‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 46 sur 222 · ATT · texte numérisé non relu

ATT

rente. ( V» P. M. Asteeuse él T.

AvftEHGIÉiR. )

ATTIREL ( Jeah - Baptiste «- Feahçois), prèM, né à DÔle en Franche-Comtè,Ters 1747? •yo»'^ encouru la hakle 4t% ennemis de la Foi par son attachement à kreligion 9 et croyant pouTOÎr se tneftiiB à l-abri de leurs recherchés arec d'autantplusde fiicilité qu'il n'àvoit pas eu de charge d'âmes, profita dès connoissànoes quMl avott aoquises dans t^tt dés donstriletions, afin de se fiiire passer poiir architecte. Les agens que' les persfculeurs aToient dans sa protinee^ n'oublièrentpeint qu'il étôit prêtre. Ils TarFêtërent ootnme suiped; et^ d'après la loi du isy germinal ( T. Lois et T&uimAiiz rnivoL^TiONNAiHEs)) il fut transféré à Paris pour y être )ugé par le tribunal révàiuttonnaire de li^eapitale.> Aucun délit formel île peuyant lui être imputé 9 on l'enferma dans la pHson du LuoDemhowrg» Voulant enfin se défaire <le lui, surtout parce qu'ilétoitprêtrê^ on Tenyoloppa arec plusieurs autres ecclésiastiques dans la conspiration supposée des prisonniers de ce lieu de détention. Amené ^yant le- tribunal ^ le aa messidor an II 5 ( 10 juillet i 794 ) , il y fut condamné de suite à la peine de mort «comme ayailt -conspiré (daiis la prison) contre la liberté, la sûreté du peuple 9 pro roquant, . par la rérolte desprisonniers et par tous les^ moyfflis possibles 5 la dis-

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solution de la représentation na-> tionale». Attirel fut guillotiné le même jour, à l'âge de 47 ^^^'

{ V. G. QDBUnfeTILLB).

ATJBERGIEK (François); curé de GhèTiignés, dans le diocèse d*Autun, et né à Colombiers dans celui de Bourges, ne fit aucun des sermens prescrits en 1791 et '179a. Lorsque la persécution détint si terrible contre les prêtres

* fidèles à leurs devoirs, en 17939 l'asile d'Aubergîer se trouvant compris dans le département de VAUieTy il y fut arrêté, et bien-

•tôt condamné à être déporté au

delà des mers. On le fit partir

pour Bochefort où il devoit être

embarqué ( F. RôcsEroET ). Le

navire Us Deux Associés fut

celui où on l'enfeima. Il mourut

dans ce genre de supplice, à l'âge

de 53 ans, le 9 Octobre 1794 9 et

^iut entervé dans l'île Madame.

{V. £, AsTREvsB et G. Avbicht.)

AUBERT ( Jeav r B ArmTE -

Glavab), curé de Pontoise , près

-PAris:, ne pouvant plus rester dans

• sa cure , en 1 79a , parce qu'il avait réfusé de trahir sa Foi par la prestation du serment de la canstituti&H ciltUe du oUrffé, avoît un asile trop naturel dans le sein de i Paris pour qe pas s'y réftigier.

Mais il ne pouvoity être tout-àfeiit ignoré, soit à raison des fré- ' quentes relations que les babitans de Pontoîse avoîent avec ceux de Paris, soit parce qu'il profita du peu deliberté dont les prêtres cathôli-

