‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 169 sur 222 · COK · texte numérisé non relu

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1793 ; et 9 comme pour attendre le moment de les embarquer, ils les font entrer dans le corps-de-garde qui s'j trouve. A peine y sontils 9 qu'une populace furibonde y pénètre avec rage 9 et les y massacre. £Ue en immole aussi deux autres qui tombent sous sa main , et dont il sera parlé tout à Theure.

Leurs têtes sont coupées et portées en triomphe sur des piques préparées à cet effet; leurs corps sont tratdés en même temps dans les rues de La Rochelle. Un }uge de paix y indulgent pour les meurtriers, vient verbaliser sur cet atroce événement, mais avec toute la légèreté qu'ils poovoient exiger; et son procès-verbal, où ne sont mentionnés ni Pfige des victimes, ni les noms de baptême de deux d'entre elles, constitue lui seul tout leur acte de mort dans le registre mortuaire de l'état civil de La Rochelle. On y lit simplement, à la date du 24 mars 1793, que «t d'après les procès-verbaux du juge de paix de La Rochelle, il résulte de l'événement qui a eu lieu le ai dans cette ville , que les dénommés ciaprès (au nombre de six) y sont décédés par suite d'émeutes populaires. Les quatre premiers ( Couno AvtT, L. HtJLB , €hr. YioiXEAU , et M. J. M. Ogsahb, qui y est écrit AirovABB), étoient détenus dans la prison de La Rochelle ; et c'est au moment de s'embarquer pour nie de Ré , qu'ils furent

massacrés sur le port. Les deux derniers (Davche et A. YEacÉ) eurent le même sort, au moment où ils alloient descendre d'une barque qui les auroit transférés des sables d'Olonne à La Rochelle.

Ils ont été inhumés dans le cimetière de Saint-Jean, réuni à celui de Saint-Barthélemî, paroisse de cette ville » . ^

Le digne évêque de La Rochelle , M'' Jean-Charles deCoucy,nommé dans la suite, en 1817, à l'archevêché de Reims, alors exilé, et connoissant le mérite des curés Cornuault, Yiolleau et Ogeard (les trois autres n'étoient point de son diocèse) 9 ayant aj^ris comment ses trois coopérateurs avoient péri, n^éstta point à les considérer comme de vrais Martyrs; et la lettre pastorale, que, dès le S mai suivant , il adressa sur en sujet à son clergé , les lui proposant pojur modèles, peut être regardée comme une de ces canonisations que les évêques avoient le droit de faire dans les douse premiers siècles de l'Eglise. Monument précieux pour l'histoire ecclésiastique de notne temps , oette lettre pastorale mérite d'autant mieux d'être conservée , qu'elle atteste la sainteté de ces, trois victimes de l'irréligion, et la piété éclairée, comme la sollicitude épiscopale du prélat.

«Notre sensibilité, disoit-il, est misé à une nouvelle épreuve.

Pasteurs, s'écrioît le prophète^

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chefs du troupeau , faites retentir les airs de yos gémissemens : les jours sont arrivés où vous devez périr sous le glaive , et où vous serez brisés comme des va^s précieux (i).

« Le crime poursuit la v^rtu avec Pacharnement de Tenfer; et»

parmi une infinité de victimes de tout âge 9 de tout sexe 9 de toute, condition 9 nous comptons trois de nos vénérables coopémteurs 9 dignes Martyrs de J.-G. , qui 9 après trois années de combats 9 et six mois de chaînes 9 ont scellé leur glorieuse confession de leur sang 9 dans notre ville épisçopale, le a 1 du mois, de mars dernier.

A cette nouvelle, nos très-chers frères 9 nous avons été saisis d'effroi

« Mais, si notre premier sentiment a été rémotion déchirante de Jacob, lorsqu'on lui- annonça la mort de Joseph son fils bienaimé 9 trahi et vendu par ses frères; la vive douleur de David, lorsqu'il pei>dît l'ami de son cœur , le fidèle Jonathas; le saisissement et la consternation des frères de l'illustre Macchabée, immolé par les ennemis du peuple de Dieu; ranimés par la Foi et prosternés au pied du vainqueur de la mort

