AV
sans en être troublé , et presque avec joie. Il demanda qu'on lui permit d'avoir un crucifix à la main, en allant à l'échafaud; Cette faveur lui fut refusée. Mais il portoit dans son cœur Jésus crucifié ; et cela suflisoit pour soutenir son courage. Le même jour sa tête tomba sous le fer de la guillotine.
(V. v*Ballàbd et N. Bernabdon.)
AVINAL (Paul), natif de Lyon, avoit passé *sa jeunesse à Montpellier , où il avoit embrassé Tétat ecclésiastique. Fidèle aux principes de sa religion , il étoit resté bien éloigné des erreurs de la constitution civile du dergi, et des écarts révolutionnaires. De tels sentimens l'a voient fait fuir quelque temps vers le Poitou ; et il étoit revenu à Lyon où, pour sa sûreté, il se cachoit sous la profession d^M>ricant de navettes. Les révolutionnaires, ayant comprisqu'il n'étoit pas un des leurs , le dénoncèrent à la commission révolu-' tiormaire établie à Lyon à la fin de 1790 {V. Lyon); et cette commission le condamna, le 26 frimaire an II (16 décembre 1793), à la peine capitale , « comme fa* natiquCf venu de la Vendée, et comme contre-révolutionnaire. )»
Il avoit 4 1 ans lorsqu'il perdit ainsi la vie pour la cause de la religion.
{V, Ave et P. Auaovze.) ,
AVRIL (Jbàv-Phiuppe) , né à Pleslin , non loin de Dinan , en 1754» et prêtre du diocèse de Saint-Brieuc^ attaché à L'église de