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qnes jouissoient encore dftns la ca^ Domiaiqtte* Les réformear réTolu-» pHafte, pour remplir quelques fonc- tîonnaires de 1791 la mirent hors tiens ecclé«âitîq!ats^ Il atoît été de son cloître. Retirée dans un trop remarqué, lorsqa'arriva ce modeste domicile, elle y eontiterrible 10 <unU 1799, qui délirra nuoit paisiblement les exercices de tout frein les ennemis des pré- de sa sainte profession. Lorsque la très fidèles. Le curé de Pontoise fut persécution eut atteint son plus un de ceux qu*ils ayoient à cœur haut point de fureur, ters la un de de ne pas épargner, dans le mas* >793^ la soeur Aubert fut recher-* sacre qu'ils Touloient en faire* ohée par les persécuteurs jusque II fat donc arrêté , et traduit dans son asile. Ils la jetéi^nt dans deyant le comité de la section les prisons» en attendant qu'ils eusdu Luœeméourg^ où, sur 1^ sent imaginé un prétexte politique proposition qui lui Ait faite de pour la faire périr. Ils iie purent prononcer enfin le serment civi- entrouver de positif; et cependant que dans lequel étoit compris ,ce* ^ tribunal révotutionnair^ eut lui de la amgUimiiim civUe du ordre de Tenvoyer à la mort^ eUrgé, il répondit par un refus Qnand elle comparut devant lui, qui deyenoitune éclatante profes« le ^^ floréal an II (1 1 mai 1794)1 •ion de la Foi catholique deyant il la condamna à la peine capitale, ses ennemis déclarés. Aubert fut <ûnsi que deux prêtres et quatre en conséquence condamné au sort autres femmes, dont deux étoienC des confissseuni de la Foi ; on l'en* *u »> religieuses ( F. A. Desmarais, ferma arreo tatot d'autres {F. Dv« ^- B. Goton, A. J. DssiioiictÀex, MJLv) dans l'église des Cartneê, P* L. F. LBCOitfni£).'La sentence en attendatat le jour où il seroit la disoît « conyaincue d'être com« mis à mort II le préyoyoit, et il ^ice des conspirations qui ayoient s'y ptépiAra. Lé jour du massacre (dît-K>n) existé depuis le commenyit le cw^ Aubert marchar ayec cernent de la réyolution de la part autant de sérénité et dé courage des ednemis du peuple et de la que ses confrères à la mort, en se liberté , tendantes à allumer la rendant le consolant témoignage guerre ciyile , à fanatiser les qu'il alloit donner sa yie poor la citoyens». La sceur Aubert, con- Foi de Jésus- Christ. Le jour de duitè àl'écbafaud le même jour^ son Martyre fut fe 3 septembre y perdit kvie, à l'âge de 39 ans. 179a. (F. SBnnmx.) AUBERT (PïB&KB^aAir} , né à

AUBERT (AirNE-*GxtHBEiHB), Pa^is, yers 17^9, étoit â l'époqu^ née à Paris en 1755, y étoit rie- dèia réyolution curé de Passière, L'gîeuse du couyent des filles de près Dreut. Le refus qu'il fit de Saint-Thomas, de l'ordre de Saint* eonqforotnettce sa Foi par la pres->

loo ADk

tatiofi du serment de la cOfMi' tution cit>Ue du cUrgéj donna lieu aux admîoidtrateurs ré- ▼olutionDaires du département A' Eure et Loir, de l'expulser dé #a cure. II se retira dans le bourg dé MérTilIe, au diocèse de Bajeux > où le désir de reddre son ministère utile , le fit rester malgré la loi d*exil rendue le a6 août 1793 contre les prêtres insermentés.

Il fut découvert et suiti par les agens de la persécution vers la Otï de 1793. Conduit à Paris > il y demeura en prison jusqu'au aS pluviôse an II ( i3 février ^794)» ^® ^® tribunal r^vc^fi* tiannavrc le fit comparoltre de<- ▼ant lui , uniquement pour le con« damner à mourir sur Téchafoud.

Le prétexte de sa condamnation ^toit « quMl avoit provoqué la dissolution de la Convention y et le rétablissement de la royauté ». Il ftit exécuté le lendemain 9 à l'âge de 4^ Ans.

AUBERT (Ibahhb-BIamb), ou- ' vrière en dentelles à Beaune en Velay^ dans le diocèse du Puy»

invariablement attachée à la religion catholique y dont elle pratiquoit les vertus ainsi que le culte extérieur, donna asile à un prêtre fidèle et zélé de qui les persécuteurs avoient mis la tête à prix (F. J* Alix). On le découvrit chec elle; et elle fut arrêtée avec lui.

Traduite pour cette sainte et géné- Teuse action devant le tribunal crimind du département de la

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HauU'Lùhe, siégeant au Pvy, elle fut condamnée à la peine de mort 9 comme «receleuse de prêtres réfractaires») le 29 prairial an II (17 juin 1794)* ^ sentence fut exécutée le lendemain ; et le prêtre fut condamné et décapité en même temps qu'elle. C*étoit le curé J. B. AsBiuoNy à l'article duquel nous renvoyons les lecteurs qui voudroient connoitre les circonstances particulières de la persécution 9 dans le département de la HauU^Loivù.

