‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 48 sur 222 · AUS AUT · texte numérisé non relu

AUS AUT

On te vit marcher à la mort avec un 5 janvier 179S, à l'âge de 4^ ans. ^

calme inaltérable; et, dans Tar- (^. A«r«AJict Sktnr^AyméBMÊk) !|

deur de la prière qu'il ût k soctctef^ AïïSTMkAY{VMâ3iç<mm), veuve. 3

nier momeiit, on TeniMiMrpPO* (^. F" Joqbki.) 3

noneer disânetMMttt cet paroles : AUTICH AMP (Françoi^-Grar- (

« Mon IK0C^5 levons offre ma mort iK9-AKtoniE ns BBAtiiiôirf b')» a

eacKpkitgon de mes péchés! mon prêtre, (5hanoine de l'église mé« ]

Bîeu, je vous recommande mon tropolitaine de Paris^ depuis tySi^ t

fime!» C'est dans ces sentimens étoit né à Angers, en 1758. Il 1

qn'U donna sa vie pour la Foi , le partagea les sentimens de ses con- \

21 décembre 1793* (^. Cl. Ai!- frères , dans les célèbres protesta- j

R01TZB, et P. Avinàl.) tioiis de son chapitre, contre les |

AUSSEL (Pieree), prêtre non- «ntî- religieuses innovations de ,

assermenté du diocèse de Ro- l'Assemblée Constituante, si étier- ,

dez, né à la Panouse, dans le giquement combattues dans ces i

Rouergue , ne s'étant pas déporté protestations , par M. Tabbé Roux ,

lui-même, parce qu'il vouloit de Bonne val, chanoine de la même

rester dans sa province pour l'u- égU»e, et député du cl«rgé de la

tilité des catholiques , fut arrêté ^î**® ^® V^tis, encore vivant, et

en 1795, et destiné à être envoyé chanoine de la làétropole de

au-delà des mers. On le fit con- Vienne en Autriche , sous lé nom

dulre, en 1794, à Bordeaux, pour Italie» ^« Comte Rufô, comme

y être embarqué ( F. BoRDEAtJx). ^^an^ de Tillustre femHle napoU^

Le premier embarquement se fit ^a>^e ^^ ^e nonfi, dotft celui de

trois mois après la chute de Ro- *<>wœ est la traducUon françaîse.

berspierre; et le nombre de ceux ^ chanoine d'Autichamp, tou-

qu'on y comprenoit , étant déjà JO»'» ^^^^ «ux principes de

très-conSidérable, le prêtre Aussel l'EgHse eathoHque, et domicilié

resta dans la prison qu'on appe- ^a»» ** capitale , ne la quittai

loit le Dépât natianat Ses maux f^^^^9 même après la loi de dé-. .

ruinoient sa santé; il tomba gra- portation du 1x6 août 179!!. Sa

vement malade ; on ne put se dis- sécurité le livra aux persécuteurs,

penser de lé porter à l'hôpital ï^ ^^ ^^^^^ dans sfon domicile,

de Saint -André, où il ne cessa l'année suivante; et, après être

pas d'être captif. Il y mourut, le resté long-temps dans la maison

des Carmes, transformée en pri-

^, . . . . -. son , dont enfin le tribunal rc^t^a-

,r . ». J ^' iuttonnatre eut Ordre d exnédler

non sobim ipsa non cederet, sed etiam •"-'•'•^'■'"*"«" ^ ^"* v»«e^ « «A|^uro«

alios ràbomret (Strm. VIII, infesto promptement les détenus, il fiil

S.Jktannt.) une des victimes dn stratagème

AUZ

employé à cette fin. On supposa que ces prisonniers ayoient cons* pire contiv laConTention ;etrabbé d'Autiefaamp fut condamné à h peine de mdrty comme cotnpMoe de cette conspiration , le 5 thermidor an II (a5 juillet 1794)* ^<^^ exécution eut lieu le nrtme jour, n aroit alors 56 ans.

AUYRAY (LioKoav-AuGiTSTiK), dont il est possible que le nom ait été un peu défiguré sur les listes desTictimesde la comntission mt* ikaire de Layal 9 qui le fit périr le 18 germinal an II (7 avril 1794) 9 étoit curé dans le Maine. Ilréunis* soit au toit d*êlre issu 4'une famille noble^letortbtenphis grandd'aToir refusé le serment schismatique de 1791, et lé serment impie de ésherU-4g4Ê/Uté. Le lieu où il s'étoit retiré, après aroir été expulsé de sa cure , par suite de son refus du premier serment, étoit la Basougede-Ghemeré, près Laval. Le seul prétexte de sa condamnation fut qu'il étoit € contre - révolutionnaire», en ce sens, qu'il suffisoit, pour Têtre, d'avoir un attachement invincible à la Foi que la révolution avoit prescrite. ( V» Vehoiiet Laval.)

AUZAN£T (Jear - Baftiste), prêtre, chanoine semi-préfoendé de la collégiale de Saint-Juniensur-Tlenne, dans le diocèse de Limoges ( V, F. J. Couaskon ) , et né à Saint«Junien même , se garda bien de participer en • rien au

schisme^ oonstiti^tioanel dis 1791*

AUZ

lie

Sa conscience resta même pure des sermens qu'on exigea ensuite des prêtres ; et il demeura dans sa province , malgré la loi menaçante du a6 août 179a. On Ty arrêta en 1793 : après quelques mois de séjour dans les prisons de Limoges, il se vit condamner, par le tribunal criminel du département de la HauU^Vienne, à la déportation au-delà des mers. On le conduisît , en conséquence , à Rochefort , pour y être embarqué; et il le fot sur le navire U9 Deux Jêêoeiés {V. AocHEFOiff). Les forces de la nature ne furent point égales dans lui à celles de la Foi et de sa vertu. Il succomba le 21 août 1794, à l'âge de 48 ans, et fut enterré dans 111e Madame. Auzanet avoit des talens distingués pour la mécanique; mais son plus grand mérite étoit d'être un prêtre fort vertueux, suivant ce que nous attestent des personnes qui l'ont connu , et ceux-là même qui ont reçu ses derniers soupirs. ( V, P.

AvasLUB, et A. Baruassat.)

AUZÉBir ( Jean - Baptiste ), citoyen de Nismes , âgé de 36 ans , n'étoit d'aucune des compagnies combattantes qui résistèrent aux attaques des protestans, le 14 juin 1790 ( r. Nismes) ; mais il avoit signé la déclaration par laquelle étoit demandé à l'Assemblée Constituante, le maintien de la religion • catholique. La profession de Foi qu'Auiiéby avoit faite si courageusement, en cette rencontre.

lia

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