‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 144 sur 222 · HE · texte numérisé non relu

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•ù sans doute il crojoit avoir moins à redouter de la persécution suscitée contre les prêtres, il y fut arrêté en 1793; et on le jeta dans les prisons de Moulins.

Peu de temps après, vers le commencement de 1794, on le conduisit 4 Rochefort, pour être déporté au-delà des mers; et on l'embarqua, pour cet effet , sur la flûte ies Deux Associés {V. Rochefort).

Les maux qu'on enduroit dans l'entrepont de ce navire, et les autres souffrances de cette dépor- * tatfon, l'emportèrent enfin sur son courage et sa santé. Attaqué de la contagion , il mourut subitement dans la nuit du 1*' au a septembre 17949 à l'âge de 59 ans, et fut enterré dans 111e Madame. AI. de la Riche dit de Ghérier : « C'étoît un homme d'esprit et de talent , d'un caractère bien prononcé, et plein de courage». {V. A. Ché- Éifi 9 et J. Gheveesson. )

CHERNY (Guillaume) , prêtre et religieux Rénédictin du monastère de Reims, étoit resté dans cette ville après la suppression de son cloître. Sa fidélité aux principes de l'Eglise catholique, et à ses devoirs de religieux et de prêtre , l'exposoit à des persécutions : il crut les éviter en allant dans la Franche - Gomté.

Elles l'y atteignirent ; il fut arrêté et jeté dans les prisons de Resançon. Le tribunal criminel du département du Doués, siégeant en cette ville > le fit oomparoître de-

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vant lui le i5 fructidor an II (5i août 1794)9 trente-six jours après la chute de Roberspierre.

Les juges lui demandèrent s'il aroit fait le serment du schisme de 1791 ; il répondit en prêtre catholique ; et comme il n*étoit pas sorti de France d'après la loi de déportation rendue contre les insermentés 9 le tribunal le condamna à la peine de mort en qualité de « prêtre réfractaire ». Sa tête fut abattue le lendemain sur réchafaud. ( F. Capov. )

CHÉRONTE (Claude), notaire royal au bourg de Renay 9 diocèse de Blois , né dans la paroisse de Villetrun, près Vendôme, en 1 762 ; homme d'une grande piété et d'une Foi éclairée, professa publiquement sa fidélité à l'Eglise catholique f lors des innoTations schismatiques de 1791* Persistant, de la manière la plus édifiante et même la plus courageuse, dans son attachement à la sainte Eglise , il s'attira de plus en plus la haine des impies partisans de la révolution.

Une assemblée civile , dite assern^ Mée primaire , devant avoir lieu à' la fin d'août 17929 à Morée, chef-lieu -de canton , près Cloje 9 pour nommer des députés à la Convention , on força ce bon catholique de s'y rendre. Cette assemblée voulut l'obliger à adhérer è la canstitutum civiie du dergéf et à suivre les exercices de son clergé schismatique 9 anathématisé par le souverain pon-

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tife. Chéronte répondit qu'il ne le pouvoit pas, suivant sa conscience; qu'il aimoit mieux mourir et sauver son âme que de participer au schisme. A ces mots, des furieux se jetèrent sur sa personne ; et les saints Evangiles qu'ils trouvèrent dans sa poche , parce qu'il tes portoit toujours avec lui , ayant augmenté la rage des impies, ils le traînèrent par les rues en le massacrant. Ensuite ils lui coupèrent la tête à coups de sabre 9 et la portèrent en triomphe au bout de la baïonnette d'un* fusil. Non contens d'avoir ofièrt' un pareil spectacle dans tout le bourg de Morée, ils marchèrent vers Vendôme pour y promener aussi cette tête sanglante. Mais la garde nationale de cette ville, avertie à temps, vint à leur rencontre avec des canons , et les ayant par là forcés à se retirer, ils se dissipèrent. Cet événement eut lieu le 26 août 1792.

CHESNEAU (Nicolas- Charles), curé de Montreuil- Belfroi , près d'A vrillé , dans le diocèse d'Angers, y étoit resté malgré sa proscription comme prêCre insermenté. Les progrès de l'armée catholique et rayaie do la Vendpe ( V. Vendée ) remplissoient de confiance* son zèle pour le salut des âmes. La tentative infructueuse que cette armée fit sur Angers ne servit qu'à rendre la persécution plus active dans la proyijQce. Ce curé fut arrêté et livré

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