AUBIER (JxAir-BÀPTi8TB),prêtre, né à Clermont en Auvergne 9 en 1761 y et exerçant le saint ministère dans le diocèse de Clermont , n'ayant pas voulu prêter le serment de la canstittUion ci* viU du cUrgé, y avoit éprouvé des persécutions. Pour s'y soustraire ^ il s'étoit réfugié à Lyon > où il vivoit paisiblement 9 dans une maison de la place de l'Herber^e..

Il donnoit néanmoins les soins de son ministère aux cathoiiquea auxquels ib pouvoient être utiles.

Quand les proconsuls de la Convention firent arrêter tant de personnes dans cette ville ou les environs» à la fin de 1795, Jean- Baptbte Aubier fut découvert, et |eté dans leurs prisons. Traduit devant leur commission rivatu^ tionnair^ qui décimoit les Lyonnais ( K Ltov) , il y fut condamné à la peine de mort, comme « prêtre réfractaire, prêchant la royauté^ et grand scélérat», le a3 pluviôse

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ao II (il férrier 1794)- U pérît le leDdemain , à l'âge de 4S an^. ( F. A* W^ ViAL et C* AvEovzB. )

AUBIGN Y (GiKBBET d'), prêtre, chanoine de la cathédrale de Bourges y né dans cette Tille , garda sa Foi pure et iotacte, lors du schisme de 1791 : il en repoussa Je serment arec la fermeté d'uo mînktre de la -véritable Eglise. Resté dans sa patrie lors de l'expulsion des prêtres catho* liqnes, en août 179a , il derint bientôt la proie des impies qui Toulurent, en 1795, acheyer de détruire la religion de Jésus-* CbrlsU On le mît en prison ; et 9 Ters le commencement dû l'année 1794, on résolut de le faire déporter au-delà des mers. Il fut traîné à l^-ocbefort, pour être embarqué. Les traitemens qu'il éprouva 9 comme tant d'autres ^ dans le trajet » furent accablans pour lui {y. Rochefoet). A peine fut-il arrivé dans cette Tille, qu'H se trouTa extrêmement malade :

on se vit obligé de le mettre ^ l'hôpital ; et il ne t^rda pas à rendre son dernier soupir* I) mqt;rut dans la nuit du 19 ^u ao avril

17949 ^ l'^ë»^ de ^ ^^' c^ fu^ enterré parmi les pauvres de cet

hôpital. {V. F. A11MR6IBIL9 et

p. AUGBB.).

AI3BRY ( PiiiAC - NiGOiÀS ), jeune hommç plein de piété 9 né à Coulommiers en Brie 9 dans le diocèse de Langres, en 1769 9 y çtoit instituteur de la jeunesse*

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Les principes de religion qu'il inculquoit à ses élèves , le rendirent odieux aux révolutionnaires de sa contrée. Il fut arrêté par eux 9 dans le courant de 1793 ; et ils le firent conduire à Paris 9 pour jr être jugé par le tribunal révotu-' tiannaire de la capitale. Ce tribunal 9. l'ayant fait comparoître devant lui 9 le 10 frimaire an II ( 3o novembre 1793 } , le condamna sur-Ie-ohamp à la peine de mort^ comme « convaincu de conspiration et de fanatisme •• II fut exécuté le lendemain 9 4 l'âge de a4 ^^9>

AUBRY (Jbanitb) 9 vivant dan»

un pieux célibat, avec trois de ses sœurs, au bourg de Nolay, près Beaune en Bourgogne, dans le diocèse d'Autun, resta inébranlable dans les principes de la Foi catholique. Les persécutions auxquelles elle voyoit exposés les ministres de la ventile Eglise catholique, l'intéreisèrent à leur sort, comme à celui des envoyés de Jésus^Cbrist. De concert aveo ses sœurs , çUe donna, chei elle, un asile à quelques-^uns d'entre eux»

que les ennemis de la religion poursulroient. On les y découvrit : Jeanne Aubry et ses sœurs furent arrêtées avec eux. On les traîna dans la ville de Dijon, où siégeoit Iç tribunal criminel du département de la Câte^-d'Or, dont Nolay étoijt devenu justiciable. Ce tribunal, jugeant ré volutionnairemeut] condamna Jeanne

