9 à raison de son âge»

s*en trouToit excepté 9 se croyant libre par cela même 9 aima mieux reyenir dans la paroisse de Piémet , que de suivre ses confrères de détention 9 qui se rendoient à lersey. ii'églibe pannssiale d«^ Plémet avoit été dévastée par. les impies dans rinfcervalle : il ne put y reprendre ses fonctions; mais son zèle n'en fut point déconcerté.

Une dbapelle dédiée à saint Lubin, dans le Voisinage 9 lui parut suffisante pour Texercice de son ministère : en cela 9 cependant 9 il gasdoit lesmesuresquepreserÎToit la prudende9 pour n'être point surpris 9 craignant bien davan**»

tftge qu'on ne privât les^ habitans d'un ministre de salut 9 que d'être lui*mémfi h proie des persécu-* teurs. Un |our qu'il traversoit uta champ9 tenant un livre à la main9 des soldats révolutionnaires l'ayant aperçu 9 foiulirent sur lui. lleconnoissant bientôt que ce livre étoit un bréviaire 9 ils en conclu»

rent que celui qui le Jisoit étoit un prêtre » et l'assommèrent ausràtôt à coups de crosse de fusil.

Tous les catholiques du pays le regrettèrent, non seulement à cause des services spirituels qu'il

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leur rendoit, mais encojre pour ses bons exemples. Sa mort, qui eut lieu dans les derniers mois de 17939 laissa un grand vide permi les prêtres dévoués au salut des âmes dans ce canton.

CHAPOT (iV...)9 curé de Montagni 9 dans le diocèse de Châlonssur-Saône 9 fut si violemment per* sécuté à cause du refus qu'il avoit fait du serment de la cansiiiution dviiedu eUrgi, qu'il mourut en 179^9 des suites des cruels traite^ mens dont on l'avoit accablé pour cemotif. Son nom est dans uneUste desnouveauxMartynsdek Franoe, qui' fut publiée à Rome 9 en 1794 {V. A116ISR9 de Montmorillon )* Telle avoit été la mort de ce saint Nestor que l'Eglise honore comme Martyr le ft septembre (1)1

CHAPT ( AiMAVD )9 vicaire-»

général. {V. A. lUsTiœirAC.)

CHAPTEUIL (ClâO]>b)9 prêtre» né à Saint-Jax9 dans le diocèse du Puy9 n'étoit point sorti de France, malgré la loi du a6 août 17939 contre les prêtres inser*

(i) Qui cum consohrùùs suis dùm piueret famiUariter uersaius y et unà cum ilHs h populo comprehènsus , vin-

cuia aeftagtUa cum eis pertuierat

éed inur trahendwn ifui eum rapta^ IforU,.,,, êxtrà urbû portas projêoerunt

adhuù spinmtem Inde quidam

eum toUentes, ad Zenoriem déporta" runt, apud quem dùm utceribus ac plagis nledicina adhiberetur, animant exhaiauit, (Sozom. Histfir» Mccles.

L> V, c. IX.)

