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Tadain, près de S. Hajo , n^aroit pas Toulu prêtcir le serment de la coÊistUiUion civile du cUrgii et, pour être utile aux fidèles du canton, il s'étoit soustrait à la loi de déportation. Un jour qu'il étoit secrètement à Pleslin clie« sa mère, femme respectable par son âge ayancé et par ses yertus, des sbires révolutionnaires pénétrèrent dans la maison, et arrêtèrent la mère ayec le fils; ils les . traînèrent Tun et l'autre à Saint* Brieuc, pour y être jugés par le tribunal criminel du département des Côtes-dur-Nord, siégeant en cette yille. Ce tribunal, devant lequel tous les deux comparurent ensemble , condamna le prêtre Ayril à la peine de mort comme « réfractaire » ; mais il n'osa prononcer la même peine contre la mère, pour avoir donné asile à son fils : elle fut absoute, sans avoir compris qu'il étoit condamné au dernier supplice. Ayril, ramené dans la prison ayec elle , profitoit de son erreur, afin de la prémunir contre toute inquiétude, lorsqu'elle le verroit emmener pour le conduire au supplice. « On ya yenir me prendre pour me transporter ailleurs, lui disoit - il ; n'en concevez point d'alarmes». Cette bonne mère, ayant été mise en liberté ayant que son fils sortît pour marcher à l'échafaud, s'en retourna chez elle avec l'espoir qu'il viendroit la rejoindre. Um lorsqu'elle y arv
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riva, il ayoit déjà perdu la yie pour la cause de la Foi. Il péril le jour même du jugement, le %% pluviôse an II ( lo février
AYMARD (Silvesteb), prêtre du diocèse de Rodez, né à Or* liaguet, dans leRouergue, et curé d'une paroisse, dont le nom mal écrit dans les registres, semble être Sibrasac, ou Libersac, ou simplement Sivras, n'avoit point fait le serment de 1791 ; et, voulant continuer de rendre son ministère utile aux catholiques de son canton, il ne s^étoit point exilé suivant la disposition de la loi du 26 août 179a. Il fut arrêté en 1795 pour être déporté comme réfractaire, à la Guiane, et en- Toyé pour cet effet à Bordeaux (F^. ce mot). Le premier embarquement n'eut lieu que trois mois après la chute de Roberspierre , et le curé Aymard n'y fut pas compris. Il resta enfermé dans le fort du Ha. Les souffrances que les prêtre^ y éprou voient, n'étoient pas moindres que celles de la déportation. Il y succomboit , lorsqu'on le fit transporter à l'hôpital de Saint-André , où il ne cessa pas de souffrir pour Jésus'-Christ. Il y. rendit son dernier soupir, le 39 octobre 1794 9 à l'âge de 41 ana»
(F*. P. AussEL et F. Baghelieb.)
AYMÉ (JosEPH-ETiBnifE) , prê tre, âgé de 55 ans, et membre de la congrégation de Saint-SulpiGe> n'ayaii^dû ni vxiulu prêter
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le serment de la c&mtUiUiôn pU^ en chercbaiit à exciter la civile du clergé» obéissoit à la g^uerre oivile par le f(ma$isme ». loi .de déportadoQ du a6 aoD^t il n'avoit que Si ans; et son exé^ 179a. Il &e rendok^aux frontières cution eut lieu le même Jour, dans une voiture de yoyage, ayec • AYROLLES (Paul), ouré de deux autres Sulpiciens et un cha- Rejre- Vignes 9 dans le diocèse de npine d'Orléans. (^. Sbgbxtiek et Cahors, depuis 1756, y étoit né L£iii|ER,ciBR ) , lorsque passant à ù Lunan , près de Figeac , vers Couches, gros bourg à cinq lieues 1731. La vénération qu'inspid'Autun^ le 8 septembre suivant^ roient ses vertus pastorales 9 la ils furent assaillis par la populace droiture de son âme et la justesse (V* SEPTjEHAafi)» Le maire ne put de son esprit, porta le elergé du les sauver; et Aymé fut massacré Quercy, assemblé à Gahors, à le avec ses trois compagnons, parce nommer député ecclésiastique de qu'il étoit prêtre, et n'avoit pas cette sénéchaussée aux Ëtats-Géné*- Toulu trahir sa Foi. Les cîrcoas^ raux en 1789. Cette nomination^ tances de cet événemeqfr sont ra- faiteen son absence, alarma sa moçontées à l'article de F. Segketieb. destie : il vint dire à son évêque^ AYRAULT (Antoine-Piebee) , Louis -Marie de Nicolaï, qu'il né à Saint-Maixent dans le Pbi- n'accepteroit la députation qu'autou, en 17Ç3, étoit, à l'époque tant que le prélat le lui ordonnede la révolution, vicaire à Niort, roit. « On ne commande rien aux diocèse de La Rochelle. Il vet- hommes de votre mérite., lui réfusa de faire le sermeût achisma-t pliqua celui 1- ci ; mais, puisque tique de 1791, et fut. persécutée vous l'exigeî, je vous ordonne Plus la constance de sa Foi, et d'accepter et de partir » . Il mon* la sainte activité de son. zèle le Ira dans l'assemblée des Etats, rendoient cher aux Vendéens corn- bientôt devenue Assemblée Consbattans pour leur religion comme tituante , une sainteté et une ferpour la monarchie, plus la rage meté de principes telles que le des ennemis de la Foi s'augmen-* fameux Mirabeau , croyant se toit contre lui. Il fût saisi par eux venger avec une raillerie d'avoir à Niort même , et traîné à Paris, été confondu par lui sur une ma-f On le fit comparoître devant le tière qui intéressoit la religion, tribunal révotutiontiaire de la l'appela, avec plus de justice qu'il capitale, le i5 messidor an II (3 ne le croyoit, « la sainte relique juillet 1794); et il y fut con- du Quercy ». Non seulement il damné presque aussitôt à la peine refusa avec beaucoup de fermeté de mort comme « convaincu de le serment de la constitution ci' s'être déclaré Vcntiemi du peu^ vUc du cUraé,' non seulement il