(i) UàdoUy pastores, et clamate; et aspergàe vos cinere, optùnates grc" gis y quia compleU sunt dies westri m iMerfieiiunini ; et cadetis quasi posa pretiosa (Jerem. C.xzv, iF, 34)*

et du péché, en lui offrant le juste tribut de nos larmes, nous lui avons en même temps rendu des aetians de grâces , pour le dan précieux qu^'û fait à notre Eglise, à notre diecèse, dans ces dignes ministres' des saints autels.

a Dans cette vallée de larmes »

ils étoient comme vous, nos trèschers frères, nos enfans, nos frères , nos coopérateurs bienatmés, nos amis les plus tendres. Aujourd'hui, que ia paime du martyre te plus glorieux ieur a été décernée^ nous les regardons comme des modèles , et de nouveaux protecteurs auprès du Père des miséricordes.

Oui, ils solliciteront le retour de tant de brebis égarées.: leur sang 9 leurs plaies réclameront en faveur même de leurs bourreaux. ...... Ils unironb Jeurt

vœux efficaces à peux que nous ne cessons de former pour, notre Eglise , notre cher diocèse , et pour cette ville criminelle qu'ils ont sanctifiée par leur mort, qu'ils ont édifiée par la générosité de leur sacrifice ,. et à laquelle , jusque dans les liens 9 ils ont cherché à se rendre constamment utiles...

« Qu'avoîent donc fait, nos trèschers frères 9 ces dernières victimes 9 immolées par des monstres plus ci'uels que des sauvages?...

Nous n'avons pas été témoins nousmêmes de leurs premiers travaux, dans la portion de la vigne du Seigneur qui leur avoit été confiée

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par TEglise (i) ; mais nous ayons leurs larmes , se priroient du, oérecueilli Jes principauji traits qui cessaire pour les soulager, et les caractérisent leur Tie sacerdo- soustraire souvent a des pourtaie 9 et nous aimons à nous en suites rigoureuses. Ah ! de tels miédifier avec tous y nos yénérables nistres du sanctuaire ne pouToient Irères y qui avez partagé leur soi* €tre ébranlés par l'orage qui s'e^t licitude» imité leur Foi , et que élevé sur TEgllse de France. Aussi» la divine miséricorde a daigné à l'époque du serment impie qui conserver à notre chère Eglise 9 a précipité le royaume dans le pour la régénérer. schisme le plus déplorable , ils a Nous sayons que SIM. Charles s'expliquèrent avec le courage et Cornuault, curé de Noireterre, la simplicité de la Foi. En ren- Michel-Jean-Marie Ogeard, curé dant à l'autorité ce qui lui est dû^ de Noiriieu , Christophe Viol- Us se sont montrés fidèles enfans leau, curé de La Chapelle-Gau- de la sainte Eglise catholique » dîn , )ouissoient dans leurs pa- apostolique et romaine 9 inviolaroîssesde l'estime, de la confiance blement unis à leur évlêque légiet de la vénération publiques* time, et, par lui et avec lui, à la Nous sayons qu'ils étoient fidèles chaire de saint Pierre, dans le ministère de la parole et « On nomma pour les rempla^de l'instruction. Nous savons qu'ils cer trois de ces apostats, entrés donnoient l'exemple des yertus par la violence dans rhéritage d^ pastorales, et d'un zèle yraiment Seigneur. Deux de ces indignes, apostolique. Nous savons que rien usurpateurs eurent encore asseï de ce qui pou voit être utile à leurs de pudeur, pour refuser d'accepouailles n'échappoit à leur tendre ter la dépouÛle forcée des pasteurs et active sollicitude. Leur temps, légitimes.

leurs veilles, leurs biens étoient «Au plus fort de là tempête, et consacrés aux besoins spirituels et des fureurs inouïes, exercées detemporels du troupeau. S'élevoit- puis long -temps contre les miil une contestation dans l'intérieur nistres fidèles, MM. YioUeau et des familles ? disciples d'un Dieu Ogeard restèrent à la tête de leur de paix, ils yenoient concilier les troupeau, jusqu'au moment du intérêts divisés, et y rétablir le décret barbare qui condamna les calme et l'harmonie. Trou voient- prêtres catholiques à l'exil, à la. ib des malheureux? pères tendres, prison ou à la mort, et remplis de charité, ils essuy oient « M. Comuault fut privé, dès : ' le premier instant, de l'exercice

