‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution FrançaiseChapitre 67 sur 222 · BAY · texte numérisé non relu

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tion ; Marguerite Bauzac fût arrê^ tée, et traduite devant le tribunal delà Haute- Loire 9 'StègeaLtit au Viif. Ce tribunal Tenvoya , avec son mari, le 5 praîrikl au H ('22 mai i !794)> à la mort , cDihihe « receleuse de prêtres rêfractaîrer in '(>■. J'Alix.) • '

BAYAR T ( MA^iÉ-ftbsiLiE Bau- DBtET , "é*poase de pEASçors7 Joseph Guislain) , pârtaigeoit lia considération publique qui avbit fait por-^ ter son mari tl la charge de procureuir-syndîè de la 'municipalité d*Ari*aè, aux preriiieé^ j'oûr^ 'dé la révolution. ^Vîéjilard respectable ^ ïf'^îvc^rt rendu les plus gç^nds ser- ^rîces a là viîte et i céqii'ellp âVbît dé plus t^oniiOtes habitons, on épouse, née a Arras, jctoit âgée 3è 67 ans,,I6rsque le pror consul J^ Lebon' vînt lensanglan^ ter la province (T^. Arr4s). Un membre même de la Convention a été forcé de^ çohvçhir dans iiii écrit imprimé «'qli^il n'y avoit pas de femme plus veftuje\ise^'4^i, plus aimable ^ lii plus est/niabfe que la (îamé Jlâyprt.'mére »• «Ç'étoit, eohlînudit-îl, la bieiitaisance modéste en' personne,, et )'d di^ne épouse de 1 homme le pnis juste d^Arras» ( V. Secrets ae'J^* Le- 6 on et de ses àomjdwes, pqf A:B, J, Guffroy; l*âris ^ an i^IJ, 1795). lîlle avoit contribué à la bonne œuvre de la veuve Bataille [VI ce nom ) , et se trouvoit inscrite sûr son registre,, Elle partap gea son sort comme ses mérites >

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et fot condamnée à la peine de mort, avec les vingt antres asso^ ciésy par le tribunal révaiutùm^ naire d'Arras, le a 5 germinal an II (i4 avril 1794)* I^ sentence la dîsolt » complice d'une con»^ piration ourdie ( par la veuve Bataille ) contre le peuple français et sa liberté '» 9 parce qu'elle étoit pieuse 9 et que sa Fch Tavoit por*^ tée, encore.' plus que son cœur, •d des actes de charité qui irritoient le pmïconsulé ( V, M. J. IK Bâtailu et R. BiCK. )

BEAUDEVANT ( Anselmb ) , prêtrenon-assmnentéynéà Lyon, et domicilié! à Paris , y étoh ignoré dans un modeste domicile pendant Tannée 1793. Vn royaliste de sa ville natale , proscrit , re-f cherché comme tel^.et ^d outre conune noble et domine offîcifer d'un a»cK^ régiment, se rôfugin chez cet eoclésiafitique, qui , par sentiment de charité .chrétienne^ et mêttie encore pÀi^ amour de la |ustice dont cette persécution oï^ fenaoit la sainte cause, accorda l'hospitalité à l'honorable proscrite L'asile de eeluî^^ci ayant été dér couvert, son hôte courageux fut arrêté avec lui. Traduit devant le tribunal révottuiormaire pour cette action dont la religion encore plus que la cdm'passion naturelle avoit été le principe., Beaudevant fut condamné à la peine de mort, le a 5 ventôse an II ( i5 mars 1794)9 ^^ exécuté le jour môme.

BEA tSg

BEADDIN ( jY... )î P^êtire de l'église de Salnt-Féréol de Marseille, dont le curé fat martyrisé en 1793 {V. M. Omvb), s'étdît laissé séduire, en 1791, par la constitution ciDiiô du clergé 9 et en avoit fait le serment : mais bientôt, mieux éclairé) il le rétracta d'une manière trfes-géné* reuse; et, lors de la loi de.dépor»

tation, il alla chercher vn abri dans la ville de Rome* Lorsqu'il y apprit la mort violenté de son curé , il eut le pressentîn^ent qu'il seroit lui-^même pareillement imimole pour la cause ide Jésu84- Christ, et n'en r^sentit qner plus d'ardeur pour la défendfe ; raab il ne devoit pas tenter Dieu en s'exposant témérairementau inan* tyre. Les circonalatioes kii . pat- Furent enfin se concilier atec* le^ vœux de son zélé, après ce fameux neuf thermidor^ où la faction victorieuse , après, avoir renversé Roberspierre , pronieltoit sî perfidement que la prersécutieftirine continueroit plus.: Il 4e titouva revenu à Marseille eti 1796, «ostu réuni à d'autres vénérables prêtriis (F. DotfàmEu )., lil trâvaillolt alors au salut des âmes avec une activité - vraiment apostolique.

