BE
forcèrent à fiiir en Suisse. Mais^ après la chute de Roberspierre^ étant séduit par les discours de ceux qui, l'ayant renversé, rejetoient sur lui les fureurs de la persécution, Bernard, impatient de revoir ses ouailles, vint à Bâle vers la fin d'octobre 1794 pour rentrer en France. En vain un de ses confrères déportés qu'il y rencontra voulut l'en détourner, en lui représentant que la faction .
triomphatrice se composoit des mêmes persécuteurs qui avoient proscrit la religion; Bernard, après quelques jours d'hésitation, n'en prit pas moins le parti de «'acheminer vers son troupeau, en disant : « Je me résigne à tout pour faire mon devoir ; que la volonté de Dieu s'accomplisse » .
Quoiqu'il eût pris le soin de se vêtir en chasseur pour n'être pas reconnu dans la route , imitant en cela, pour sa sûreté, le saint évêque £usèbe de Samosate, et le saint Martyr Barlaam , dont saint Jean Damascène a fait un si touchant éloge, il fut arrêté comme suspect au village de Saint- Louis, sur la route de Baie à Strasbourg.
En le fouillant , on trouva son bréviaire; et, cette- découverte ayant fait soupçonner son état, on le mena prisonnier à Huningue, où, étant interrogé sur sa profession , il déclara, franchement qu'il étott prêtre déporté. La gendarmerie fut alors chargée de le conduire k Golmar où siégeoit le tribunal cri-
mtnel du département du HauP- Rhin. Les juges le condamnèrent, le 1 5 brumaire an II ( 5 novembre 1794)9 à la peine de mort, comme « émigré-rentré » . Avant d'aller à l'échafaud, il écrivit à plusieurs personnes pieuses pour leur faire ses adieux, et entre autres à deux de ses paroissiennes, qui étoient sœurs , et vivoient ensemble , leur disant : « Je vais être aujourd'hui même une nouvelle victime pour notre sainte religion.... Priez beaucoup pour moi B. Quand il fut arrivé à l*écbafaud , il dit encore au peuple d'une voix haute de prier pour lui, se mit à genoux, et pria luimême quelques minutes de manière à être entendu de tous les assistans. Se relevant ensuite, et quittant lui-même ses habits, il livra sa tête à l'exécuteur qui rabattit le jour même de la sentence.
BERNARD (iV... ), curé de la paroisse de Thuret, près Rio m, dans le diocèse de Clermont où il étoit né, àBeaumont-lès-Rondan , hésita quelques jours entre le refus et la prestation du serment de la constitution civile du clergé^ doutant encore ^il étoit licite ou non. Ce furent les raisons mêmes qu'on lui donna pour le déterminer à le prêter qui , par leur évidente mauvaise foi, le décidèrent à le refuser. Il ne résista pas à la loi de déportation , et sortit de France ; mais, impatient d'y rentrer pour .
BER igi
revoir son troupeau , il crut que l'occasion en étoit propice, lorsqu'après avoir renversé Roberspierre la Êiction thermidorienne rejetoit sur lui toutes les horreurs de la persécution. En 1796, il vint d'abord à Lyon , où toujours les prêtres fidèles furent si bien accueillis des habitans ; mais les autorités en ce moment se trouvèrent disposées à les persécuter de nouveau. Bernard fut arrêté ; et bientôt on le condamna à être fusillé , comme a émigrérentré » . Un gentilhomme d'Auvergne nommé d'Ëspinchal, condamné en même temps à la même peine, également « comme émigrérentré , » reçut de lui , avec la grâce des sacremens ^ l'exemple d'une mort courageuse ; mais , lorsqu'il périssoit pour la cause du roi , Bernard mouroit pour celle de Jésus- Christ, sans laquelle il n'eût pas été déporté, et pour laquelle 11 étoit rentré , et retournoit dans sa province. {V, Boutilieb.)
BERNARD (Charles), curé de Laucourt, près Roye, dans le diocèse d'Amiens, ayant été expulsé de sa cure à cause de son refus du serment de 1791, s'étoit retiré à Charbonnières, près Hontdidier, même diocèse. De là , il poùvoit encore maintenir ses paroissiens dans la Foi catholique; mais la loi de déportation le força de sortir de France en septenibre 1 79a. Son amour pour ses ouailles l'y ramena* clandestinemeqt au
fi^2 B£R
coimnencement de 1794; îl ^u^ reconnu 9 et arrêté dans la pro- TÎnce du Laonois. On le traduisit devant le tribunal critninel du département de Vjéisne, siégeant à Laon ; et il y fut condamné , . « comme émigré - rentré », à la peine de mort, le 11 thermidor an II (29 juillet 1794) 9 deux jours après la chute de Aoberspierre.
