‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 145 sur 222 · GHE · texte numérisé non relu

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à la commission mUiiaire établie dans cette yille. Expédiant sans procédure les victimes qui lui étoient amenées 9 elle se contentoit de les quali^er de « brigands de la Tendée » 9 en les envoyant à la mort ; et ce fut ainsi que le 1 1 nivôse an II (3i décembre 1794)»

elle fit périr le curé Gbesneau.

(F. BftuziT) et F. L. Chevaueb.) CHEVALIER (Fbahçois- Louis), jeune prêtre 9 vicaire de la paroisse de Seurdres, dans le diocèse d'Angers , étoit un excellent ecclésiastique* L'évêque actuel d'Ahgers en rend lui-même à sa mémoire l'honorable témoignage. La commission atroce 9 que Timpie Convention avoit établie dans cette ville vers la fin de 1 795 » De pouvoit pardonner au jeune Chevalier sa Foi 9 ses vertus et son zèle. Elle l'envoya à l'échafaud comme « brigand de la Vendée » 9 dans le courant de mars 1794 (F. Vendéb]. C'est à lui que paroîfc se rapporter ce que nous lisons dans le mémoire manuscrit de l'un des prêtres delà déportation de Nevers {Vm Nevees)9 lequel, revenu de ce supplice 9 a écrit son voyage 9 ses rencontres et ses souffirances.

En parlant de son passage à An^ gers^ et du séjour qu'il y fit dans les cachots du >château 9 « Le cin-»

qulème jour que nous y étions enfermés, dit -il, on nous permit de prendre l'air pendant deux heures dans une cour étroite et très-infecte. En y entrant» qous

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avonè été abordés par un grand jeune homme qui peut avoir au plus 3o ans, et nous a dît : J'ai ie honheur d'être earmne vous prêtre insermenté; et du ton le plus assuré et avec l'air le plus serein, il a ajouté : Je me recamma/nde à vas prières ;daa%sfueiques heures on doit venir me prendre pour me conduire à ta guillotine* Jugez, poursuit l'historien, jugez de l'impression qu'a faite sur nous cette annonce. Oh I que la grâce est donc pui^aante I ce jeune héros nous a consolés.

Son exécution n'a cependant pas été faite le même jour; mais le lendemain , à la même heure quô la veille, on nous a ouvert nos cachots pour prendre l'air dans la même cour; et nous avons eu U douleur de voir arriver le bourreau avec une charrette ; il a lié notre vertueux confrère, et il l'a enimené. Une demi-heure après, cet ecclésiastique a succombé soiis le fatal couteau. Nous sommes aussi* tôt rentrés dans nos cachots, où tous ensemble nous nous sommes mis en prières pour remercier Dieu des grâces çu'H a faites à notre généreux Martyr. » A ce récit édifiant, nous ajouterons ce que nous écrit le vénérable prélat d'Angers, sur Franpols-Louis Che*)* valier : « Arrivé, dit «il, au pied de l'échafaud, il donna l'absolution à ceux qui alloient périr avec lui; et il resta prosterné jusqu'à 9e que sop tour f At venu : alors il

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moitta sar l^hafaud avec une grande tranquillité; et sa mort toucha même ses bourreaux ».

Tel étoit ce yertueuz prêtre que la commission venoit de condamner comme « brigand de la Vendée » • Il périt à l'âge de 52 ans. ( V. N.

G. Cbeskbàv, et P. A. Docvi-

RBAV. )

CHEVALLIER (Buroh), prêtre du diocèse de Ghambéry»

né aux Marches , près Montmeil* lant, d'une famille aisée 9 yers 1750, avoit d'abord été militaire dans l'ancienne gendarmerie de Lunéville^ bien différente de la nouvelle quant à son service. Il entra dans l'état ecclésiastique 9 vers 1777, et, ordonné prêtre , il fut envoyé comme vicaire dans la paroisse de Saint -Léger, près d'Aiguebelle. Il devint ensuite chanoine de la cathédrale de Ghambérj, où il résidoit quand les troupes de la révolution pénétrèrent dans la Savoie , le ai septembre 179a {V. Savoie).

La proclamation du 8 février 1 795, qui tendoit à établir le ddiisme constitutionnel dans le département du ilfanl-jBianc, alarma la conscience plus que le courage du chanoine Chevallier ; et il s'enfuit en Piémont, d'où il ne revint en Savoie que dans le courant de 1 796. La catastrophe du 18 fructidor (4 septembre 1797} ayant rallumé la persécution contre les prêtres , le chanoine Chevallier fut recherché ; on l'arrêta l'hiver

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