(i)M8' de Coucyn'étoit monté sur ^® S®* fonctions, et de la console si«j;edeLa RocheUe qu'en 1790. lation de communiquer avec sto

peuple 9 et de lai (tre utile. Le préyaricateur y nooimé pour lui succéder de ton viTant, vint, au nom de Timpiété «t ayec l'audace de l'hérésie, semer le blasphème , la corruption et IVrreur dtXB» sa paroisse. A cette épreuve si pénible au cœur du yertueuz ^pasteur, s'en joignit une autre bien sensible à la nature. Après avoir fait au devoir 9 à la conscience ^ à la Foi, le plus grand , comme le plus nécessaire de tous les sacrifices, il deroit espérer de trou- Ter au moins , dans le sein de sa famiUe^des ressources contre Tindigence, et ces consolations que les liens du sang sembloient lui assurer. Mais non : un père et une mère barbares et dénaturés repoussent de leur présence le fils qui fait leur gloire. Il est obligé de fuir, et de pleurer à la fois, dans le secret d'un asile offert par l'amitié, et la cruauté impie de sc^s parens , et les malheurs dont est menacé son peuple , et les maux publics de l'Eglise et de l'Etat.

« Enfin , réunis tous les trois pour obéir à l'ordre tjrannique qui les chassoit de leur patrie , ils sont arrêtés; et, sous le prétexte que le terme fixé par cette loi de sang est expiré , on les traîne dans les prisons de La Rochelle, pour y attendre la facilité du passage à une terre lointaine, séjour des sauvages, qui l'eussent été moins encore que ces Français coupable» de tant de crimes.

« Quel contraste , nos trte-chers frères, entre leur Mé pur et éclairé, et le fanatisoM de leurs perséculeurs ! Soutenir la Foi par des leçons sublimes et des exemples héroïques de vertu; montrer une constance et une fermeté à toute épreuve , une patience invincible dans les souffrances ; n'avoir d'autre but que de se sanc* lifier, en sanctifiant les autres :

telle est la voie qu'ont suivie nos glorieux Martyrs. ^

t Pleurons donc sur tant decoupables... plutôt que sur ces trois saintes victimes , qui ont rendu un si beau témoignage à la Foi catholique par leur résignation ^ leur énergie et leur constance inébranlables dans les fers. Ces dignea coopérateurs , associés à notre ministère, sonidansieHindeia Divinité, Ils ont consommé leur course en généreux athlètes, et la couronne de justice leur est assurée.

«Heureux, vous dirons-nous avec le pape saint Clément, heureux les prêtres qui ont achevé leur carrière saintement et aveo fruit ; car ils ne craignent point d'être privés de la place qui leur est acquise ! Félicitons-les d'être délivrés de cette prison mortelle, et à l'abri de tous les dangers qai nous environnent dans ce siècle de crimes et d'impiétés.

« L'âme est saisie d'hoiteur, en parcourant le tableau des ruines de notre temps, pouvons -nous

dire aVec BftiDt Jérôme, dans sa dont nos frères sont la proie et

lettre au saint TieillardHéiiodore 9 les yictimesl... • '

sur la mort 4u prêtre N^M>tîen y Disons encore avec le même

auquel il étoit lui-même si ten- saint : « iVe jÀtunm» point

dremeot attaché (i) : « Chaque d'avoir perdu ces yénérablestfar-

|our le sang coule et Ruisselle lyrs (i). Rendons grâces à la di-

^6 toute part. Que de femmes vine bonté qui nous les a donnés

respectables» de vierges du Sei* pour modèles ici-^-bas, et nous les

goeur ont été eiposées aux ou** donne pour mlereMMurs dans le

trages et aux cruautés de ces Ciel. Car tous sont vivans devant

hommes changés en bêtes féroces I Dieu; et en retournant au Sei-

Combien d'évêques captifs y de gneur, ils ne sont point sortis de

saints prêtres mis à mort » d'églises notre famille » .