BERNARD (Chkistophe), curé de la Bastiédoinie 9 prés Pertuis , dans le diocèse d'Aix, ne sortit -point de France , quoiqu'il fût proscrit comme n'ajant pas fait le serment de 1791. On l'arrêta en 1795, et on le conduisit à Avignon • pour y être jugé par le tribunal criminel du département de f^àuciuse. Les juges devant lesquels il comparut le 25 nivôse an II ( i4 janvier 1794 ) 9 le condamnèrent à la mort comme « prêtre réfractaire » ; et il fpt exécuté le même jour.
BERNARD (François) , prêtre , religieux Capucin du couvent de Yalréas, s'étoit retiré, après la suppression des ordres monastiques, dans le bourg de Saillans, diocèse de Valence , où il rendoit son ministère sacerdotal utile aux catholiques du canton. Il fut emprisonné vers la fin de 1795, et on le livra en 1 794? à la commission popùteire d'Orange , qui , ne pouvant exciper contre lui de la loi de déportation, imagina de le condamner, comme « conspirateur», à la. peine de mort > le.Gmedsidor
an II (24 juin 1 794) ; et il fut exécuté le lendemain, à l'âge de 54 ans. {F, R. Bes.) . BERNARD (Pierre-Chariss), prêtre du diocèse de Poitiers , né à Lusignan, et curé d'une paroisse du Poitou, ayant été pris et amené à Paris, y fut condamué par le tribunal révûhtti&nnaire à la peine de mort, le 9 thermidor an JI (27 juillet 17-94). Le texte de la sentence indique sufflsamment la sainte cause pour la- <iuelle il mourut. Cette sentence dit «qu'il étoit convaincu d'avoir employé h fanatisme pour semer le trouble et la division ; et par là, de s'être déclaré l'ennenii du pieu* pie» , en prêchant la religion, et remplissant tous les autres devoirs de son ministère. Il périt le même jour, à l'âge de 38 ans. {F. A. G. B. Beaueegard.)
BERNARD (iV...), prêtre et religieux Cordelier de la maison de Yarennes , dans la province de Champagne , au diocèse de Reims, ne se vit pas sans douleur expulsé de son cloître, lors de l'abolition révolutionnaire des ordres monastiques. Plus l'impiété qui présidoît à ces espèces de réformes lui étoit notoire , plus son zèle pour la religion en péril s'augmentoit. Loin de trahir la Foi catholique par aucun des sermens exigés en 1 79 1 et 1 792 , il s'efforça de l'affermir dans le cœur des fidèles. Il fut arrêté en 1793, dans le département de la Meuse où il
réstdoit. On le Condamna en lyg^ à être déporté à la Guiane ; et on le fit partir pour Rochefort, où il devoit être embarqué {F. Roobbvobt). Il le fut en effet sur le na«yire iô fVoiiUington , dans Ten*trepont duquel il souffrit dos maux qui le firent périr. Il mou*rut à l'âge de 5o ans ,. dans le courant d'octobre 1794; et ses ceibdres reposent dans l'île Madame* ( V* Bsa«Ea5 de Bourges , et L. À.
BERNARD ( Lovis-A vcirsTni) , prêtre, vicaire de Bais, dans le diocèse de Vannes, et né à Auraj, même diocèse, préserva sa Foi et ea vertu de toute foiblesse lors dés âeitnens exigés en 1791 et i.^dd.
Resté dans le pays pour J'utilité des catholiques, il y fbt arrêté «ai 1793 par les agens de l'impie Convention ; et bientôt on le con^ danma à être déporté au delà des mers. Il fut à cet effet conduit ,à Rochefort, oà on le fit monter 8ttr le navire tes Deux À^oeiés {V. RocHSPO&f). Les maux qu'on y endunoit^ surtout dans l'entrepont du bâtiment, étoient si affreux, que le vicaire Bernard ne tarda pas d'y succomber. Il mourot le 94 juin 1794) à ^'^ge de 4o ans, et fut inhumé dans l'île d'^i».
( V, BsaiTAAi), Gord£li^r,,et J.
Bemaad.)
BERNARD-DU-CORNILLET (Jxàn-Gbaxues-Ma&is), prêtre, chanoine régulier de l'abbaye de Saint -Victor, à Paris, étoît né à
Chateaubriand , dans le diocèse de Nantes, en 1760. Il avoit fait de brillantes études dans sa province , lorsqu'il vint, en 1780, se vouer à Dieu dans cette abbaye; et, après quatre années et quelques.
, mois consacrés aux études théologiques, il fut ordonné prêtre le ai mai 1785. La vaste et précieuse bibliothèque de cette congrégation, qui étpit, après celle du Roi, la plus riche 'des bibliothèques publiques! de Paris, et dans la«quelle Bernard avoit dé|A puisé tant de connpissances, fixa si bien ses affections, qu'on 'l'y voyott i consacrer à l'étude toutes les heures que ne réclamoit pas le service divin; et ses supérieuBS comme ses confrères, déjà 'pleins d'estime pour ses lumières, et d'égards pour ses -goûts > lui coorférèrent d'un cou internent una^ nime la charge de bibliothécaire^^ neuf mois seulement après sa pro* motion k l'ordre dô la prêtrise.