On l'arrêta; et> il. fut co^ndainnéi, en 1797^ à la peine de 'mort>, comme « émigré-renti^ »; Cette sentence le combla d'une joie in-r térieure qui se manifesta d'une manière admirable sur «on visage.

Il marcha courageusemeut eu

^Mpplice avec ceux de ses confrères qui étoientcondamnés aiasi que lui« Ses anciens pressentimens étant Térifiés, à sa plus, grande satisfaction 9 il mourut avec joie pour la cause de Jésus-Ghrist) à l'âge de 4^ Ans.

BËAUDOUIN (ÀLBXAirraB), prêtre du diocèse d'Angers , et qui nous paaraît avoir appartenu ai»^^ .coureat des Carmes de Ghalins^ ^rè& Segré 9 y avoit sa résidence en 1795. Son existence, utile autant que modeste en ce lieu , aurait obtenu grâce pour lui,!si !a persécution n'eût pas été diri* gée par l'athéisme en fureur; car il s'étoit roué à l'instruction d»

la jeunesse. Mais ses enseigne-*- •mens resptroient l'amour de la religion V et ilJat dénoncé comme ^anatii/w. Oo le conduisit aune commission fuititainf qui , sié* géant à Craon y près de Château* Gonthier, et envoyant à la mort avec Paeciisatîon vague de « brigands de la Vendée » tous ceux qui lui étoient livrés, condamna cemme tel à cette peine le prêtre -Beaudouin , le 6 thermidor an II (24 juillet 1794)* Il fut exécuté le même jour.

BEAUFILS (F&Âirçois), prêtre né à ' Menus , dans le diocèse de Parisien 1736, eut le malheur de se laisser séduire par la catU" titutian dvide du dergé , et par .son zèle pour l'exercice du ministère sacerdotal. La paroisse de Saint-Christophe, prèsdeChtoau-

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dun , dans le diocèse de Chartres , l'eut pour curé constitutionnel.; mais il y montra des vertus pasto* raies qui l'y firent estimer des hon* nêtes gens. On peut bien présumer qu'elles lui obtinrent de Dieu la grâce de son retour à l'unité de l'£glise, au moins quand il se vit arrêté en 1794^ Saint-Christophe même, et traîné à Paris deyantle tribunal réviduHannaire. La te* neur de la procédure qui s'y ins-* Cruisit contre lui , ne permet presque pas d'en douter. Déjà trois mois environ s'étoient écoulés depuis le neuf thermidor, et ce tribunal avoit été renouvelé par 4a Convention d'une manière qui sembloit moins atroce ; mais elle en dirigeoit toujours les jugemens avec cette fureur entii-sacerdotale qu'elle rejetoit presque entièrement sur Roberspierre. L^juge«inent rendu coatie François Beau-* fils, le a4 vendémiaire an III {i5 octobre 1794)9 porte qu'il étoit « convaincu d'avoir fait et distribué .

des écrits fanatiques et contrerévolutionnaires , tendans à rétablir le fanaihmei à égarer Jes citoyens » • Sur cet unique motif il fut condamnée la peine de mort, et la subit le même jour à la placé de Grèye.

BEAUGÉ^(iV... ) , prêtre de la Savoie , n'ayant pas voulu faire ce serment de liherté qu'exigeoient lesproconsulseni 793(F. Satoib), avoit fui en Piémont. Il étoit re^ Tenu pour les besoins des fidèles.

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après l^ neuf thermidor y etayoit repris les fonctions de son ministère 9 Jorsqu'arriva la crise réyokitionnaire du 19 fructidor an Y (4 septembre 1 797)* 11 fut arrêté et conduit à Rochefort, pour être déporté à la Guiane {V. Gviahe).