renversées » d'autels profanés , de Nous ajoutons avec S. Àmbroise,

reliques de saîrtts Martyrs souil- nos très-chers et vénérables frères,

lées 1 partout le deuil ^ la désola- ces expressions qui conviennent

tion et l'image de la mort. Le si bien à nos glorieux coo-

monde s'écroule ! Heureux pérateurs et saints Martyrs (a) :

celui qui n'est pas témoin de ces « Ce sont là^eux qui, en. obéis-

secousses terribles l heureux celui sant aux avis de leurs pères dans

qui D'en a jamais entendu parler! la Foi, ont sacrifié leurs biens et

£t que nous sommes à plaindre , leurs possessions pour suivre les

sinon pour les maux que nous traces de notre Seigneur Jésus^

souffrons, au moins pour ceux Christ. Rien de terrestre, rien de

(i) « Horret animits temporum nos^ {^) ^ ^on mœremus quàd taies anùr

trorum ruinas persecjui QuoU'diè simus ; sed gratias agimus quàd habui*

sanguis fffùnditur» Quot matronœ , mus , imà habemut. Deo enùn uitfunt

quot uirgmes Deî, et ingenua nobilia-^ omnia ; et quidquid ret^ertàur ad /)o-

que corpora his beihds/uere iudibrio I mùuun , in JamUiee numéro arniputU'-

CapUepiscopi, interfectipreshyteri, et tur » ( S. Hyer. ad £u$ioch»),

dispersa qffida ciericorum ; sylwersœ (a) « Isti sunt qui monitis meis o&~

ecciesiœ; ad akaria Christi stabulati tempérantes, prœdia et diuitias nu-

equi; Âfartpumeffossœreliquiœ;ubi' puenies, secuti sunt Domini iwstri

que luctus , uhique gemitus et plurima Jesu Christi i^estigia, Nihil terreiatm ,

mortis imago, Orbis ruit : et tamen cer» nihil canude concupiscentes in média

mx nostra erecta non flectitur, . . Félix hac urbe , in Dei senntio perdurantes ,

quihœc non videtl felix qui hœe non ad hoc pertigere ut CkrisH Jliart)rre$

audit! nos miseri, qui oui p'atûnur, fièrent Non eos sœcuUais iliecebra ,

aut patientes fratres nostros tanta per^ sed didni operis gratia ad fitmamem^

spidmus » (S. Hyerôn. de Morte Nc" tum sacratissùnœ passionis evexit ,

potiani), mukàque antè morum virtutumque

charnel n*a ébranlé leur âme ; et 9 Que d'autres mettent leur con-

termes jusqu'à la fin dans le ser- fiance dans la force et le nombre

TÎce de Dieu, ils ont oétenu la des armées : pour nous, c'est au

palme du martyre. Heureux d'à- nom, et par la yertu du Seigneur

voir résisté aux prestiges trom- notre Dieu , que nous serons glo^

peurs du siècle, et d'aroir tou- rifiés(i}».

jours été fidèles à la yoix de la Donné dans le lieu de notre

grâce, ils ont mérité qu'elle les exil, le 8 mai i^gS. «S'»jfn^,Jeaii-

soutînt dans les angoisses du der» Charles , évêque de La Rochelle,

nier supplice ; et la preuve comme ( V» Davche , missionnaire. )

lu récompense de leurs vertus, CORTEY (F&mçois), prêtre

c'est le martyre même qu'ils ont du diocèse de Lyon, né à Ample-

souffert, plutôt que de se Jaisser puis, en Beaujolais vers 1739,

vaincre par les tentations de la étoit prébendier • chapelain du

terre (1). Oh! que d'actions de château de ce bourg. Pendant

grâces nous vous devons , Sei- de longues années , il en avoit

gneur Jésus! de nous avoir donné secondé le curé et le vicaire,

tant de confesseurs et de Martyrs dans leurs fonctions sacerdo-

dans ces temps d'impiété et d'îr- taies. Repoussant, comme une

religion, où votre Eglise a besoin œuvre de ténèbres, la constitua

d'un aussi grand secours! Voilà tûm civUe du e(ergé , il s*éto»t

ses vrais soldats , ses véritables tenu à l'écart du schisme qu'elle

défenseurs ; et leur protection est introduîsoit, et n'en voulut jamais

d'autant plus sûre qu'elle est plus prêter le serment. Plus que sexa-

grande. Nous ne voulons point génaire quand la loi du 36 août

d'autres armes que leurs mérites. 1^93 vint bannir de France les

documentU armunUanfit in hU mmty'^ (>) * ^^^ autem^ carissimi, super-'