Tous se flattoient avec raison que le ^une Bernard, doué des .plus, heureuses dispositions , et 4éjà. si avaooé dans le savoir, ferott revivre en sa personne tant d'hommes célèbres qui, par leujcs vertus, elomipe par leurs- lumières, .avaient ili^stré. p^Q ancienne .abbaye, si fort e3timée de saint Bernard. Elle seinbla resf^ectée fusqu'à un certain pojnt le^ deux premières . années de la révolution. Lorsque tous les établissèmenA r«Jigtem;||; étpient d^jà dis-
S0U9, et leurs memlnes dbperséi par l'Assemblée Constituante , les chanoines régulier» de Saint^Yic* tor avoient encore raraatage de rester dans leitir maison; et Bernard r- du - Gomiflet ne perdoit pas Te^poir de passer le reste de ses jours dans cette retraite si chère à sa v«tu comme à son goût pour l'étude. Mais bientôt, sous l'Assemblée Législatire^ les • Viotorins ftiteat expulsés de leur idoîtfe; et Bernard ^ qui Taîmoit trop pour s'en éloigner beaucoup , choisit de ptséférence à tout autre anle. la sainte maison des Nouveaux Convertie 9 qui étoît dans le Toisinage. Là se CrouTOient réunis , sans j virre cependant en' communauté > plu^ sieurs prêtées infiniment recom^ mandables par leur pjété, leur -sèle, et même leinr savoir ( f^. P.
«t A. F. 6vi»IH-rDl0»K0CHEB.).
'Mais cette maison, si ^respectable ne pouvoit échapper auK recâierches de ces hommes qui 9 dé}à trop puissans 9 étoietit ai ardet^s à détruire tout ce qtii pouvoit conserver et perpétuer les prîn^ cipes d'une relig:iôn qu'ils >ouloient, pour ainsi dire^ étouffer dans le sang ée ses ministres» Il paroitroit, "diaprés les regisIréB d'écrou de cette' époque ( K» Se>- TEmtE}, que deux ou trois joufs après le rffa? aotti i^Qa, BerJnard effrayé quitta cette maison , dé)à si fort menacée par les pei*féeuteiirs depuis quelques meié-^
BEH
et qu'il vint se réfugia dans la rue des Mathurins du faubourg Saint-Jacques ; car ce fut là qu'on l'arrêta le 1 3 août 9 en même temps qu'on enlevoit de leur maison ses confrères des Nouveaux Con^^ vertu. On avoit suivi «es traces; et il fut amené avec eut devant le comité de la section dite hideuses ment des Sans-cutatteSy siégeant dans l'église âe Saint -- Firmin.
Aucune loi ne Tavoit astreint au serment de la constitution civile du eUrgé, puisqu'il n'ezerçoit aucun ministère public à charge d'âmes. Le comité néanmoins loi démanda ce serment qu'il savoit bien que Bernard n'étoit point disposé à prêter. Il le refusa solen*nellement y comme contraire à la Foi et aux principes de l'Eglise catholique. Digne par là de^ rester uni avec ses confrères 9 il fut constitué prisonnier comme eux dSfiis le séminaire de Smnt-Fir^ mén; eton l'y massacra avec eux^ le 5 septembre (F'. A. A. Aiaigt).
Son âge étoit alors de 33 ans et demi. 'En remarquant son nom et M profession 9 quand dn songe à là esfuse et au genre de sa mort»
-ilost âlfBoile de ne pas se rappeler avec complaisance ce que saint Bernard disoit de ce digne prieur de Saint-Victor» qui fut assassiné de son temps» et qu'avec tant de chaleur et de solennité il proclamoit vrai Martyr de l'Eglise* (F.
ci-*devant» tom. I» pag. 4^» 53 et 96.)
BERNARD (Jukien) » pisêtre , chanoine régulier de la congrégation et maison de Ghaneelade^ dans le bourg de ce nom, au diocèse de Pérîgueux, étoit né, c^n 17549 à Saint-Junien-sur-Vienoe, dans le diocèse de Limoges. Avant d'aatrer dans bette congrégation, il avoit essaj^ de la vie des Ti:appistes, dont même il avoit porté rfaabit. Son grand amour pour l'austérité de ces cénobite^ ne trouva pas dans ses iGorces les mojens d'en supporter les rigueurs. Après onze mois de noviciat à la Trappe, il fi^t obligé d'en sortir; et il entra ^^ns la congrégation de Chanceladcj où il vécut avec toute la ferveur de la piété .cénobitiqoe* Quand, cette congrégation fut supprimée, avec tous les établissemens religieux, en 1791» Junien Bernard, obligé de rentrer dans le inonde, y por^ les vertus du cloître , et vint habiter 1^ contrée qui l'a voit vu naître.
