‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 55 sur 222 · BA · texte numérisé non relu

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le juge 5 qui youlpit lui faire éyiter les suites d'ayeux aussi francs ^ lui demanda la permissioa d'Mté-* nuer ses réponses dans le procèsyerbal: «Non, reprit-il; ou, par un acte qui les expliquera comme je viens de le faire 9 je vous sommerai de le joindre au présent interrogatoire. Je n'ai parlé que d'après l'Evangile ; et mon devoir est de le prêcher au péril de ma vie. Ne me ravissez pas cette occdMon de me montrer disposé à m'immoler pour la vérité. Ledan^ ger ne doit être ici d'aucune considération. Je me remets à la Providence qui disposera . de moi suivant ses desseins » . La sentence qui intervint le condamna à une amende de 3oo fraocs ; mais elle le remit en liberté. Il resta dans la ville d'Agen où ses paroissiens TÎni^nt recevoir de lui les sacreipens de l'JSglise; et .peu de temps. î^près il retourna au milieu d^eux. JaB. loi de déportation ne.

put l'en séparer; mais enfin 9 dans la.Semaine^Ssâote ^e t^gl5, il fut arrêté de nouveau; et des. gendarmes le ramenèrent dans les prisons d'Agen. En route » il disoità ceux qui le plaignoient : « Je remercie le Seigneur de la grâce qu'il me fait dc/^ouffrir, la même semaine oO il a lui-même enduré sa passion; je çegarde cette ressemblance comme une grande faveur». Il eut beaM<}oup de souffrances ^ supporter dans la prispn où on le mit.; maij? il édifia b^au-..

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coup les autres prisonniers , à l'égard desquels il se montra d'ailleurs d'une charité infiniment généreuse. Une maladie mortelle vint le frapper ; on ne pouvoit se dispenser de le transporter à l'hôpital. Les sœurs qui en faisoient le service 9 témoignant à, ce vénérable prêtre toute la sensibilité que Ses maux leur inspiroient, il leur dit : « Ce n'est que ma nature coupable qui. sou£fre ; mon âme , rachetée du sang de Jésus-Christ, doit se réjouir de souffrir pour lui, et de déposer sa. dépouille n^^rtelle parmi les pauvres «. Réponse admirable, qui se trouvoit être ce que S. Flavien , dans les souffrances > croyoit avoir entendu S., Gyprien lui dire : « La chair ne SQuffre pas , quand l'esprit est déjà dans le ciel ; et le corps ne sent plus rien q^and l'âme est tçute entière à. Dieu » : AUa^^ropa-' tUuT ctmi animus^ in ecdo est >* n^uaqiumh corpm hoc sentit, càm se Deo tota mew devovit (Ruinart, Passio SS.Matitanis Fiaviani, etc. n'^xxi). Le curé Babiç mourut :en effet au milieu des pauvres en janvier 1794» à l'âge de 75 ans»

BABIN ( MoDSBSTB ) , étoit liine simjfle ouvrière en lij(i^e-, de la ville de Poitiers; mais elle avojtty aux yeux de Dieu, le mcirited^une Foi vive et d'une piété sincère. Sa maison devint l'asile de .quelques^ prêtres fidèles, que.rephercbpient les perséouteiirs. Ils y furent dé-

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