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persécution. Quand surrint la loi de la déportation , ses amis le pressèrent de passer en Espagne :
« Non , leur répondit^il; j'ai plus de 60 ans ; la loi me laisse 5 à raison de mon âge, la liberté de demeurer ou de partir, et je reste parmi tous.
Je descendrois avec quelques re« mords au tombeau dans l'exil, si, étant sorti pour conserver un mi« «érable reste de vie, j'y apprenois qu'un seul de mes paroissiens fût mort sans avoir reçu les sacremens » . Cependant la persécution devint si alarmante , qu'il crut devoir ensuite se retirer ches une de ses parentes , sans cesser d'être compté par les administrateurs du département de la XrOire-/n/Hrieure, au nombre des prêtres qui dévoient être mis en réclusien.
On l'enferma bientdt, avec d'autres sexagénaires, dans l'ancien couvent des Carmélites de Nantes.
Lorsqu'en juillet 1795, il eut été décidé qu'on l'embarqueroit avec ses confrères pour la déportation {V. Roohefo&t), on le mit aVec eux sur un misérable navire où il eut beaucoup à souffrir. La navigation ne pouvant s'effectuer, on le ramena dans les prisons où il resta jusqu'àl'arrivée du proconsul Carrier en cette ville {V. Naktbs).
Ce proconsul le fit retourner avee ses confrères au même navire; et, après quelques jours employés & les dépouiller successivement de tout , et à leur faire pressentir leur fin prochaine, ce barbare le fit
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submerger avec tousjes autres, dans la nuit du 1 5 au 16 novembre
179^- iV* P^S* 30^ et 217; Cla- VA£UL, d'Angers, et Dagonrsâu, de Saint-André.)
COCHON (^...), vicaire de la parobse de la Trinité dans le diocèse de Saint - Brieuc , âgé de 45 ans , n'avoit pas voulu prêter le serment de la constitution^eiviie du clergé. Un jour qu'il étoit allé dans la paroisse de Plumieux, près Pontivy, Il fut surpris par des soldats d'une colonne mobile révolutionnaire , auprès du lit d'un malade auquel il administroit les secours de la religion. Les soldats le saisirent et l'emmenèrent aux prisons de Loudéac, où il fut chargé de fers et jeté dans un cachot. Le lendemain, on l'en tira pour le conduire au tribunal de Saint-Brieuc ; mais , avant de le faire partir, un serrurier vin^ lui mettre les menottes. Celui-ci les serroit avec tant de force, que le sang de notre vicaire eouloit de ses poignets avec abondance ; il ne put s'empêcher de lui dire : « Ne serrez pas tant ; je ne veux pas m'échapper. »
Sur cette remontrance , faite avec résignation et douceur, le serrurier lui répliqua : « Pourquoi te plaindre ? tu en verras bien d'autres sur la route. » C 'étoit $in- . noncer qu'il y serait assassiné; et dès lors il disposa son âme à une mort aussi prochaine. En passant par le village de Pontgant, \e$