Vénéré de tout ce qu'il y avoit de sensible à la vertu dans le pays , il en étoit d.'Autant plus un objet de haine pour l^s révoluti^imaires.
Comme il u'avoit fait aucun des srâaonsprescritseq 1791 çt 1793^ ce fut un .prétexte pour le «aisir 4;omme insermenté. On l'amena dans les priions de Limoges; et bientôt on le réunit aux autres prêtres dont on vouloit se défaire par une déportation maritime. Il fut traîné comme eux à Rpchefort^ pour j être emt^arqyé ( F. Rqg«b-
voat). Il avoit déjà 60 ans, quand on le fit monter sur le navire (es DeuçD Associée 9 où il donna à ses confrères l'exeiTipIe de la plus humble résigûatlon, et de la piété la plus tendre. Malgré son âge avancé, n'écoutant que son cœur et sa charité , il voulut se dévouer au service des malades, d'abord dans l'entrepont inlect du bâtiment, et ensuite dans l'île Mada/me, lorsqu'ils y eurent une espèce d'hôpital. C'est en les y servant qu'il fut atteint du mal qui les conduisoit à la tombe; et, en. succombant lui-même, il mérita tout à la fois, et la palme des confesseurs de la Foi, qui acquièrent la gloire du martyre dans les tourmens, et la palme de ceux à qui cette gloire, est donnée, parce qu'ils ont sacrifié leur vie aux besoins des pestiférés. Il expira le 21 septembre ^ 794 • ses saintes reliques reposent dans l'île Madame. (F. L. A,
BSBNAJLD, et J. M. BERNÀRp.)
BERNARD ( Jean - Marie ), prêtre, habitué. de la paroisse de Lantic, dans le diocèse de Saint- Qrieuc, étoit né à Plounez, dans 1^ même diocèse* tl Qe sembloit jpas que , malgré son ^éloignement de la constitution civiù^ du ctergé» et du serment de 17911 il 4ût être frappé par la loi du ^6 août 1791), puisqu'il n'étoit point fonctionnaire public , quand on exigea ce serment. Mais , prêtre zélé et fidèle , il étoit utile aux catholiques de sa proyiog^ JLes
fgè BÈR
persécuteurs du départeiùéiit des Câtes du Nord le leur enlevèrent.
Il fut arrêté en 1793, et conduit d*abord à Nantes 9 puis à Lorient ( V. Neveés), et enfin ft Rochefort, pour être déporté au-delà des mers (F.'Rochepobt). On le fit embarquer sur le navire les Deux Associés; et îl mourut à 41 lans , le 1 5 août 1 794. Ses confrères l'inhumèrent daiis Tlle à^Aix. {f^, J. Bernard, et J^* Berkard.)
BËRNARI) (Jacques), ciiré de Vouroux - lès— Varennes , dans le diocèse de Glérmont, né à Vichy* lès-Bains, dans lé même diocèse, en 1725; ne se fendit point coupable du serment schismatique de 1791 ; et son amour pour ses devoirs et pour la' religion en péril , le fit rester en France, malgré la loi du 26 août T792. Son âge 'd^ailleurs lé dispénsoit de s'exiler ( F". DÉPORTATION ). La persécution cependant le força dé s'éloigner un peu , en 1 793 ; et il fut 'sirrèté sur le département de VAitier, probablement dans son pa^k natal. Oh l'associa aux prêtres que' lé proconsul de la Gonvehtîoh en ce département, taisolt envoyer à Rochefort, pour être lâéportés au-delà des mers (f^. Rochefort). n futemb'drqué'étir le ilavîre (es Beux Associés, et y mourut, le 28 août 1794» à l'âge de 69 ans. Les autres prêtrei fenterrèrent dans Itle Madame:
{V, J. M. BaiLNARi> et Bernabdik^ fé%ieuj:.}
BER
' BERNARD (Loris - François- JpSEFR ) , prêtre de l'ordre des 'frères hospitaliers de Saint-^eande-Dieu, ùik il étoit appelé le Père Modeiste, avoit vu le jour à Lille, en 1742. Il étoit, à l'époque de la révolution, aumônier de l'hôpital que les religieux de son ordre desservoient , dans lia Tille de Poitiers. Aucun serment ne fut prêtépar le Pire Modeste; et felui de iiéèrté^ égalité lui parut aussi criminel pour le moins que celui de la constitution eiviie du clergé. Les reâis qu'il fit aux propositions de les prêter , comme encore la ferveur exeD*plaîre de sa piété, attirèrent sur lui là plus grande hairie de« hommes révolutionnaires de la province i déjà transformée en départenfient de- la ViewM, Gomme \\ ne pouvoit être assimilé aux prêtres /bnetiôrÊnaires fuhlics , noti-'asseifnentés 9 que la loi du 26 août 1792 condatnna à la dé*portatîon, îl c^uf pouvoir sans danger se dispensa «te sortir de TVànce; et il se féllciloit d'avoirla faculté- légale de rester pour le 'Sûlut déè eatholique^L Mais, à la fin de 17^^ les autorités du dé- '{iartèriîent, impertuilées par 5e$ vertus et son- zèle, le fireôt- arrêter ; et, le 28 'veikole an II (iB mars 1794)? le tribunal criinSnel du département, siégeant tt PoRfers, condamna ce bori et chàrkable" religieux à'être déporté k la l^utane.UâDi^t U'f^ut «r^voyé
