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Ronanama ( V. Guune). La contagion que la terre y exhale s'em-* para de lui : on le porta à l'hospice de ce désert ; et il y mourut le 18 novembre 1798, âgé d'environ 5i ans, laissant pour toute succession l'exemple de sa résignation, le souvenir de ses vertus, et la modique somme de 14 lîv. 16 sous. ( V. Allignon et J. B. Baiily).
AZERA ( Pierre - Fràkçois ) , prêtre du diocèse de Toulouse , et religieux de l'ordre de la Merci 9 avoit montré un gran,d zèle dans l'exercice du saint ministère. Il s'étoit distingué principalement dans la carrière de la prédication ^ par dès talens supérieurs et par des Conversions très-remarquables. La révolution vint lui interdire l'exercice public de ce ministère, puisqu'il ne pouvoît continuer à le remplir qu'en faisant le serment schismatique de ï 79 1 , qu'il refusa.
Proscrit comme non-assermenté , il se vit obligé par la loi du a6 août 1792 à sortir de France; mais son zèle l'y ranîena clandestinement en 1793, pour l'utilité des catholiques de Toulouse.' Les services spirituels qu'il leur ren- 'doit , le firent découvrir : il fut arrêté et livré au tribunal criminel du département de la Haute- 6aronn«, siégeant en cette ville.
Ce tribunal, qui cherchoit comme tous lés autres à priver, autant qu'il lepouvoit, de l'honneur du martyre les personnes qu'il con-
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damnoît pour leur Foi, se contenta de qualifier « d'émîgré-rentré » le P. Azera, en l'envoyant à Téchafaud le 5o septembre 1 795.
Azera n'étoit censé émigré que pai*ce qu'il avoit été déporté ; et il
BABIC (Antoine), curé de Puymasson y près de Port- Sainte* Marie , dans le diocèse d'Agen 9 étoit né en 1718 dans la ville d'Agen. II avoit commencé Tezercice de son sacerdoce 9 comme vicaire 9 en la paroisse collégiale de Saînt-Caprais, d'où son évêque le fit passer comme curé en celle de Bourdets, près Marmande ; et en 1770 il fut transféré avec le même titre dans la paroisse de Puymasson. La sévérité de principes 9 la régularité de conduite , et la charité apostoliqtie par lesquelles il s-étoîtdéjà distingué 9 liri attirèrent bientôt la plus grande vénération de la part de ses nouveaux paroissiens. Leur douleur Ait profonde quand ib virent , en 1791 9 que leur paiteur étoit rem-^ placé par un intrus 9 parce qu'il avoit refusé de faire le serment schismatfqué ; mais pour les consoler en leur èonsacrant toujours son ministère 9 il resta parmi eux.
L'intrus qu'ils fiiyoient s'en plai-?
gnit; etl^dminîstrati&n du départetûent'ée'Lot-eit 'baronne ordonna que le vénérable pasteur
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n'avoit été déporté que parce qu'il n^avoît pas voulu faire le serment de la constitution civUe du clergé.
AZOR (Pierae-Jacques), c)iAnoine. ( F. P. Jv Azaekt.)
fût arrêté. Le garde chargé d'exécuter cette commission , ne pouvant s'empêcher de le respecter, trembloit de mettre les mains sur sa personne ; et Babic lui dit :
« Fais ton devoir comme )'ai feit> le mien; mène -moi rudement puisqu'on te l'a commandé; et je ne t'en voudrai pas : car plus |e serai maltraité) plus je serai content de soufifrtr pour J.-G. >• Ainsi avoit parlé» dans une circonstance semblable, vers 303» le S. Martyr Philéas y dont il est fait tant d'éloges dans Eusèbe et Rufin. Encourageant lui-même son juge^ il lui disoit : « Reprenez votre hardiesse dans toute sa force; et faites ce qui vous est ordonné » : Utere tenwritate tua, et quod tiéi jussutn est , fae ( Boilandist.
ad dUm 4 februàtii). Babic fîit donc conduit dans les prisons d'Agen. Quand le juge l'interrogea sur les fonctions ouriales qu'il avoit récemment exercées à Puymasson ) et sur les prédications qu'on l'aceusoit d'y avoir faites contre l'intrus , ses réponses furent aussi vraies que fermes ; et
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