lOS

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Âubry et ses trois sœurs , qualifiées toutes quatre de « fiUes majeures » 9 à la peine de mort 9 comme « receleuses de prêtres réfracta ires » ( F. J* Alix). Cette sentence fut rendue et exécutée le iîS ventôse an II (1 5 mars 1794)' " AUBRY (Lovise) , sœur de la précédente 9 et domiciliée comme elle 9 arec deux autres sœurs^ dans le bourg de Nolay 9 prés Beaune9 au diocèse d*Autun , partageoit leurs bonnes œuvres. Elle eut le même mérite qu'elles dans la géiiéreuse hospitalité que reçurent dans leur domicile^ en 17959 des prêtres fidèles que recherchoient les persécuteurs. Louise fiit arrêtée 9 comme ses trois autres sœurs 9 et conduite à Dijon 9 où le tribunal du département de la Câte^d'Or la condamna 9 avec elles 9 à la peine de mort 9 le 125 ventôse an II ( i5 mars 1794)5 comme «receleuse de prêtres réfractaires ».

On a vu 9 à Tarticle de J* Aux 9 quel droit cette qualification pouvoit donner au titre de Mart3rr.

AUBRY (Mihie), sœur des deux précédentes et de la suivante 9 demeuroit avec elles au bourg de Nolay, près Beaune. La piété 9 la charité de cette vertueuse fiHe 9 la portèrent 9 comme ses trois sœurs 9 à donner asile à des prêtres fidèles 9 que pourSuivoieht d'homicides persécuteurs ( ^. J* Aux). Cette bonne œuvre ftit découverte ; on arrêta Marie 9 ainsi que ses sœurs:

eXf, trj^née avec elles au tribunal

AUC

de Dijon 9 elfe y fut condamnée^ en même temps qu'elles 9 à la peine de mort 9 pour le mêmemotif9 c'est-à-dire oomme «receleuse de prêtres réfractaires » . La sentence est du a 5 ventôse an II (i5 mars 1794)* I^He fut exécutée le même jour.

AUBRY (PiE&ABTrB)9 sœur des trois précédentes 9 et vivant avec elles dans la pratique des vertus chrétiennes 9 au bourg de Nolay9 près Beaune 9 dans le diooède d'Autun, eut 9 comme elles ^ aux yeux de Dieu, le mérite de vouloir soustraire à la mort > de fidèles ministres du Seigneur^ dont la vie étoît en danger ( V. J" Aux). Les persécuteurs a voient menacé de cette peine une si sainte et si généreuse action.

Pierrette fut convaincue de l'avoir ikîtey de concert avcfc ses- sœurs.

On la traîna au tribunal de Dijon 9 qui, jugeant révolutionnairement^ la condamna 9 en même temps qu'elles 9 à la peine capitale ^ tomme « i^céleuse de prêtres réfractaires. » 9 le 25 ventôse an II (i5 mars 1794)- Ceà quatre vertueuses sœurs périrent le même jour 9 par la main du même bourreau.

AUCHIN (fV...) 9 prêtre 9 et religieux prémontré de Fabbaye de Vicpigne9 dans le diocèse d'Arras, curé de la paroisse de Curgies, dépendante de cette abbaye9 étoit né à Seelin9 près de Lille en Flandres.

II mérita |es honorables persécu-

AU€ AUD io3

fioD;»exercëes contre les prêtre$ în- pEce 9 ézpriznant sa }ote de mouri^r

sermentés en 1791 et 179a. Lalpl pour Jésus-Christ et pour la yë-

de dépoxrtation du 26 août de çettç rite. Il chanta depgis. U prison

dernière année » le força de sortir jusqu'à récha&ud,^ et mêmç }us-

de France; ipais son zélé le ra- qu'aumoçientQûsatêtetombjiyle

mena à Yalencieiines > quand les. cantique Te /).eumtotK/amu^. Le

troupes autrichiennes eurent sous- curé Aucbiu étolt âgé de 5o ans ,

trait çettç ville à la tyrannie de. la lorsqu'il périt ^ deux mois et. vingt-'