4l Rochefort, pour y être embarqué {F. Rocheport). On le fit ixionter sur le navire tes Deuay^ Associés s où il eut à supporter ^ indépendamment des maux communs à tous ses compagnons 9 une souffrance particulière, infiniment grave. Un pas mal assuré , sur ce navire incommode et si fort embarrassé j» Tavoit fait toml)er rudement dans le fond de cale, on le crut mort, tant la cbute avoit été forte. Il en eut le corps tout froissé et nieurtri. Si ses con&ères ne fussent accourus pour le secourir, il y auroit péri ; et les douleurs qui lui en restaient, ne s'affoiblissoient que* lentement.
Mais cette circonstance ne servit qu'à faire éclater davantage sa patience , sa résignation , et toutes les autUBS vertus qu'il possédoit dan3
, un degré très-é minent. En le contemplant, on se sentoit plus de
' force pour souffrir les peines auxquelles on étoit livré, et plus de courage pour conquérir le Ciel.
Comme si la Providence eût voulu conserver cet admirable modèle , pour d'autres prêtres exposés à des maux du même genre, elle ne permit pas qu'il fût du nombre de ceux qui moururent en si grande quantité , dans cette première déportation. Après les pnze mois qu'elle dura, on le mit à terre, avec le peu de déportés qui TÎvoiei^ encore, au commencement de février 1 79$ ; et il fut CQnduit comme eux à Saintes, où
BER 197
leurs souffrances , quoique moindres, durèrent cependant encore quelque temps. Quand il leur fut permis de retourner à l^u|*s précédens domiciles , le Père Mor deste vint à Gbartres, où il pouvoit trouver plus d'amis , plus de ressources, et surtout plus de bien à faire. Il y reprit avec zèle l'exercice du saint ministère, et déploya librement la ferveur, de sa piété, comme si la persécution eût totalement disparu. La catastrophe du 1 8 fructidor (4 septembre 1797), vint le détromper, sans le déconcerter. Il avoit trop d'ardeur pour le rétablissement de la religion, sa vertu pure et sincère repoussoit avec trop d'horreur le ser- ' ment de haine exigé par les tyrans à cette époque, pour qu'ils ne le fissent pas arrêter des premiers. Il fut une seconde fois traîné à Rochefort , pour une nouvelle déportation (F". Guianb). On l'embarqua, le la mars 1798 , sur la frégate ta Charente y d'où , le a5 avril , on Iq fit , non moins péniblement, passer sur la frégate ia Décade qui devoit le porter, ^vec beaucoup d'autres , à Cayenne. Dans cette traversée, on le vit tout aussi édifiant, tout aussi admirable qu'il Ta voit été sur ies Deux Associés^ A peine fut-il arrivé, le 1*' juin, dans la rade de Cayenne, que le commissaire du Directoire en cette colonie, le relégua ^e suite à I^onanama. Ceux d'entre ses compagnons de souffrances ^ui^ deux.
iqS B£R
ans après, en revinrent^ trouvoient une douce autant que sainte consolation à raconter que, dans ce désert, « le Père Modeste, par ses vertus célestes et sa résignation toute surnaturelle , ne cessa jamais de leur paroître un véritable prédestiné; €t que tous avoient pour lui la plus profonde vénération». U y mourut lentement et douloureusement, de peste et de misère , è l'âge de 56 ans, le lo octobre 1798. Dans ses derniers instans, il répétoit, avec un élan de cœur où se manifestoit le plus vif empressement dliabîter la demeure étemelle, ces paroles du prophèteroi, si analogues à sa situation :
« Arrêtés ici sur des rives affligeantes, notre douleur île peut que s'y accroître , en pensant à la sainte Sion, après laquelle je soupire en versant des larmes de joie. » Super flunUfia Bahytonis illic sedinius et flevifnus, dum recordaremur Sion. Eh !
ceux qui sèment dans les larmes ne recuenieront-iispas une abondante moisson de délices : Qui senUnant in iacrymis, in exuUa^ leicmeme^enf ? Ce ne fut pas sans ï*e« grets cupides que les persécuteurs subalternes de Konanama, inscrivant siir leur registre , la niort du Pire Modeste, se virent obligés d'y ajouter « qu'il étoit mort dénué de tout, » et sans rien laisser à leur rapacité. (F. C. H. Bebger, et
P. F. BlKTHOD.}
BERNARD {Dom) , Chartreux.