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mentes 9 du nombre desquels il S6 église enrahie par des prêtre» trouToit: son zèle pour les cadioli* schismatlque» 9 îl troMira «n asile quesdfxediocèse l'y aToit retenu, charitable et religieiix près de la Il i{ut affrété parles agens de la per- y euye Ponson 9 qui ilyoit ehez elle sécblion» dana le courant de 1 793 ; uo oratoire secret où il pourott dire et 9 au printemps de 1794» ils le la messe. Il s*y troura arec une firent conduire à Bordeaux ) où il yertueuse religieuse que cette deyoit être embarqué pour une yeuye ayoit aussi recueillie par déportation à la Guiane. Les em*- esprit de charité , lors de la dis* barquemens n'y ccmunencèrent persion des communautés moaas* que yen la fin de l'automne ^ tiques (F'.PoHsoii,etM^GoRBtJiv). trob mois après la chute de Ro- Pendant la plus grande terreur, il lierspierre ( V. Bokù^àvx); et le procuroit à ees deux saintes femprtoe Ghapteuil resta encore en- mes les secours de la religion 9 et fenné dans le fort du Ha 9 f usqu'à s'encourageoit ayec elles au marée qu'il se fît un nouyel embar- tyre, dont elles préyoyoient que quoment. La maladie qui condui* l'honneurleurseroitaceordé. Touf soit tant d'autres prêtres aux les trois soupiroient«nsemble ayec portes de la mort 9 atteignit gra« ardeur après l'occasion de répan* yemeni celui-ci; on le fit passer dre leur sang pour la cause de la dans rh6pital de Saint-André ; et religion. Un accident singulier fit il y rendit «on dernier soupir 9 le connoitre leur sainte réunion;- et aS janvier 1 795 9 à l'âge de 59 ans* les agens des persécuteurs yinrent {^. P. J. Gatioh^ et C. Chab- eayabirleurretvflâte.Ilftemmenè« MTEAS.) * rentayeoces deux dames, le prêtre GHAPUIS ( Jagqvss ) , prêtre Chapuis qui eut l'heureuse adresse de l'église coUé^ale de Saint-Paul de soustraire alors aux recherches de Lyon, né dans cette yiUe, en des sacrilèges, un petit dboire 1 767 , et promu au sacerdoce de- dans lequel étoient des l^ostie^con^ puis un petit nombre d'aimées 9 saluées; et il l'empoita. Commet possédoit les yertus qu'il exige de dans la première prison où l'on ceux qui en sont honorés. U se |etacestroisyicttmes,on nejsongarda bien d<s souiller sa cons- gea point à les séparer, il, prodence et de compromettre sa Foi fita de cet ayantage pour partager par la prestation du serment de le ayec elles, pendant la nuit, le eonsPUtitian civite du dergé* pain de yie dont il étoit déposi- Voué dès lors à la persécution 9 taire ( F. DohadAu , et Ebcx ) ; comme prêtre réfractaire, et priyé et il trouya pour le meins autant des principales ressources de son qu'dles, dans cette 4lîyitte nourétat, par son expulsion de son riture, une nouydle force et

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même une sérénité, un calme Traiment célestes. Tous les trois éprouToient la yérité de ce qu'ayoh dit saint Jean-Ghfysostôme :

« Le sang de J.-G. écarte les démons, attire à nous les anges, et ]» maître des anges » : Hic myS" tieus sanguia dœmones procut ftUit, angetos auUva et ang^ iorutn DomintMfn ad nos oUir" dt (Hom. în 7^. 44 5 capitis yi S, Jaan). Le lendemain, notre Tertueux prêtre fut conduit , ayec les deux saintes femmes, deyant les jttgas , auxquels il refusa bien énergiquement le serment de (iéertMgaUtéf et la tradition de ses lettres de. prêtrise. Us le condamnèrent, le 21 germinal an II (aa mars 1 794)9 à la peine de mort, comme «prêtre fanaUque, et re« fusant de se conibrmer aux lois » • Chapuis fut ensuite mis dans cette prison sinistre qu'on appeloit ia cave de mort s située sous le rex* de-chaussée de l'hôtel- de -yille* II s'y rencontra ayec beaucoup d'autres Lyonnais qui, destinés au dernier supplice pour ayoir porté les armes opntre les troupes de la Gonyentioti, pendant le siège de leur yiUe^ attendoient l'heure de Içur mort ( F. Ltor). Plusieurs d'entre eux manquoient de réû^ gnation et de courage : le prêtre Chapuis parut enyoyé à kur secours. Il les disposa tous à mourir en chrétiens , les confessa , et leur fit trouyer dans son absolution la force nécessaire pour subir sainte*

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ment leur sort. Depuis son jugement, il étoit séparé des deux dames dont. nous ayons parlé, et qui ayoient été condamnées ayec liii; mais il les retrouya quand on le fit marcher à l'échafaud. On crut prolonger son supplice, en ne le faisant périr qu'après elles ; mais en cela les bourreaux servirent, sans le sayoir , aux desseins de la Proyidence , qui youloit que le prêtre Chapub fût témoin de leur éminente yertu, et continuât de leur dispenser les grâces de la religion , jusqu'à leur dernier soupir.

