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l'avoit signalé aux aj^resseurâ»
comme une yictime. II sortolt désarmé par la porte d'AIais, fuyant, avec Claude Dumas, les massacres qui se faiseient dans Nismes : deux religionnaires les poursuivirent jusque dans une métairie où ils étoient allés se réfugier, les criblèrent de coups de fusil, qt les dépouillèrent. Ces détails sont confirmés par les procès -Ter-< baux des officiers municipaux de !Nismes, en date des 293,4 mai, i3, 14» 1 5 juin, etc., imprimés à Paris, chez Y alleyre , rue de la Vieille -Bouderie. ( V. Dumas et P. Bataille.)
AU2;0UX (Piebbb), simple laboureur au village de Saint- Aubin-de-Courville, près de Louviers, en Normandie, avoit préservé, sa Foi des séductions du schisme de 1791, et manifestoit, sans craindre les pervers , son atta« chement inviolable à l'Eglise ca* tholique. Le système d'athéisme que la Convention voulut établir par toute la France, avec les moyens les plus violens , à la fin de 1793 9 ne déconcerta point 1^ piété de ce bon laboureur. Ne pouvant pas plus le vaincre que le séduire, les impies résolurent de le faire périr. Il fut arrêté , con* duit à Paris; et le tribunal révolutionnaire de cette ville, l'ayant fait comparoître devant lui, le 1*' messidor an II. ( 19 juin : 794)9 le condamna à la peine.de mort, juomme « contre «révolutionnaire
AUZ
fanatique fi u II périt le même jour, Â l'uge de 3a ans.
AUZURET (iV...), curé d'une paroisse du diocèse de Saintes, avoit été obligé de s'en éloigner, parce qu'il avoit refusé d'adhérer à la constitution oivit^ du clergé, et que ce refus l'y exposoit à des persécutions que VEvangile même lui conseilloit de fuir. Jeune encore, il avoit toute la fermeté évangélique des prêtres consommés dans le sacerdoce.
Dans cet état de proscription , il jugea convenable de venir se réfugier à Paris, près de sonévêque, qui lui avoit donné l'exomple d'un^ semblable constance dans la Foi (F. LaKochefoucauld-Bayees).
Il étoit destiné par la Providence à le suivre jusque dans la voie du martyre. Arrêté en même temps que lui, dans les jours qui aui virent la catastrophe horrible du 10 août . 1 79a , il fut conduit comme lui au comité de la section du Luxetntourg, pour y voir encore éprouver sa Foi , au milieu des plusimminens dangers, par la proposition de faire le serment civique , lequel comprenoit celui qu'il avoit déjà refusé. Un nouveau refus de sa part, fait avec plus de courage encore que le précédent, lui valut d'être condamné à être emprisonné , avec d'autres généreux confesseurs de Jésus^Christ , dans l'église des Camus {V, Du* LAv). Il s'y fit remarquer surtout par l'empressement quUI