{V.k. J*» Lbdovx.)
BERNARD {Sœur Saint) ^ religieuse. {V. J* Romillon.)
BERNARD (iV...), pieux habîtant de la paroisse de Lavallay, près de Dol, d'accord avec sa femme , non moins pieuse que lui, donna, avec tout le zèle de la charité et de la Foi , un asile en leur maison, à un prêtre de Montluc, près Savenay, dont les persécuteurs avoient mis la tête à prix {V. AtFFEÀT). Ils l'y découvrirent ; et ses deux hôtes furent arrêtés avec lui, le i5 mai 1794* On les traîna ensemble à Savenay, où la commission militaire qui inondoit cette ville de sang , les fit fusiller tous les trois , le 29 floréal an II (18 mai 1794)* Bernard et sa femme le furent comme «receleurs de prêtres réfractaires » • (r.J'ALix.)
BERNARDERIE ( Charles- Mabie- Joseph de iâ), cbré. {V. C .
M. J. HuÀUtT.)
BERNARDIN (iV...), prêtre et religieux du diocèse de Verdun, préserva sa Foi de toute foiblesse , lor& du serment schismatique de 1791. La terreur dont l'enveloppèrent les événemens affreux de la fin de 1792, troubla son âme au point de l'entraîner à prêter le serment de iiéerté'égaUté , prescrit à cette époque. Il ne s'en montroît pas moins attaché à la religion et aux devoirs du sacerdoce.
Les administrateurs delà contrée ^
BEB. HER 199
transformée en département de bonne aôtion {f^. J' Ahfx). H n*y la 'Méfiée > le firent emprisonner; étoit que depuis peuple fours , et bientôt le tribunal criminel de lorsque , dans l'actitilé des perce département prononça qu'il quisitions domicUlaîres auxquelles devoit être déporté à la Goiane. se livroient les agens de la perse*- Il fut donc enYoyé à Eochefort, oution,il fut découTert. On Vem* pour j être embarqué (f^« Rogh»- mena prisonnier areû sa pieuse voet). On Vy fit monter le navire hôtesse. Après quelques jours pasles JD^ctlâD Associée, Les souf- ses dans les prisons de Montpel* frances du séjour de l'entreponl; lier, il fut amené deyant le tribu« raccidiièfent ; et 9 craignant d'à-* nal criminel du département d» Toir, par son serment de Uéerti* VHérautt, siégeant en cette ville ; égaiiié, compromis la Foi ca- et 9 le i5 floréal an II (diiàanche tbolique , pour laquelle on le 4 ii^î >794) 9 ^^ iug®< le condamlaiseit souffrir 9 il se hâta de le nèrentàlapeinedemort, oonmie rétracter» U expira dans ks souf'* « prêtre réfractaire » • Le bourreau frances 9 le a5 aoCIt 17^49 ot fut s'étant alors approché de lui pQur enterré -dans l'île Madame. ( F. lier ses mains 9 Bernardon le pria Jv BuurAAn H B. BrAxa.) de les lui laisser libres, afin qutl
BBBNARDIN (Le Péf^) 9 reli- pût faire le signe de la croix Jus*
gieux Carme «-Déchaussé. (F. F que sur l'échafaud. Le bourreau
Nicolas.) lui répondit qu'il ne pouyolt lui
BER^ÀROON (iy«.^.)> pi^te accorder cette liberté : «Eh bieni
habitué de l'église cathédrale de repartit le vertueux prêtre 9 qu'a-
Montpellier, qui n'avoit point fait vaut d'être lié^ il me soit du moins
le serment schîsmatique^ pi obéi à permis de marquer maintenant,
l'inique loi de déportation, voyant pour la dernière fois 9 ma par*
sa tête menacée dans la ville de sonne de ce signe sacré de la ré-
Montpellier9 s'enfuit dans la cam« demption, témoignage delà Foi
pagne, en se dirigeant vers un de dans laquelle je vais mourir» ! Lié
ces villages dont la pauvreté de- ensuite , il marcha à l'échafaud
voit le plus détourner les regards avec la plus ferme confianeie en
des persécuteurs. Une paysanne Bieu , et péirit le même jour. Sa
qui n'avoit d'autre moyen de su]>^ pieuse hôtesse ne tarda pas beau*
sisterque le produit d'une trè»* ooop à subir le lïiême sort, comme
petite iaiterie, voyant ce prêtre in* «receleuse de prêtres réfraotaires» •
fortuné errer près de sa chaumière, {F. Lr BâtLiiny E*" Coste,
vint le prier de s'y réfugier, quoi- Jv LàzvrtES et A. F. A. Roi-