Ayant de mettre sa tête sous le fatal instrument, il prononça d'un yoix très-éleyée sa pro-^ fession de Foi. Jacques Chapuis n'ayoit que 27 ans, lorsqu'il perdit ainsi la yie pour la cause de Jésus -Christ. [F. CHicin», et £. Cbataighbb. )

CHAPUIS (JosfiPB), né à Serre, dans le Viennois, en 175a, étoit curé de Saint- Julien , paroisse du Aocèse de Vienne en Dauphiné.

Il ne prêta point le serment schismatique de 1791, et paryint à se soustraire aux persécutions homicides que son titre de prêtre réfractaire deyoit lui attirer. Dans les jours de paix que la religion parut ayoir en 1796 et 1797, il se montra dans Vienne, très -zélé pour le seryice des catholiques; mais la crise politique du 18 fructidor J 4 septembre 1797 ), ^^^"'^^ fturyenue , et ayant produit , le lendemain, une loi de déportatioQ

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à la Guiane ^ pour tous les prêtres non-assermentés qa'on pourroit saisir encore 9 le curé Gbapuis fut arrêté. On l'envoya , le printemps de 17989 à Rocheforty pour y être embarqué {y. Guianb). Il le fut le i«' août, sur la corvette ia Bayonnaite, qui le jeta dans le port de Gayenn^9 le 29 septembre.

L'agent de la persécution en cette colonie le relégua de suite dans le désert de Konanama; et bientôt la contagion qu*exbale cette terre bonoucide s*empara de sa personne.

Il mourut de la peste» le 18 noyembre 1798» à l'âge de 46 ans 9 et fut un de ceux sur le cadavre desquels les nègres trépignèrent et sautèrent avec yiolence j en brisant leurs membres, pour les faire entrer dans la fosse qu'ils avoient creusée trop courte et trop étroite.

{F.J. G. GARBBT>.etGlUSYALICa9

dit ue jEviiB.)

GHAPUS (Albzis-Gaspabd), curé dans le diocèse de Nismes».

espéra vainement d'écbapper à là.

persécution 9 en vivant obscurément dans une paroisse du même diocèse 9 qui probablement étoit la sienne. On le découvrit enfin ea >7949 ^t on le livra au tribunal criminel du département du Gardy qui siégeoit à Nismes. Ce tribunal avoit une telle aversion de la religion 9 qu'il évitoit d'en rap* peler le moindre souvenir dans ses sentences de mort contre les mimstres de la Foi catholique. Il les condamnoit eomme « contre-

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révolutionnaires » : et c'est ainsi que le curé Ghapus fut envoyé à réchafaud9 le 9 thermidor an II («7 juillet 1794).

GHARBOt«NI£R (iV...), chanoine régulier 9 prieur -curé d'Aviré9 dans le diocèse d'Angers 9 étoit en réclusion dans cette ville 9 en 17959 avec quantité d'autres prêtres sexagénaires comme lui.

C'étoit la seule peine que la loi de déportation du aô août 179a eût prononcée contre les non*asser« mentes qui 9 à raison de leur âge ou de leurs infirmités 9 ne pou* voient alors sortir de France.

Mais 9 lorsqu'arriva ce moment ter* rible où les persécuteurs ne voulurent plus souffrir l'existence d'aucun ministre de la religion ^ le curé Charbonnier fut envoyé^ avec ses compagnons de captivité 9 à Nantes où Garrier venoit déjà de submerger quatre-vingt-seiie prêtres ( V. Namtbs )• Il partit 9 comme ses confrères 9 en no« vembre9 et se trouva aveb. eux dans la barque à soupapes que ce proconsul et les siens firent submerger dans la nuit du 9 au iodécembre (f^. ci^devant, pag. 90 5).

La mort du curé Charbonnier ne différa guère de celle de ce saint Apphien dont parle Eusèbe ( De Ma/riyrihus PaiœsHnœ, c. IV ) :

Licèt sernivivus, in profuii^ dummaredemersuêegt. L'Eglise en célèbre la mémoire le 5 avril.

{F. BBUVÇ0119 et CEàxmcvi, chanoine.)

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