‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 50 sur 222 · AVÉ · texte numérisé non relu

AVÉ

xnettoît à Tenir au devant de ceui qui y arriroîent après lui > et à leur rendre tous les soins de lé plus touchante charité. Si 9 le jour du massacre, il fut appelé avant son érêque, pour recevoir des assassins le coup de la mort, ce fut pour que fe prélat eût la consolation de voir un de ses jeunes curés lui servir à son tour de modèle, et marcher aussi courageusement qu'il alloit le faire luimême, pour donner sa vie afin de conserver sa Foi. (V. Septemb&e.) AVÉ (Simon), né à Lyon, et chanoine de Yillefranche en Beaujolais, s'étoitattiréFanimadversion * des révolutionnaires de cette dernière ville, par son refus d'adhé^ rer à la consHtuHan civiie du ctergé. Néanmoins , il avoit continué d'y résider, et il remplîssoit paisiblement ses devoirs de chrétien et de prêtre, lorsqu'après le fatal siège de Lyon , les farouches proconsuls que la Convention envoya dans cette grande cité, se mirent à en décimer les habitans. Simon Avé qui avoit 64 ans , et n'étoît pas redoutable , fut dénoncé par les soi-disant patriotes de Tillefranche ; ils l'arrêtèrent et l'amenèrent à Lyon. Traduit devant la ooTarmsûonrévotutwn^ naire de cette ville {V. Lton), il y refusa le serment de liberté^ égalité qu'elle demandoit, et fut condamné, le 14 pluviôse an II (2 février 1794)) à la peine capitale, non comme contre-révolu«-

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tionnaire de Lyon, l'accusation eût été trop évidenmient ridicule^ mais comme «prêtre fkaatique ».

{F, J. B. AuiiBA et AviHAt.)

AVIGNON (iV...), prêtre du diocèse de Montpellier, né dans cette ville, n'étant point fonc«tionnaire public lors de Tétablts^ sèment de la consêitmian dvUp du cUrgéf ne fut pas requis d'en prêter le serment. Il Tauroit refusé avec courage, tant il étoit résolu à mourir dans la* Foi de l'Eglise catholique. Il brûloit même du désir de donner sa vie pour elle. N'étant point sorti de France après la loi de déportation , et voyant s'accroître les fureurs de la persécution, il accepta l'asile secret que de bons catholiques lui offroient dans leur maison.

Mais, quand il connut le décret qui portoit la peine de mort contre ceux qui recevroient chez eux des prêtres non-assermentés , il trembla pour ses généreux hôtes plus que pour lui-même ; et présumant, d'après la loi de déportation, que s'il se livroit lui-même aux autorités administratives , on ne le condamneroît qu'à être déporté à la Guiane , il résolut d'aller se dévouer, en quelque sorte, à cette peine {V* Roghbfobt). «Mais, lui disoient ses amis, pour l'en détourner, s'il arrive qu'on vous condamne à la peine capitale » !

— « Eh bien ! répliquoit - il , que la volonté de Dieu soit faite i je dois me livrer, pour soustraire

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à la mort les hôtes charitables qui ont eu le courage de s'y ex-«poser pour me la faire éviter » .

Sa démarche hit un de ces actes de Tcrtu que S. Thomas dit commandés 9 selon la préparation de Tâme ; et Avignon étoit comme ces S S. confesseurs 9 qui , par zèle pour la Foi ou par charité fraternelle-, se livrèrent au martyre :

o( Dictumest quasdatn prœcepta iegis divinœ tradita esse secun^ dàm prœparationem, tMiimi.,»

et hoc fTokipuè videtur Ob'servandum in tnartyrio.,,,., càm ex zeto fidei et charitate fratema , multoties ieguntur Martyres sponte se ohtuiisse martyrio{? airs !3L,Qiuest. ia4t art. 1", orf 3" ; et art. 3 , orf a™ ). Quelques membres du tribu-^ nal criminel du département de V Hérault s siégeant à Montpellier 9 ayant à prononcer sur le sort d'Avignon , vouloient lui conserver la vie; mais le président insista si fort pour qu'on lui appliquât la loi portée contre les prêtres dits réfractaires , que les juges qui lui étoient favorables furent forcés 9 en quelque sorte 9 de le condamner comme tel au dernier supplice» non le 9 mai 1 794 » suivant que d'autres l'ont écrit , mais le 21 floréal (10. mai 1794)* ^ 9 mai 1794 9 correspondoit au 20 floréal, jour de décade, où l'on neprononçoit point de jugemens, et l'on ne faisoit point d'exécutions. Avignooentenditlasenteace

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