qu'elle sût bien de quelle peine i.A|fD.) dile étoit menacée pour cette BERNARDON (Pitaû^)^ prêtre
900' BEA BE&
du diocèse de Clermont» retifé temps que €elui-cî Ait condamné ft à Saint - Julien - de - Fix » près mort, «comme prêtre réfractaire», Brioude $ avoit été curé ou yièaire. celui-là fut envoyé à l'échafaud , Comme tel 9 il étoit obligé par les comme « receleur de prêtres rélois réyolutiounaires à prêter te fractaires » {F. J* Axix), le ag serment de 1791; et, s'il l'aycit floréal au II (18 mai 1794), et refusé , à sortir de France en 1 793. périt ce jour-là même, î^'ayant fait ni l'un ni l'autre, BËRNAilDON (THÉaks* SâH- ^ étant resté à Saint-Julien pour «m , épousede)... , résidant avec l'utilité des catholiques , il y fut lui à Saint-Julien-de-Fix, paroisse arrêté vers la fia de* 1793. Tra- de la Bassei-Auvergne , comprise duit ensuite , le 29 floréal an II dans le départementale la Hautes (18 mai 1794), devant le tribu- i^r», étoit attachée àlareligio» liai iBriminel de la Hautù-Loire , catholique d*une manière isébrim-i siégeant dans la ville du Puy, les lable. Vivement touchée des per* juges le condamnèrent ce jour- là sécutions faites à se» ministres en même à la peine de mort , comme 1 795, elle cacha dans sa maison i « prêtre réfrac^taîre» ; et il fut im- de \ concert avec son mari , u» mole peu d'heures après cette con- prêtre dont la vie étoit menacée^ damnation. (^. J. Bi Abeillon.) II ^ut découvert chez eux; et on B£KN ARDON (Clam) , pieum la traîna comme lui et son *mari laïc de la paroisse de Saint-Julien- au tribunal criminel du départe* de-Fix, près Brioude, dans te mentj siégeant au Puy (F. J. B. diocèse de Clcrmont , avoît AbbiIllon). Ce tribunal la condonné l'asile à son pai?éht, pror dantoa, le 29 floréal an II (18 bablement son frère , le prêtre mai 1794), à la peine de mort, P. Bemardon : à quoi il avoit été comme « receleuse de prêtres réporté, non seLuJement p^r ses liens fractaiies » {V\ J* Aux). Ces de parenté, mm encore par un trois Martyrs périrent ensemble sentiment de religion. Lorsqpe les le mèofie jour. {V. C. Bbihàrbor.) persécuteur^ découvrirent chez lui BËRON (jEAifRB) , pieuse fiUe > eet ecclésiastique içt ^arrêtèrent, demeurant avec deux sœurs non' ils se saisirent aussi de Clair Bei:- moins vertueuses, à Daumeray^ nàrdon et d^ sa feipme, les em- près Durtal , en Anjou (f^. les menèrent avec lui dans tes prisons deux articles suivans), mirent de la ville du Puy. Là , résidoit le aVee raison au nombre de leurs tribunal criminel du départeinent devoirs religieux, celui de fourde là tlaute-r Lçire {V», J. B, nir en leur maison un asile aux Abeillon ). Clair comparut de- prêtres catholiques 5 vivement vant lui avec Pierre ; et , enmgme recherchés de toutes parts et
joués à la mort. Par là , eileâ procuroient aux fidèles du canton le moyen de jouir des bienfaits , des secours et des grâces de l'Eglise :
mais leur bonne œuyre fut décou- Terte ; et ejHes [furent arrêtées»
pais conduites à Angers pour y être jugées par le tribunal criminel du département de Maine^t' lioire, Elles comparurent devant lui le aa messidor an II (lo juil« let 1794)9 et furent aussitôt con* damnées à la peine de mort ^ conmie « receleuses de prêtres réfractaires « (F. J* Alix). Elles perdirent la vie en même teippS) le jour de la sentence.
BERON (Mae»), sœqr de Jeanne et de Kékiée, ayant, d'uq commun accord ayec elles, donné asile à des prêtres catholiques dans le plus fort de la persécution, fut condamnée à mort avec ses deux sœurs, comme «receleuse de prêr très réfractaires») le an messidor an II (10 juillet 1794)9 P^r 1^ tribunal criminel du département de Maine-- et" Loire i siégeant à Angers {V. J* Aux) ; et on l'immola le même jour avec ses deu^ sœurs, (f^.rartide précédent et le suivant.)