On rembarqua sur i>a Bayan^ funstj le 1*' août 1798. Les fatigues de la traversée, et les tourmens qu'on éprouToit sur cette frégate furent au-dessus de ses forces corporelles. La pieuse résignation de son fime ne put le sauver; il mourut dans la traversée qui dura jusqu'au 29 septembre suivant ; et son corps fut jeté à la mer. ( V, J. B. Baillt et A. Bbchbabl. )

BEAULIEU (Nicolas) , prêtre de la congrégation des Sudistes de Paris 9 dont les membres , dignes de leur chef 9 concouroient à la rendre si édifiante ( V. Hubert )) ne pouvoit pas être comme lui, sous le même prétexte, astreint légalement au serment de la constitution dvUô du cUrgéé Mais les persécuteurs savoient que rSudiste Beaulieu étoit d'une Foi trop invariiable et d'une conscience trop timorée, pour ne pas rejeter cette œuvre d'iniquité. Il ne pouvoit donc maaquer d'être enveloppé dans la proscription des prêtres fidèles que l'impiété n'a voit pu égarer, et qui luttoient contre ses nouvelles doctrines. £n effet, dans les jours qui suivirent immédiatement le 10 août 1792,

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Beaulieu fut arrêté avec tous les prêtres insermentés qu'on put découvrir; et, après l'avoir conduit au comité de la section du Luxembourg où ii refusa le serment, on l'enferma dans l'église des Carmes ( V. Dvlâij). Il y eut pour compagnons d^ captivité neuf de ses confrères Eudistes, avec leur supérieur (^. Blamih,

BODSQVBT, DiaDAV, DVPBIROH ,

Dvavi, Geâssbt, Hébbat, Lebis, Lbfbàhg, SiVBiN), y attendit comme eux, dans la prière et la méditation, la mort à laquelle il voyoit bien que tous étoient destinés. Quand les assassins leur furent envoyés, le 2 septembre, il les vit arriver comme des libé-^ rateurs; et, offrant à Dieu le sacrifice <le sa vie, il périt pour la même cause et de la même manière que togs les prêtres enfermés dans cette église {V* Sbptbiimb). Le lendemaip, deux autres Eudbtes furent massacrés au séminaire de Saint-'Firmih,

{V. POITIBBS et VOOBLÂT.)

BEAU MONT ( Fbàhçois-Ghâb- LBS -Antoine), chanoine, (f^. F.

G. A. Autichamp. )

BEAUPOIL ( Ahto»e-Gi.avdb* Auguste), prêtre. (F. A. G. A.

SjULVT^AuJLil&B, )

BBAUPBEAU (Adblaibb Seb- VIU.B, veuve de Jacques), né à Paris en 17S5, et domiciliée dans cette ville, en 1795, n'a voit point laissé ébranler sa Foi par les terjribles épreuves auxquelles Dieu

permit que Ses étos fùssem ûtors exposés. .Elle entrietcnoit son amour pour la religion et sa piété par la lecture des IWres lès plus propres à raffermir ièis sentimens.

On eut bientôt découvert ces Ryres chez elle, dans une perquisition qui s'y fit arec des intentions peN verscs. On en ettlera dans le lAêtiïe temps sefs papiers et tïtres de famille. Ëile fut livrée au M-hùnal rév&tutiomiaife 9 qui, \t %Q messidor an II (7 juillet 1 794) > n^ésîta pas à renvoyer à ia mort , comme « convaincâè d'avoir eoti- -servé chez elle diffôrèns écrits fanatiques 9 aVec ses titres de lïdble^» .On la fit périr le i^ême jour.

BE AURE ( aîné ^ François ) 9 prêtre , chanoine de la collégiale de Saint- Yrieix , 'dans le diocèèe de Limoges , étôit- né à Saint- Léonard -àe-Noblac, au même diocèse, l^s itWpies i^Volùfiônnaires tiéle virent pas sans colèré résister Siuk ihnovationïs schismatiques die 1^1 , et 'repousser ié sèrttiéritdè iiéerié-éffaUiééotàme il avoît rëjefé le précédent. En 1793, ils le cofnpHrent pàrnîi les ihisérmentés dôrit ife voulaient la perte. Le chanoine Bieaure ftit arrêté dans sa prbvincte où 41 étbit rtSté. Après FaVoJi^coàdamné ft la âépbrtatioii à Ik Gurane , on te ih «onduii^e i Hdchèfort pour y être einbàrque. Il y fut enferme dans le -navire le B&nh&tnme itièkarit ^ ^ui, eii station devaiitHoôhefôrt ,

l^rvolt âé prison à beateoup ât prêtres nouvellement «ririVés (F.

La ft'OCHSLLB et ftoCHEFOftT ). Il

tînt la mer avec eux dans l'horrible entrepont ^e ce navire ; mais à la fin il succomba. Très-malade quand on ramena les déportés à Rochefort en février 1795, il fut porté à l'hôpital de cette ville où îl expira le 1 5 de ce mois , à Tuge de 5i ans. Tout le monde s'ac- '<iorde à dire que le chanoine Beaure étoit nti bon prêtre et un «ecclésiastique fort instruit. ( V. C.

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