Convention l^ 1*' août 179? (F. quatre j,Qurs après la chute de Ro-

YiiESGiEifHES ). Lorsqu'elles s'en berspierre. Des tc^npins oculaires

éloignèrent tout à coup le 1*' sep- non;? attestent d'ailljdurs que plu-

teo()bre 1794 9 '^ ^^^ Auchin ^ de soeurs prêtres de Yalencienqes al-

^[lême que toqs ses confrères ^ lèreatàlamorten chantant aussi le

et les religieuses revenues précé- iS^a/ve^^e^îna, ou autres prières;

demmentdaps cette villes avec con- qu'en partan.t 9 ils s'étoient donné

fiance , fut <;oinme e^ çn proie à la l'accolade fraternelle ^ et avoient

phis sanguinaire persécytion. Le$ 4^ ^"^ personnes qu'ils lais.sbient

proçonsvils le firent aussi, arrêter en prison 9 et qui pleuroient sur

pour être livré ^ une commission leur sort : « Loin de pleurer sur

mUitckirCs chargée d'envoyer à la nous „ mes amis, vous devriez bien

mort en qualité « d'émigrés-ren- J^utôt yoi;^^ réjouir avec np^is^i de

très » les religieuses et Içs prêtres, la grâce qu'on nous procure de

Quand le curé Aucbin comparut donner notre vie pour la Foi » ;

devant ce tribunal avec cinq au- qu'enfin tous m,ontrèrent la plus

très 9 le aS vecidémiaire an III grande résignation , s'exhortantà

(19 octobrç i794)> ^ "i^ voulq^ çiouriravecçourage. {^. C. M. J^

pas plus qu'eux essayer de racheter Yiennb et J. L. B^raez. )

sa vie par un ipensong^e y en profi- A U D I £ ^ (Miaoijcbite]. ( V,

tant du moyen évasif que la forme M*' Bàvzig.)

de la procédure sembloit lui four*? AUDIGIÈA. (Simbar) , curé de

nir, lorsqu'on lui demanda s'il étoit Saint- Laurent-de-Père , et né à

sorti de Frsinoe. Il rendit un gé-r Çharrais en Poitou , fut expulsé

néreux lio.ipmage à la vérité • de s,^ cu^, en 179I) pour n'avoir

en répondant aflirniativement 1^ pas voulu faire le serment schis-

ainsi que s<ss confrères 9 et fpt matiquç de cette époque. Quelque

de suite condamné comme eux & danger qu'il courût en restant en

périrsurTéchafaud (F, J. B. Di^ France , il y fut retequ par son

sois, III1B11.1.E9 P. J^ PoNTOi^, zèle pour la Foi catholique (i^. Yen-

G0SSE4.U. et Malaquin). Le Ipnde- dée). On l'arrêta enfin au com-

main^il marcbaaveceuJLau sup*- mencement de 1794; et î| fut

lo4 AUD

traîné à Paris , pour y être jugé parle tribunal riévotutiormaire de la capitale. Ce tnl)unal , l'ayant fait çQîiipàroîtrie devant lui, le 28 messidor an II (16 juillet 1794)9 le condamna à la peine de mort, comme « convaincu de s'être déclaré Fenneipi du peuple, en excluant des troubles tendans au rétablissement de {a royauté ». Il fut exécuté le mc^me jour, à l'âge de 4a ans. (^. autom. 1, pag.' 55.) ' AUDURÉAU (Vincent) , prêtrp de Bordieaux^ aumônier de l'hospice des Enfans -Trouvés de cettç ville, appelé ta Manufactures étoit né à La ftéole, en 1717. Il èprouvoit déjà, dans sa vieillesse, un chagrin bien amer de voir attai^uée dans ses dogmes la rëligîoi]i, au saint ministère dp laquelle il avoit consacré une longue vie, P'aiitres peines lui étoient réservées, parce que le Ciel avoit décidé qu'il en seroit le Martyr. En 1795, il' fut arrêté et jeté dan^ les prisons de Bordeaux. Bientôt après, on Tenvoya àBlaye, pour y attendre le jour o4 il seroit eufin transporte à la Gulane ( V. Bo&^ i>EiTJx) . Cependant, le grand nombre des premiers qui le furent ver^ ia fin de l'automne 17949 trois mois î^près la chute de Robers* pierre^' ne permît pas d'y comprendre lé prêtre Audureau ; et il resta enfermé dân$ le souterrain humide et fétide du fort de l'île du Pâté-dé-Blay^ Cet affreux supplice mina sa santé au point

ACP

qu'on ne put se dispenser de le faire porter à l'hôpital de BIaye5 oi>, toujouj^s souffrant pour Jésus- Christ , il mourut le i4 frimaire ah III (4 décembre 1794) 9 ^ ^^^g^ de 77 ans. {V, D. Aaniud et Au-

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