BERON (Rshbb), scsur^de Jeanne et de Marie, don;! il vient d'être parlé 9 subit le même, sort qu'elles, en même temps » et pour la même bonne œuvre. Traduite 9Tee ses deux sœui:s devient le tribunal mnilnel, siégeant à Angers^ ell« J fut p/^rAUlemflfQt con-
BER
damnée à la peine de mort , le aa messidor an II (10 juillet 1794)9 comme « receleuse de prêtres réfiractaires » • {V. J* Aux.)
BERRUYER ( FRAirçoiSE ) , veuve. (F. F* GAGVÈaB.)
BERTAULT (Gbiblbs-Dbnis), fut Tun des dix-^ept prêtres que le tribunal criminel du département de la Vienne, siégeant à Poitiers, fit périr à la fois, comme « réfrac-* taires » , le aS ventôse an II (18 mars 1794) 9 en même tenips qu'il en condamnoit beaucoup d'autres à être déportés à la Guiane ( V.
RoGHBFOBT ). La seutcnce rendue contre Bertault 9 portant qu'il étoit domicilié à Paris , suffît pour nous faire comprendre qu'il y avoit él4 attaché au service de quelque pa^ roisse; qu'y ayant refusé le serment de la constitution civile du otergéj et ce refus l'exposant à de grands dangers, il s'étoit réfugié dans le Poitou qui s'illustroit par son courageux attachement à la Foi de Jésus -Ghrist (^..VEKDiE); et que le zèle avec lequel il y exerça son ministère, lui attira toi^te la haine des tyrans » contre l'impiété desquels s'étoient soulevés la plupart des habitant de cette province. {F. M- Rabin
et A. S. BBBTBikND. )
BERTHAl3LT(iV...),aîné,curé
d'Afleuf , au canton de Ghûteau- Ghinon, diocèse d'Autun, avoit été expulsé de sa paroisse par les autorités civiles , à cause de son invariable fidélité aux principes de
BER
la Foi catholique lors de la eonê" tituHon eiviie du cUrgi. Il en ayoit refusé le serment. Comme il étoit âgé de 62 ans quand fut i«ndue la loi de déportation du 26 août 17929 il se résigna avec trop de confiance à la condition rigoureuse qu^elle imposoit aux sexagénaires qui ne se déporterdient pas eux-mêmes : celle de .vivre en réclusion sous la surveillance des administrations départementales. Il fut l'un des vieillards reclus du département de la Nièvre^ et sooffroit avec une édifiante résignation les vexations qu'on leur faisoît endurer {V. Nièvre ). Sa bonne foi l'empc^cboit de prévoir qu'au mépris de la garantie de sécurité qui leur étoit donnée par la même loi, ils n'é-.
toient là que comme en réserve pour leur plus entière destruction. Berthault, qui s'y trouvoit avec son frère cadet, curé de Glux, au diocèse de Nevers, en fut enlevé inopinément comme tous les autres, et traîné avec eux à Nantes pour 7 être noyé {V. Nawtes). Tout ce qu'il souffrit dans le trajet, et ensuite dans la galiote du port de Nantes , surpassa de beaucoup le supplice de la guillotine. Il n'y périt cependant pas, et fut du petit nombre de survivans que l'on envoya à Brest , quand leur sort eut Pair de s'adoucir. Il portoit avec loi le germe d'une fin prochaine que déyeloppa, d'une manière prompte
BER
et cruelle , le brick mal-sain sur lequel il se trouva placé dans le trajet; et il mourut en mer le 8 mai 1794 9 ayant assez souffert pour aller recevoir dans le ciel la couronne du martyre. La santé de son frère ayant résisté aux mêmes épreuves, le fit échapper à la mort qui moissonna presque tous leurs compagnons de déportation.
(F. Bàdoinot, de Saint-^Martinlès-Donzy, et Bonakd, chanoine.)
BERTHOD (PlEMfi*FRAHÇ01s)>
prêtre, né à Saint-Sigisnfiond , en Savoie, vers 174^9 et chanoine de la collégiale de Sallenches^ dans la même province, ne fit point le serment anti -religieux que les persécuteurs , devenus maîtres de cette contrée, y demandèrent aux prêtres (F. Savoie). Il trouva le moyen de se soustraire à leurs recherches ho-^ mioides en 1793 et 1794; o^^îs les années suivantes fui ayant semblé moins funestes à la reli^ gion, il reparut dans son pays pour y seconder, par les soins de son ikiinistère, la piété des habitans. La catastrophe du 18 fructidor (4 septembre 1 797) étant survenue , et le lendemain de Ce jour, mie nouvelle loi de déportation à la Guiaae ayant été rendue {Vk Gviàve) , le chanoine Berdiod fut recherché ; et arrêté pour subir cette peine. On l'envoya à Ro^ chefbrt, où, le 12 mars 1798, il fut embarqué sur la frégate lA Céarûnte^ ^\h3^ le 25 ahrril &