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ses soixante -dix. ans qui com-' mandoîent tant de respect et d'égards , il fut traîné au travers de toute la France jusqu'à Rochefort , pour en être déporté au-delà des mers ( f^. Rochbfoht). On l'embarqua sur le navire les Deux Associés; et environné de tant de généreux confesseurs de J.-G.
qui ne s'étoient pas même laissés aller au serment qu'il avort prêté ^ il voulut partager toute leur gloire comme il partageoit leurs souffrances, et rétracta ce serment.
Accablé sous le poids àe ses maux , que • son grand âge ne pbuvoit soutenir, il mourut le 5o août 1 794» âgé de 70 ans ; son corps fut inhumé dans l'île â^Âix. (F*. A.
Detire , et J^ Diev-Douke. )
DIDIER (Jean-F&ànçois) , prê tre du diocèse de Grenoble , chanoine de la cathédrale ou de la chapelle Delphinale de Saint-An-^ dré ; et condamné à Paris par le tribunal révoiutionnairc à la peine de mort, le ai messidor an II (9 juillet 1794)9 y Avoit été amené depuis que ce tribunal se trou voit seul juge de tous les délits vrais ou supposés de contre-révo-' lution , dans toute l'étendue de la république. Sa qualité de prêtre , et de prêtre non-assermenté , l'aroit seule feît arrêter dans son départe-* ment, où l'on n'avoit pu le condamner de ce qu'il n'avoitpas obéi à la loi de déportation, puisqu*il avoît 65 ans. Pour le faire périr à Paris , les persécuteurs imaginé-^
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rent de l'impliquer dans une cons^ serment de la constitution civiiô pîration supposée des prisonnier» du clergé. Il resta néanmoins en du Luxeméourg où il étoit en- France, et dans la même province fermé ; et il iut conduit à l'écha- devenue ie département de la iaud avec les vénérables FiNÉLOff 9 Meuse, La frayeur, .causée par et dom Nouau. ( V. ces noms. ) les événemens de la fin de 1792 , DI£U-D0NNÉ(iY...)9i^îcaire l'entraîna à faire le serment de à Brouville, dans le diocèse de liierté" égalité, prescrit à cetto Toul , avoit obéi à la loi de la dér époque ; mais il n'en fut pas mieux portation, en 1792. Il étoit ré- à Tabri des persécutions toujours fugié dansles EtatsderAutriche, croissantes. On l'arrêta dans le lorsqu'une peste mortelle se dé- courant de 1795; et bientôt on le clara, en 1799, parmi les soldats fit traîner à Rochefort pour être français qui , prisonniers de cette déporté en des contrées sauvages puissance, avoîent été relégués en ( V. Rogbefoht ). Il fUt embarqué Hongrie. Sur l'invitation de M<' de sur le navire ^ Washington , où^ La Fare , évêque de Nanci , qui pour se rendre digne de ses couse trouvoit à. Vienne , en Autriche , frères de déportation , dont il par^ le prêtre Dieu-Donné, avec plu* tageoitles souffrances, et qui n'asieurs autres de laLorratne, vola au voient pas plus à se^ re{)rocher ce secours des pestiférés, et y périt serment d'égaiité-liéerté que le' de la contagion même, à laquelle précédent, il le rétracta. Les maux il auroit voulu faire échapper les qu'il éprouvoit comme eux, le prisonniers français. Les théolo- firent succomber à son tour. Il giens sont d'accord pour consi- mourut dans la nuit du a8 au 29 dérer comme Martyrs les confes- janvier 1796 , à l'âge de 70 ans, .et seurs de la Foi, qui ont péri en admi- fut enterré près du fort Faseux, nistrant les secours de la religion sur les rives de la Charente. ( F. G. aux pestiférés* Le prêtre Dieu- Y. Didblot, et J. J. Dingamps.) Donné ne fut pas le seul qui mou- DILL Y (Pieree) , prêtre du diorut de cette manière , en remplis- cèse de Vannes , y exerçant le sant ce charitable et généreux mi- saint ministère, vivoit retiré dans nistère. ( F. £1° de CASTELLàiiE ^ un petit domaine de sa propriété , BaioLET, FonTAiNE , et Fbesnes.) à Bubry, près d'Hennebon. Quoi- DIEU-DONNÉ (Joseph), prêtre qu'il fût insermenté, il espéroit et religieux Cordelier, à Ftaing, dans cette retraite éviter les maux dans le diocèse de Verdun, né à dont le menaçoit la loi du 26 août Brey, dans celui de Metz, résista 1792, par laquelle avoient été en bon ministre de l'Eglise catho- chassés de France tous les prêtres lique à la proposition de faire le qui n'avoient point fait le serment
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de 1791. Il fut arrêté Ters la fin de 1793 9 et traduit devant le tribunal orimineldu département du Morbihan 9 siégeant à Vannes.
Les juges le condamnèrent le a8 nÎT ose an II ( 1 7 janvier) , à la peine de mort 9 comme « prêtre réfrac* taire » ; et il la subit le même jour. DINC A MPS ( Jeah - Joswb ) , prêtre et religieux. Hospitalier de la maison de Sept-Fonds, réforme de Citeauz , dans le diocèse d'Au-* tun» en Bourbonnais , né à GouseranS) et connu sous le nom de Père Macaire, resta dans la contrée de Sept-Fonds» après la suppression des ordres monastiques* Cette contrée faisoit alors partie du département de VJiUer, Les exemples de fidélité à l'Eglise catholique, que le Père Macaire y donna, irritèrent les autorités qui gourernoientlepays. Ce religieux vénérable fut arrêté ^ar leurs ordres, en 1793. Goàime il étoit plus que sexagénaire , elles se bornèrent d'abord à le tenir en réclusion ; mais bientôt elles voulurent se débarrasser de Timportunité de ses vertus religieuses. Il fut traîné à Rocbefort pour en être déporté Â la Guiane. ( F, Kochefort).
On l'embarqua sur le navire (es Deux Àssoeiis, Il ne tarda guère à succomber dans les sou£frances de l'entrepont de ce bâtiment. Le P. Macaire mourut le 19 juin 1794$ à l'âge de 67 ans, et fut enterré dans l'île à'Aix. (r. J*^ Dibit- DovHB, et J. P. DiviiXB.)