rium , quàd adwersùê hihricum sœeuU adificanies vosmet^sos , sanetùsùnœ

kujuê stabiles permanserunt » (S.Am- vestrce Fidei in spiriiu crantes y vos-

hroM » JSpisU tiii), metipsos in dilecUone . Dei servate ,

(i) « Gfoiias tâi. Domine Jesu, expectantes misericordiam Domini

qui hoc tempore taies nohis sanctorum nostriJesu Christi in uitam atemam,

Martjrrum spiritua excàdsti, quo EccUr £i autem quipotens est yos consenfort

aia tua prœsidia majora desiderat ,..,,, sine peccatOf et constituere ànte con-'

Taies ergd ambio defènsores, taies spectum glorix suœ immaouiatos

miliies habeo, quorum que majora ^ SoU J)eo Sahfotori nostro , per Jesum

eà tutiora patroeinia sunt Taiibus Ckristum Dominum nostrum , gioria et

mearmis ambirinon nego» ffi in cur-* magnificentia , imperium^ et potes^

n'hus et hi in equis, nos autem in no^ tas ante omne sœcuium , et nunc^ et

mine Domini Dei nostn inuocabimus *i in omnia sœcuia scecuiorum : amemt

(iS. Ambros. Epist* uv }. ($. Jud. Ep.cath.— 3^. 20, ai ,a4>35).

prêtres iniermentés 9 il ne s'exila point , et se retira au. hameau de Ronnoy dans la même proviace.

Alors 9 comme en Afrique 9 au temps de la persécution des Vandales 9 « les prêtres accdilés de efaagfrin depuis qu'on leur avoit enleré leurs églises » et qu'on y ouloit encore les enlerer eux-mêmes, aux fidèles , alloient mettre leurs personnes en sûreté 9 et célébrer les saints m jstè»s où ils espéroient le pouvoir. » Gortey fut découyert, surpris et arrêté, peu après le siège de lyon. Les agens de la persécution le traînèrent en cette ville f pour qu'il fût enroyé à l'échafàud par là terrible commission révottUionnaire ijm ye* noit de s'y établir ( V. Ltôh ).

Amené devant elle 9 son président lui demanda non seulement le serinent de Uéerté''égaiitéy mais encore la tradition de ses lettres de prêtrise 9 c'est-à-dire l'abdication de son sacerdoce. Il refusa- ce sernlent de IMmpiété 9 plus fortement encore qu'il n*ayoit ittfusé celui du schisme; et comme on supposoît que s'il ne liylroitpas sear lettres d'ordination 9 c'étoit parce qu'il ne les ayoît pas (1) : « Non, dit-il. comme autrefois S. Félix A^

ai

(1) Tim prafectu$»^jy dixà: F.eliçç^ quart scripturas Dominicas nan dos ?:

Autfortitan non ha^es? Çid respon— dit : ffabeo quident', sed non do, Prct* fectua dixà : Felieem glatkù inteifieiie. (Rain. : Act, •$*. ftHeis, £p.etâfart.)

qui le préfet demaodoit la tradition des Saintes-Ecritures 9 je les aurois 9 que je ne yous les remet- ^ trois pas». De même qu'alors le préfet donna l'ordre aussitôt de mettre Félix à mort 9 la commission condamna Cortey à cette peinte 9 comme «prêtre réfractaire à la loi ».9 le $ nivoseï an II (ao décembre 1 793)9 il ayoit alors 64.ans.

C'est à tort que 9 dans toutes les listes des victimes 9 on Ta nommé Certes. (V. CoxHBiLLE, et Cot-

TOKi)

CORTOT (iV...)f ffrétrey religieux GordeUer9 conventuel de la ville de Ceintrey9 en Franche- Comté 9 dans le dliocèse de Resan* pon 9 ne doit pas être oublié dans nos diptyques I malgré le sjlence qu'ont gardé sur lui tons les ouvrages analog^s a^. nôtre, qui ont, été publiés ^o France. Le advenir de sa mort, glorieuse n#jUjB a été henreiisement con- S0rvé par des Mémoire^ imprimés à Rome 9 en 179&9 d'après, <fesupii!lC)9S authentiques 9 recueillies par les ordres du S. P. Pie YI.

On y lit^ pi^. 5a49t ^® ^ P* Cor-*^ tôt 9.ea bufte à la rage dea perséc^^teurs» s'élioit c^çbé dans la ville 4Q: #wwifM;L!.qve 9 (îette rage n!éli|n( pas apMvrti^ aprèfi le fam»n^ * 9 > tbevmi49fr i X ^7 . |uillet ^704)^ j^ fot arrêta; q^e le tribu* iial:ei«miael dp dipartem^nt du B0uf^3 siép^i^t à jpiesanpon 9 le oon4ai»iia.à la peine- de mort, cowae a prêtre^ réfr^tiûrç ^ et

émfgré-*rentré » ; que la sentence sVxéeuta le ag frimaire an III ( 19 décembre 1 794)» pt"^» àê cmq mois après la chute de Robers* pierre; et finalement que le Père Cortot s'approcha de l'instrument de son supplice a^ec la sérénité d'une âme pure» et présenta sa tête aa bourreau avec le courage des vrais disciples de saint Fran^çois. Son fige étoit de 4^ ans. (F.

P. J^ Go&NiBE&T^ et €. F. Gals

MlCHË. )

GO&YAISIER ( JosEPH-M arib), curé de Herviliac^ paroisse du diocèse de Quiinper» natif de Quimper, ne prêta poiàt le serment de la^ eonètUuHon civile du eteirgé; et son zèle pastoral braya, pour le salut de ses paroissiens 9 les Ibis impies qui TOuloient réioigfller d'enx. Il fatenân arrêté en i795;'êt'leë autei^é^ rhychi^ tionnaiiw qui sobjuguoientf ié* départéméiit dà FinUtèrt, en-*' toyèreut eé pasteur i\ Rochefort d'où il démoli être jeté sut» des plages I(»iii%alnes. Il fut embarqué sur le nafire 4e Washingi^»

où il souffrît teilement qu'il luccomba, en septembre' 1794^4 'seus' le poids dès maux ^u'H j endurôif. ' Il a?oit'5^ ans quand îl'nitxifuti utic tidiânte iS^mp^it ^ ^^^étoit^ élevée, ne p^rmettiitll pas àe m<^ctre> en mc!r^n^rièt'qui f^QÎt èeeéèdei»

le déf^iir ()ue stiS'ConfréreiS'iàWient de lui' jdonè«r la sépukuî^^-tei^ mateMs jëtêfiHâRt ^on cOPpe'b la* mer; niais H'fut le sent de&fitfevtS'

COS

de cette déportation qui ne reçut pas la sépukure. ( V, P. Cda- KBTTB , et P. GosTB , RécoHel.)

GOSSIN (Ji^ir-RxRi), prêtre, et Tun des plus anciens chanoines de l'église cathédrale de La Ro-> ohelk, étoit, comme insermenté sexagénaire, soumis à la peine de la rédusioD, par la loi du 26 août 179a. Ce n 'étoit pas assex pour la rage des impies révolutionnaires contre les prêtres : le chanoine Cossin fut envoyé à Nantes, pour être, de là, déporté à la Guiane; et le proconsul Carrier l'y fit submerger dans la Loir»» aTee l'atroce stratagème de. sus liteaux à soupapes* ( K* Mi^ms, et. ci-devant, pag« i55, »950.3|79 etc. )

COSTA (SAi)?K«}i^)r prêtre sicir Ijen d'une famiUe patricienne, établi: à Pans diipuis huit aqa, y.rempli^soit avec uue reljgic^uge simplicité les, devenirs de aon état, sans être desserjrant obligé d'auc^I)e égUsfq. y^ofiid'un paya 01^ les aînés a^aorboient ksi sncc^s^ions des. p^res5. et. n'étant que cadet, §<^ps fortune,, il ne ravojl <pjitté qV^ pour i^paaiexçit^r par sa présence quel^yi'ipdîgnation contre I,<^.fr9ri^ qpi I^ laîs^it ^la proie à ^ aiis^re. 4i^^. iniUiatrleux que modeste, il se créa dans notre capitale une ressource dont il n'eut pas . cru pofuvoîV faire usage en Sicile, et se, ihiï'a travailler chez lui à r^orlogeriê. Dans les înter- .v^dib^s que.iui laiAsnient la récitalion de son bref laireV sea lectures

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